Publié le 29 Septembre 2014

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Valérie Trier­wei­ler a beaucoup agité le monde médiatique ses dernières semaines avec son livre "Merci pour ce moment", brûlot dans lequel elle n’hésite pas à nous montrer unPrésident terrifiant. La seule question qui vient à l’esprit lorsqu’on fait le cumul de tous les défauts qu’elle lui attribue, c’est comment elle a pu rester amoureuse de cet homme là pendant 9 ans?

Mais passons sur la vengeance de l’ancienne première "compagne" de France pour nous attarder sur les déclarations d’une ancienne première dame, qui elle aussi, semble vouloir se venger se son mari, mais de façon beaucoup plus perfide. Il s’agit bien sur de Bernadette Chirac.

Celle qui aime tant donner l’image de la bonne mamie française prend un malin plaisir depuis quelques années à faire tout ce qu’elle peut pour contrarier son mari.

Il y a tout d’abord Nicolas Sarkosy, celui qui avait trahi Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle de 1995 pour rejoindre le camp Baladur. Si le grand Jacques et sa fille Claude n’ont jamais pardonné le geste de l’ancien maire de Neuilly, il en va autrement de Bernadette, qui ne jure plus que par Nicolas Sarkozy.

Souvenez-vous aussi de la Présidentielle de 2012, et de la déclaration de l’ancien Premier Ministre de Giscard, qui avait dit publiquement qu’il voterait pour François Hollande.

Et bien au final cette chère Bernadette s’est arrangée pour aller voter à la place de son mari, et depuis elle ne se prive pas pour critiquer le Président de la République dès qu’elle le peut.

Mais Bernie ne s’arrête pas en si bon chemin,  car ce dimanche à Tulle, où elle votait pour les élections sénatoriales en Corrèze, elle s’en est pris à Alain Juppé, le protégé de son mari. Pour elle le Maire de Bordeaux est  «très très froid,  il n’attire pas les gens», ajoutant : «Il faut des qualités très exceptionnelles et il y a très peu de gens qui peuvent faire ça».

Bernadette Chirac disant de quelqu’un qu’il est "très très froid", on a presque envie de rire.

Mais au-delà de la petite blague on se demande ce qui anime l’épouse de l’ancien Président de la République pour aller systématiquement contre l’avis de celui qui partage sa vie depuis si longtemps . On peut se demander si cette dame ne profite pas de la maladie deson époux pour se venger de ce qu’il aurait pu lui faire subir lorsqu’il était un homme politique adulé.

Toujours est-il qu’Alain Juppé ne s’est pas fait prier pour répondre,à sa façon, à l’épouse de celui à qui il a encore rendu visite la semaine dernière et qui l’a «encouragé à persévérer» dans la voie de sa candidature.

Avec le sourire, Alain Juppé a déclaré: «Il m’a confirmé son jugement, que j’étais le meilleur d’entre nous. Il persiste…» «Vous savez, Jacques Chirac est un fidèle, il ne change pas d’avis»,et l’ancien Premier Ministre de glisser ironiquement  «Je ne veux pas m’immiscer dans les problèmes matrimoniaux de quelque couple que ce soit.» 

Bernadette appréciera, mais elle l’a bien cherché

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Publié le 28 Septembre 2014

 

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Ce lundi, l’un de économistes les plus influents d’Allemagne, Marcel Fratzscher, 43 ans, sort un livre qui risque de faire du bruit, son titre "Allemagne, l’illusion" ("Die Deutschland Illusion").

L’ouvrage commence ainsi : "L’économie de ce pays est en échec. Sa croissance depuis l’an 2000 est plus faible que la moyenne européenne. Les salaires ont progressé moins vite. La pauvreté, en hausse, touche un enfant sur cinq".Bienvenue en… Allemagne.

Voici le portrait que dresse de son pays le président de l’Institut de recherches DIW, à Berlin, qui comme d’autres économistes de premier plan, veut en finir avec les idées reçues .

Pour lui il est temps de dire la vérité, que par exemple le revenu moyen d’un ménage allemand a baissé de 3% depuis l’an 2000, et que plus grave, cette baisse atteint 5% pour les 10% les plus pauvres.

Marcel Fratzscher se préoccupe également de la chute des investissements dans l’économie allemande. Il nous dit que de 23% du PIB en 1990, on est passé à 17% aujourd’hui, alors que la moyenne des pays industrialisés est de 20%.

Pour l’économiste il est évident que si on ne change pas la politique actuelle le déclin de l’économie allemande, qui a commencé ces derniers mois, va s’accélérer.

Ce livre vient après celui d’un autre économiste allemand , Olaf Gersemann, chef du service économique du groupe de médias Welt, qui a publié "La bulle Allemagne", ("Die Deutschland Blase"), sorti lundi dernier.

Pour lui aussi, l’Allemagne s’apprête à déchanter : "Nous assistons au chant du cygne d’une grande nation économique", ajoutant qu"il est convaincu que son pays profite d’une conjonction de circonstances très favorables qui vont  bientôt disparaître, voire s’inverser."

Il prévoit pour son pays un destin peut encourageant en pensant que  "l’Allemagne est en voie de redevenir "l’Homme malade de l’Europe". "L’Allemagne se proclame modèle du monde (…) mais l’orgueil précède la chute". 

M. Gersemann nous fait une révélation qui va en surprendre plus d’un, et faire réfléchir tous ceux qui n’ont que le modèle allemand à nous vendre matin, midi et soir.

Sachez chers amis, que sur les 20 ans qui viennent de s’écouler l’Allemagne se classe  classe au 156e rang sur 166 pays pour la croissance,  aux côtés de pays comme l’Italie, le Portugal, l’Ukraine, Haïti, ou encore la Grèce à qui elle fait la morale en permanence.

Enfin l’auteur revient sur les réformes du chancelier Schröder au début des années 2000 en nous disant qu’elle ne sont "pas la raison du miracle de l’emploi en Allemagne".

Pour lui, les succès récents du pays viennent plutôt de sa puissante industrie automobile et de ses entreprises de machines-outils, parfaitement positionnées pour profiter de l’essor d’une vaste classe moyenne dans les pays émergents, notamment en Chine. Il n’oublie pas de mentionner que l’Allemagne a aussi profité de la flambée de consommation chez ses voisins où les salaires progressaient quand elle-même se serrait la ceinture.

L’effondrement des naissances a également permis de "considérablement allégé la facture des ménages et de l’Etat". Mais ceci n’est qu’une aubaine à court terme pour l’auteur bien sur. En 2050,  l’Allemagne  ne sera plus que la troisième nation d’Europe de l’Ouest, derrière la Grande-Bretagne et la France . Plus grave, cette baisse de naissance risque d’avoir de lourdes conséquences pour financer les futurs retraités.

Les défenseurs de L’Allemagne qui ne sont jamais à court d’arguments avancent qu’avec l’immigration nos voisins pourraient régler leur problème des naissances, sauf que pour l’endiguer  il faudrait 400.000 à 500.000 immigrés par an, perspective "irréaliste" à long terme pour les experts.

Quant aux éditorialistes qui sévissent en permanence dans nos médias, et qui brandissent en permanence la pancarte "germanophobes" à la face de ceux qui osent émettre la moindre critique contre le modèle allemand, tout comme ils hurlaient "anti-américanisme primaire" dès que l’on s’en prenait à l’Amérique de Bush, il va leur falloir trouver autre chose pour démolir ces économistes allemands.

 

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Publié le 26 Septembre 2014

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Née le 13 Janvier 1935, Elsa Tia voit le jour dans une famille nombreuse et très pauvre de Toscane, dans la petite ville cernée de remparts médiévaux de Grosseto.

Dans la première moitié des années 50, elle s’affirme comme mannequin grâce à un physique longiligne,un visage ravissant et photogénique.

La légende veut que Kirk Douglas la remarque en photo dans le magazine « Life » , et qu’il l’emmène à Hollywood pour lui confier le rôle féminin principal du western qu’il produit et interprète, "La Rivière de nos amours" (The Indian Fighter, 1955) d’Andre De Toth.

Une autre version nous dit qu’en réalité l’acteur américain avait croisé Brigitte Bardot dans les studios italiens ou il tournait Ulysse,  et qu’il avait jeté son dévolu sur elle pour ce western.  Mais face au refus de l’actrice française, il ramena dans ses bagages la jeune Elsa Martinelli .

Ce western antiraciste qui raconte l’histoire d’amour passionnelle entre un guide et la fille d’un chef Sioux n’est pas sans évoquer "La Flèche brisée" (Broken Arrow, 1950) de Delmer Daves.

Le physique de la jeune actrice ne ressemblait en rien aux critères de beauté de l’époque. On était habitué aux Marilyn Monroe, Jayne Mansfield, Ava Gardner ou Jane Russell . Si on doit la comparer à une Star du grand écran, il est évident que par son physique, son élégance naturelle, son espièglerie, son charme, elle se rapproche en de nombreux points de sa contemporaine Audrey Hepburn.

Fière de la réussite de cette jeune fille partie totalement inconnue, l’Italie ne se prive pas de ce nouveau talent à son retour.

C’est tout d’abord "La Fille de la rizière" (La risaia), un mélodrame de Raffaello Matarazzo en 1955. L’année suivante c’est le grand Mario Monicelli qui lui confie le rôle-titre  de son film "Donatella" .

Elsa devint comtesse en 1957 en épousant Franco Mancinelli Scotti di San Vito, père de sa fille Christiana née en 1958.

En cette fin des années 50, elle enchaine les films dans son pays. Parmi toutes ces oeuvres on retiendra "Les garçons" de Mauro Bolognini en 1959. Elle y partage l’affiche avec Laurent Terzieff, Jean-Claude Brialy, ou encore Mylène Demongeot .

En 1960, elle tourne 3 films sous les ordres de réalisateurs français. On la retrouve tout d’abord dans "La Menace" de Gérard Oury, puis c’est ensuite Roger Vadim qui la fait tourner dans "Et mourir de plaisir". C’est enfin André Hunebelle qui lui offre le rôle de  Gisèle d’Angoulême dans "Le capitan". Elle y a pour partenaires Jean Marais et Bourvil.

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En 1960 toujours, sort "L’Inassouvie" de Dino Risi.

Après quelques films de moindre importances, la belle Elsa repart tourner sous les ordres des cinéastes américains. Et le mois que l’on puisse dire, c’est qu’avec Howard Hawks et Orson Welles, elle n’allait pas être dirigée par des seconds couteaux.

Howard Hawks aimait les femmes minces,élancées, sophistiquées mais avec du caractère.  On retrouve en permanence dans son cinéma des femmes à forte personnalité comme dans  "Le port de l’angoisse", "L’impossible monsieur Bébé" ou encore "Rio Bravo".

C’est donc avec ce grand réalisateur qu’elle va tourner son film le plus célèbre avec pour partenaires principaux John Wayne et l’Afrique.

On se rend compte dans ce film à quel point l’ancien mannequin est une excellente actrice. Elle est à la fois élégante, charmante et drôle, au point d’éclipser le roi du western à de nombreux moments. Seuls les paysages magnifiques et les animaux du Continent noir nous font parfois oublier la belle italienne.

La même année elle tourne  dans "Le Procès", l’adaptation de Kafka par Orson Welles.

Elle tourne encore jusqu’au début des années 70 dans des films comme "Le Plus Vieux Métier du monde" (1967) de Mauro Bolognini, "Manon 70" (1968) de Jean Aurel,  ou   "Les Chemins de Katmandou" (1969) d’André Cayatte .

Dès le début des années 70, et face à la médiocrité des films qu’on lui propose, elle met sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à la mode en créant une entreprise de design et de confection qu’elle a créé avec son second mari, le photographe Willy Rizzo.

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A noter qu’Elsa Martinelli s’essaya également à la chanson dans les années 60…

Et ici une adaptation du morceau du groupe Herman’s Hermits, "No milk today".

 
 

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Publié le 22 Septembre 2014

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Un membre important de la FIFA, Theo Zwanziger, déclare que "«Je crois qu’au final laCoupe du monde 2022 n’aura pas lieu au Qatar»".

Il faut savoir que dès cette attribution, de nombreuses voix se sont élevés pour émettre desréserves face à un choix qui peut paraître absurde pour les spécialistes du football.

Déjà à l’époque on s’était interrogé sur le bien fondé d’une compétition qui se déroulerait par des températures pouvant atteindre les 50°. On peut aussi se demander  pourquoi on laisse le Qatar dépenser des fortunes pour construire des stades qui seront vides une fois l’évènement terminé.

Quant à l’idée d’organiser le Mondial en hiver, elle semble ne pas faire l’unanimité chez les responsables des championnats européens. De plus elle parait pratiquement impossible à mettre au place si l’on songe à toutes les compétitions nationales et internationales qui existent tout au long de l’année.

Monsieur Zwanziger, qui est l’ancien président de la Fédération allemande de football, se base avant tout sur  les risques posés par l’extrême chaleur estivale pour les joueurs et les supporters.

Il revient sur l’avis de médecins qui ont déclaré ne pas pouvoir garantir la bonne tenue d’une Coupe du Monde dans de telles conditions.

Si la technique de refroidissement des stades est possible, il en va autrement des supporters qui viennent du monde entier pour un tel évènement, et qui ne pourront être protégés de la chaleur en permanence. Il précise :  «Le premier incident mettant la vie en danger ferait l’objet d’une enquête. Et ça, personne au Comité exécutif de la Fifa ne voudrait y répondre». Du côté des organisateurs, et du secrétaire général du comité d’organisation Hassan Al-Thawadi,  on reste serein: «D’abord parce qu’il n’y a aucune base pour perdre la Coupe du monde. Et deuxièmement parce qu’il s’agit du premier Mondial au Moyen-Orient. Quand les gens pensent à cette région, c’est plutôt en termes de conflit. Le Mondial sera l’occasion d’unir les peuples. Il laissera un héritage positif».

Le sport qui permet d’unir les peuples et de laisser un héritage positif.

On a déjà entendu ce discours à de maintes reprises lors d’attributions de grandes manifestations sportives à des pays peu regardants sur les droits de l’homme et la démocratie. Au final, est-ce que la situation s’est améliorée dans ces pays après ces évènements?

Je vous laisse juges.

Mais revenons au Qatar, qui au delà d’une température peu compatible avec le sport dehaut niveau, doit faire face à d’autres problèmes bien plus problématique pour sonimage de marque.

On pense bien évidemment aux terribles conditions de travail pour les étrangers employés sur les chantiers de construction des stades qui ont été dénoncées par des organisations de défense des droits de l’Homme et des syndicats .

Mais ce n’est pas tout, en juin dernier le «Sunday Times» nous apprenait qu’il flottait de forts soupçons de corruption en assurant être en possession de milliers de courriels et d’autres documents attestant de présumés versements d’argent effectués par M. Bin Hammam.

On se souvient qu’à l’époque le nom de Michel Platini avait été évoque. Peut-être la cause principale de son renoncement à la présidence de la FIFA. Un autre nom a été cité dans ce dossier, celui d’un ancien Président qui faisait son retour ce dimanche, et qui termina sa soirée dans le club de ses amis qataris, le PSG.

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Publié le 14 Septembre 2014

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Ce week-end se déroulait à La Courneuve la fête de l’Humanité, le grand rendez-vous annuel organisé par le journal du Parti Communiste Français.

Scorpions, Bernard Lavilliers, Massive Attack,etc..,  il y avait du beau monde au programme, mais la surprise était ailleurs avec la venue de Jérome Kerviel, invité par Jean-Luc Mélechon. Rappelons que l’ex-trader de la Société Générale est sorti de prison lundi dernier pour finir sa peine avec un bracelet électronique.

Ce samedi c’était donc l’heure des grandes tirades amoureuses entre Jérome et Jean-Luc. Jugez plutôt :

Jérome: "c’est au-delà de l’homme politique, c’est un homme qui m’a tenu la main au moment où j’étais le plus mal".

Jean-Luc: "Ceci n’est pas un trader, ceci est un homme", "Jérôme Kerviel a sa place ici parce que ça s’appelle la fête de l’Humanité, pas la fête de la gauche mais la fête des Humains".

C’est beau non, c’est comme un beau roman d’amitié qui commence entre eux deux…

Après avoir eu Jérome et le Pape François, on a Jérome et Jean-Luc, alors ce dernier s’emballe.

Qui peut-être l’équivalent du Pape pour un homme de gauche comme Jean-Luc?

Bon sang, mais c’est bien sur, Jaurès évidemment….

Alors Jean-Luc se lance : "Quand Dreyfus a été accusé à tort, il y a eu un débat dans la gauche pour savoir s’il fallait le soutenir", il poursuit:  "Jaurès hésite. Comme moi, au début, j’ai eu un réflexe, j’ai hésité, puis j’ai fait le même raisonnement que le grand Jaurès".

Ah, il n’aura pas bayé aux corneilles longtemps le Jean-Luc, voilà qu’il se prend pour Jaurès maintenant!

Fête de l’Humanité ne semble pas rimer avec humilité.

Ceci dit, on peut toujours s’interroger sur la cause qu’a choisi de défendre la gauche de la gauche. Se battre pour un ex-trader, de plus défendu par un avocat à l’image pour le moins discutable, lorsque des millions de français souffrent de la crise jour après jour, est-ce vraiment bien judicieux lorsqu’on se veut le parti des laissés pour compte.

Déja que depuis les années 80, le Parti Socialiste préfère s’intéresser à un électorat plus citadin au travers de mesures sociétales qui n’aident en rien à améliorer le sort des classes populaires, si aujourd’hui le Front de Gauche préfère défendre ceux qui ont été les complices d’un système qui a produit la crise actuelle plutôt que ses victimes, ou va-t-on ?

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Publié le 10 Septembre 2014

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Je me suis toujours demandé ce qui se cachait derrière le titre de l’hebdomadaire de droite "Valeurs actuelles". 

Lorsqu’on parle "valeurs" habituellement on songe de suite à honnêteté, intégrité, respect, droiture, justice, tolérance. Mais valeurs actuelles, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire?

J’avais déjà une petite idée lorsque sous Sarkozy je voyais des journalistes de ce média à la télévision venir nous dire qu’ils approuvaient l’action du Président, tout en regrettant qu’il n’aille pas assez loin.

Je me disais, les voilà les fameuses "valeurs actuelles". Cela consiste à briser le social, à mettre en avant le monde de l’argent roi. Je me disais que je n’avais rien à voir avec eux, que je préférai mes bonnes vieilles valeurs, et la suite n’a fait que renforcer ma conviction.

Car avec l’arrivée de François Hollande à l’Elysée, le magazine a durci le ton. Il a multiplié les unes racoleuses, voir immondes, comme celle de la semaine dernière concernant la ministre de l’Education.

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Mais "Valeurs actuelles" ne s’est pas arrêté en si bon chemin, puisque pour préparer le retour de Sarkozy, l’hebdomadaire s’est permis de diffuser un faux sondage qui verrait l’ancien Président largement vainqueur face à Marine Le Pen.

Saisi par l’ancien élu grenoblois Raymond Avrillier, la commission des sondages a mis en garde lundi dans un communiqué contre "l’absence de fiabilité" de ce sondage:  "En l’absence de tout élément permettant d’établir, de manière certaine, l’existence de ce sondage électoral et, a fortiori, de contrôler la qualité des méthodes retenues pour obtenir les résultats diffusés, la commission des sondages appelle l’attention de l’opinion publiquesur l’absence de fiabilité de ces résultats".

Moins de justice sociale, soutient total au monde de la finance, Unes racoleuses, propagande basée sur le mensonge au service d’un ex-Président qui a un bilan calamiteux, voilà quelles sont les "valeurs actuelles"pour ce journal .

Avec de telles "valeurs" mises en avant, on comprend mieux pourquoi notre monde va si mal.

Comment désormais ne pas remettre en cause le moindre mot d’un tel torchon. Lorsqu’on est simple lecteur on ne peut que se sentir manipulé et trahi par une rédaction au service de la propagande d’un homme qui a démontré son incompétence et son peu d’intérêt pour ce pays et sa population.

Oui le journal "Valeurs actuelles" mérite de plus en plus la caricature facile qui estsouvent fait de lui, c’est à dire "Valeurs poubelles" .

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Publié le 8 Septembre 2014

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L’histoire:

Benjamin a l’intention de devenir un grand médecin mais son premier stage en tant qu’interne dans le service de son père ne se passe pas comme prévu. Très vite le jeune homme doit se confronter à ses limites et ses angoisses. Il découvre les responsabilités, les prises de décisions difficiles et doit composer avec les autres médecins, les patients et la famille de ces derniers….

Il faut savoir que le réalisateur Thomas Lilti sait de quoi il parle, puisqu’avant de passer derrière la caméra il était médecin. Passionné du 7ème art depuis toujours, il se lance dans des études de médecine,pensant qu’il lui sera difficile de faire carrière dans le cinéma. 

Il n’est donc pas surprenant de voir l’hôpital public décrit dans ce film avec justesse et précision. On nous montre la réalité du monde hospitalier, les problèmes auxquels doivent faire face ceux qui y vivent, qu’ils soient médecins, infirmiers, aides-soignants ou patients.

Dit comme cela, on pourrait croire que ce film est plus proche du documentaire que de de l’oeuvre de fiction, mais  il s’agit aussi d’un film drôle, émouvant et intelligent. 

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 L’ambiance du milieu hospitalier est bien restituée avec l’interne un peu livré à lui-même, les infirmiers qui craquent, le manque de moyens avec les machines défectueuses, lesréductions de personnel, le stress des erreurs médicales,  les rapports parfois tendus entre collègues….

On nous montre aussi les moments de décompressions avec les fêtes arrosées, une scène de bizutage au réfectoire,les caricatures obscènes des médecins en chef sur les murs.

Le film traite aussi de la fin de vie et du rôle ingrat des médecins étrangers .

Thomas Lilti tenait absolument à leur rendre hommage"Comme leur diplôme n’est pas reconnu en France, les médecins étrangers ne peuvent pas exercer leur profession. Parce qu’il y a une pénurie de médecins, les hôpitaux font quand même appel à eux sans leur donner un vrai poste. Il y a une hypocrisie dans ce système." Il poursuit : "Les médecins étrangers ont été les premiers à m’enseigner leur savoir. Ils ont entre 35 et 45 ans et de la bouteille ! Eux sont là la nuit quand on est dans la galère." 

Le personnage d’Abdel est inspiré d’un de ces médecins . 

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Les acteurs de ce film sont tous hallucinants de justesse et de vérité., ils parviennent à reproduire à merveille les gestes de l’exercice médical.

Mention spéciale aux deux acteurs principaux, Vincent Lacoste et Reda Kateb. Bien que leurs rôles soient totalement différents on ne peut qu’avoir de l’empathie pour ces deux personnages .

                            

 

 

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Publié le 7 Septembre 2014

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Nous vivons dans une période ou pour réussir on ne nous demande plus d’être intelligent, d’être compétent ou d’avoir du talent.

Regardez le monde politique et la classe médiatique et vous comprendrez très vite que ces qualités ne sont pas celles que l’on met en avant . 

Que ce soit à la télévision, en politique, au cinéma, ou encore dans le monde de la littérature, ce qui rencontre le succès de nos jours n’est plus guère basé sur la qualité.  

A ce sujet, le dernier livre de Mme Trierweiler qui s’arrache en librairie en est le plus bel exemple.

Alors que lorsqu’une émission de télé-réalité des plus vulgaires rencontre un large public, les présidents de chaine viennent toujours défendre la vulgarité et l’indécence, il semble que des français avec moins de pouvoir gardent encore un minimum de moralité.

En effet, on aurait pu penser que les libraires se frotteraient les mains de voir un livre se vendre comme des petits pains, qu’ils se diraient "ça va remplir le tiroir caisse". "Que ce livre ne soit que la simple vengeance d’une femme à la jalousie maladive, on s’en tape. Et puis quoi,  l’argent n’a pas d’odeur."

Et bien il y a encore des gens dans ce pays qui n’ont pas totalement sombré dans le cynisme le plus total, qui gardent encore une certaine idée de ce qui se fait, mais surtout de ce qui ne se fait pas.

Face à ce flot de fouilleurs de poubelles qui viennent chercher leur lot de ragots d’une femme trompée, certains libraires ont décidé de ne pas vendre le livre, et ils le font savoir avec une certaine dose d’humour avec des panneaux informatifs, jugez plutôt:  "Désolés, nous n’avons plus le libre de Valérie   Trierweiler MAIS il nous reste des ouvrages de BalzacDumasMaupassant, etc."

D’autres sont plus directs!

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Qu’il est bon de voir que certains de nos compatriotes, qui pourraient bénéficier  de ce grand débalage, sachent encore ou se situent les limites à ne pas dépasser. Et que cela vienne de gens qui font parti du peuple est un message pour chacun d’entre nous. Cela doit nous faire comprendre que face à toutes ces élites défaillantes nous pouvons, et devons, résister et savoir parfois aller à contre courant pour retrouver un minimum de valeurs communes.

Puisque ceux d’en haut ont perdu le peu d’exemplarité qu’il devrait nous montrer, inversons les rôles.

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Publié le 5 Septembre 2014

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L’histoire:

Jérome a 35 ans et il est attaché d’ambassade à Stockholm.  Jérome, interprété par Jean-Claude Brialy dans un de ses meilleurs rôles, est élégant, raffiné et cultivé, il aime goûter la vie avec douceur . Il doit bientôt se marier mais avant il est venu quelques semaines en vacances à Talloires, près d’Annecy, pour vendre la propriété familiale. Là, il retrouve son amie Aurora, une romancière roumaine dont il avait fait la connaissance six ans auparavant. Elle est aussi pour lui une confidente précieuse. 

Elle lui présente Mme Walter et sa fille Laura, seize ans, qui est lycéenne, mais aussi insolente et spontanée. Après le départ de Jérome, Laura ne cache pas qu’elle est amoureuse de lui, ce qu’Aurora lui répète  le lendemain.  Jérome comprend qu’Aurora, à court d’inspiration, veut se servir de lui et de Laura comme modèles pour les personnages de son futur roman.

Plus tard, Jérome fera la connaissance de la soeur ainée de Laura, Claire. Il est troublé par la jeune fille…..

"Le genou de Claire" est le cinquième et avant-dernier film "des contes moraux" . Eric Rohmer déclarait à propos de ses "contes moraux" : " mes films traitent de certains états d’âme. Mes Contes moraux sont l’histoire de personnages qui aiment bien analyser leurs pensées et leurs états d’esprit".

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Tout n’est que douceur dans ce "Genou de Claire", il n’y a pas la moindre place pour la brutalité des gestes et du langage.

Le "Genou de Claire" n’est que sensibilité et élégance. Certains pourront reprocher à ce film l’excès de langage, mais celui-ci est si raffiné,nuancé, précis,quasi littéraire, et bien évidemment, sans une once de vulgarité, qu’on ne peut que s’en délecter.

Eric Rohmer signe ici quelques séquences  émouvantes comme  la cueillette des cerises qui ressemble plus à une peinture qu’à une scène de cinéma .On pense aussi au moment ou Jérome observe le genou de Claire pour la première fois, etc…

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Le cadre est sublime: c’est la saison de l’été, le soleil est là, les jeunes filles sont court vêtues. Les bords du lac d’Annecy contribuent à l’esthétisme remarquable du film. Les paysages sont soigneusement filmés .

A noter qu’on assiste aussi avec amusement aux débuts de Fabrice Luchini.

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Ce film est à la fois reposant, intelligent, doux et beau .

Ce "Genou de Claire" est une délicieuse caresse, un pur moment d’enchantement.

Toucher ce fameux genou c’est accéder à la grâce féminine .C’est aussi une subtile et malicieuse "image" du désir.

 Le Genou de Claire obtint le Prix Louis Delluc en 1970 et le Grand Prix du Festival de San Sebastian, et sera nommé dans la catégorie Meilleur Film étranger en 1970 aux Golden Globe Awards.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma

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Publié le 4 Septembre 2014

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Nous parlons constamment d’écologie, d’environnement. Les ministres se succèdent, mais dans les actes cela se traduit comment ? 

Et bien pour comprendre comment notre pays se comporte sur le sujet, il suffit de savoir  ce qui s’est passé ce jeudi.

Pour ne pas avoir correctement appliqué la directive de 1991 qui visait à lutter contre la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole, la France vient d’être condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne. Toutefois, cette condamnation n’est accompagnée d’aucune sanction financière.

Voici une étrange façon de faire respecter la loi. En effet, cela ressemble fort à une condamnation sans sanction. Cette absence de sanction est d’autantplus génante que la Cour de justice avait déjà condamné la France en juin 2013  pour les mêmes raisons.

Dans notre pays une large partie des eaux de surface et  des nappes phréatiques, mais aussi des eaux côtières, sont polluées par les lisiers, les fumiers et engrais azotés.

La réglementation française est jugée bien trop laxiste sur les dates et les durées d’épandage de lisier et autres fertilisants azotés.

Ce problème est tout particulièrement répandu en Bretagne avec le phénomène des porcheries.

Les agriculteurs, souvent contraints à des investissements très lourds, ont parfois bien du mal à appliquer la loi face à des règlements qui changent en permanence au fil des années , des ministres, et des directives de Bruxelles.

Selon Corine Lepage, ancienne Ministre de l’Environnement sous le gouvernement d’Alain Juppé : " il aurait fallu  un délai de six mois pour respecter certaines exigences et si les objectifs n’étaient pas atteints, infliger une amende. Sans cette mesure, le dossier des nitrates n’évoluera pas et nous serons condamnés une nouvelle fois."

Elle poursuit en disant que notre pays doit  arrêter de déposer du lisier et le traiter pour en faire des engrais, comme le font les les Pays-Bas, ou les porcs sont plus nombreux que chez nous.  Elle termine sur ces mots " Nous sommes dans une situation de pollué-payeur alors qu’il faudrait appliquer le système de pollueur-payeur. Mais pour ça il faut du courage politique."

On y revient toujours.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Pollution, #Condamnation

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