Publié le 30 Septembre 2013

                                                  

Suite à "l'affaire" Sephora, qui aura vu l'enseigne appartenant au groupe LVMH être condamnée  à fermer après 21h son magasin des Champs-Elysées, Castorama et Leroy Merlin ont été eux aussi contraints de fermer leurs magasins de la région parisienne le dimanche.

Il va sans dire que les ultralibéraux, ainsi que les médias dans leur grande majorité qui sont de cette pensée, font une propagande énorme contre cette décision .

"Des emplois en danger, des gens vont gagner moins d'argent", voici les arguments qu'ils utilisent pour nous faire croire qu'il défendent le bien des salariés avant tout .

On croit rêver .

Et bien sur on nous dit que les salariés son demandeurs pour travailler le dimanche ou la nuit. Mais lorsqu'on sait que ce "volontariat" se décide surtout à l'embauche, et qu'il est par conséquent un volontariat plus ou moins forcé, on comprend vite qu'il y a grosse manipulation .

Et puis c'est une belle opportunité pour augmenter son salaire ajoute-t-on.

Mais la encore , est-ce que l'on ne prend pas le problème à l'envers ?

En effet si les salariés étaient rétribués correctement afin de pouvoir vivre de leur travail , ils seraient surement beaucoup moins nombreux à être volontaire, à ne pas se sentir obligés d'accepter tout et n'importe quoi .

Si des patrons ne souhaitaient pas que leurs millions deviennent des milliards , les salariés pourraient avoir une vie de famille décente .

Car que va-t-il se passer si le travail du dimanche est généralisé ?

Notre société qui est déjà bien malade ne va-t-elle pas l'être encore un peu plus?

Imaginez un couple dont le mari travaille la semaine  et qui est au repos le dimanche , et sa femme qui se verra dorénavant obligé de travailler le dimanche .

Que va-t-il se passer ?

On ne se voit plus , on ne se parle plus , les enfants n'ont plus de vie de famille .

Combien de divorces en plus ?

Et pour ces enfants qui seront laissés à l'abandon le week-end , combien vont venir gonfler les chiffres de la délinquance ?

Combien d'associations sportives et culturelles seront privées de certains bénévoles si cette aberration se généralise ?

Dans une société ou l'on ne se parle plus , ou l'on ne prend plus le temps de se poser , comment peut-on vouloir supprimer l'un des derniers moments de repos total ou chacun peut faire ce que bon lui semble?

Ne prend-on pas le risque de détériorer encore un peu plus ce monde qui voit ses reperds abandonnés ?

Les salariés ont pendant de nombreuses décennies acquis des droits, des améliorations de leur condition de vie et de leur salaire,et aujourd'hui il faudrait faire le chemin inverse .

Au non de quoi, et surtout pour qui?

Les actionnaires, Bernard Arnault le patron d'LVMH, la plus grande fortune d'Europe .

En voulant travailler la nuit ou le dimanche, c'est pour ces exploiteurs que les salariés se battent et non pour eux .

S'ils voulaient vraiment être solidaires, ils réclameraient un salaire décent qui ferait qu'ils ne seraient plus obligés de travailler la nuit ou le dimanche .

Un peu de courage, au nom de vos ancêtres qui se sont battus pour vous, ou sinon, d'ici quelques décennies vous travaillerez 7/7, 10 ou 12 heures par jour, sans congés payés, et il n'y aura plus de Zola ou de Dickens pour vous plaindre, car vous serez les premiers responsable de cette dégradation sociale .

D'ailleurs vous n'auriez plus de temps pour les lire. Vous verrez également votre niveau culturel reculer, plus le temps de faire de longues études etc....

Et puis à la retraite, fatigué par le fait que vous l'aurez plus tard, mais aussi en ayant eu des conditions de travail plus difficiles, vous serez trop usé pour en profiter dignement . 

 Il restera juste quelques vieux grincheux avec un peu de mémoire qui vous en voudront d'avoir gâché un si bel héritage d'acquis sociaux pour avoir été les collabos de l'ultralibéralisme .

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Politique, #Ultralibéralisme, #travail du dimanche

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Publié le 29 Septembre 2013

                         

On peut reprocher beaucoup de choses à Nicolas Sarkozy, mais s’il y a un bien un domaine pour lequel il a beaucoup œuvré, c’est le féminisme.

Vous ne me croyez pas, et bien souvenez-vous de la célèbre citation de Françoise Giroud :

« La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente.  »

Vous voulez des preuves?

Nadine Morano, Fadela Amara, Rachida Dati, ou encore Rama Yade .

Il a mis le paquet non ?

Je sais, il en existe aussi à gauche, une Duflot ou une Hidalgo n’ont rien à envier à leurs collègues de droite .

Pourquoi revenir à la charge aujourd’hui, 18 mois après la fin de la sarkozye, alors que le Président actuel ne fait pas mieux que son prédécesseur ?

Et bien tout simplement parque j’ai regardé la prestation de Rama Yade chez Ruquier samedi soir, et que rarement un ancien ministre aura démontré à quel point la politique peut être un spectacle pitoyable lorsqu’il est incarné par un tel vide intellectuel, masqué par une suffisance qui frise bien souvent la vulgarité .

Cela faisait 18 mois que je n’avais pas entendu la belle Rama, et bien ce que l’on peut dire, avec un jeu de mot pas très fin je vous le concède, c’est que Rama rama ce samedi soir, ou plutôt elle démontra qu’elle ne fut qu’un bel outil de propagande du temps de la sarkozye, bien aidé en cela par des médias plus que complaisants à l’époque.

Mais le bel été de Rama est passé, et l’hiver venu la vérité fut terrible…

Jugez plutôt :

Lorsqu’à un moment Aymeric Caron lit quelques passages de son livre ou en plusieurs endroits elle y parle des ministres qui lui faisaient état de sa grande beauté, elle se met à rire bêtement sur le plateau telle une midinette qui rêve de prendre la place d’une Nabilla dans les émissions de télé-réalité . 

A ce moment de l’émission je repense à ce que disait souvent le journaliste de droite Eric Zemmour à propos du gouvernement Sarkozy, il s’agit d’un casting pour la télévision .

A un autre moment le chroniqueur fait remarqué à l’ancienne secrétaire d’Etat qu’elle ne parle jamais des français dans son livre, que c’est en permanence le "moi je" .

Lors de ce long, trop long moment, passé avec Rama Yade samedi soir où l’on a souvent atteint des niveaux qu’on ne peut situer sur aucune échelle , il y a un passage qui restera dans les mémoires de nombreux téléspectateurs, appelons-le l’épisode Jean Ferrat .

Mme Yade nous parle de Nicolas Sarkozy et de tout ce qu’elle lui doit, qu’il est son héros,  du culot dont elle a fait preuve pour devenir Secrétaire d’Etat, et petite cerise sur le gâteau, à un moment elle nous livre une petite anecdote .

Avec l’ancien Président, lors de leurs déplacements à travers le monde ils prenaient souvent l’avion . Et bien il leur arrivait d’écouter ensemble Jean Ferrat, en se partageant les oreillettes, très proches l’un de l’autre .

Je suis sur que de nombreuses larmes ont été versées derrière les téléviseurs suite à cette confession hier soir. Oh pas des larmes d’émotion non, mais des larmes de rire surtout, ou parfois des larmes de tristesse de voir que le monde politique est tombé si bas .

Mais ce n’est pas tout, Mme Yade nous a parlé des autres Ministres, tous plus critiquables les uns que les autres d’après elle .

Parmi toutes ces critiques il y en a une qui a tout particulièrement retenu mon attention , c’est celle concernant Rachida Dati.

L’ancienne Ministre de la Justice, selon Rama Yade bien sur, faisait tout ce qu’elle pouvait pour séduire le Président .

En la circonstance, Mme Yade se comporte juste comme une vulgaire, très vulgaire, courtisane qui ne supporte pas qu’une autre qu’elle tourne autour du Roi .

Voilà ce qu’était aussi le sarkozysme, quelques nanas incompétentes qui se crêpaient le chignon afin d’être la préférée du chef.

C’est tout ce qu’il y a à retenir du livre de Rama Yade semble-t-il . C’est surement assez pour comprendre pourquoi la France est si mal dirigée.

 

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Publié le 27 Septembre 2013

                                            

Le cinéma hollywoodien nous a offert une multitude d’acteurs qui possédaient des caractéristiques très différentes. On y trouvait le héros indestructible, celui qu’aime particulièrement l’Amérique profonde . Il était incarné par des stars comme John Wayne, Kirk Douglas ou Robert Mitchum . Il fallait aussi plaire à la gente féminine, et pour ce public ce sont les Errol Flynn, Clark Gable ou Gary Grant qui avaient droit à la tête d’affiche .
On pourrait y ajouter les Henry Fonda, Humphrey Bogart ou Marlon Brando . Tous ces acteurs ont pu être séducteur, redresseur de torts ou encore mauvais garçon, mais à aucun moment aucun de toutes ces immenses stars n’a eu l’image de l’américain moyen .
Il est vrai que pour être une Star il ne faut pas avoir le visage de Mr tout le monde, de plus avec une allure frêle, de donner le sentiment d’être un mélange de simplicité et de naïveté ….
Et pourtant il en éxiste un qui correspond à cette description tout en ayant fait une carrière exceptionnelle,il a tourné avec les plus grands réalisateurs (Hitchcock, Capra, Ford, Mann, Cukor, Cecil B. DeMille etc…..),il a interprété les rôles les plus divers et ceci dans tous les genres .
Cet acteur se nomme James Stewart.
Né le 20 mai 1908 en Pennsylvanie. Il est issu d’une famille d’origine écossaise .
 Son père Alexander était quincaillier. Jeune, il montait des petites pièces avec ses sœurs Mary et Virginia.  Il fera des études à l’Academie Mercesburg, et ensuite à l’Université Princeton ou il obtient finalement un diplôme en architecture.
C’est à cet endroit qu’il fait la connaissance de  Joshua Logan, futur scénariste et  metteur en scène de théâtre et de cinéma (Bus Stop avec avec Marilyn Monroe ) . Celui-ci réussit à le convaincre de rejoindre l’University Players récemment créée . Il y fait la connaissance d’Henry Fonda, mais aussi de Margaret Sullavan qui sera sa partenaire à plusieurs reprises avant la guerre , notamment dans l’excellent "The Mortal Storm" de Frank Borzage, mais surtout dans le célèbre "The Shop Around the Corner" d’Ernst Lubitsch (1940) .
 Mais reprenons les choses de façon chronologique . C’est tout d’abord sur les planches de Broadway que James Stewart fait son apprentissage jusqu’en 1934, moment ou Hollywood  fait appel  lui .
Il va enchainer les petits rôles jusqu’à sa rencontre avec Capra en 1938 . Le réalisateur l’engage alors dans "Vous ne l’emporterez pas avec vous", où il partage l’affiche avec Jean Arthuret Lionel Barrymore. Cette comédie romantique remporte à la fois l’Oscar du Meilleur Film et celui de meilleur Réalisateur pour Frank Capra.
 
                                  
                                                     Mr Smih au Sénat .
 
On retrouvera James Stewart encore à deux reprises sous les ordres du grand réalisateur, dans  "Monsieur Smith au Sénat" (1939), rôle pour lequel James Stewart sera nommé pour l’Oscar du Meilleur Acteur, et aussi dans "La vie est belle" (1946), considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma .
Il obtiendra finalement l’Oscar en 1940 pour "Indiscrétions" de George Cukor, dans lequel il accompagne Cary Grant et Katharine Hepburn.
En 1941, James est le premier à se porter volontaire et entre dans l’US Air Force.Il y restera pendant la durée de la guerre.
De la fin de la guerre à la fin des années 40 ,on retiendra , outre "La vie est belle" bien sur , "Appelez nord 777"(1948) d’Henry Hathaway, dans lequel il tient le rôle d’un reporter qui doit prouver l’innocence d’un homme, emprisonné pour un meurtre commis 11 ans auparavant, dont il n’est pas l’auteur . Ce film est tiré d’une histoire vraie .
Le 9 août 1949, il épouse pour la vie, Gloria Hatrick McLean qui lui donnera deux enfants.
Toujours en 1949 , on le retrouve dans "Un homme change son destin", autre film tiré d’un fait réel . James Stewart interpète ici le joueur de baseball  Monty Stratton qui en 1938, pendant l’intersaison, s’est tiré une balle dans la jambe au cours d’une partie de chasse, si bien qu’il a dû être amputé.
Mais lors de cette fin de décennie, un réalisateur va utiliser son talent dans "La corde", il s’agit bien sur du maitre du suspense , Alfred Hitchcock .
Les deux hommes se retrouveront encore à 3 reprises, dans "L’Homme qui en savait trop" en 1954, et surtout dans "Fenêtre sur cour"(1954) et  "Vertigo"(1958), qui sont considérés parmi les meilleurs réalisations du génie anglais . L’univers d’Hitchcock sied parfaitement à l’artiste chez qui on découvre d’autres facettes de son talent.
Les années 50 voient James Stewart se frotter à un nouveau genre , le Western .
Et le premier qui aura l’idée de l’utiliser dans ce nouveau registre sera Anthony Mann dans "Winchester 73" ( 1950).
                                         
                                                                                      Winchester 73
 
Les deux hommes se retrouveront encore à 4 reprises pour autant de westerns parmi les meilleurs du genre .
Ce sont tout d’abord "Les affameurs" en 1952,  avec  Arthur Kennedy et Rock Hudson.En 1953, c’est "L’appât", avec  Robert Ryan et Janet Leigh.
Suivrons en 1954 "Je suis un aventurier", et "L’homme de la plaine" en 1955 .
Ce quinquennat du duo Mann-Stewart n’aura été interrompu que par de rares œuvres de grandes qualités. On retiendra parmi celles-ci son rôle émouvant du clown "Patoche" dans "Sous le plus grand chapiteau du monde" de Cecil B. DeMille en 1952.
                                     
A retenir également, l’un des premiers western qui prenait parti pour les Indiens "La flèche Brisée, de Delmer Daves en 1950 . Ce film relate l’histoire vraie de la rencontre entre le chef apache Cochise et l’américain Tom Jeffords.
La fin des années 50 verra James Stewart se diversifier , du suspense d’Hitchcock, dont j’ai parlé plus haut, au Western,  en passant par "L’Odyssée de Charles Lindbergh" en 1957, il tourne encore et encore .
Parmi cette multitudes de films, retenons la collaboration avec Otto Preminger pour  "Autopsie d’un meurtre" en 1959 , ou il interprète le rôle d’un avocat plus ou moins retiré des affaires qui doit défendre un lieutenant de l’armée coupable de l’assassinat de l’homme qui venait de violer sa femme.
Il faudra attendre le début des années 60, et le film "Les deux cavaliers"( 1961) pour que John Ford le fasse enfin tourner dans un western .
Mais c’est l’année suivante , et au coté de John Wayne, que Ford lui offre l’un de ses derniers grands rôles dans "L’homme qui tua Liberty Valance"(1962) .
"La conquête de l’ouest"(1962) , co-réalisée par Ford, et "Les cheyennes"(1964) verrons les deux hommes se retrouver à nouveau .
 James Stewart continuera de tourner jusqu’à la fin des années 70 au cinéma , mais dans aucun film majeur . On citera juste pour mémoire  "le Dernier des Géants" de Don Siegel en 1976, ou il partage l’affiche avec John Wayne, ou encore "Les Naufragés du 747" de Jerry Jameson en 1977.
Au début des années 80, c’est pour la télévision qu’il fera ses dernières apparitions .
En 1985, James Stewart  reçoit un Oscar d’Honneur. Il aura tourné près d’une centaine de films en soixante ans de carrière.
James Stewart s’éteint le 2 juillet 1997 à Los Angeles, au lendemain de la mort de  Robert Mitchum, avec qui il a tourné Le Grand Sommeil  en 1978.

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Publié dans #Cinéma, #Hollywood, #James Stewart

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Publié le 24 Septembre 2013

                                      

Le champion cycliste italien Gino Bartali, mort le 5 mai 2000 à l'âge de 85 ans, a été fait « Juste parmi les nations » à titre posthume ,le  lundi 23 septembre, par  le mémorial israélien consacré au souvenir et à l'étude de la Shoah.
Yad Vachem précise dans un communiqué que "Bartali a sciemment risqué sa vie pour sauver des juifs". Grace à lui et son réseau plusieurs centaines de vies auraient été sauvées .
Gino Bartali est l'un des plus grands noms de l'histoire du cyclisme, au même titre que son compatriote Fausto Coppi. Bartali est de ces champions que l'on appelait   "les forçats de la route", à une époque ou ce terme voulait encore dire quelque chose . Une époque où les oreillettes, les casques, les lunettes, l'EPO et autre transfusion sanguine, n'avaient pas encore totalement transformé les coureurs en robots ou la sueur et les marques de souffrance  sont devenues invisibles .
La carrière de ce coureur très croyant, surnommé d'ailleurs « Gino le Pieux », démarre avant guerre par deux succès dans le Giro (Tour d'Italie) en 1936 et 1937 . 
C'est malgré lui que le régime fascisme de Mussolini en fait une icone .
L'année suivante, à 24 ans seulement, il remporte le Tour de France pour sa première participation . On le croit parti pour une longue série de succès mais l'Histoire va en décider autrement .
Il poursuit sa carrière en Italie pendant la guerre. Mais en 1943, alors qu'il est incorporé comme policier de la route après avoir été affecté quelque temps à la surveillance des voies ferrées, mal à l'aise avec les exactions du régime fasciste, il décide de trouver refuge au Vatican .
Il est arrêté, mais grâce à sa popularité et des amis bien placés il ne fera que 45 jours de prisons . 
A partir de cette époque, et sous le prétexte  de sorties d'entraînement, il se rend à Assise, Gênes et dans les Abruzzes, faisant des trajets de plus de 350 kilomètres aller-retour.
Il fait ainsi le tour des couvents, dissimulant dans la selle et le cadre de son vélo des photos et autres documents pour établir les faux papiers qui permettront à des juifs de passer clandestinement la frontière pour s'enfuir en Suisse ou aux États-Unis. 
Aucun de ses proches, même son épouse, n'étaient au courant de ses actes .
Après la guerre le champion italien remonte sur son vélo et remporte encore de grandes courses dont un Giro (1946 ) et un Tour de France en 1948, 10 ans après le premier .
Quant à ses plus belles sorties à vélo, celles qui ont aidé à la survie des centaines de juifs  , Gino n'en a jamais parlé .
Précisons que la distinction de Juste parmi les nations a été décernée depuis 1963 à plus de 24 000 personnes . 

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Publié le 22 Septembre 2013

 

Pendant les années 80, et jusqu'il y a peu de temps encore, le FN était attaqué uniquement sur son racisme et sa xénophobie, on ne voyait en lui que le seul parti des haines et des rancœurs. Mais depuis quelques temps une autre stratégie est utilisée pour lui nuire .
Il n'est pas crédible économiquement, voici ce que nous disent tous les experts qui sévissent dans les médias de nos jours, ces économistes qui défendent dans le même temps un modèle dans lequel la majorité des gens ne croient plus  .
Seul l'égo de ces pseudos élites les empêchent de voir qu'en agissant de la sorte ils rendent un service énorme au parti de Marine Le Pen.
On  met  en avant que le FN veut sortir de l'Europe et supprimer l'euro, combattre la mondialisation, très bien . Mais ceux qui disent cela souffriraient-ils d'Alzheimer ?
En effet en 2005, et face à la propagande pour le OUI entendu dans tous les médias, les français ont voté NON à 55% lors du référendum sur le traité européen , et on sait qu'ils seraient bien plus nombreux encore si l'on revotait aujourd'hui . Alors attaquer le FN sur ce sujet en pensant le discréditer est d'une stupidité sans nom .
Mai pourquoi s'acharne-t-on désormais à l'attaquer sur ce terrain plutôt que sur son discours de rejet de l'autre ?
Il y a peut-être une raison majeure à ce revirement .
Tout d'abord Marine Le Pen tient un discours beaucoup moins libéral que son père, mais avant tout c'est l'attitude de  l'UMP qui oblige les médias à ce profond changement  tactique .
Tant que la droite classique était rangée derrière un Chirac qui refusait toute compromission avec le FN, il était clair pour tous les médias que le FN était un parti infréquentable, avec des idées qui nous renvoyaient aux heures les plus sombres de notre histoire .
Mais à partir du moment ou l'UMP a utilisé les mêmes mots que le FN sous l'influence d'un Sarkozy qui n'a reculé devant rien pour arriver au pouvoir, puis pour vouloir y rester, les médias ont du changer leur fusil d'épaule . 
Hors de question pour eux de taper sur l'homme qui fait des cadeaux aux grands patrons qui sont à la tête de leurs groupes de presses, de chaines de télévisions ou de radios .
Et ce ne sont pas les propos des Copé, Fillon, Didier, Peltier et autres, qui vont les obliger à revenir en arrière  .
Alors plus question de stigmatiser le FN sur sa haine de l'autre. Ce serait par la même occasion taper sur la droite classique qui est celle qu'ils soutiennent coûte que coûte .
 Non désormais il s'agit avant tout d'envoyer en première ligne toute une armada d'experts pour dénoncer la stupidité du programme économique du Front National.
Pour eux une seule chose compte, que la ligne ultralibérale qui correspond le mieux  à leurs intérêts soit choisie.
Et si demain l'UMP doit s'allier avec le FN pour imposer cette ligne, ils n'y verront que des avantages . 
C'est d'ailleurs pour cela qu'on entend un peu partout que Marine Le Pen est moins dangereuse que son père, il faut préparer l'opinion .                            

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

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Publié le 21 Septembre 2013

Tom Petty est né le 20 octobre 1950 à Gainesville, en Floride.
C’est en assistant au tournage d’un film avec Elvis Presley, accompagné de l’un de ses oncles, que Tom prend conscience qu’il sera lui aussi  musicien de rock.
Sa musique est faite d’influences venues de divers horizons. La country, le blues, le rock bien sur . En l’écoutant on ne peut s’empêcher de penser aux Byrds, aux Beatles,  et  à Dylan bien sur, jusque dans la façon de chanter .
Tout comme Bruce Springsteen, Petty est arrivé  à une période charnière de l’histoire du rock . Il joue un rock de facture traditionnelle.Rien à voir avec le Punk ou la New Wave qui allaient suivre .
Mais Tom Petty and The Heartbrakers se sont avant tout des musiciens exceptionnels qui donnent leur pleine mesure en Live .
C’est en jouant dans différents groupes locaux qu’il travaille son jeu de guitare incisif ainsi que sa voix légèrement éraillée .
 Au début des années 70, avec Tom Leadon un ami d’enfance, Tom Petty  forment The Sundowners, très vite rebaptisé The Epics, puis Mudcrutch.  Le groupe est également composé de Randall Marsh à la batterie et d’un second guitariste, Mike Campbell. Leadon quitte Mudcrutch dès 1972 , il est remplacé par Danny Roberts. La même année, le claviériste Benmont Tench commence à jouer régulièrement avec eux, avant de les rejoindre définitivement en 1974.
La même année ils signent un contrat  avec le label Shelter Records. L’année suivante, ils enregistrent  un 45 tours qui ne rencontre aucun succès. Mudcrutch se sépare, et Tom Petty, dont le label a repéré le talent, signe un contrat d’artiste solo avec Shelter. Deux anciens membres de Mudcrutch, toujours présents aujourd’hui,  Benmont Tench et Mike Campbell l’accompagnent dans sa nouvelle formation, baptisée Tom Petty and the Heartbreakers .
Ron Blair à la basse et Stan Lynch à la batterie complètent le groupe qui  sort un premier album éponyme en 1976.
Cet album contient deux morceaux que le groupe continue de jouer régulièrement sur scène , "Breakdown" et  "Américan Girl " .
Très vite suivent  deux albums , "You’re Gonna Get It" en 1978, puis en 1979, "Down The Topedoes" . Sacré trois fois disque de platine il est considéré comme l’un des meilleurs du groupe .
On y retrouve notamment "Here Comes My Girl" et " Refugee".
 Les années 80 voient le groupe poursuivre sur le même rythme. Les albums « Hard Promises » (1981) et « Long After Dark » (1982) rencontrent le succès auprès du public, même si parfois la critique fait la fine bouche .
En1985 on est surpris de voir l’album « Southern Accents »  produit par le guitariste d’Eurythmics, Dave Stewart. On retiendra de cet album le morceau « Don’t Come Around Here No More ».
En 1985 toujours , sort l’excellent Live "Pack up the Plantation" , ou l’on retrouve bien évidemment les classiques du groupe , mais aussi des reprises des Byrds "So you want a be a rock and roll star", le célèbre "Needles ans Pins" de Nitzche et Bono; et surtout une version totalement allucinante de "Shout", morceau des années 50 signé par des Isley Brothers .
Après un nouvel album aux côtés des Heartbreakers, « Let Me Up (I’ve Had Enough) », en 1987, Tom Petty se lance dans l’aventure en 1988  du super groupe "The Travelling Wilburrys", aux côtés de Bob Dylan, Roy Orbison, George Harrison et Jeff Lynne, l’ancien chanteur d’Electric Light Orchestra.
 Il renouvelle l’expérience sur le deuxième album du groupe, « Vol. 3 », paru en 1990, après la mort de Roy Orbison.
On le retrouve ici lors du "Concert for George", en 2002, 1 an après le décès du guitariste des Beatles . Les bénéfices du concert ont 2T2 reversés à la Material World Charitable Foundation, une association caritative fondée par Harrison.
En 1989 , c’est Jeff Lynne qui produit  son premier album solo, « Full Moon Fever », grand succès commercial contenant l’excellent « Runnin’ Down A Dream » . Il produira également son nouveau disque avec les Heartbreakers, « Into The Great Wide Open », en 1991. Il obtient également un succès international grâce aux singles « Learning To Fly » et « Into The Great Wide Open ».
En 1994 il enregistre à nouveau un albu solo, "Wildflowers",  cette fois-ci produit par Rick Rubin . Vendu à plus de trois millions d’exemplaires, cet album est l’un de mes préférés .
En 1996, sort l’album "She’s the one" ("Petits mensonges entre frères" en France) , qui n’est autre que la bande son du film avec Jennifer Aniston et Cameron Diaz .
  Les albums « Echo » (1999) et « Save The DJ » (2002) m’ont longtemps fait penser que le meilleur de Tom Petty était derrière lui, et même si son solo "Highway Companion" de 2006 un ton au dessus , il ne m’a pas fait changé d’avis .
Mais à l’été 2007 Tom Petty, accompagné des fidèles Campbell et Tench, décide de faire un petit tour dans le passé en réunissant  les anciens membres de Mudcrutch dans sa propriété de Malibu. Interrogé sur ce qui l’a poussé à réunir son groupe de jeunesse après 32 ans de séparation, il déclare : « J’ai décidé de suivre mon instinct, qui m’a suggéré de prendre du bon temps. »
Après avoir répété quelques morceaux, ils décident  d’enregistrer un album. Celui-ci est réalisé en l’espace de deux semaines, chaque chanson étant enregistrée en quelques prises. L’album sort en avril 2008. Il comprend 14 titres, des originaux écrits par Petty, ainsi que quelques reprises dont une superbe version de  "Lover of the Bayou" des Byrds .
Mais en 2010 Tom Petty and The Heathbreakers reviennent avec "Mojo", un album qui a été composé, répété et enregistré au studio Clubhouse de Los Angeles entre avril 2008 et janvier 2010 dans des conditions proches du live.
Que dire de cet album sinon qu’il est à part dans la carrière du groupe  . Plus rock, plus blues que jamais, il est essentiel dans une discothèque digne de ce nom. Il prouve surtout qu’à 60 ans passé on peut encore étonner son public pour le meilleur et uniquement le meilleur .
On attend la suite prévue pour 2014……
 
Membres du groupe :
Ron Blair : Basse (retour en 2003 après le décès d’Howy Epstein par overdose)
Scott Thurston  (Arrive en 1991)
Tom Petty : Chant, Guitare, Basse, Batterie, Choeurs, Claviers, Tous les instruments, Piano
Mike Campbell : Guitare
Benmont Tench : Claviers, Orgue, Piano
Steve Ferrone : Batterie (Remplace Stan Lynch en 1994)

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Musique, #Rock, #Tom Petty

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Publié le 15 Septembre 2013

                                

La petite phrase prononcée le 8 septembre dernier par l'ancien Premier Ministre François Fillon, ou il disait qu'en cas de duel PS/FN aux second tour des municipales il conseillait "de voter pour le moins sectaire", même s’il est issu du Front national, agite le monde politique depuis plus d'une semaine . 
Cette position, pour la moins nouvelle de l'ancien Premier Ministre, se voulait être une façon de contrer Copé et son  "ni-ni " tout en échappant au "front républicain".  
Il suffit de voir les réactions au sein de l'UMP pour comprendre que François Fillon risque de s'isoler dans son propre parti .
Au delà de Copé qui n’a "pas très bien compris", et qui surtout doit bien rire dans on coin, on voit une horde d'anciens Ministres, parfois proches de l'ancien  Maire de Sablé-sur-Sarthe, s'inquiéter d'une telle sortie .  
Jugez plutôt :
Le premier a avoir pris ses distances avec une telle déclaration fut Alain Juppé, qui déclara qu'il ne mettait pas le FN et le PS "sur le même plan". 
Nathalie Kosciusko-Morizet a jugé "de la responsabilité d'un homme ou d'une femme politique de dire clairement, dans des situations particulières comme un duel FN-PS, ce qu'il ferait". La candidate à la Mairie de Paris a affirmé que, "s'il n'y a pas d'autre choix, je ne renvoie pas dos à dos le FN et le PS" .
L'ancien ministre de l'agriculture,Bruno Le Maire a assuré de son coté qu'il ne voterait jamais pour un candidat du Front national, parti qui "n'apporte aucune solution" aux problèmes français .
 Benoist Apparu, a d’abord cru à une erreur de l’ancien Premier ministre. "J'imagine simplement, et ça nous arrive à tous, qu'il y a un moment" où "on dit une bêtise". Le président UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini, s'est lui aussi dit "surpris" par les mots employés par le député de Paris.  
Quant à l'ancien Premier Ministre,Jean-Pierre Raffarin, il a tweeté que "le pacte fondateur" de son parti était en danger.
D'autres anciens ministres comme Wauquiez, Bussereau, Pécresse ou Chatel sont également inquiets .
Comme on le voit, si François Fillon a voulu séduire les électeurs de droite classique qui dans leur majorité ne voient plus de barrière avec le FN , il en va autrement pour beaucoup de ses amis à l'UMP .
Mr Fillon démontre avec cette sortie qu'il est avant tout un opportuniste .
Tout le monde se souvient de l'émotion du Premier Ministre lors du décès de celui qui l'a pris sous son aile à ses débuts en politique, j'ai nommé Philippe Séguin . 
Que vient faire l'ancien Maire d'Epinal dans cette histoire allez-vous me demander ?
Vous allez vite comprendre .
Voici ce quE déclarait Fillon lors de ses obsèques: « C’est quelqu’un qui a tant compté dans ma vie. (...) Il avait une passion charnelle pour cette République du mérite si française, qui donnait à chacun de ceux qui n’avaient rien au départ de la vie la possibilité de devenir quelqu’un. (...) Il était difficile, il était malcommode, mais il l’était parce qu’il était profondément intransigeant sur ses convictions, sur les principes. »
Intransigeant dans ses convictions comme le rappelait Monsieur Fillon à l'époque, et j'ajouterai, surtout en ce qui concerne le FN .
Car il faut se rappeler qu'au milieu des années 1980,  Philippe Séguin va, avec quelques autres, tout faire pour  rendre impossible tout accord avec le parti de Jean-Marie Le Pen .
Un exemple, lorsqu'il est interrogé par «L’Express» le 15 février 1985 pour savoir s’il prendrait «le risque de faire passer un candidat socialiste plutôt que faire alliance avec le Front national», Philippe Séguin répond: «Oui. A la limite.»
A cette époque, Patrick Buisson, aujourd'hui grand gourou de l'UMP, dit de Séguin dans le journal d’extrême droite " Minute"qu'il est un "collabo de l'opposition", dans un article intitulé «Les taupes de Mitterrand dans l’opposition.»
Pour Buisson Séguin est un homme de gauche . Mais vu les idées de Buisson on peut penser que pour lui  90% des français sont de gauche .
En 1998, alors qu'il est Président du RPR, l'ancien Maire d'Epinal ne varie pas d'un iota  lorsqu'au cours des élections régionales et cantonales il exclu l’ancien secrétaire général du RPR, Jean-François Mancel, qui a fait alliance avec le FN dans l'Oise.
Mais qu'aurait pensé l'ancien Mentor de Mr Fillon d'une telle sortie ?
On peut être sur d'une chose, connaissant le caractère colérique de l'ancien Président de la Cour des Comptes, il est sur que Fillon en aurait pris pour son grade .
Espérons qu'il y aura des gens à l'UMP pour dire à Mr Fillon qu'il faut tout de même être d'une rare indécence pour oser faire une telle sortie tout en se présentant en héritier d'un homme aux convictions si fortes .
On a envie de dire à l'ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy qu'on ne peut jouer sur tous les tableaux, qu'on ne peut à la fois vouloir s'attribuer les valeurs d'un homme décédé tout en démontrant par ses actes que l'on agit en totale contradiction avec celles-ci  . 
Les hommes politiques d'aujourd'hui n"hésitent plus à perdre leur âme, ils sont capables de tenir un discours un jour, tout en faisant le contraire le lendemain .
Mais l'UMP devrait se méfier, à trop vouloir reprendre le discours de l’extrême droite avec des Sarkozy, Copé et aujourd'hui Fillon, à trop vouloir briser les frontières et s'être laissé entraîner derrière le Buisson ardent, allié de l’extrême droite, elle sera un jour dévorée sans avoir eu le temps de faire ouf par le  FN.
Il sera temps alors de regretter de ne pas avoir retenu les conseils d'un sage tel que Mr Séguin .

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #politique, #Fillon, #FN

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Publié le 13 Septembre 2013

Depuis deux jours un fait divers fait la Une de l'actualité dans les médias français .
Suite au braquage d'une bijouterie qui s'est déroulé mercredi à Nice, le propriétaire des lieux a abattu l'un des deux malfaiteurs en fuite à scooter avec son complice. La victime âgée de 18 ans était déjà  connu de la justice pour avoir été condamner à de nombreuses reprises pour vols, violences et infractions routières .
Cette histoire qui n'est qu'un fait divers de plus dans l'actualité semble cristalliser plus de tensions qu'à l'accoutumé dans pareils cas .
J'aurai tendance à penser que la droite, qui cherche à se faire la Ministre de la Justice coûte que coûte, saute sur l'occasion pour dire que la racaille  profite du discours "laxiste" de Taubira pour faire ce qu'elle veut .
Et quelle plus belle occasion pour elle qu'un tel fait divers pour monter au créneau .
D'un coté deux jeunes voyous  connus des services de police, et de l'autre un brave papy bijoutier, déjà cambriolé de surcroît , qui défend son gagne-pain .
Il suffit d'écouter ce qu'on dit dans les médias ou ce qu'on lit sur les sites d'infos  pour comprendre .
"Tout cela c'est de la faute de Taubira ." C'est ce qui revient dans une grande majorité de commentaires , alors qu'elle n'a fait passer aucune loi pour le moment, il est bon de le rappeler .
Comme si pendant 10 ans de Sarkozy il n'y avait eu aucun braquage, aucune tuerie, aucun massacre, aucun viol.....
Ces frustrés de la droite décomplexée qui ont été obligé de se taire pendant une décennie face à l'incompétence totale de leur génie qui devait nous débarrasser de la racaille se vengent aujourd'hui sur la première Taubira qui passe .
Ils oublient bien vite que leur héros a réduit les effectifs de police, a fermé des commissariats dans les endroits ou il y en avait le plus besoin, a permis par la loi Dati que les peines de moins de deux ans ne soient plus effectués .
Voilà le vrai complice de la racaille, ils'appelle Sarkozy, tout ce qui se passe aujourd'hui est de sa faute pourrions nous dire si nous étions d'aussi mauvaise foi que ceux qui mettent tout les maux d'aujourd'hui sur une Ministre qui n'est là que depuis 18 mois, comme si en si peu de temps toute la jeunesse qui vit sur notre territoire avait décidé de se transformer en casseur .
Mais nous savons tous que les causes de ce désastre sont beaucoup trop nombreuses pour être mis sur le seul compte d'un Sarkozy ou d'une Taubira . Il faudrait pour cela revoir tout ce qui c'est passé dans notre pays depuis 60 ans .
Mais temps que l'on se contentera de se renvoyer la balle de gauche à droite sans chercher à mettre tout ce qui ne va pas sur la table afin de les régler ensemble on ne réussira pas .
Et ce n'est sûrement pas en réclamant d'avoir le droit de posséder une arme pour avoir le droit de tirer sur le premier cambrioleur venu,comme certains le réclament sur certains sites, que l'on va calmer notre société  . A part transformer la France en western géant je ne vois pas quelle bénéfice on pourrait en tirer .
Il est sûrement terrible d'être cambriolé, on peut vivre ça comme un viol, mais doit-on pour autant se faire justice en exécutant l'auteur ?
Est-il plus difficile de se remettre du traumatisme d'un cambriolage ou bien de celui d'avoir tué un homme,  même si c'est un cambrioleur ?
Ceux qui réclament le droit à l'autodéfense systématique ont-ils conscience de celà ?
Et puis doit-on exécuter les hommes politiques qui se servent de l'argent public pour s'enrichir , car eux aussi ils nous volent ?
Mais là aucun risque, je suis même sur que parmi ceux qui n'hésiteraient pas à tirer sur un cambrioleur, il y a de nombreux bon citoyens capable de voter des deux mains pour un politique qui aurait était condamné pour avoir taper dans la caisse .

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

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Publié le 11 Septembre 2013

                            

Alors qu'on se dirige probablement vers une non intervention en Syrie, suite à la proposition russe de placer sous contrôle international le stock d'armes chimiques syrien pour ensuite le détruire, j'aimerai revenir sur quelques sondages qui ont eu lieu dans les principaux pays qui étaient prêts à faire usage de la force, c'est à dire les USA et la France . 
Alors que d'habitude dans pareille situation l'opinion publique, sous la pression permanente de politiques de tout bord et des médias réunies , suit le discours de la pensée unique qui consiste à faire croire qu'il faut intervenir " pour libérer le peuple opprimé , et apporter la démocratie " .
Et bien cette fois-ci il semble que les sondés ne marchent plus dans la combine, puisque les derniers sondages montraient que seulement environ 1/3 de la population était favorable à une intervention militaire .
Par exemple, selon un sondage LH2 pour "Le Nouvel Observateur"de lundi 9 dernier , seulement 35%  des français étaient pour et 56%  contre.
Aux USA, un pays ou l'opinion publique se montre toujours derrière son pays lorsqu'il part en guerre, et bien cette fois-ci c'est environ 60% des américains qui sont réticents. 
Que se passe-t-il actuellement dans l’esprit des populations de ces pays occidentaux  pour qu'elles ne suivent plus ce discours va-t-en guerre ?
Prendrait-elle tout à coup conscience que l'on intervient pas pour les raisons invoquées?
Il faut dire que le passé récent ne peut qu'apporter de l'eau au moulin des non-interventionnistes .
La population américaine n'a surement pas oublié les mensonges de Bush pour intervenir en Irak . Elle n'a pas oublié Colin Powell  exhibant  une fiole devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, afin de faire croire au monde entier que l'Irak possédait des  armes de destruction massive .
En France, plus récemment, on a vendu l'intervention en Libye comme la libération d'un peuple face à un tyran. Pas un média à l'époque n'a osé s'y opposer .
Que s'est-il passer ensuite ?
Et bien nous avons été obligé d'intervenir au Mali pour réparer les erreurs de la guerre de Libye qui a déstabilise toute la région .
De plus ,on nous dit que notre ancien Président a voulu exécuter un témoin gênant en la personne de Khadafi, un dictateur qui avait financé sa campagne présidentielle de 2007 .
Et après l'intervention sous l'excuse de l'oppression  d'une population par un dictateur, que se passe-t-il de façon systématique ?
Et bien on voit arriver des islamistes que l'on combat  un peu partout dans le monde .
Quelle cohérence dans tout ça ?
Aucune, en tout cas pour le citoyen de base . Alors il faut le comprendre lorsqu'il dit stop à tout cela, ou alors il faut enfin lui donner les vraies raisons de nos interventions militaires .
Mais là ce n'est pas possible, ce n'est peut-être pas très avouable .

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Publié le 7 Septembre 2013

La Dentellière, c’est tout d’abord un roman de Pascal Lainé, prix Goncourt 1974 .

Ce roman a été adapté au cinéma par Claude Goretta en 1977 .

Cette œuvre met en scène l’histoire d’amour apparemment incompatible entre François, étudiant à l’université, et Pomme une jeune coiffeuse , fille d’une femme ayant migré du Nord de la France à Paris.

Le jeune homme passe à côté de cet amour à cause de ce fossé culturel qui les sépare. Prisonnier de son milieu social et de la réussite qui passe obligatoirement par une profession ou l’intéllect prend le pas sur le manuel, il n’a pas su capter les talents cachés de la jeune fille. 

Le film est délicat et émouvant, certains diront trop lent, une critique qui n’est pas fondée car pour bien comprendre le personnage et l’évolution de l’histoire d’amour de Pomme, cette lenteur est nécessaire.

C’est par petites touches, par les regards, les attitudes et les silences que le réalisateur met en place le personnage interprétée par Isabelle Huppert, qui nous offre ici l’une de ses plus remarquables compositions dans ce rôle de jeune fille très effacée.

On sait à la fin de ce film que l’on n’oubliera pas le personnage Pomme,  fille timide qui a perdu cet amour absolu .

La fin de cet amour verra Pomme se renfermer sur elle, dans un silence sans fin qui la conduira en hôpital psychiatrique .

On peut lire à la fin du film sur l’écran:

"Un peintre en aurait fait autrefois le tableau d’un sujet de genre: elle aurait été lingère, porteuse d’eau…ou dentellière…"

Ce film se situe dans les années 70, et ce n’est pas un hasard.

Il met en scène deux mondes totalement différents qui ont cru pouvoir se rapprocher après 1968, mais comme on peut le voir dans ce film, ils sont toujours très éloignés l’un de l’autre .

Le personnage de Pomme nous montre une France prolétaire. C’est cette France qui était encore très proche des idéaux du Front Populaire de 1936 .

 

François, et ses amis que nous voyons dans le film, sont issus de cette jeune bourgeoisie qui a fait sa révolution en 1968. C’est aujourd’hui cette même bourgeoisie qui parle au nom de la gauche par la voix du Parti Socialiste , un parti qui a laissé tomber la classe ouvrière au profit du sociétal .

On pense également à BHL, celui qui représente à lui seul cette nouvelle gauche totalement absente des préoccupations sociales, à qui un journaliste faisait remarquer un jour "qu’il ne s’intéressait à la misère qu’à partir de Roissy", sous -entendu que le bellâtre à la chemise blanche se moquait éperdument du chômage et de la pauvreté sur le sol français .

On se réunit dans les beaux salons pour théoriser sur la misère de ses concitoyens, on fait une petite manif pour soutenir quelques salariés licenciés, mais on fait bien attention le soir de rentrer dans ses beaux quartiers, et surtout de ne pas trop fricoter avec "la France d’en bas" .

Cette évolution vers une gauche bourgeoise est également très visible au cinéma .

Dans les années 30, le cinéma populaire n’hésitait pas à avoir pour héros des chômeurs (La belle équipe), des conducteurs de train (La bête humaine) , des ouvriers d’usines, (Le jour se lève) .

Dans le cinéma des années 70, le  manuel n’est plus à la mode, il laisse de plus en plus la place aux chefs d’entreprises, aux médecins, aux artistes, aux notaires, et aux hommes politiques bien sur, mais l’ouvrier est de plus en plus rare, ou alors il se contente d’un second rôle .

Même chose pour la chanson, au début des années 60 Jean Ferrat nous parlait encore de" sa môme ", celle qui "travaille en usine à Créteil" .

De nos jours les chanteurs de gauche, comme Bénabar, nous parle de leur résidence secondaire .

Tout est dit non ?

Du temps de Jaurès et du Front populaire, le peuple réussissait encore à faire pression sur le grand patronat, mais dès qu’il a laissé la gauche aux mains , ou plutôt aux cerveaux, d’intellos bourgeois qui se moquaient bien de ses préoccupations premières il n’a subi que trahison sur trahison .

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma, #gauche française

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