Publié le 25 Février 2015

 

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L’histoire : Kingsman, l’élite du renseignement britannique, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle fait subir un entrainement de haut vol à de jeunes privilégiés. L’un d’eux semble être le candidat «imparfaitement idéal» : un jeune homme impertinent de la banlieue londonienne nommé Eggsy. Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde le criminel Richmond Valentine, génie de la technologie?

Autant le dire tout de suite, je n’ai jamais été un très grand fan de James Bond, et encore moins de Tarantino. Alors lorsque j’ai lu dans une critique  qu’on retrouvait ces références cinématographiques dans « Kingsman : Services secrets », j’ai grimacé quelque peu.

Et pourtant j’y suis allé, et je n’ai pas regretté, car P…. qu’est-ce que c’est bon.

Bien sur qu’on pense à James Bond….et à beaucoup d’autres.Un soupçon de Sherlock Holmes. On ne peut s’empêcher d’y voir aussi  « Chapeau Melon et Bottes de Cuir », car il y a du John Steed chez Harry Hart (Galahad), merveilleusement incarné par l’acteur Colin Firth (Le discours d’un roi). Quant au personnage de « Gazelle », qui se situe dans de camp des méchants, il nous fait inévitablement penser à une Emma Peel qui aurait chaussé les « jambes » d’Oscar Pistorius .

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On ne s’ennui pas une minute dans ce film qui a des airs de parodie des films d’espionnages des années 60/70 . C’est mené sur un rythme effréné, c’est aussi totalement déjanté. Les scènes d’actions sont très réussies, c’est élégant et bien sur on retrouve l’inégalable humour anglais. Que demander de plus?

L’excellente réalisation de Matthew Vaughn nous emmène dans univers décomplexé mêlant à la fois notre monde moderne  et le charme suranné des années 1960. L’esthétique de l’image, les couleurs, les costumes, tout est parfait .

L’interprétation de Colin Firth en agent secret gentleman est tout simplement bluffante. Énergique, classe, drôle, on sent qu’il s’est amusé dans ce costume d’espion si particulier. Et puis c’est toujours avec plaisir qu’on retrouve cette légende du cinéma britannique qu’est Michael Caine. Si le jeune Taron Egerton, personnage central du film, possède un peu moins de charisme que ses partenaires, il s’en tire tout de même honorablement. Samuel L.Jackson,en milliardaire psychopathe surexcité, est peut-être un cran en dessous.

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Vous l’aurez compris , ce « Kingsman : Services secrets » est vraiment l’une des bonnes surprises de ce début d’année. Il y mêle la folie, la classe, l’humour, et puis sans en avoir l’air, c’est aussi une réflexion sur notre monde moderne.

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Et j’allais oublié, c’est un film qui vous met vraiment de bonne humeur.

Ce n’est pas si mal par les temps qui courent non?

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Publié le 22 Février 2015

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Suite à la publication d’une vidéo  montrant l’exécution de 21 coptes égyptiens, l’armée de l’air égyptienne a mené des raids contre les forces  de l’Etat islamique en Libye .

Le Qatar, qui désapprouve fortement ces bombardements,a décidé de rappeler son ambassadeur au Caire pour consultations.  Les qataris reprochent  avant tout à l’Egypte de ne pas avoir consulter les autres pays arabes avant d’intervenir en Libye. De son coté,Tarek Adel, le délégué égyptien auprès de la Ligue Arabe, a déclaré qu’en émettant des réserves sur un projet de résolution arabe soutenant « le droit de l’Egypte à la légitime autodéfense et à mener des raids contre des organisations terroristes », « le Qatar a révélé son soutien au terrorisme ». Par ailleurs, les monarchies du Golfe ont apporté leur soutien au Qatar .

Il faut savoir que les relations tendues entre le Qatar et l’Egypte ne date pas d’aujourd’hui . Par exemple, en janvier 2014, le ministère égyptien des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur du Qatar pour protester contre les critiques de Doha concernant la répression des Frères musulmans depuis la destitution du Président Morsi en juillet 2013.

Si le pouvoir égyptien a banni les Frères musulmans, c’est tout bonnement parce qu’il les considère comme une « organisation terroriste ».

Mais face à la position des autres pays arabes, qui avaient décidé de soutenir la politique du Président Abdel Fattah al-Sissi, le Qatar s’était senti obligé de les rejoindre à la fin de l’année 2014.

Mais on voit qu’à la première occasion, le Qatar trouvera toujours la moindre petite excuse pour empêcher l’Egypte de se défendre face à l’Etat Islamiste.

Combien de preuves comme celle-ci faudra-t-il encore à nos politiques français pour qu’ils avouent enfin que le Qatar est bien du coté des islamistes, et qu’il les finance fort probablement ?

Car si le Qatar condamne très régulièrement les actes terroristes des islamistes, s’il affirme combattre l’extrémisme et a rejoint la coalition contre l’Etat islamique,  la divulgation de rapports du département d’Etat américain prouve bien que l’émirat, par l’intermédiaire de grosses fortunes du pays, finance l’Etat islamiste.

Par ailleurs,Fabrice Balanche, maître de conférences à l’Université Lyon 2 et directeur du Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Méditerranée et le Moyen-Orient  à la Maison de l’Orient, ne dit pas autre chose lorsqu’il déclare que  le Qatar, contrairement à l’Arabie Saoudite, se montre très accueillant à l’égard des frères musulmans.

En France, il y a bien sur le fan numéro 1 de cet émirat depuis le premier voyage de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, à Doha, en décembre 2005

Depuis cette date, l’ancien Président s’est lié d’amitié avec le Premier ministre qatari, Hamad ben Jassem al-Thani, au point de l’avoir reçu tous les mois lorsqu’il était à l’Elysée. Pour faire quoi?

C’est durant le quinquennat Sarkozy que le Qatar est entré dans le capital de plusieurs groupes du CAC 40.

C’est aussi lui qui a fait pression sur les dirigeants du PSG pour l’offrir au Qatar.

C’est toujours grâce (ou à cause) à Sarkozy que le Qatar est devenu un médiateur important de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient.

A se demander si ce n’est pas le Qatar qui lui a demandé d’enlever la police des quartiers difficiles?

Et dire que certains souhaitent son retour . Pauvre France.

Alors qu’on aurait pu espérer un changement de cap avec l’arrivée de François Hollande au pouvoir, là aussi le changement ce ne fut pas maintenant.

Il faut dire que l’ambassadeur du Qatar en France, Mohamed Jaham al-Kuwari, avait bien préparé son affaire en multipliant les contacts avec des personnalités socialistes comme Ségolène Royal, Laurent Fabius, Elisabeth Guigou, Jack Lang, Bertrand Delanoë, Martine Aubry,Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, et aussi Manuel Valls.

Honnêtement , nous savons très bien que tous ces gens, mais aussi des Villepin, Rachida Dati, Hervé Morin et beaucoup d’autres, qui sont prisonniers de leur relation avec Doha, n’avoueront jamais, et ce même si on leur mettait les preuves sous le nez, que le Qatar est un allié des islamistes qui font couler le sang sur le sol français.

Le Qatar vient injecter son argent dans notre économie, il s’offre également toutes les compétitions sportives qu’il veut, il se permet de payer des joueurs de football des fortunes.

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Le Qatar est généreux, très généreux, trop généreux….. pour être honnête.

Nous étions fiers de sortir dans la rue le 11 janvier dernier pour montrer aux islamistes que étions là pour défendre nos valeurs. Mais si c’est pour aller applaudir le PSG le week-end suivant, si c’est pour souhaiter le retour à la tête de la France de celui qui est à l’origine de la trop grande place du Qatar dans notre pays, si c’est pour lui permettre d’y faire des conférences en remerciements du tapis rouge qu’il lui a déroulé sur notre sol, si c’est pour demain l’entendre hurler « je suis fier qu’on m’appelle Sarkozy le qatari », comme il osa le faire en 2007 à propos de l’Amérique, ce n’était pas la peine.

Car oui il faut combattre le terrorisme, il ne faut rien céder sur la laïcité, mais c’est à nos dirigeants de ne pas pratiquer un double-jeu, comme le fait également Fabius lorsqu’il affirme que le Qatar ne finance pas le terrorisme.

Lutter contre l’Etat Islamiste, c’est aussi à nous de le faire, en choisissant des politiques qui se montrent intransigeants à l’égard des pays qui le finance. Et c’est surtout en mettant au rebuts ceux qui par leurs compromissions ont permis que la France soit aujourd’hui sous la menace terroriste.

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Publié le 21 Février 2015

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Selon une étude publiée par la fédération d’aide sociale Paritätischer Wohlfahrtsverband, la pauvreté en Allemagne est actuellement à son niveau le plus élevé depuis la réunification, en 1990.

A noter que le Paritätischer Wohlfahrtsverband (PW) est une fédération qui regroupe environ 10.000 associations actives dans le domaine de l’aide sociale et de la santé.

Le taux de pauvreté est passé de 15% en 2012 à 15,5% en 2013, un pourcentage qui correspond à 12,5 millions de personnes.

Il faut savoir que le montant du seuil de pauvreté varie d’un pays à l’autre, puisqu’il correspond à 60 % du revenu médian .

Le directeur général ce cette fédération, Ulrich Schneider, a déclaré: « Depuis 2006, on observe clairement une dangereuse tendance d’augmentation à la pauvreté (…) La pauvreté en Allemagne n’a jamais été aussi élevée et la fragmentation régionale n’a jamais été aussi sévère qu’aujourd’hui », ajoutant que l’Allemagne  « a clairement un problème croissant de distribution de la richesse ».

Ce rapport prouve également que le pouvoir ment lorsqu’il déclare que l’écart entre riches et pauvres diminue.

Bien sur, ce sont en premier lieu les chômeurs (60%) qui sont les plus touchés, mais les familles monoparentales (pus de 40%) et les retraités, ne sont guère épargnés également par cette situation critique .

Il faut également noter que le fossé entre les régions les plus riches et les plus pauvres s’agrandit de plus en plus, que la situation s’est détériorée dans 13 des 16 Länder .

Une autre donnée, toute aussi inquiétante, c’est la forte hausse du nombre de salariés qui se situent sous le seuil de pauvreté. Ce sont aujourd’hui 3 millions de salariés allemands qui se retrouvent dans cette situation, soit une augmentation de 25% en 7 ans (2,5 millions à l’époque).

Economies sur la nourriture et le chauffage, parfois un repas complet que tous les 2 jours, pas question de partir en vacances, pas de restaurent, de cinéma, pas question de changer la voiture, on se soigne mal, voici le quotidien de plus de 15% de gens qui vivent dans le pays dont il faut suivre le modèle.

On peut  légitimement se poser des questions sur un modèle de société qui n’est pas capable de subvenir aux besoins de sa population, et bien plus grave encore, de ceux qui ont un emploi.

Lorsqu’on voit cela, il est évident que l’on ne peut voir dans l’Allemagne le modèle à suivre, que la sortie de crise est ailleurs, dans la recherche d’un nouveau modèle plus juste et ou les richesses seront mieux partagées.

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Publié le 19 Février 2015

 

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En 2001, le journaliste Denis Robert  claque la porte de Libération et décide de travailler pour son compte. En enquêtant sur le monde de la finance il va découvrir que les traces decertaines transactions bancaires peuvent disparaître et qu’une société est tout particulièrement chargée de cela, elle s’appelle Clearstream.

D’entrée de jeu, Denis Robert nous annonce la couleur, il nous dit  que s’il avait su à quoi il s’attaquait, il n’y serait pas allé…

Pour beaucoup d’entre nous l’affaire Clearstream, c’est le duel Villepin / Sarkozy, mais en réalité il ne s’agit là que d’un un effet secondaire de la véritable histoire.

Ce film nous plonge dans la véritable affaire Clearstream et aussi dans celle des frégates de Taïwan, des dossiers bien complexes, voir incompréhensibles pour les béotiens que nous sommes. La politique, le monde bancaire, celui de l’armement mais aussi la mondialisation, « L’enquête » nous entraîne dans un univers ou il va être difficile pour Denis Robert  de déblayer le terrain et expliquer ce qui peut l’être.

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Ce film, qui aurait pu avoir des airs de documentaire, se suit comme les plus grands thrillers politiques américains en y mêlant une dimension humaine propre au cinéma français. Il est un hommage au journalisme d’investigation épris de vérité et à la déontologie implacable, incarné ici par Denis Robert.

On voit d’ailleurs dans le film que Denis Robert était bien seul , que  même parmi l’ensemble des autres journalistes qui ont couvert l’affaire, très peu l’ont pris au sérieux et soutenus.

Voici d’ailleurs ce qu’il disait dans une interview récente:

« La pire adversité à affronter était celle des journalistes, car je suis issu de ce monde-là.  C’est quand même un milieu qui est très mouton de Panurge, il y en a qui dit un truc et les autres répètent. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de réactions très violentes à l’égard du Monde, parce qu’il m’a mal traité, il s’est comporté comme le pire des journaux trash avec des papiers truffés de mensonges. On se demande pourquoi tant de haine ? Je pense que c’était insupportable pour eux qu’un mec comme moi décrypte le mécanisme de Clearstream. D’ailleurs, c’est très étonnant de voir que treize ans après, au Monde, ils sont très offensifs sur les paradis fiscaux. Quand j’écrivais que toutes les banques françaises avaient des filiales dans les paradis fiscaux, je me faisais houspiller par Le Monde. Et aujourd’hui, ils font la même une, ils découvrent la lune. Il faudrait qu’ils fassent preuve d’un peu plus d’humilité. « 

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J’avais peur que l’histoire soit trop complexe, qu’elle soit un énorme capharnaüm, et bien ce n’est pas du tout le cas pour peu qu’on reste concentré. Pour arriver à ce résultat, Vincent Garenq avoue avoir corrigé son scénario à plusieurs reprises . Il faut dire qu’on a parfois le sentiment d’être dans un monde parallèle, d’être dans l’adaptation d’un roman de John Grisham plutôt que dans celle d’une histoire ayant réellement existé.

Quant au casting, il est en tout point remarquable. Gilles Lellouche incarne avec conviction le parcours d’un enquêteur solitaire, lâché par ses confrères, et mêlé malgré lui à l’une des grosses manipulations politiques, avec au milieu de tout cela une vie de famille qui se délite  .Charles Berling est lui,très crédible dans le rôle du juge  Renaud Van Ruymbeke. Laurent Capelluto est parfait en Imad Lahoud, ce mathématicien qui a falsifié les listings, et à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession. Eric Naggar en Jean Louis Gergorin, le patron d’EADS, est lui aussi très impressionnant. Quant à Florence Loiret-Caille, le seul vrai rôle féminin,elle se montre très émouvante en épouse de Denis Robert.

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Au début des années 2000,  l’opinion publique et les médias se souciaient peu des scandales bancaires, et il a fallu bien du courage à Denis Robert pour lutter seul dans cette jungle.

Bien sur depuis la crise de 2008 a changé la donne, de nombreux médias qui hier se moquaient, ou niaient, les faits dénoncés par l’ancien journaliste de Libération, veulent nous faire croire qu’ils sont aujourd’hui à l’avant garde pour enquêter sur les scandales financiers, alors qu’ils ne font que surfer sur la vague.

On pense tout particulièrement au Monde, la fameux journal de « référence », qui passait son temps à mettre de bâtons dans les roues de Denis Robert à l’époque, et qui en 2015, se glorifie de dénoncer le scandale de la banque suisse HSBC sur ses détournements de fonds, fiscaux et blanchiments d’argent sale  .

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« L’enquête » n’est peut-être pas un chef-d’oeuvre mais il est un excellent film, bien réalisé et très bien interprété. .

Vincent Garenq nous offre un film courageux, qui traite d’un sujet on ne peut plus actuel. Et plus rare en France, ici les personnages portent leur vrai nom…..et sont toujours vivants.

A voir sans la moindre réserve.

P.S

Le film s’achève sur la décision historique de la Cour de cassation, en 2011, qui blanchit Denis Robert et détermine que son enquête a été sérieuse et dans l’intérêt général.

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Publié le 14 Février 2015

 

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Alors que la seconde guerre mondiale fait rage, et que Londres subit d’effroyables bombardements, le gouvernement Britannique veut à tout prix percer le secret de l’inviolable systéme de cryptage allemand Enigma.  

Pour mener à bien  cette opération on monte une équipe de cryptographie, avec parmi eux le mathématicien Alan Turing, celui qui réussira à briser le fameux code .

Ce film nous raconte l’histoire d’un homme qui par son génie a participé à la victoire des Alliés contre la barbarie nazie.

On doit reconnaître que la réalisation, beaucoup trop classique, n’est pas le point fort du film. La narration, avec ces allées et venues dans le futur (années 50) , puis l’enfance de Turning, est parfois pénible .

Les quelques scènes de guerre incluses dans le déroulement du film sont superflues .

Mais face à ces quelques réserves, il reste une histoire forte, et surtout,  le destin d’un homme au destin hors du commun .

A cela il faut ajouter une bonne dose d’humour anglais bien senti .

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Alan Turing est un être fascinant, à la fois hyper-sensible mais manquant d’empathie.  Alors qu’il cherche à humaniser sa machine, lui attribuant le prénom de celui qui fut surement son seul véritable amour, Christopher, lui se comporte souvent comme un ordinateur.

Le comportement froid, distant et arrogant du mathématicien masque les traumatismes et les angoisses d’un homme en souffrance . Celui qui passe son existence à décrypter les codes d’une machine a bien du mal à comprendre ceux de ses contemporains . Ce coté asocial, mais aussi une partie de son génie, se situe surement dans cet  homosexualité qu’il fallait absolument dissimuler à l’époque, sous peine de subir la prison ou la  castration chimique.

Le film nous montre aussi la réflexion sur la stratégie qu’il a fallu adopter après la découverte d’Enigma. On comprend à cet instant que pour gagner une guerre il faut parfois faire des choix cruels, laisser mourir des êtres innocents pour en sauver beaucoup d’autres. Nombre de points de vue et de sujets sont ainsi analysés et eux aussi décryptés comme la place de la femme dans une société masculine.

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Et puis on ne peut s’empêcher de penser à Oscar Wilde, cet autre grand génie britannique , lui aussi détruit à cause de son homosexualité.

Au niveau de l’interprétation, même si tous ne sont pas au diapason, il faut absolument saluer la performance de Benedict Cumberbatch en génie solitaire et mal dans sa peau .  Sans tomber dans la caricature et le surjeu, il arrive à nous montrer toute la complexité de ce personnage.

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Si vous voulez en savoir plus sur la véritable histoire d’Alan Turning, voir ICI.

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Publié le 2 Février 2015

 

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Suite à la démission de Pierre Moscovici, aujourd’hui commissaire européen, ce dimanche les électeurs de la 4e circonscription du Doubs ont du se déplacer pour le premier tour de l’élection législative partielle.

Si le taux de participation est légèrement inférieur à 40 %, contre un peu plus de 55 % en 2012, les résultats sont sans appel. C’est bien le FN, avec sa candidate Sophie Montel, qui arrive largement en tête avec 32,6 % des voix, contre 28,85 % pour Frédéric Barbier du PS. Le candidat UMP, Charles Demouge, se retrouve éliminé avec 26,54 % des suffrages exprimés (moins de 12,5% des inscrits).

Il s’agit tout de même d’une surprise puisque c’est la première élection partielle depuis 2012 où l’UMP est éliminée dès le premier tour .

Or cet événement se produit alors qu’il s’agit du premier scrutin qui se tient depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP en novembre dernier.

Comment doit-on analyser ce désaveu de l’UMP.

Doit-on l’imputer au fait que le candidat PS a bénéficié de l’esprit du 11 janvier, du comportement digne et responsable du pouvoir pendant cette période difficile, ou doit-on penser que c’est Nicolas Sarkozy qui ne sait plus fédérer les forces de droite, que son comportement pendant ces événements terribles pour notre nation n’a pas toujours été digne d’un homme d’état. On pense bien sur à son attitude lors du rassemblement du 11 janvier ou il cherchait en permanence à rejoindre le premier rang, quitte à bousculer le protocole et les dirigeants venus du monde entier. On pense aussi à sa réflexion : «son union nationale à Hollande, ça commence à me courir».

Ce qui est sur, c’est que l’ancien Président de la République n’a jamais été celui dont les français attendaient le retour avec impatience comme nous l’ont vendu certains médias.  Entre son élection en demi-teinte et ce qui se passe depuis à l’UMP, on est bien obligé d’admettre qu’il est plutôt un handicap pour sa famille politique.

Bien sur, on va nous dire que l’abstention était énorme, environ 60%, mais c’est toujours le cas lors des élections partielles. Il faut savoir que pour l’élection partielle qui avait lieu dans l’Aude en décembre dernier, au premier tour, plus de 75% des électeurs n’étaient pas allés voter .

La déception a du être grande pour Nicolas Sarkozy, lui qui pensait bien faire un peu de publicité sur la prise d’un fief de la gauche, surtout qu’un sondage non officiel donnait l’UMP devant le PS il y a peu encore.

Le voilà bien embarrassé aujourd’hui, il s’attendait sûrement à un cadeau d’anniversaire plus agréable, car désormais il va devoir choisir entre « Tout sauf le FN », ou , « J’m’en lave les mains ».

Si l’UDI a eu le courage de prendre une position claire et définitive dès dimanche soir pour faire battre le parti de Marine Le Pen, il en va autrement à l’UMP ou des personnalités comme NKM, Dominique Bussereau, Fabienne Keller ou Jean-Pierre Grand sont sur la même ligne, les Le Maire,  Wauquiez, Guaino et Chatel s’y refusent totalement.

Quant à Juppé et Fillon, ils sont bien discrets pour le moment.

Il faudra donc attendre mardi soir, et un bureau politique chargé de fixer les consignes officielles de l’UMP pour savoir quelle sera la ligne du parti.

Sachant que Nicolas Sarkozy est pour le « ni-ni », on a déjà une petite idée de ce qui ressortira de cette réunion.

En effet, déjà qu’il est en situation difficile depuis son retour, quelle chef de parti serait-il si une majorité se dégageait pour le « Front Républicain »?

Quoi qu’il en soit, c’est déjà un revers de plus pour l’ancien Président de la République, car quelque soit la décision qui sera prise, elle ne pourra satisfaire l’ensemble de l’électorat de l’UMP, lui aussi divisé sur la question.

Qu’il est difficile d’être un homme providentiel……que pour soi et quelques courtisans.

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Publié le 1 Février 2015

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Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte.

Mark Schultz, médaillé d’or olympique en 1984,  est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa splendide propriété familiale afin de mettre en place un camp d’entraînement de qualité en vue des JO de Séoul en 1988. S’il se montre d’abord encourageant, le milliardaire change d’attitude et pousse Mark à adopter des habitudes malsaines qui risquent de nuire à sa forme physique et mentale. Le comportement instable de Du Pont et son goût pour la manipulation ne tardent pas à entamer la confiance en soi du sportif, déjà fragile. Entre-temps, le riche héritier s’intéresse de plus en plus à Dave, qui dans ce trio improbable est bien le seul à avoir une attitude saine et équilibrée….

Si vous n’êtes pas un grand passionné de lutte vous pouvez tout de même aller voir Foxcatcher sans hésitation. Ici le sport n’est pas le sujet essentiel du film, il n’est qu’un prétexte à l’histoire.

La mégalomanie d’un milliardaire qui entretient une relation complexe avec sa mère, son nationalisme exacerbé, son comportement de pervers narcissique qui pense pouvoir acheter des vies comme il se paye des « honneurs » et des « jouets » de l’armée U.S, tout cela ajouté à un champion qui a du mal à s’affirmer dans l’ombre de son frère,c’est ça Foxcatcher.

Le pouvoir de l’argent et ses conséquences lorsqu’elle est entre les mains d’un fou. On a aussi le revers de la médaille du champion Olympique, qui y compris aux USA, peut avoir les pires difficultés pour subsister financièrement et s’entraîner dans de bonnes conditions. Et puis on comprend au travers de tout cela certaines dérives de l’Amérique reaganienne.

C’est avant tout les psychologies de tous ces personnages que l’on nous dissèque dans ce film très silencieux, très froid, à l’atmosphère angoissante. La mise en scène, qui est l’un des grands atouts du film, est pour beaucoup dans cette ambiance pesante qui nous tient en haleine en permanence.

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Bennett Miller, à qui l’on doit « Truman Capote » et « Le Stratège », réussit un film très sobre, tout en nuance. Ici on n’est pas dans les films sur le sport que l’on a l’habitude de voir. Foxcatcher est un film lent, qui ne brille pas par son rythme mais par l’ambiance qu’il dégage.

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L’une des grandes réussites du film se situe au niveau de l’interprétation.

Et à ce petit jeu, dans un rôle totalement à contre emploi, la performance de Steve Carell  dans le personnage de Du Pont est tout simplement hallucinante.

Bien sur il y a la transformation physique, mais c’est par sa démarche, sa diction, son regard, qu’il réussit à nous glacer les sangs.

Channing Tatum est également très convaincant en champion au physique de brute épaisse et à la psychologie  fragile et influençable.

Quant à Mark Ruffalo il est remarquable en grand frère protecteur. Il incarne avec talent ce champion intègre et humain.

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A noter que Mark Schultz, le lutteur qui a inspiré le film Foxcatcher, est très en colère contre  Bennett Miller.

En effet, le champion, qui a été blessé par certaines critiques sous-entendant une relation homosexuel avec Du Pont, explique avoir demandé au réalisateur de retirer une scène ambiguë dans le film : «J’ai demandé à Bennett de la retirer, et il m’a dit que la séquence était nécessaire pour montrer que Dupont empiétait de plus en plus sur notre vie privée. Ce n’était pas explicite, donc ça ne m’a pas posé de problèmes. Mais après avoir lu trois ou quatre critiques qui l’interprétaient sous un angle sexuel, il faut qu’ils fassent une conférence de presse pour éclaircir la situation. Ou je le ferai.»

P.S

Si vous voulez en savoir un peu plus sur la véritable histoire voir le lien.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

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