Publié le 31 Mars 2016

L'histoire:

Nous sommes dans la campagne écossaise, au début du XXe siècle. Fille d’agriculteur, Chris rêve de devenir institutrice. La famille vit sous la coupe d’un père tyrannique et violent. Au fil du temps, les membres de la maisonnée disparaissent un à un et Chris, se retrouve seule à la ferme. La jeune femme rencontre alors Ewan, tombe amoureuse, se marie… mais l’année 1914 approche.

 "Sunset Song" est l'adaptation d’un roman de Lewis Grassic Gibbon paru en 1932, et c'est surtout le film le plus beau de ce début d'année.

Beau par la qualité de ses images, de ses plans, de sa lumière, des décors, de la reconstitution historique, de l'histoire, de la narration, des chants, de l'interprétation et de la grâce de l'actrice Agyness Deyn qui est tout simplement extraordinaire pour son premier grand rôle.

La lumière de Michael McDonouh et la réalisation de Terence Davies, faite de douceur et de délicatesse , font que ce film est intemporel.

En admirant cette jeune Criss  on ne peut s’empêcher de penser à "Tess" de Polanski, ou encore à "La Leçon de piano" de Jane Campion. Quant à la qualité de l'image et de la lumière, c'est du coté de Kubrik et son "Barry Lyndon" qu'il faut regarder.

Un sens exacerbé du romanesque et de la mélancolie. L’importance du chant, cette ode au courage des femmes, aux mystères de l’existence ne manque ni de souffle ni de grandeur.

Vous admirez une toile d'une pureté exceptionnelle et vous vous imaginez que celle-ci commence à prendre vie, lentement, sans vous heurter, avec grâce et intelligence. C'est le sentiment que l'on a en visionnant ce film si particulier.

 

P.S

2 films à voir également:

"Remember" de Atom Egoyan.

Un vieil homme, survivant de l'Holocauste, parcourt les États-Unis pour se venger d'un passé qu'il ne cesse d'oublier.

 

Critique d'un blogueur que je partage:

"Superbe film, une sorte de road movie à travers les USA (quel régal d'entendre ces voix rauques américaines, ces accents si prononcés, que de souvenirs), un film qui a une belle photo, une belle lenteur et un pitch assez étonnant, et aussi des acteurs sur lesquels le temps a accompli sa vengeance (Martin Landau (mission impossible) à peine reconnaissable, Bruno Ganz décomposé par les rides)... L'idée est celle (tout le monde a lu le synopsis) d'une vengeance sur fond de camp de concentration, autant dire qu'il y a quelque chose de glacial dans cette histoire, empreinte de nuances mortifères et d'émotions savamment dosées par la mise en scène....Atom Egoyan est un réalisateur rare et original, ce film sort de sa production ordinaire par son classicisme et son imaginaire.....Il est touchant et il serait dommage de le rater...."

A noter que dans son ensemble, la presse dite  "intello", n'a guère aimé ce film.

Voici par exemple ce que dit Télérama:

"Le suspense est fâcheux et la mise en scène, empesée. Quant au rebondissement final, il est carrément déplaisant : concernant la Shoah, on n'utilise pas la mémoire comme un simple ingrédient de thriller."

 

"Médecin de campagne" de Thomas Lilti

Tous les habitants, dans ce coin de campagne, peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit, 7 jours sur 7. Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer Nathalie,  médecin depuis peu, venue de l’hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à s’adapter à cette nouvelle vie et à remplacer celui qui se croyait… irremplaçable ?

 

Tout d'abord Marianne Denicourt et François Cluzet sont remarquables.

Lu sur "Allociné" :

"Faire un film sincère et profondément humain n’est pas chose facile. Quand en plus on s’attaque à la population des campagnes Française, la caricature est souvent de mise. « Médecin de Campagne » parvient pourtant à être juste et fait un bel hommage à une profession qui est encore plus difficile à exercer en campagne. François Cluzet est totalement crédible en médecin de patelin paumé et ses patients me font penser aux habitants du village de mes grands-parents ! Dureté, solidarité, caractères, croyances, fidélité… On y retrouve ce qui fait la force et le charme des habitants des campagnes, défauts inclus. Un film juste, militant, sensible, qui passe mieux qu’une pilule."

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Publié le 28 Mars 2016

Elliot Murphy au New Morning.

Après Tanita Tikaram jeudi soir au New Morning, rendez-vous au même endroit le lendemain, et dans un registre différent, avec Elliot Murphy.

Tout d'abord , qui est Elliot Murphy?

Pour être honnête je le connaissais assez mal avant d'aller à ce concert. J'avais déjà entendu quelques uns de ses morceaux, je le connaissais de réputation depuis les années 80, mais rien de plus.

Voici donc ce que j'ai trouvé sur le personnage.

Né le 16 mars 1949 à New York, il joue dans des petits groupes amateurs de blues à l'adolescence.

Il part ensuite pour l'Europe dans le but de renforcer sa formation de musicien, tout en jouant dans les rues . En 1973, Elliott Murphy enregistre son premier album "Aquashow", un album qui reçoit un accueil triomphal de la part des critiques .

Il est alors présenté comme le nouveau Dylan, le nouveau Lou Reed ou le F. Scott Fitzgerald du Rock'n'roll.  Rien que çà.

Suivent Lost Generation en 1975, Night Lights en 1976 et Just a Story From America en 1977 qui ne rencontrent pas le succès escompté auprès du grand public.

Voyant que le public américain ne semble pas apprécier sa musique, il part pour Paris ou il vit depuis de nombreuses années avec sa femme Françoise et son fils .

 A l’inverse du public américain, les Européens et principalement les Français semblent plus sensibles à ce style folk rock et à son approche littéraire tout à fait particulière.

Il est rejoint en 1996 par le guitariste français Olivier Durand (ex Little Bob Story). 

Elliott Murphy parcourt l’Europe avec un nombre impressionnant de concerts. Formidable artiste, il enflamme les salles et se donne sans compter. (J'ai pu vérifier)

En plus de sa carrière musicale, Murphy a plusieurs écrits à son actif. Plusieurs de ses articles paraissent dans les magazines Rolling Stone et Spin, entre autres. Il publie aussi un roman semi-autobiographique ’’Cold and Electric’’ et deux collections de nouvelles.

En 2012, Elliott Murphy est honoré de la Médaille de Vermeil par la ville de Paris pour sa carrière de musicien et d’écrivain.

En 2015, Elliott a obtenu les honneurs de Chevalier des Arts et Lettres par le ministère de la culture.

Pour Elliott Murphy, la musique et la littérature  sont indispensables car c’est l’art qui nous console, nous élève et nous rend heureux.

C'est donc cet artiste pour le moins particulier qui était au New Morning les 25 et 26 mars .

Il faut savoir que l'artiste se produit tous les ans, et depuis de longues années, dans cette salle si particulière.

Le public présent est vraiment un public de connaisseurs, voir de fans. Pour eux il s'agit d'un événement annuel qu'il ne raterait pour rien au monde.

Elliot Murphy le sait, il leur parle comme on parle à des potes tout au long du concert . 

On est en famille. C'est d'ailleurs son épouse qui présente le spectacle. Elle nous dit comment va se dérouler le concert, que la première partie sera exclusivement consacrée à l'interprétation en entier de son second album sorti en 1974, "Lost Génération".

Et puis il y a son fils qui fait parti du groupe, qui est au milieu des musiciens normands qui accompagnent Elliot depuis de longues années.

Voici un titre de cet album, et de cette première partie.

A l'entracte, les fans sont un peu déçus par cette première heure. Il ne reconnaisse pas tout à fait leur Elliot .

Mais ils vont rapidement changer d'avis à son retour. Un second concert débute, et quel concert.

 

Et pour le rappel , on a eu droit (entre autres) à ça

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Publié le 26 Mars 2016

Tanita Tikaram au New Morning.

Jeudi 24 mars, dans le 18ème arrondissement, à deux pas du métro Château d'Eau, dans la petite salle vraiment sympa du New Morning.

La fin des années 80 voit apparaître une nouvelle génération de chanteuses qui s'inspirent du folk. On pense à Suzanne Vega, Tracy Chapman, mais aussi Tanita Tikaram, avec qui nous avons rendez-vous ce soir.

Pour le moment, et pour la première partie, on est avec la jeune nordiste Lena Deluxe .

Une voix, de la présence, la petite assure .

Il est un peu plus de 21 heures lorsque Tanita Tikaram entre en scène. Elle vient aussi nous présenter son nouvel album "Closer To The People", et les extraits "Food on My Table" ou "Glass Love Train".l

Lors de ce concert on a eu également droit à de nombreux titres de son excellent premier album, "Ancient Heart", sorti en 1988, alors qu'elle n'avait que 19 ans.

Avec bien sur, et dans la même version qu'ici .

Un cocktail de pop-rock, de folk, de jazz, de la vraie variété dans le sens noble du terme.

Une chanteuse talentueuse accompagnée de 4 musiciens qui prennent et donnent du plaisir.Des moments de grâce qui vous donne le sentiment de ne plus toucher le sol, d'être loin d'un monde qui prend un malin plaisir à vouloir nous faire souffrir.

Et puis quel bonheur de se sentir privilégier, de n'être que 200 ou 300 spectateurs tout au plus à bénéficier d'un tel spectacle. 

On en redemande. Alors quand vient le rappel on ne se prive pas.

C'est tout d'abord une reprise de ce morceau "Love Is in the Air" de John Paul Young en 1977 .

Puis elle clos cette très agréable soirée, avec deux morceaux de ses débuts.

(Video prise jeudi soir)

 

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Publié le 24 Mars 2016

Né le 25 avril 1947, Johan Cruyff n'a que 12 ans lorsqu'il son père meurt d'une crise cardiaque.

Est-ce de ce drame qu'il tirera cette force de caractère qui en fera l'un des meilleurs joueurs de toute l'histoire du football?

Élégant, racé, vif, véloce, il a révolutionné son sport au tout début des années 70, avec son club de l'Ajax d'Amsterdam .

Le football total ou tout le monde attaque et tout le monde défend,  le "Hollandais volant", avec son célèbre n°14, ses dribbles déroutants, ses chevauchées fantastiques, son sens du jeu,  un look de rock star. Si on y ajoute quelque chose de très rare dans le football, un discours sans langue de bois doté d'une grande intelligence, on a ici tout du footballeur parfait.

C’est en 1964 qu’il débute en pros à l’Ajax Amsterdam. La jeune équipe  progresse chaque saison et obtient sa première finale de C1 en 1969 ou elle est battue par le Milan AC.

Alors que les Bays-Bas ne se sont pas qualifiés pour le Mondial mexicain en  1970,  Johan Cruyff va régner trois années d'affilée  sur le football européen .

Entraîné par Rinus Michels, l’Ajax remporte sa première C1 en 1971 contre  le Panathinaïkos au stade Wembley de Londres.

Michels parti au Barça, c'est le Roumain Stefan Kovacs qui entraîne désormais l'Ajax. Mais cela ne change rien puisque le véritable chef d’orchestre du ballet de cette équipe n'est autre que Cruijff . La preuve, en 1972, le club remportera un quintuplé Championnat – Coupe – C1 – Supercoupe d’Europe – Coupe Intercontinentale.

L'année suivante, c'est le Bayern de Beckenbauer qui est humilié en finale,  4-0 . 

3 Coupe d'Europe des clubs champions, comme on le disait à l'époque, et aussi 3 ballons d'Or pour le génial Johan  Cruyff

1974. Tous les amoureux du beau jeu  souhaitent la victoire des Pays-Bas de Johan Cruyff en finale de la Coupe du monde contre l'Allemagne de l'Ouest .

Malheureusement, après avoir ouvert le score rapidement sut penalty par son capitaine, l'équipe néerlandaise se laisse prendre par l'Allemagne de Beckenbauer qui s'impose au final 2-1.

Il rejoindra le FC Barcelone en 1973, participant fortement à la remontée du club Catalan parmi les grands d'Espagne.

Mais c'est comme entraîneur qu'il sera le plus efficace au Barça. C'est d'ailleurs avec lui aux manettes, en 1992, que le Club remporte sa première Ligne des Champions. On peut dire qu'aujourd'hui encore, le style  Cruyff est toujours très présent dans le jeu produit pas les partenaires de Messi.

Quel joueur et quel entraîneur peut prétendre, plusieurs décennies après avoir imposer un modèle, gagner des titres tout en offrant du plaisir au public?

Parce-qu’il aura révolutionné son sport comme joueur, mais aussi comme entraîneur, et que son nom sera éternellement associé au beau jeu, on peut prétendre que Cruyff est le plus grand de tous.

 

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Publié le 23 Mars 2016

L'histoire:

Vincent Machot connaît sa vie par cœur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents... Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu'il est convaincu d'avoir déjà rencontrée. Mais où ? Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l'espoir d'en savoir plus. Il ne se doute pas que cette filature va l’entraîner dans une aventure pleine d’imprévus où il découvrira des personnages aussi fantasques qu’attachants. Une chose est sûre : la vie de Vincent Machot va changer…

Ce film est comparé, parfois, à Amélie Poulain.

J'avoue que j'ai eu du mal à y voire des similitudes.

Moi qui qui avait trouvé le film de Jean-Pierre Jeunet insipide et gnangnan, j'ai adoré le film du fils Rappeneau . C'est frais, drôle, et surtout d'une grande tendresse . 

De plus chaque rôle, petit ou grand, est soigneusement étudié, fignolé.

Bref, ce film est un petit bijou.

Voici une critique lu sur Allociné qui correspond assez bien à mon ressenti:

"Julien Rappeneau, le scénariste (Au nom de ma fille, Cloclo, 36 quai des orfèvres...), aujourd'hui réalisateur. On est souvent sceptique (et trompé) sur les accroches des affiches. Celle de Rosalie Blum nous annonce « une bulle de bonheur » ou « une bouffée d'air frais ». Pour une fois, c'est vrai ! Pour son premier film en tant que réalisateur, le fils Rappeneau nous concocte une comédie douce amère aussi rafraîchissante que drôle . Même si, sur le fond, le postulat de départ n'est pas franchement gai (la solitude). C'est  mise en scène et écrit (adapté d'une BD) de façon légère mais pas mièvre, et sans pathos. Le film est découpée en trois partie et la même histoire est vue sous l'angle des trois personnages principaux. Procédé que j'apprécie, pas nouveau mais intéressant quand c’est bien fait. Ce n'est pas aussi balisé que cela aurait pu être et quelques surprises émaillent le récit. Le casting est tout en charme et efficacité. Kyan Khojandi (Bref) s'en sort très bien pour son premier premier rôle. Convaincant et plein de charme. Noémie Lvovsky est égale à elle-même, Alice Isaaz est bien plus agréable que dans La crème de la crème et Anémone est à mourir de rire. En résumé, cette Rosalie Blum est une très belle réussite. Une très jolie comédie, aussi sensible que sympathique, aussi drôle qu'intelligente. On en ressort donc content avec le sourire aux lèvres. Une très jolie surprise"

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Publié le 22 Mars 2016

Envie de hurler , envie de crier .

Quelques bons morceaux de gratte, de plus interprétés par des filles.

 

 

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Publié le 20 Mars 2016

"Au nom de ma fille" de Vincent Garenq .

L'histoire:

Un jour de juillet 1982, André Bamberski apprend la mort de sa fille Kalinka. Elle avait 14 ans et passait ses vacances en Allemagne auprès de sa mère et de son beau-père le docteur Krombach. Rapidement, les circonstances de sa mort paraissent suspectes. 

L'ambiance pesante, qui navigue entre passé et présent, créé un suspense haletant. On apprécie également de voir qu'à aucun moment le film ne plonge dans l'excès de sensiblerie.  

On peut juste regretter qu'on ne s’intéresse pas assez à la psychologie des personnages, en particulier celle du Dr Krombach .

Dans un rôle très difficile, Daniel Auteuil joue très juste, tout comme l'ensemble des comédiens .

Ce qui ressort avant tout de ce film, c'est le courage et la volonté d'André Bamberski dans son combat pour faire condamner l'assassin de sa fille malgré les nombreux blocages judiciaires et politiques qu'il a du affronter .

Il est évident que sans la ténacité incroyable de cet homme, jamais Dierter Krombach n'aurait été condamné pour le meurtre et le viol de la petite Kalinka Bamberski.

 

"Midnight Special" de Jeff Nichols.

Fuyant d'abord des fanatiques religieux et des forces de police, Roy, père de famille et son fils Alton, se retrouvent bientôt les proies d'une chasse à l'homme à travers tout le pays, mobilisant même les plus hautes instances du gouvernement fédéral. En fin de compte, le père risque tout pour sauver son fils et lui permettre d'accomplir son destin. Un destin qui pourrait bien changer le monde pour toujours.

Pour tout dire ce film qui est encensé par les critiques m'a laissé sur ma faim.

Voici une critique lu sur Allociné qui résume assez bien mon sentiment:

""Midnight Special" du talentueux Jeff Nichols, après son excellent "Mud" et un "Take Shelter" pas mal du tout, semblait à l'évidence le troisième long métrage qui confirme la règle jamais deux sans trois ! Alors de plus encouragé par le très bon accueil de la presse, on y fonce tête baissée pour enfin découvrir cette merveille... Et tout démarre en effet très bien, le style de Jeff Nichols un peu Seventies dans sa vision du monde est bien ressenti, et ainsi cette histoire d'enlèvement se présente bien avec une part de mystère bien dosée, les différents enjeux entre la secte, le FBI aux trousses des ravisseurs bien, eux bien amorcés ! Alors comme sur des rails, on est lancé pour l'aventure avec des ambiances souvent superbes, des plans et des tons qui composent de belles images d'artiste... Puis le surnaturel à travers Alton cet enfant si convoité, se met en place, avec des événements spectaculaires qui annoncent une suite palpitante ! Au delà de ses yeux qui émettent une lumière blanche éblouissante, qu'il protège avec des lunettes de piscine, c'est encore plus sa seule présence, même vu de dos, qui inquiète et fascine à la fois... Côté interprétation des rôles principaux, Kirsten Dunst est délicate, sensible comme l'est aussi, ce père meurtri joué par Michael Shannon tandis que le jeune Jaeden Lieberher assure étonnamment. Puis en dépit de tout, doucement l'histoire tourne en rond avec un scénario peu développé, le film se met à ronronner doucement, ne comptant que sur les petits cailloux que le cinéaste s'est contenté de disposer sans nous en donner plus, sans proposer de réelles et nouvelles pistes qu'on assemblerait pour comprendre le pourquoi du pourquoi ! Tout s'essouffle donc vite, par manque d'inspiration, on comprend certes en filigrane les raisons de cette fuite en avant mais cette histoire de science fiction a pour le coup un goût de déjà vu, et ne semble pas aboutie dans sa finalité... Le FBI, et cette secte religieuse sont au coude à coude, se surveillent, ont le même enjeu sans que ce point ne soit vraiment approfondi, alors qu'il était essentiel. Alors après un début en fanfare, presque trop beau, on se repose ensuite, on attend et on s'ennuie un peu ! La fin est de plus attendue, étonnante sans doute dans ce qu'elle nous donne à admirer mais n'a pas l'effet escompté. Et donc une déception tout de même, qui confirme la règle de ce fameux adage..."

"Triple 9" de John Hillcoat.

L'histoire:

Ex-agent des Forces Spéciales, Michael Atwood et son équipe de flics corrompus attaquent une banque en plein jour. Alors qu'il enquête sur ce hold-up spectaculaire, l'inspecteur Jeffrey Allen ignore encore que son propre neveu Chris, policier intègre, est désormais le coéquipier de l'un des malfrats.

Un bon thriller, original,  auquel il manque un petit quelque chose pour en faire un grand film. 

Vu sur Allociné:

"Après un chef d'oeuvre et une belle réussite, John Hillcoat change une nouvelle fois de style et d'époque. Flics ripoux et mafia russo-israélienne, dans un Atlanta gangréné par la violence et la corruption, au menu de son nouveau film. Sur le fond rien de bien nouveau, une classique histoire de braquage qui ne tourne pas comme prévu. Sur la forme, Hillcoat manie toujours aussi bien la caméra. Sa mise en scène est précise, solide, carrée. Ça commence très fort, pour se calmer un peu par la suite, mais pour mieux repartir vers un suspens montant crescendo, tournant presque au polar crépusculaire. Il manque une ou deux petites choses pour y arriver. Un ou deux temps morts à éviter, un peu plus d'émotion, un petit temps d'adaptation au début pour situer tous les personnages. Par contre, comme toujours chez le réalisateur australien, très belle direction d'acteurs. Casey Affleck, Chiwetel Ejiofor, Woody Harrelson, Anthony Mackie et Aaron Paul sont impeccables. Tandis que la toujours excellente Kate Winslet campe une redoutable patronne de la mafia de façon aussi étonnante que naturelle. Un contre-emploi quasi jubilatoire. S'il manque donc un petit quelque chose pour faire un très grand polar, Triple 9 est malgré tout réussi et nous fait passer un bon moment, sombre, violent, haletant. En un mot : efficace".

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Publié le 19 Mars 2016

Quand vont-ils dire: "Benzema ça suffit" !

Si les instances du football français avaient appliqué la charte de bonne conduite des Bleus qui date de 2013, le problème Benzema serait réglé depuis longtemps.

En effet , dans cette charte il est dit, entre autres, qu' « Etre joueur de l'équipe de France, 23 personnes sur 2 millions de licenciés et des milliers de bénévoles, sous le regard de 65 millions de Français et du monde entier, c'est… ».   « être respectueux », « prendre du plaisir », « être professionnel et exemplaire ».

A l'époque,  Didier Deschamps s'en voulait le garant. "Je reste attentif car cela peut arriver à tout moment. Il suffit qu'il y en ait un pour mettre en difficulté le groupe", . Il avertissait  qu'au moindre écart, l'auteur n'aura "aucune chance" d'être rappelé.  « Je ne suis pas sur le qui-vive, mais je reste attentif car cela peut arriver à tout moment. Il suffit qu'il y en ait un pour mettre en difficulté l'ensemble. Si c'est le cas, il n'y a aucune chance qu'il revienne. »

On peut légitimement penser qu'un joueur qui sert d'intermédiaire dans un chantage exercé sur l'un de ses coéquipiers de l'Equipe de France met en grande difficulté le groupe . Et je ne parle pas de la gravité de la faute, qui est digne d'un véritable voyou.

Mais le sélectionneur et Noel Le Graet, le Président de la Fédération, pour avoir en permanence chercher à minimiser la faute du joueur du Real, se retrouvent aujourd'hui bien mal à l'aise alors qu'éclate une nouvelle affaire impliquant l'ancien Lyonnais.

Car hier, on apprenait que Karim Benzema était mêlé dans une nouvelle affaire, qu'en janvier dernier il avait été "discrètement entendu comme témoin dans le cadre d'une information judiciaire pour blanchiment en bande organisée" et "blanchiment de trafic de stupéfiants".

 Un nouveau dossier qui risque de mettre dans l’embarras ses éternels soutiens.

Mais avec les amis qui entourent Karim Benzema depuis de longues années, il est évident que sans le football il serait passé par la case prison depuis belle lurette.  Mais pour Le Graet et Didier Deschamps, il n'est qu'un bon petit gars victime de racisme.

Pour s'en convaincre, il suffit de se souvenir de l'argumentation pitoyable qu'avait osé avancer le Président de la Fédération pour défendre son protégé en janvier dernier:"Il faut dire quoi ? À mort l'Arabe?".

On attend avec impatience sa nouvelle réaction afin de dédouaner une fois de plus l'attaquant de l'Equipe de France. 

A moins qu'il ne se rende enfin à l'évidence. On peut rêver.

Mais d'ici là, que de temps perdu, et surtout, quelle image pitoyable donnée par un Président qui représente en la circonstance la caricature de la bien-pensance qui ne pense qu'à trouver des excuses aux coupables .

Une posture qui fait tant de mal à notre pays,et hélas, tant de bien au FN.

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Publié le 18 Mars 2016

Grace Vardell. A vous filer le frisson.

 

Alors que je m’apprêtais à écrire un billet sur l’envoûtante Lana Del Rey, par hasard,  je suis tombé sur la vidéo d'une jeune fille de 14 ans qui m'a filé le frisson. 

Voici l'originale.

Encore plus fort avec cette sublime reprise.

Elle porte magnifiquement son prénom non?

Pas simple de s'attaquer à ça, et d'en faire quelque chose de différent et très réussi à la fois.

Pour terminer en beauté.

 

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Publié le 9 Mars 2016

George martin. Mort du 5ème Beatle à l'age de 90 ans.

George Martin est né à Londres, le 3 Janvier 1926. Il était avant tout un autodidacte de la musique. C'est par exemple en écoutant des enregistrements qu'il apprend à jouer du Rachmaninov au piano . Pendant la guerre, il s'engage dans l'aéronavale britannique, la Fleet Air Arm.

 En 1947, à 21 ans, il commence ses études au Guildhall School of Music.Il travaille d’abord pour le service de musique classique de la BBC puis rejoint EMI en 1950, en tant qu’assistant d’Oscar Preuss,le patron du label Parlophone, dont il prend à son tour la direction après le départ de celui-ci. Il passe ses premières années chez Parlophone à enregistrer de la musique classique et baroque, des spectacles à succès, et des œuvres régionales . Il décide d’ajouter le rock 'n' roll au répertoire de Parlophone et tente de trouver un groupe susceptible de faire des succès.

Alors qu'ils ont été jetés par la plupart des labels anglais, George Martin auditionne pour la première fois les Beatles le 6 juin 1962. Bien que sa première impression ne soit pas très bonne il leur fait signer un contrat d’enregistrement.

Il dira d'ailleurs par la suite : « En fait leurs premières chansons n’étaient pas terribles. Seules "Love Me Do" et "PS I Love You" tenaient la route. Ce sont leurs caractères, leur charisme, leur enthousiasme qui m’ont séduit.

A la place du batteur d’alors, Pete Best, que Martin trouve médiocre, les Beatles font venir un de leurs amis, Richard Starkey, alias Ringo Starr. Pour l’enregistrement du premier 45 tours des Beatles, Love Me Do, en septembre 1962, George Martin n'est pas très satisfait du jeu de Ringo, et engage un batteur de studio, Andy White. 

Bien sur, Ringo réintégrera rapidement le groupe, et George Martin sera celui qui saura utiliser au mieux le talent brut des Beatles pour aller vers le son qu’ils cherchent à obtenir, allant de plus en plus loin dans les innovations .

La plupart des arrangements orchestraux et instrumentaux (ainsi que de fréquentes parties de claviers) seront réalisés ou joués par Martin en collaboration avec le groupe. 

C'est lui qui a eu l’idée d’ajouter et d’écrire la partition jouée par le quatuor à cordes qui accompagne la guitare acoustique et la voix de Paul McCartney sur Yesterday.

Voici ce que déclare Paul Mc Cartney aujourd'hui : «[Le souvenir] qui me vient à l'esprit est celui du jour où j'ai amené le morceau "Yesterday" à une session d'enregistrement et où les autres gars ont suggéré que je la chante en solo en m'accompagnant moi-même à la guitare. Quand cela a été fait, George Martin m'a dit: "Paul, j'ai une idée: on peut mettre un quatuor à cordes sur le disque". J'ai répondu: "Oh non George, nous sommes un groupe de rock'n'roll et nous ne pensons pas que cela soit une bonne idée". Avec le ton doux et chaleureux des grands producteurs, il m'a dit: "Essayons, et si cela ne fonctionne pas, nous ne l'utiliserons pas et nous prendrons ta version solo".» [...] Il a pris les accords que je lui ai montrés et a déployé les notes sur son piano, mettant le violoncelle sur l'octave inférieure et le premier violon sur l'octave supérieure, et m'a donné ma première leçon sur comment les cordes s'exprimaient dans un quartet.»

C’est à partir des séances de l’album Rubber Soul, qui paraît au début de décembre 1965, que la musique des Beatles va se complexifier et que le rôle de George Martin va prendre de plus en plus d’importance. Des cordes, des vents, des claviers, des effets sonores vont bientôt habiller les enregistrements du groupe.

Sur "Strawberry Fields Forever" où il fondit deux prises différentes en un master unique à travers l’utilisation délicate du vari-speed.

Sur Penny Lane,  Martin travailla avec Paul McCartney sur un solo de trompette piccolo. McCartney fredonna la mélodie et Martin la coucha sur partition pour le trompettiste classique.

Les travaux d’arrangements de George Martin apparaissent notamment sur "Eleanor Rigby", extrait de l'album Revolver, où il écrivit et conduisit l’accompagnement de cordes .

Il accompagna Paul McCartney dans la direction musicale de l'orchestre choisi pour la montée orchestrale de "A Day in the Life". McCartney, sensibilisé par les courants avant-gardistes de l'univers classique des sixties, souhaitait une montée "aléatoire" des instruments de l'orchestre ; Martin contribua à faire passer le message auprès de cette formation toute « classique » et fort peu accoutumée à ce type de demande. 

Bien sur, après la séparation des Beatles, George Martin a travaillé avec les plus grands artistes, mais sans jamais retrouvé cette alchimie qui a révolutionné la musique des années 60.

Rappelons qu'il est également l'auteur, en 1973, de la partition d'un film de la série « James Bond » : Vivre et laisser mourir (Live and Let Die), pour lequel Paul McCartney composa la chanson du générique.

George Martin avait été anobli en 1996 pour « services rendus à la musique et la culture populaire  ».

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