Publié le 30 Avril 2014

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Si le premier album du Creedence Clearwater Revival ne sort qu’en 1968, c’est à la toute fin des années 50 que John Fogerty, avec deux camarades de classe, Doug Clifford et Stu Cook fondent les Blues Velvets.  De son coté, le frère aîné de John, Tom Fogerty joue dans un autre groupe, mais il ne tarde pas à rejoindre son frère . Tom en devient le leader en étant à la guitare et au chant, et John aux claviers. Une formule qui les empêchera longtemps de décoller.

Au début des années 60, le groupe change plusieurs fois de noms, enregistre quelques 45 tours , mais ne rencontre pas le succès.

En 1967, John revient de l’armée et décide de prendre les choses en main. Tout d’abord il rebaptise le groupe Creedence Clearwater Revival. «Creedence» étant le nom d’un ami, « Clearwater », une marque de bière, et « Revival », pour un retour aux racines du rock ‘n’ roll.

Dans le même temps John compose des morceaux d’un genre nouveau. Une musique simple avec une guitare très présente, une voix franche et perçante et un son original qu’on appelera  le « Bayou beat » ou « Swamp rock » (le rock des marécages), bien qu’aucun des quatre musiciens ne connaissent le sud des Etats Unis à l’époque.

Et ‘est ainsi qu’en  juillet 1968 le groupe sort son premier album éponyme sur lequel figurent trois reprises dont les superbes « I Put A Spell On You », de Screamin’ Jay Hawkins, et «Suzie Q » de Dale Hawkins qui devient leur premier tube. Les Creedence ne se contentent pas de reprendre des chansons, ils se les approprient pour les transformer à leur image, à tel point que les titres en question semblent sortis de leur propre répertoire.

L’année suivant sort "Bayou County", composé intégralement par John. Cet album contient trois morceaux incontournables du groupe. C’est tout d’abord  « Born On The Bayou », le morceau qui ouvre magistralement ce disque. Le morceau qui le clos, « Keep On Chooglin’ », est également une pure merveille. Mais le plus grand tube de cet album c’est bien sur « Proud Mary ». Ce titre, dont Bob Dylan dira qu’il est la plus belle chanson de l’année 1969, sera repris entre autres par Ike and Tina Turner.

Après une tournée qui les mènera jusqu’à Woodstock, leur troisième album "Green river" sort à l’automne 1969. Si "Bayou County" est un bon album, "Green River" fait entrer le groupe dans une nouvelle dimension .Cet album contient trois tubes de grande qualité, « Green river » , « Lodi » et « Bad moon rising ».

Décidément très productif en 1969, le groupe sort un troisième album (le quatrième de leur carrière) "Willy and the Poor Boys" en toute fin d’année. Le groupe puise génialement dans toutes les formes de musique.   "Down on the corner", "If came out the sky", "Cotton fields", "Feelin blue", "Fortunate son", "The midnight special", tous ces morceaux qui s’enchaînent les uns après les autres sont autant de moments de bonheur sur cet album qui est un véritable chef-d’oeuvre.

Après avoir été sacré meilleur groupe de l’année par le magazine Rolling Stone, CCR attaque l’année  1970  en étant le plus célèbre groupe de rock en activité juste derrière les Stones.

"Cosmo’s factory", qui sort en juillet 1970 est considéré par beaucoup comme le meilleur disque du groupe. Même si je trouve qu’il y a deux ou trois morceaux très en retrait , on comprend par ailleurs que Fogerty a voulu frapper fort. Dès le premier morceau " Ramble Tamble", ce sont plus de 7 minutes démentielles .

Les "Run Through The Jungle", "Who’ll Stop The Rain", magnifique métaphore sur la guerre du vietnam qui s’éternise, est sans doute la plus belle ballade écrite par Fogerty. " Up Around The Bend" n’est pas sans rappeler "Fortunate Son". Enfin, "Long As I Can See The Light" est une autre chanson magnifique avec des sonorités cuivrées que l’on retrouvera sur l’album suivant "Pendulum".  Mais c’est "I Heard It Through The Grapevine", la reprise de Marvin Gaye qui est ici complètement transformée par les Creedence qui en livrent une version renversante. D’ailleurs si "Cosmo’s Factory est considéré comme le meilleur album du groupe, c’est en parti gràce à ce morceau.

 

Le son de "Pendulum" est original, constituant une évolution réelle dans le répertoire des Creedence. Une évolution qui n’empêche en rien d’en faire un disque d’excellente facture avec de nombreux très bons morceaux .

L’album s’ouvre avec "Pagan Baby", du pure Creedence avec un Fogerty au meilleur de sa forme. Par ailleurs "Chameleon" ou  "Born To Move"  nous montre une évolution plus soul . Avec "Have You Ever Seen The Rain", on est toujours dans la  métaphore, mais cette fois-ci sur le fait  que son frère Tom, quitte le groupe au moment où il est à son apogée.  "It’s Just A Thought" et  "Hideaway’ sont les autres excellents morceaux de cet album qui sent la fin du groupe.

Après un parcours sans fautes et six albums de rock tous meilleurs les uns que les autres, la bande se déchire et le départ de Tom Fogerty semble déboussoler le reste du groupe, dont son frère John en premier. Dans le même temps, Stu cook et Doug Clifford se rebellent et composent les 2/3 de "Mardi Gras". De son coté John Fogerty semble un peu fatigué.

Résultat, ce septième album est de très loin le moins bon du groupe.

La séparation de Creedence Clearwater Revival aura lieu le 16 octobre 1972.

Après avoir sorti un disque de reprises en 1973 ou son nom de figure pas, John Fogerty revient véritablement en 1975 avec un album éponyme.

Sur ce disque on retiendra surtout " Rockin ‘All Over the World ", repris en 1977 par Status Quo .

Mais le meilleur album solo de John Fogerty arrivera à un moment ou on ne l’attendait plus, en 1984, avec le superbe "Centerfield", digne du Creedence de la belle époque. Centerfield parviendra au sommet des charts américains, et les singles « The Old Man Down the Road », « Big Train (From Memphis) », « Centerfield » et « Rock and Roll Girls » seront tous des tubes .

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Publié le 25 Avril 2014

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Il est de bon ton de trouver Gérard Lanvin formidable, de lui attribuer le rôle de grande gueule du cinéma français, d’être celui qui ose mettre les pieds dans le plat là dans un monde qui est en perpétuelle représentation.

Sauf qu’à force de dire du mal de tout le monde on finit par se demander si tout cela n’est pas qu’aigreur et jalousie de sa part.

A chaque apparition on sait d’avance qu’il va tacler les gens de son métier et nous faire son petit couplet insupportable d’antifrançais primaire.

Car finalement, que fait-il à part cracher dans la soupe qui l’engraisse depuis bientôt 40 ans ?

Il reprochait l’autre jour sur le plateau de "C à Vous" au cinéma français de ne pas utiliser le talent de son fils. Tout est dit .

On doit tout à la famille Lanvin, offrir des rôles au père, au fils…. Une famille de génies probablement.

Toujours dans la même émission, il déclarait qu’il avait abandonné le projet de réaliser son propre film car "tout est trop compliqué dans ce pays".

La France, ce pays ou l’on ne peut rien faire, aime-t-il répéter en permanence.

Pauvre Lanvin, et son discours de vieux rabat joie.

Lanvin oublie que le monde du cinéma est surement les plus mal placé pour critiquer la France, lui qui bénéficie de l’exception culturelle, ce dispositif qui permet à la culture et à la création artistique d’être protégé par rapport aux autres pays d’Europe.

Si Monsieur Lanvin peut très bien vivre de son métier, c’est grâce à ce pays qu’il dénigre en permanence. Il suffit de voir l’état des autres cinémas européens pour comprendre que nos acteurs sont parmi les plus privilégiés du monde.

Alors venir nous dire qu’il est plus difficile de monter un film en France qu’ailleurs est un énorme mensonge de la part de Lanvin. La vérité est tout autre. Il est bien plus simple de très bien gagner sa vie en se contentant d’être un acteur, voilà tout.

 Ces derniers jours il a également balancé sur  les Césars, sur le scénariste de son dernier film, 96 Heures : "Le scénario de ce monsieur était vraiment caricatural et les dialogues manquaient d’épaisseur. Donc on a accepté de faire le film et après, Niels Arestrup, Fréderic Schoendoerffer et moi, on a retroussé nos manches pour le retravailler (…) Je pense qu’il était content de son idée, ce huis clos entre un patron de la crim’ et un truand. Seulement après, le mec a fatigué."

On se demande pourquoi il a accepté de tourner ce film alors!

Surement le cachet, mais de cela il ne parle pas.

Et puis il est assez pitoyable de la part d’un type qui donne des leçons de morale à la terre entière de venir apporter sa contribution à une oeuvre qui n’est en rien comparable avec son immense talent.

Voici une autre saillie de l’acteur:

«J’emmerde tous les cons qui m’ont chié dessus, avait-il déclaré en faisant allusion aux critiques qu’il avait essuyées après son rôle de Charlie Bauer dans Mesrine. J’emmerde ces connards de journalistes, qui s’amusent à nous chier dessus.»

On comprend mieux pourquoi il a abandonné l’idée de réaliser son propre film, car avec de tels dialogues on n’est loin d’Audiard ou de Jeanson.

Lanvin doit comprendre qu’il n’est qu’un acteur parmi tant d’autres, ni plus ni moins. Qu’il ne sera jamais l’égal d’un Gabin, d’un Delon ou d’un Belmondo. Et qu’il a déjà bien de la chance de gagner très bien sa vie dans un pays ou des millions de français font comme ils peuvent sans se plaindre en permanence .

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Publié dans #Cinéma, #Lanvin

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Publié le 23 Avril 2014

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Le réalisateur de la série des bronzés nous revient avec  "Une promesse", un film tiré de la nouvelle,  "Le Voyage dans le passé" de Stefan Zweig.

L’histoire:

Nous sommes dans l’Allemagne qui précède la Première Guerre Mondiale. Friederich Zeitz, jeune diplômé d’origine modeste, devient le secrétaire particulier de Karl Hoffmeister, patron d’une usine de sidérurgie. L’état de santé du patron se dégrade et lui impose de rester à domicile. Il y accueille le jeune homme pour travailler.

Le patron a pour épouse une femme bien plus jeune que lui, la belle et réservée Lotte. Friederich s’éprend d’elle, sans oser révéler ses sentiments. Dans le huis-clos de la demeure, couve cette passion amoureuse, sans geste ni parole, tout en regards et en silences.

Comprenant que les deux jeunes gens sont de plus en plus proches, le patron décide d’envoyer son protégé au Mexique, afin d’y superviser l’exploitation de mines de fer. L’annonce de ce départ provoque chez l’épouse une réaction désespérée. Le jeune homme réalise que les sentiments qu’il éprouve pour Lotte sont partagés. Mais la présence du mari malade interdit à leur amour de s’accomplir. L’épouse fait une promesse : au retour du jeune homme, dans deux ans, elle sera à lui.

 Capable du meilleur avec des films comme "Ridicule" et  "Le mari de la coiffeuse", et du nettement moins bon avec "Les bronzés 3" ou " Rue des prairies", Patrice Leconte se veut avec ce nouveau film  au plus près du sentiment amoureux, ou pour lui les silences sont aussi importants que les mots :  "Le cinéma est autant l’art de l’image que du son. Arriver à dire des choses non dites, non prononcées, s’exprimer par un regard, un geste, un silence, un temps suspendu sans jamais ennuyer personne si possible, cela m’enchante".

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J’ai un sentiment partagé après avoir vu ce film, et pourtant il avait tout pour me plaire.

Dans cette histoire on est loin de l’exhibitionniste, du voyeurise, de la vulgarité,  de tout ce qui est devenu insupportable à notre époque.

Tout ici n’est que nuance, élégance, romantisme, avec des personnages qui semblent sortis tout droit des tableaux de Renoir ou de Monet.

Ce sont les non-dits, les regards échangés,la pudeur des personnages, les mains qui se frôlent, toutes ces petites choses qui nourrissent l’espoir entre ces deux êtres.

Les images sont magnifiques. Le film est délicat, élégant et ne manque pas de charme,  tout comme la radieuse Rebecca Hall  qui interprète l’épouse de Mr Hoffmeister (Alan Rickman), lui aussi très juste en mari vieillissant et souffrant  .

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On se dit que c’est dommage , car avec avec toutes ses qualités, "Une promesse" avait tout pour être un excellent film.

Alors quoi lui reprocher?

Il y a tout d’abord le jeu de Richard Madden qui est loin d’être du niveau de celui de ses partenaires.

La mise en scène un peu trop classique et un ensemble un peu trop fade laissent un gout d’inachevé.

On peut reprocher également à ce film l’absence de supplément d’âme, un manque d’originalité.

Toutes ces petites imperfections qui font que "Une Promesse" ne deviendra jamais une référence du film romantique.

Dommage!

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Publié dans #Cinéma, #Patrice Leconte, #Romantisme

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Publié le 21 Avril 2014

 

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Cinéaste populaire, et par conséquent boudé par une certaine élite, Henry Verneuil aura traversé  40 ans du cinéma français avec des films comme "Des gens sans importance", "La Vache et le Prisonnier", "Un singe en hiver", "Mélodie en sous-sol", "Cent mille dollars au soleil", " Le Clan des Siciliens", " I… comme Icare" …..

Au-delà de tous ces films aux qualités indéniables, et de quelques autres nettement moins bons, je retiendrais deux œuvres qui démontrent que ce cinéaste d’origine arménienne savait nous faire réfléchir tout en nous distrayant, une qualité que l’on aimerait bien retrouver un peu plus souvent chez nos jeunes réalisateurs d’aujourd’hui.

Il y a tout d’abord "Le Président" , avec cette séquence reprise bien souvent, qui démontre que dès 1960, on pouvait savoir ce que l’on nous préparait avec "L’Europe".

Ce film, magnifiquement dialogué par Michel Audiard,et adapté d’un livre de Georges Simenon, contient quelques répliques digne d’un discours d’homme politique en campagne électorale avant qu’il ne l’oublie une fois élu . Jugez plutôt:  « Je suis pour l’Europe des travailleurs contre l’Europe du capital, je suis pour l’Europe du travail contre l’Europe des actionnaires ».

Et celle-ci, que l’on peut appliquer à nos dirigeants qui se succèdent depuis plus de 30 ans, et qui ne possèdent aucune vision pour le pays:  « Ce que vous me dites là, ce sont des ambitions bonnes pour gérer un bureau de tabac, pas pour diriger la France. »

Que ce soit dans cette vidéo, ou dans ses répliques, et plus de 50 ans après sa sortie, "Le Président" reste un film essentiel pour comprendre le fonctionnement de l’Europe et  du monde politique actuel .

Si vous voulez comprendre la mondialisation, il existe un autre film important d’Henry Verneuil, "1000 milliards de dollars" .

Dans ce film, qui dénonce la mainmise américaine sur la politique et la finance, le réalisateur s’est inspiré d’ITT ( International Telephone & Telegraph), la multinationale américaine qui a financé le putsch contre Salvador Allende au Chili dans les années 70.

Ici ITT a été remplacé par la GTI, une multinationale américaine qui cherche à prendre le contrôle d’une société d’électronique française pour servir de façon détournée les intérêts d’un pays allié.

Henri Verneuil dénonce dans ce film les dangers de la mondialisation avec ses sociétés tentaculaires et inhumaines, dans lesquelles l’être humain n’est qu’une machine à faire du fric que l’on peut jeter dès qu’elle n’est plus assez performante, et tout cela sans se soucier des gouvernements qui se succèdent .

 

A un moment , on apprend que la société GTI n’a pas hésité à collaborer avec les nazis pendant la  Seconde Guerre Mondiale.

Dans cette partie du film, Verneuil fait le parallèle avec la firme IBM qui a également participé à l’effort de guerre nazi, par l’intermédiaire des machines Hollerith D-11 de sa filiale allemande Dehomag. Comme il s’agissait de location, IBM s’est fait rembourser, comme il est dit de la GTI dans "1000 milliards de Dollars", la destruction par les alliés de ses machines à Auschwitz, Dachau et Buchenwald.

Tout est dit dans cet échange entre le président de la GTI, interprété par Mel Ferrer, et le journaliste Kerjean, interprété par Patrick Dewaere. Les américains nous ont libéré, mais en échange ils ont débarqué avec  Mc Donald, les chewing-gum,  Elvis Presley et John Wayne.

Qu’on le veuille ou non, nous sommes imprégnés de leur culture, nous consommons leurs produits, et demain, "grâce" au traité  transatlantique (TAFTA), un grand espace de libre-échange permettra aux investisseurs de prendre totalement le pas sur celui des gouvernements élus. Ce projet ardemment soutenu par les multinationales leur permettra d’attaquer en justice tout État qui ne se pliera pas aux normes du libéralisme. De plus cet accord commercial prévoit de se débarrasser de la plupart des normes environnementales, sanitaires et juridiques en vigueur dans chacun des pays de l’union européenne.

Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.

Comme on le voit, les multinationales vont prendre encore plus de pouvoir contre les états. Il s’agit là de la dernière marche vers la dictature totale des multinationales contre les intérêts nationaux.

 

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Publié dans #Cinéma, #Europe, #Mondialisation, #Verneuil

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Publié le 18 Avril 2014

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Dès que l’on parle rock, on pense de suite aux instruments de base que sont la guitare, la batterie, la basse et les claviers .Bien sur beaucoup d’autres instruments ont été utilisé par les musiciens qui pratiquent ce style musical pour apporter des sonorités différentes, pour nous faire voyager au delà des frontières d’un genre qui a toujours cherché à se renouveler.

Prenons par exemple le saxophone, cet instrument très utilisé par les musiciens de jazz et de rhythm’n’blues. Si le monde du rock s’en est servi de façon plus limité, il a su introduire ce son si particulier dans de nombreux morceaux qui ont fait la légende de cette musique.

En voici la preuve…

Bob Seeger dans "Old time rock and roll "

Foreigner  "Urgent"

Lou Reed " Walk on the wild side"       

Sade "Smooth operator"

The Pinks Floyd "Money".

John Fogerty "Rock and roll girls"

Al Stewart  "Year of the cat"

Supertramp "Logical song".

Gerry Rafferty "Baker street".

Et bien sur pour terminer, celui qui depuis le début de sa carrière a fait le plus pour cet instrument dans le Rock , Bruce Springsteen, avec  Clarence Clemons, disparu le 18 juin 2O11.

"Jungleland" . (Solo à partir de 4mn50 env. ).
 
 
 

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Publié dans #Rock, #Saxophone

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Publié le 17 Avril 2014

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En politique on pensait avoir tout vu. Les mensonges, les promesses non tenues, la corruption, la trahison, etc…On avait déjà eu un bel éventail de l’artillerie de ce qu’il faut faire pour arriver à ses fins dans cet exercice si particulier. Mais on n’est jamais au bout de nos surprises avec ce personnel d’un genre si particulier, et ce n’est pas le FN qui se veut le parti du renouveau, celui qui dit laver plus blanc que blanc si j’ose dire, qui va faire évoluer les choses du bon coté. 

En voici la preuve pour ceux qui se feraient encore des illusions sur ce parti d’un autre age.

 Un beauf de la pire espèce. Voici quelle est notre première réflexion à la  vue de cette vidéo qui date de 2012. Mais hélas le beauf en question n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit du nouveau Maire de Fréjus, David Rachline, élu le 30 mars dernier.

Interrogé par Le Point.fr, le nouveau maire de Fréjus a tenu à préciser qu’il n’avait aucune admiration pour Adolf Hitler : "C’est une conversation tirée de son contexte. Je me moque plutôt des skins dans cette vidéo. Je les ai d’ailleurs chassés du FNJ quand ils tentaient de s’infiltrer dans nos rassemblements. Je n’ai aucun souvenir de cet épisode et aucune leçon à recevoir sur ce terrain-là."

Il dit se moquer des skins mais en ce qui me concerne j’ai plutôt le sentiment qu’il se moque de la Résistance dans cette vidéo, qu’il est bien ravi de voir des mouvements d’extrême droite se trouver là pour souiller la mémoire de gens qui se sont battus pour la France face à ceux qui l’ont trahi.

Il dit ne plus se rappeler de cet épisode. C’est surement parce qu’avec ses amis il est un habitué de ce genre d’humour on ne peut plus déplacé. Alors dans le nombre, il est normal d’en oublier. C’est bien le seul point sur lequel je peux le croire.

Cela fait vraiment beaucoup de petits épisodes du même genre qui se répètent inlassablement dans ce parti qui tient en permanence à se démarquer de l’héritage de Jean-Marie Le Pen.

Marine Le Pen, avec la complaisance troublante de certains médias, essaye de faire passer une image plus "clean" de son parti. Mais ces multiples séquences de proches du FN qui montrent leur sympathie pour le régime nazi ne peut être un simple hasard, et démontrent que ce parti ne sera jamais un parti comme les autres, non pas parce qu’il est moins corrompu comme aime le répéter leurs têtes pensantes, mais parce qu’il est bien plus dangereux .

Et pour ceux qui pensaient encore que l’on en faisait trop en diabolisant le FN, ils peuvent voir dans cette vidéo que la vérité est peut-être encore plus terrible. Ils vont aussi pouvoir se dire que voter pour un tel parti c’est à la fois se salir les mains et souiller la France.

Alors, peut-on encore voter FN après avoir vu ça?

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Publié dans #Politique, #FN

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Publié le 4 Avril 2014

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Edward Montgomery Clift naît 17 octobre 1920 à Omaha, dans le Nebraska.

Son enfance est marquée par l’omniprésence de sa mère qui fait tout pour lui donner, ainsi qu’à sa sœur jumelle Roberta,  une éducation princière.

Durant les années 30, la famille connait des difficultés financières. Son père rentre à la maison mais sa mère se montre toujours aussi dure.

Très tôt il est attiré par le monde du théâtre. Sa mère inquiète décide de le suivre .

Dès l’âge de 13 ans, il monte sur les planches de Broadway. Il se fait rapidement remarquer par son talent mais aussi par sa beauté . De nombreuses jeunes actrices sont attirées par ce nouveau talent, mais elles doivent rapidement constater que Montgomery Clift est homosexuel.

Malgré cela il a toujours besoin d’une présence féminine à ses cotés, et c’est une comédienne russe du nom de Mira Rostova qui exercera une influence prépondérante sur sa carrière .

C’est Howard Hawks qui le fait débuter au cinéma dans Red River (1948). Dans ce sublime western, il interprète le fils adoptif de John Wayne, et crève l’écran dès sa première apparition au point d’éclipser la star du genre .

Montgomery Clift va imposer au cinéma un jeu d’acteur totalement différent, à l’opposé de l’image du héros américain. Ses personnages sont tout en émotion et en sensibilité. Ils sont plus complexes, nuancés, fragiles .

Il sera pour toute une génération de comédiens issus pour la plupart de l’Actors’ Studio  une référence.

En 1949, il tourne  "L’Héritière" de William Wyler, un film pour lequel  Olivia De Havilland obtiendra l’Oscar de la meilleure actrice.

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En 1951, c’est le succès avec « Une place au soleil » de George Stevens . Ce film va faire de Clift une Star. Il est également un moment important de sa vie privée, car il y fait la rencontre d’Elizabeth Taylor qui restera très proche de lui jusqu’à sa mort. On peut parler de véritable amitié amoureuse entre les deux acteurs, amitié qui, en raison de l’homosexualité de Monty, n’ira jamais plus loin.

Les deux grands amis se retrouveront à deux autres reprises derrière la caméra pour « L’arbre de vie » (1957),un film qui se voulait un nouveau « Autant emporte le vent » . On peut dire que la réalisation du projet fut loin d’atteindre ses énormes ambitions .Par contre, l’adaptation du roman de Tennessee Williams par Mankiewicz « Soudain l’été dernier »(1959) , est d’un niveau bien supérieur, et Clift y livre une partition parfaite . C’est l’un des premiers films ou l’on parle d’homosexualité ! Pour la petite histoire , ce serait Elizabeth Taylor qui l’aurait imposé !

Entre temps Montgomery Clift aura joué dans le film d’Hitchcock « La loi du silence » (1953), une interprétation ou tout se situe dans le regard et l’émotion !

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Comment passer sous silence également l’excellent « Tant qu’il y aura des hommes » en 1953.

En 1956 , rentrant d’une soirée arrosée chez son éternelle amie , il est victime d’un accident de voiture ou il est en partie défigurée. Même si la chirurgie réussira des merveilles , cette tragédie le fera sombrer dans la dépression ,et il abuse de l’alcool et des drogues !

On le retrouve ensuite dans des films comme « Le bal des maudits »(1958) , « Jugement à Nuremberg »(1961) .

En 1961 sort son dernier film marquant,  « Les désaxés » de John Huston , l’un de ces films porte-malheur. En effet Clark Gable décédera quelques jours après la sortie du film , quand à Marilyn ,il s’agit de son dernier film achevé !

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Suite à l’échec de « Freud , passions secrètes »(1962) , un film bâclé par John Huston , l’acteur est oublié par les producteurs. Et c’est encore Elizabeth Taylor qui va venir à son secours en l’exigeant pour le tournage de son prochain film. Elle ira jusqu’à renoncer à son cachet .

Mais avant de jouer ce rôle on lui demande de jouer dans une petite production « Espion » , il tourne ce film mais en sort très amoindri .

Il ne pèse plus que 50 kilos et on le retrouve mort dans son lit décédé d’une crise cardiaque le 23 juillet 1966 .

Lorsqu’on parle légende du cinéma des années 50, on pense de suite à James Dean.  Mais par son extraordinaire magnétisme, sa sensibilité, sa fragilité, Montgomery Clift est celui qui le premier a su apporter une nouvelle façon de jouer, incarner des rôles qui ne s’imposaient plus seulement que par leur virilité.

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Avec Elisabeth Taylor, celle qui aura veillé sur lui jusqu’à la fin .

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma

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