Publié le 29 Septembre 2015

 

"Boomerang" et "Les deux amis". Deux bons films français.

 

Antoine, 40 ans, et sa sœur, Agathe, se retrouvent pour se remémorer  la mort de leur mère, disparue trente ans plus tôt. Divorcé, Antoine est un peu dépassé par les événements. Agathe lui propose de partir pour Noirmoutier, là où ils passaient leurs vacances quand ils étaient enfants. Sur place, ils apprennent que le corps de leur mère n'a pas été retrouvée à l'endroit qu'on leur avait indiqué à l'époque. Antoine commence à se poser des questions et interroge sa grand-mère. Son oncle Charles s'agace et lui demande d'arrêter ses investigations. Même Agathe, qui l'a toujours soutenu, veut tourner la page..

Après une première demi-heure on l'on se demande ou l'on veut nous entraîner, ou l'on a peur d'être dans l'un de ces nombreux films français bien vendus mais ou il ne se passe pas grand chose , la dernière heure va nous prendre en haleine, nous offrir un polar que n'aurait pas renié un Chabrol.

Adaptation d'un roman de Tatiana de Rosnay, cet angoissant thriller familial traite des secrets enfouis, du déni du monde des adultes qui tiennent à préserver leurs enfants coûte que coûte.

Boomerang est un film poignant , dont le scénario se base sur un secret de famille enterré depuis 30 ans. Antoine, qui n'avait que 10 ans au moment du drame et dont on se demande s'il est parano ou s'il est dans le vrai, tient absolument à éclaircir la situation au risque de se faire rejeter par l'ensemble du clan. 

La réalisation de François Favrat est réussie. Les flash-back, l'ambiance générale, le cadre de  l’île de Noirmoutier, tout cela apporte le plus nécessaire à ce genre de film.

Laurent Lafitte nous offre une large étendue de son jeu d'acteur, et le reste de la distribution est à son niveau. Que ce soit  Wladimir Yordanoff en père adepte du silence et du coup de gueule , Mélanie Laurent en sœur qui ne veut rien voir, Audrey Dana en rayon de soleil ou encore Bulle Ogier, ils apportent tous une pierre importante à cette histoire.

Ma note: 13,5/20

 

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"Les deux amis" de Louis Garrel.

"Boomerang" et "Les deux amis". Deux bons films français.

Depuis qu'il a vu la mystérieuse et belle Mona, vendeuse dans une sandwicherie de la gare du Nord, Clément ne pense qu'à la jeune femme. Or si celle-ci le trouve gentil  mais elle n'est pas amoureuse de lui. Elle ne peut d'ailleurs envisager aucune vie sentimentale car elle est en liberté surveillée et continue à purger une peine de prison. Désespéré, Clément se confie à son ami Abel. Les deux hommes font sortir la jeune femme du train qui la ramène à la prison. Désormais fugitive, Mona est très en colère tandis que les deux hommes tentent d'en découvrir un plus sur la jeune femme...

Ce film original a pour thème principal l'amitié. L'amitié qui débute, l'amitié-amour, l'amitié qui effiloche...

On nous montre ici que ce sentiment est aussi intense et complexe que l'amour. La relation de Clément et Abel a tout de la « passion amicale ». Et comme toute passion, elle est menacée par le temps qui passe, la routine . 

Le trio fonctionne parfaitement, ils sont tous plus ou moins paumés, ce sont des accidentés de la vie , ils avancent tant bien que mal, et malgré leurs défauts ils sont tous les 3 très attachants.

Les acteurs sont remarquables. Golshifteh Farahani est aussi belle que talentueuse, Vincent Macaigne est très attachant, et Louis Garrel est parfait dans ce rôle de type qui se cherche sans se trouver.

Ma note: 14/20

 

Petit bonus.

Hier soir à l'Olympia se produisait le trio Crosby, Steels and Nash.

Pendant 2 heures 30 ils ont interprété tous ces morceaux que nous reconnaissons dès la première note. La voix de Stephen Steels est bien abimé, mais qu'importe, il reste un excellent guitariste. Christopher, le fils de Véronique Sanson, est venu avant l'entracte. Il est revenu pour la dernière demi-heure . ...

 

Puis quand Graham Nash entonne  "Chicago ", c'est parti pour une dernière demi-heure de folie.

 

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Publié le 27 Septembre 2015

"Mémoires de jeunesse" de James Kent . Un bon film et une grande actrice.

Dans les années 1910, Vera Brittain se rêve écrivain, au grand dam de sa famille . Elle est très proche de son jeune frère Edward et de son ami Roland Leighton. Celui-ci décèle le talent de la jeune femme et l'encourage à poursuivre sa voie. Les deux jeunes gens tombent amoureux et se fiancent. Mais la Grande Guerre les séparent, Roland et Edward se sont tous les deux engagés. Pour suivre l'homme qu'elle aime et servir son pays, Vera interrompt ses études à Oxford et devient infirmière sur le front en France....

 "Mémoires de jeunesse" est l'adaptation du livre de Vera Brittain,  "Testament of Youth" , très populaire au Royaume-Uni.

D'étudiante à Oxford à infirmière en France durant la première guerre mondiale, le film nous montre 4 ans de la vie de Vera Brittain. Cette jeune femme est l'incarnation d'une jeunesse qui a trop peu bénéficié de l'insouciance dont on a tant besoin à cette age, brisée par l'horreur du conflit et la proximité de la mort. Une jeunesse sacrifiée et transformée en chair à canon.

Cette histoire est également un hommage aux soldats, mais aussi à ces femmes qui se sont engagées, et aussi à celles qui ont perdu des fils, des fiancés, des maris ou des frères .

"Mémoires de jeunesse" de James Kent . Un bon film et une grande actrice.

On peut reprocher à la mise en scène un manque de souffle et de romanesque, mais on ne peut lui reprocher son élégance . Les images magnifiques de la campagne anglaise, d'Oxford, ou encore les intérieurs bercées de cette lumière splendide, donnent au film un cachet vraiment particulier .

 

"Mémoires de jeunesse" de James Kent . Un bon film et une grande actrice.

Celle qui porte le film à bout de bras, qui par sa beauté et son interprétation nous aimantent, qui donne le sentiment d'être la réincarnation de Vera Brittain,cette jeune femme féministe et pacifiste, c'est la jeune actrice suédoise Alicia Vikander . On regrettera juste le manque de charisme de Kit Harington, l'acteur qui incarne le rôle de son amoureux Roland . C'est d'autant plus dommageable que les autres seconds rôles sont tous remarquables .

Ma note: 15/20

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Publié le 26 Septembre 2015

The Eagles.

Alors que Glen Frey , Bernie Leadon, Randy Meisner et Don Henley ,  accompagnent la chanteuse Linda Ronstadt sur son album Linda Ronstadt en 1972, ils décident de fonder leur propre groupe. C'est ainsi que naissent Les Eagles.

C'est le manager de la chanteuse, John Boylan, qui prend en main leur carrière .

 En 72, le groupe enregistre un premier album éponyme qui rencontre un véritable succès, notamment grâce au titre Take It Easy,  ainsi que Witchy Woman. 

Le son du groupe est un doux mélange de country, de rock et d'harmonies vocales .

Leur second album, Desperado, sort l'année suivante . La collaboration entre Don Henley et Glenn Frey est plus importante, ce sont aux qui signent la plupart des morceaux.  Outre le titre qui donne son nom à l'ensemble on retiendra le titre Tequila Sunrise.

Mais c'est à partir de 1974 que le succès va devenir international. Le groupe engage Don Felder comme nouveau guitariste et enregistre son troisième album : "On the Border".

En 1975, juste après la sortie du nouvel album "One Of These Nights", Glen Frey déclare : « Maintenant, on a grandi et c'est décidé : on est bon. Les gens nous ont acceptés et... c'est notre année. (...) A partir de maintenant, on ne fera plus que des grosses salles. Il y a un palier à passer. C'est ce qui sépare les hommes des garçons. (...) Je veux dire, on a les chansons. On a le meilleur guitariste de country en la personne de Bernie Leadon, et le meilleur joueur de rock'n'roll avec Don Felder, et le bassiste à la plus belle voix, et le meilleur batteur chanteur, et je sais que je suis le meilleur et on est parti. Je sais qu'on est dans le coup et qu'il n'y a personne de meilleur. Et c'est tout c'que j'sais. »

Ce titre est numéro 1, l'album est très bien accueilli par les critiques et devient très rapidement disque d'or. 

Mais la nouvelle orientation musicale ne plait guère à Bernie Leadon qui décide de quitter le groupe . Il est remplacé par  Joe Walsh . Avec ce nouveau guitariste le style devient plus rock'n'roll . 

L'album "Hotel California" sort en décembre 1976. De suite le single  "New Kid In Town" est numéro 1 . 

Don Henley dira : « Cet album n'est pas ce à quoi tout le monde s'attendait ; il est très différent. J'aime bien la chanson Hotel California aussi, j'en suis assez fier. Elle est très cynique mais ça me plaît comme ça. Vous savez, c'est notre bicentenaire, les Etats-Unis ont deux-cents ans. On s'est dit que puisqu'on s'appelle les Eagles et que l'aigle est notre symbole national, on pourrait faire une sorte de déclaration, en utilisant la Californie comme un microcosme des Etats-Unis en général. On voulait dire aux Américains : Voilà 200 ans qu'on s'en sort bien mais il va falloir que l'on change si on veut toujours être dans le coup. »

L'album de leur plus grand succès marque aussi la fin d'une grande aventure. 

Le bassiste Randy Meisner qui est épuisé par la tournée mondiale est remplacé en août 1977 par Timothy B. Schmit. Après avoir prévu de sortir un double album c'est finalement un album classique, "The Long Run", qui sort en 1979.

Même si c'est loin d'être un échec il n’obtient pas le succès d'Hotel California. Seul le morceau "Heartache Tonight" sera en en haut des charts. 

Un double album Live va suivre alors que le groupe est déjà séparé.

Le groupe, composé de Frey, Henley, Walsh, Felder et Schmit se réunit en 1994 à l'occasion de ce concert filmé pour MTV. De ce concert sortira l'album "Hell Freezes Over" avec 4 inédits. La tournée qui suit est triomphale.

Si leur dernier album remonte à 2007 avec "Long Road out of Eden", le groupe continue de se produire sur scène ou ils interprètent également des tubes de Glen Frey ou Don Henley. On retiendra tout particulièrement le plus important des succès solo de ce dernier, "The Boys Of Summer."

Extrait de son second album solo, "Building the Perfect Beast" (1984), qui alterne les chansons d'amour avec des titres plus engagés (La politique étrangère de l'Amérique et la violence policière y sont notamment dénoncés), "The Boys of Summer" est le tube principal de ce disque. Il sera couronné d'un Grammy Award .

Le clip de la chanson sera le grand gagnant des MTV Video Music Awards en 1985. Il remportera les prix de la vidéo de l'année, du Meilleur Réalisateur,de la Meilleure direction artistique et la meilleure photographie. 

C'est le français Jean-Baptiste Mondino qui a réalisé ce clip. Rappelons pour qui, entre autres, a travaillé le réalisateur : Axel Bauer, Alain Chamfort, Rita Mitsouko, Alain Bashung, Étienne Daho, David Bowie, Brian Ferry, Björk, Texas, Madonna, Prince....).

"Je me demande ce qui est arrivé à la génération des années 60, aux enfants du baby-boom qui devaient changer  le pays, dit Henley à propos de l'album. On a laissé filer ça quelque part entre nos doigts. A un moment donné des années 70, tout le monde s'est détourné de l'amour universel et de l'amour fraternel au profit de l'amour-propre. On s'est regard dans la glace et on s'est dit: "bon, ça ne marche pas, je vais aller bosser, gagner plein de fric et je vais m'occuper de moi. C'est ce que j'ai essayé de dénoncer dans "The Boys of Summer".

Voici comment Henley a eu l'idée ce cette chanson: "je conduisais sur l'autoroute de San Diego, j'ai été doublé par une Cadillac Seville, le symbole de la droite bourgeoise aux USA."

Au lieu de traiter du soleil, du surf, de la mer, "The Boys Of Summer" présente un portrait mélancolique d'un homme accroché à un amour qui l'a laissé seul . Henley a emprunté le titre au célèbre livre de Roger Kahn  et l'a utilisé pour représenter la jeunesse avec laquelle le narrateur ne peut rivaliser.

Si Don Henley a écrit les paroles,  c'est le guitariste des Heartbreakers de Tom Petty, Mike Campbell, qui a composé la musique.

C'est le producteur Jimmy Iovine qui a fait le lien entre Mike Campbell et Don Henley, sachant que ce dernier cherchait des mélodies. 

Campbell avait proposé cette musique à Tom Petty, mais ce dernier a trouvé qu'elle ne correspondait pas au reste de l'album "Southern Accents", sur lequel ils travaillaient à l'époque.  

Bien sur, avec Henley c'est devenu beaucoup moins rock que ce n'a l'aurait été avec Petty. On a ajouté des synthétiseurs. Henley a demandé à Neil Giraldo, le mari et guitariste de Pat Benatar, s'il pouvait "copier"  la partie rythmique du morceau " "Love Is a Battlefield ". Le morceau sera co-produit par Mike Campbell, Don Henley, Danny Kortchmar et Greg Ladanyi. 

En voici une excellente version live des Eagles.

 

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Publié le 23 Septembre 2015

 

2 minutes 35 de bonheur ou un peu plus, c'est ce que peut nous apporter une chanson. Rendre la vie plus joyeuse, nous faire oublier les soucis du moment, rien de tel qu'une petite ritournelle pour comprendre qu'Il en faut peu pour être heureux .

C'est également ce que pense Jacop Jolij, un chercheur en neuroscience à l'université de Groningen (Pays-Bas), qui a relevé trois critères importants pour mesurer l'effet positif d'une chanson. C'et une véritable équation mathématique que nous propose notre chercheur.Il faut tout d'abord des paroles positives (L), , puis un tempo de 150 battements par minute (BPM), ,et enfin l'utilisation du majeur (K), une note qui "sonne de manière joyeuse à nos oreilles d'après le scientifique.

Et pour Jacop Jolij, cela ne fait aucun doute, la chanson qui rend le plus heureux, c'est  "Don't Stop Me Now"  de Queen .

Et si vous en voulez plus, voici les 10 premières chansons de son classement:

2) Dancing Queen (Abba)

3) Good Vibrations (The Beach Boys)

4) Uptown Girl (Billie Joel)

5) Eye of the Tiger (Survivor)

6) I'm a Believer (The Monkeys)

7) Girls Just Wanna Have Fun ( Cyndi Lauper)

8) Livin' On a Prayer (Jon Bon Jovi)

9) I Will Survive (Gloria Gaynor)

10) Walking on Sunshine (Katrina & The Waves)

 

En voici deux qui me viennent à l'esprit...

Et vous, quelles sont les chansons qui vous rendent heureux?

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Publié le 21 Septembre 2015

 

Les films que j'ai vu cette semaine.

"Marguerite", "Much Loved", "Le prodige", "Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E" et "The Program" pour terminer; voici les films sortis cette semaine que je suis allé voir.

1

C'est tout d'abord "Marguerite" de Xavier Giannoli, que j'ai vu  lundi dernier en avant- première. 

Encensé par la critique, j'ai été personnellement déçu par ce film qui nous raconte l'histoire d'une baronne fortunée, passionnée d'art lyrique qui donne des concerts privés alors qu'elle chante comme une casserole mais que personne n'ose le lui dire. Ni son mari qui la protège, ni ses amis qu'elle entretient, ni son majordome qui la vénère.... 

La reconstitution des années 20 est splendide, les acteurs, (on pense à Catherine Frot et Michel Fau) sont parfaits, mais après un début réussi on s'ennuie très vite. Ce film qui dure plus de deux heures aurait beaucoup gagné à perdre au minimum 30 minutes.

Ma note: 10/20

2

"Much Loved" de Nabil Ayouch.

L'histoire:

Marrakech, aujourd'hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d'amours tarifées. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d’une société qui les utilise tout en les condamnant. 

Ce film a été interdit au Maroc car les autorités l’ont considéré comme un “outrage grave aux valeurs morales et à la femme marocaine, et une atteinte flagrante à l’image du Maroc”. 

 Est-ce plutôt la description de Saoudiens violents, les allusions à la pédophilie, des scènes de sexe assez crues ou l’atmosphère générale de ce film puissant qui ont déplu au gouvernement marocain ? 

Ce qui est important aussi dans ce film ,; c'est de voir que malgré la violence, comme quand une des héroïnes se fait tabasser par un client saoudien ou qu’une autre est prise de force par un policier, elles ne sont pas montrées comme des victimes.

Elles vivent des choses extrêmement douloureuses, mais ce n’est pas pour autant que ça n’en fait pas des personnages pleins de vie. Leur humanité transparaît dans des moments pleins de drôlerie et de sensibilité. Ces filles sont capables d’amitié, capables de s’aimer entre elles .

On se demande comment ces filles vont pouvoir s'en sortir, voir le bout du tunnel.....

Ma note: 13/ 20

3

 "The program" de Stephen Frears.

On montre de l'intérieur cette énorme machination qui permit à Armstrong de se doper sans que cela se voie. On voit aussi l'hypocrisie des journalistes . Il avait traversé un cancer, en était revenu, rescapé, l'histoire était trop belle pour la démonter. Comment ne pas sacraliser un athlète qui crée une fondation pour les enfants et rafle tous les podiums alors qu'il a frôlé la mort .

Mais au final Armstrong se révélera être  un menteur et un despote.

 Stephen Frears reconstitue toute l'histoire en s'appuyant sur diverses enquêtes et notamment, sur le livre du journaliste David Walsh. Lequel apparaît dans le film sous les traits de l'acteur Chris O'Dowd. Ferrari, le médecin démiurge par qui tout commence est joué par Guillaume Canet. Quant à Armstrong, il est interprété par Ben Foster, dont la métamorphose physique et l'incarnation relèvent de l'exploit.

Pour le scénario le cinéaste britannique s’est inspiré du livre publié en 2012 par le journaliste d’origine irlandaise, du "Sunday Times", David Walsh . On regrette juste qu'il ne se soit pas plus documenté, que certains aspects de l'histoire du champion dopé aient été occultés.

On pense principalement au le rôle de l'UCI , qui a couvert Armstrong pendant de longues années. Rien sur le sulfureux  Hein Verbruggen, Président de l'UCI de 1991 à 2005, grand ami du coureur américain, qui est depuis 2008 membre honoraire du très "prestigieux" Comité international olympique .

Ma note: 13/20

4

"Le Prodige",  d'Edward Zwick .

L'histoire:

Les deux superpuissances en pleine guerre froide s'affrontent par échiquier interposé . C'est la célèbre partie d'échecs entre l'Américain Bobby Fischer et le Russe Boris Spassky en 1972. 

On suit aussi le parcours de Bobby Fischer, de son enfance à ce fabuleux duel. On voit à quel point il était malade, paranoïaque, pour ne pas dire fou. Un personnage complexe pour une vie complexe .

On n'est pas obligé de savoir jouer aux échecs pour apprécier de film.  Tobey Maguire, connu du grand public grâce à son interprétation de Spiderman, se livre ici à une performance intense qui pourrait bien lui rapporter un Oscar.

Ma note: 14,5/20

5

"Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E" de Guy Ritchie.

L'histoire.

Au début des années 60, en pleine guerre froide, Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E. retrace l'histoire de l'agent de la CIA Solo et de l'agent du KGB Kuryakin sont contraints de coopérer afin de mettre hors d'état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler l'équilibre mondial, en favorisant la prolifération des armes et de la technologie nucléaires.  Leur seule piste :  la fille d'un scientifique allemand porté disparu, le seul à même d'infiltrer l'organisation criminelle. Ils se lancent dans une course contre la montre pour retrouver sa trace et empêcher un cataclysme planétaire.

Adapté de la série  « Agents très spéciaux » avec Robert Vaughn et David McCallum, le film propose des décors plus vrais que nature. Les années 60 sont reconstituées de façon parfaites. 

De l'humour, de l'action, c'est pétillant, frais, rythmé,  la réalisation est impeccable.

Et puis bien sur, dans ce genre de film il y a toujours l'atout charme. Il est ici magistralement incarnée par Alicia Vikander, rayonnante de beauté dans ces tenues des années 60 qui savaient si bien mettre en valeur les jolies filles.

Ma note: 15,5/ 20

 

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Publié le 20 Septembre 2015

Moix, c'est déjà trop.

L'agressivité, la haine, la bave aux lèvres.  Moix qui se comportait il y a quelques semaines en avocat de son ami Houellebecq sur le plateau d'ONPC, s'est comporté en procureur face à Michel Onfray hier soir.

C'est d'autant plus surprenant qu'entre le philosophe et l'écrivain s'il y en a un qu'on peut soupçonner d'islamophobie ce n'est pas celui que Moix a décidé d'attaquer de manière pitoyable .

Mais pour réussir une bonne mise à mort il faut avoir de bons arguments, être au minimum du niveau de son adversaire.

Hors, lorsque Moix parle de BHL, puis accuse Onffray d'en parler dès qu'il lui répond sur son nom, il nous montre déjà sa mauvaise foi . Pire, croyant faire de l'humour, le nouveau chroniqueur de Ruquier, fait dans la blague niveau cours de récréation lorsqu'il dit à Onfray qu'il doit être amoureux du philosophe à la chemise blanche .

Trouvant son mot excellent, Moix le répétera à au moins 3 ou 4 reprises, ce qui prouve l'étendu de son talent humoristique.

Pour un brillant esprit comme le sien , c'est tout du moins ce qu'il tient absolument à faire paraître, c'est plus que limité.

Puis il y a eu l'épisode sur "le peuple". La encore Moix s'est fait mouché en beauté. Il a essayé de s'en sortir en jouant les intellos pour faire croire qu'il avait plus de culture qu'Onfray. 

Le summum de la connerie de Moix c'est lorsqu'il a évoqué Camus, comme si Onfray devait toujours être en accord avec un écrivain dont il aime l'oeuvre.

En agissant ainsi, le chroniqueur essaye de manipuler le télespectateur, de lui faire croire que si l'on apprécie la pensée de quelqu'un, on doit toujours être en accord avec. C'est une méthode qui démontre la petitesse des arguments empolyés.

Je ne suis qu'un pauvre type du peuple inculte, mais je vais juste répondre à Moix qu'appréciant beaucoup Onfray, je ne partage pas 100% de ses positions.

Je vais même ajouter que je suis capable de penser par moi-même. J'en suis désolé.

Moix a enfin tombé le masque hier soir. Il nous a démontré qu'il ne suffisait pas de faire des phrases avec des mots compliqués, en gros de jouer les esprits brillants, pour en être un.

Quant à Salamé, à force de vouloir nous faire croire qu'Onfray aime le FN, on va finir par penser qu'elle est est aussi stupide qu'elle voudrait qu'on le soit.

Et pour Ruquier, qui pense que ses chroniqueurs ne doivent pas faire plus de trois saisons, on a envie de lui conseiller d'en conserver certains pas plus de 3 émissions.

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Publié le 19 Septembre 2015

  • Quelques morceaux que nous n'avions pas entendu depuis longtemps...

     

     

     

     

     

     
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Publié le 18 Septembre 2015

 

Ricki joue dans un groupe de rock qui se produit dans un bar minable. Pour accomplir son "rêve" elle a quitté son mari et ses enfants depuis de longues années, mais un jour son devoir de mère la rattrape et elle revient auprès des siens . Bien entendu, cela ne va se faire sans créer quelques problèmes...

Servi par une Meryl Street extraordinaire en rockeuse de seconde zone, et par une distribution remarquable en générale, ce film ne brille pas par son originalité. Mais Si vous n'avez pas envie de vous prendre la tête, si vous aimez le rock saupoudré d'une bonne dose d'humour, vous allez passer un bon moment en regardant Ricki et toute sa petite bande.

Et puis lorsqu'on entend Meryl Streep et son groupe, avec notamment Rick Spreegfield à la guitare, reprendre Tom Petty, les Stones ou Bruce Springsteen, on ne peut que se laisser emporter.

 

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Publié le 10 Septembre 2015

 

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Dieu existe et il vit à Bruxelles avec sa femme et sa fille. Mais attention,son but n’est pas de faire le bien autour de lui, mais plutôt de pourrir notre existence.

Et lorsqu’Ea, sa fille, découvre le Pot aux Roses, elle décide d’envoyer à chaque être humain de la planète sa date de décès . Et sur les conseils de son frère, J.C., elle part à la recherche de 6 nouveaux apôtres…

En résumé, l’idée de ce film c’est « Et si vous saviez le temps qu’il vous reste à vivre, que feriez-vous ? « 

A noter que la bande annonce ne reflète pas tout à fait l’esprit de ce « Tout nouveau Testament ». On pourrait croire en la visionnant que l’humour y est omniprésent, hors ce n’est pas vraiment le cas.

Tout d’abord j’aimerai m’adresser aux croyants. Si vous avez du ma à rire de votre religion, si vous êtes  scandalisé au moindre blasphème, restez chez vous.

Pour les autres, vous ne pouvez qu’être séduits par l’originalité du scénario, il y a dans ce film une imagination débordante. On est sous le charme des multiples petites idées qui viennent agrémenter l’histoire, les nombreux personnages sont vraiment très attachants . On est en permanence entre le rire, la réflexion et la poésie.

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Au niveau de l’interprétation,  Benoît Pooelvorde, dont le rôle n’est pas si important, est parfait pour incarner ce Dieu cynique et abject . Yolande Moreau est comme à son habitude, inimitable. Les seconds rôles, à l’image de Cataherine Deneuve ou François Damiens , sont tous excellents. Mais celle qui surprend le plus, qui en vérité est l’actrice principale de ce film,c’est la petite Pili Groyne. Elle est tout à fait surprenante de spontanéité et d’assurance. Bref, sa performance est remarquable.

Le Tout Nouveau Testament est aussi un film dans lequel la musique occupe une  place importante. Chaque nouvel apôtre possède sa petite musique intérieure ( Haendel , Rameau, Purcell,Charles Trenet…).

Bien sur, ce film est loin d’être parfait, mais son originalité mérite le détour.

Evidemment, son  happy-end  sera vu comme de la mièvrerie par ceux aiment tant assimiler la gentillesse à de la « connerie » ,par ceux qui sont en permanence dans le cynisme gratuit. Mais il y a de si belles choses à contempler et à connaitre sur cette terre, que ce soit dans la nature ou des œuvres créées par l’humain.

 Et puis oublions les êtres nocifs pour ne s’intéresser qu’à ceux qui nous donnent du bonheur. Ceux qui d’un mot, d’un sourire, d’un geste, d’un regard, d’un repas, d’un moment de plaisir partagé, font que la vie vaut la peine d’être vécue. Et ceci peu importe le temps qu’il nous reste à vivre.

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Publié le 4 Septembre 2015

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En préambule de mon billet, j’aimerais dire à ceux qui ont le désir de voir rapidement « Dheepan », que je vais dévoiler ici la fin du film .

L’histoire: « Dheepan’, dernier film réalisé par Jacques Audiard, palme d’or à Cannes en 2015, raconte l’histoire d’un ancien soldat,d’une jeune femme et d’une petite fille, qui se font passer pour une famille afin de fuire la guerre civile au Sri Lanka. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

Commençons par les réussites du film. Il y a tout d’abord la réalisation, mais avec Audiard on sait que sur ce point on est en de bonnes mains. Les acteurs sont tous très bons également, à commencer par notre petite « famille ». On est également impressionné par la performance de Vincent Rottiers dans son rôle de caïd .

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Pendant une bonne heure on assiste à la bonne volonté de cette « famille » pour réussir son intégration. Mais tout n’est pas si simple.

La racaille des banlieues est présente en permanence, c’est elle qui fait la loi. Sur ce point, le film est très réussi, il a des allures de reportage. On nous montre aussi les difficultés d’une famille qui n’en est pas une, les complications et les heurs que cela peut engendrer.

Et puis dans sa dernière partie, on ne sait pas trop pourquoi,Audiard nous transforme Dheepan en Rambo. Il débarrasse la banlieue de toute sa vermine. Le film très proche de la réalité jusque là part dans le grand n’importe quoi. Evidemment que l’on souhaite tous voir nos banlieues enfin débarrassées de ceux qui pourrissent l’existence des gens qui aimeraient y vivre paisiblement, mais de là à sombrer dans le navet style Steven Seagal, on pouvait espérer mieux.

Mais il y a encore pire avec la dernière scène qui se révèle être d’un grotesque total. Nous y découvrons Dheepan avec sa petite famille en Angleterre. On le voit heureux dans un joli petit pavillon, un bébé dans les bras. On a vraiment le sentiment que face à la triste réalité des banlieues françaises, Audiard veut nous laisser croire qu’il suffit de franchir la Manche pour découvrir le paradis terrestre.

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