Publié le 28 Décembre 2014

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Je fais ici le récapitulatif des films que j’ai vu et apprécié cette année en les classant dans 2 catégories. Les autres, je les jette aux oubliettes.

Il est d’ailleurs amusant de constater que notre jugement peut évoluer au fil des mois ou des années, de se rendre compte qu’une oeuvre que l’on a moyennement apprécié à sa sortie, peut avoir laissé en nous des émotions que l’on n’avait pas décelé sur le moment .

C’est ce qui fait que ce classement n’est peut-être pas toujours en accord avec les critiques que j’ai pu faire à chaud .

Il y a tout d’abord 6 films que j’ai beaucoup aimé….

1

« Gone Girl », de David Fincher.

L’histoire :

Amy Eliott est une femme parfaite, elle est belle, intelligente, talentueuse et riche. Elle rencontre Nick Dunne qui va devenir son mari. La mère de Nick étant atteinte d’un cancer, le couple déménage de New-York pour aller s’installer dans le Missouri. Au fil des ans leur couple bat de l’aile, le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, Nick découvre qu’Amy a mystérieusement disparu du domicile conjugal. Aux yeux des autorités puis du pays tout entier, il va devenir le suspect idéal…..

Et si vous ne me croyez pas voici quelques critiques qui vont feront comprendre que ce film est un pur chef-d’oeuvre…

http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/gone-girl/

http://www.clapmag.com/gone-girl-critique/19166

2

« Philomena » de Stephen Frears.

Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent . En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle doit travailler durement à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté (acheté) par des Américains fortunés. Alors que la vieille dame pleure dans son coin le jour du cinquantième anniversaire de son fils, elle décide de révéler ce lourd secret à sa fille Jane. Cette dernière rencontre Martin Sixmith, un journaliste désabusé au chômage, et le persuade de s’intéresser à l’histoire de sa mère. Après quelques hésitations il accepte, puis décide de partir aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony en compagnie de Philomena.

http://www.lefigaro.fr/cinema/2013/09/02/03002-20130902ARTFIG00437-phenomenale-philomena.php

3

« 12 Years a Slave », de Steve McQueen.

L’histoire :

Solomon Northup est un jeune noir libre de l’Etat de New York. Il gagne sa vie en tant que charpentier et joueur de violon. Il vit avec sa femme et ses deux enfants lorsqu’il est approché par deux artistes qui utilisent ses services puis le saoulent. Il se retrouve enlevé et vendu comme esclave. Sa vie d’homme libre n’est alors plus qu’un lointain souvenir remplacé par les coups de fouets, les humiliations, et le travail dans les plantations de cannes et de coton pendant 12 longues années en Louisiane.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1141456-12-years-a-slave-une-immersion-eprouvante-et-necessaire-au-coeur-de-l-esclavagisme.html

4

« Deux jours, une nuit »,  des frères Dardenne

L’histoire :

Sandra, ouvrière dans une petite entreprise de panneaux solaires est en arrêt maladie pour cause de dépression. Alors qu’elle s’apprête à reprendre le travail, elle reçoit un coup de téléphone qui lui apprend qu’elle est licenciée. Ses collègues, qui avaient le choix entre une prime de 1000 Euros chacun ou la sauvegarde de l’emploi de Sandra, ont choisi l’argent à 14 voix contre 2.

http://next.liberation.fr/cinema/2014/05/20/deux-jours-une-nuit-l-enjeu-des-1-000-euros_1022689

5

« La French », de Cédric Jimenez .

L’histoire :

1975, Marseille est devenue la capitale mondiale du trafic d’héroïne. Pierre Michel, jeune magistrat arrivant de Metz avec sa famille, y est nommé juge du grand banditisme. Il décide alors de s’attaquer à la French Connection avec en ligne de mire l’un des parrain du milieu, Gaëtan Zampa.

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/la-french-un-bon-polar-a-la-160697

6

« Jersey Boys »,  de Clint Eastwood

L’histoire :

Jersey boys, c’est l’histoire de Frankie Valli et des Four Seasons, groupe pop des années 60 dont on connait certaines chansons sans très bien savoir de qui elles sont. Le film nous parle des débuts difficiles, les problèmes avec la mafia,les heures de gloire, puis de la séparation de ces garçons d’origine modeste venus du New Jersey.

Ce biopic n’est en rien l’adaptation de la comédie musicale de Broadway. Cependant on retrouve de nombreuses séquences chantées ou l’on reconnait les chansons de toute une génération.

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/jersey-boys-le-film-rafraichissant-153699

Seconde catégorie.

Les films qui m’ont fait passer un agréable moment malgré leurs imperfections.

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« Pas Son Genre »,  de Lucas Belvaux.

L’histoire :

Clément est un jeune professeur de philo affecté à Arras pour un an. Ne sachant pas comment occuper son temps libre, il fait la connaissance de la sympathique Jennifer, coiffeuse dans cette ville . Elle élève seule son fils, et adore chanter au karaoké le samedi soir avec ses copines. Elle est généreuse, entière, mais se méfie des hommes qui l’ont trop fait souffrir. Mais comme elle est « balance », et donc optimiste, elle rêve toujours au prince charmant.

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/pas-son-genre-le-joli-film-de-151465

2

« Le sens de l’humour »  de Marilyne Canto

Dans ce film, Maryline Canto nous décrit la vie d’Elise, une veuve quarantenaire qui vit cramponnée à son fils Léo. Parallèlement elle vit une relation difficile avec Paul, un célibataire qui doit supporter en permanence les petites humiliations d’Elise, qui ne veut voir en lui « qu’un bon coup. »

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/le-sens-de-l-humour-de-l-amour-de-148722

3

« Une promesse »,  de Patrice Leconte

L’histoire :

Nous sommes dans l’Allemagne qui précède la Première Guerre Mondiale. Friederich Zeitz, jeune diplômé d’origine modeste, devient le secrétaire particulier de Karl Hoffmeister, patron d’une usine de sidérurgie. L’état de santé du patron se dégrade et lui impose de rester à domicile. Il y accueille le jeune homme pour travailler.

Le patron a pour épouse une femme bien plus jeune que lui, la belle et réservée Lotte. Friederich s’éprend d’elle, sans oser révéler ses sentiments. Dans le huis-clos de la demeure, couve cette passion amoureuse, sans geste ni parole, tout en regards et en silences.

Comprenant que les deux jeunes gens sont de plus en plus proches, le patron décide d’envoyer son protégé au Mexique, afin d’y superviser l’exploitation de mines de fer. L’annonce de ce départ provoque chez l’épouse une réaction désespérée. Le jeune homme réalise que les sentiments qu’il éprouve pour Lotte sont partagés. Mais la présence du mari malade interdit à leur amour de s’accomplir. L’épouse fait une promesse : au retour du jeune homme, dans deux ans, elle sera à lui.

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/une-promesse-le-dernier-film-de-151082

4

« Diplomatie »,  de Volker Schlöndorff.

L’histoire :

Nous sommes dans la nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur de Paris, qui se prépare, sur ordre d’Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d’une lignée de militaires prussiens, le général n’a jamais eu d’hésitation quand il fallait obéir aux ordres. Or, c’est justement ce que redoute le consul suédois, Raoul Nordling, lorsqu’il gravit l’escalier secret qui le conduit à la suite du général à l’Hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris, Le Louvre, Notre-Dame, la tour Eiffel, sont minés. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l’ordre de destruction.

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/diplomatie-de-volker-schlondorff-149189

5

« Hippocrate », de Thomas Lilti .

L’histoire :

Benjamin a l’intention de devenir un grand médecin mais son premier stage en tant qu’interne dans le service de son père ne se passe pas comme prévu. Très vite le jeune homme doit se confronter à ses limites et ses angoisses. Il découvre les responsabilités, les prises de décisions difficiles et doit composer avec les autres médecins, les patients et la famille de ces derniers….

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/hippocrate-le-film-qui-nous-montre-156517

6

« La Ritournelle »,  de Marc Fitoussi.

L’histoire :

Eleveurs de bovins en Normandie, Brigitte et Xavier, tous deux la cinquantaine, vivent paisiblement au sein de leur exploitation agricole. Alors que Xavier est passionné par son travail quotidien, Brigitte, moins terre à terre, rêve de changements. Et le départ des enfants de la maison la confronte rapidement à une routine de couple qu’elle peine de plus en plus à supporter. Une fête dans la maison voisine lui permet de rencontrer le troublant Stan. Ce soir-là, elle boit trop mais le lendemain elle invente un stratagème pour rejoindre le jeune homme à Paris. Resté seul en Normandie, Xavier prend conscience que son couple est menacé…

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Publié le 23 Décembre 2014

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N’est-il pas temps de laisser tomber les Obama,Poutine, Hollande, Sarkozy, Zemmour, Le Pen, Coppé, Trierweiller, Nabilla …

Et si on se détendait quelques instants en musique?

Après vous avoir offert quelques chansons de Noël de la part des chanteurs français, voici quelques stars internationales qui s’y sont essayées, et souvent avec talent.

Cyndi Lauper –  « Early Christmas Morning ».

The Pogues- « Fairytale of new york ».

Slade – « Merry Christmas Everybody ».

Loreena Mckennit-  « God Rest Ye Merry Gentlemen »

Stevie Nicks with Tom Petty & The Heartbreakers – « Silent Night »

The Eagles- « Please Come Home for Christmas »

Tori Amos – « Winter ».

Jackson Browne – « The Rebel Jesus »

The Pretenders – « 2000 Miles » .

Steve Earle and Joan Baez- Christmas In Washington.

Ray Charles – « Merry Christmas Baby ».

Bonnes Fêtes à tous.

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Publié le 21 Décembre 2014

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Lorsqu’on évoque Noël, il y a de suite un morceau incontournable qui vient à l’esprit, le « Petit Papa Noël » de Tino Rossi . Hors de nombreux artistes de la chanson française ontdans leur répertoire, eux aussi, des titres qui rendent hommage à l’esprit de cette période de l’année. Chacun le fait à sa manière, que ce soit avec humour, avec tendresse, avec critique aussi, et aussi de façon surprenante parfois.

 Faites votre choix.

Charles Aznavour – « Noel d’autrefois ».

George Brassens – « Le père noel et la petite fille ».

Johnny Hallyday  « Noel Interdit ».

Pierre Perret – « Mère Noël ».

Edith Piaf – « Le Noel de la Rue ».

Charles Trenet –  » le Noël des enfants noirs « .

Salvatore Adamo – « Noel Sur Les Milandes ».

Christophe – « Un beau soir de Noël » .

Mouloudji – « Noël des mégots ».

Bourvil –  » Le Petit Sapin « 

 

 

 

 
 

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Publié le 19 Décembre 2014

 

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Nous sommes à Budapest dans le années 30 chez Matuschek et Cie, une boutique de maroquinerie d’une grande rue commerçante. Alfred Kralik, le premier vendeur, fait office d’adjoint du patron. Le personnel cohabite en bonne harmonie, même si Vadas, personnage prétentieux et arriviste, n’est guère apprécié de ses collègues. Un jour arrive dans le magasin Klara Novak : elle est jeune, vive, et se retrouve, grâce à son talent, vendeuse. Très vite, entre la jeune fille et Alfred Kralik les tensions apparaissent . Mais ils s’en moquent puisqu’aspirant à un idéal, chacun pense avoir trouvé l’amour auprès d’un correspondant anonyme…..

Adapté de la pièce de théâtre « Parfumerie » (1937), de l’auteur Hongrois Miklos Laszlo, « The Shop Around The Corner » réussi le parfait équilibre entre humour et émotion. On peut considérer qu’avec « To Be or Not to Be »(1942) et « Ninotchka » (1939), ce film fait parti  des chefs-d’oeuvre de la période américaine de Lubitsch.

Il est intéressant de constater que dans ce film tous les protagonistes appartiennent à la classe ouvrière. Ils sont tous préoccupés par la précarité de leur situation que ce soit au niveau social ou sentimental. Ils réaliseront que l’intégrité ne suffit pas à assurer sa position dans un monde du travail marqué par la crise mondiale et la toute-puissance d’un patronat libre de vous congédier du jour au lendemain.

On peut voir aussi dans « The Shop Around Th Corner »,  une peinture ironique de la bonne conscience bourgeoise incarnée par un patron maniéré, Monsieur Matuschek.

Il s’agit du plus sensible des films de Lubitsch, les gags sont irrésistibles mais l’humour se teinte d’une délicieuse mélancolie.

Lubitsch  imprime au film sa touche inimitable. Il fait de la boutique Matuschek le théâtre d’une comédie sur fond de crise économique. La menace du chômage et de la faillite qui plane sans cesse sur les employés et leur patron en fait pratiquement un film social, tant la condition précaire des employés est mise en avant.

A ce titre c’est le personnage de Pirovitch, le père de famille qui encaisse les humiliations pour garder son emploi et prend le large chaque fois que Monsieur Matuschek demande l’avis du personnel, qui illustre le mieux cette dimension .

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Ce film nous oblige à ne pas être trop idéalisme. En effet, Alfred et Klara, qui avec leur correspondant s’imagine un amour idéal, ne voient pas les signes évidents d’attirance qu’ils exercent l’un sur l’autre . L’histoire d’amour par lettres interposées entre les deux employés qui se détestent au quotidien est un appel à ouvrir ses yeux sur le réel, sans toutefois renoncer totalement à ses rêves.

L’autre handicap de Kralik et de Klara est leur incorrigible franc parler. Comment être heureux lorsqu’on blesse constamment les autres par trop de franchise ?

A contrario , Vadas, qui n’est qu’orgueil, mensonge, et qui en plus ne possède aucun humour, nous fait comprendre que Lubitsch a encore moins de respect pour ce type de personnage.

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Au niveau de l’interprétation, on est avant tout marqué par la performance des seconds rôles. Que ce soit Frank Morgan dans le rôle du patron, Joseph Schildkraut dans celui de Vadas, ou encore Sara Haden en Flora Kaczek, ils sont tous excellents.

Le personnage de Pepi, coursier au culot naturel impressionnant, est incarné à la perfection par William Tracy . Mais le second rôle le plus important est sans conteste Felix Bressart dans le rôle de Pirovitch. Ce père de famille n’aspire qu’à une chose, conservé son travail pour faire chauffer la marmite, et qu’importe s’il ne se montre pas toujours très courageux face à son patron.

Quant à James Stewart, il est égal à lui-même, c’est à dire excellent.  Mais celle qui crève l’écran par sa sensibilité à fleur de peau, son coté  midinette et peste à la fois, c’est Margaret Sullavan. A noter que les deux acteurs ont tourné ensemble 3 autres films, dont l’excellent et trop méconnu « The Mortal Storm » (1940) de Frank Borzage.

On retrouve cette charmante actrice dans un autre très grand film de l’époque,  « Trois camarades » (1938), toujours de Frank Borzage.

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Vous aurez compris qu’avec « The Shop Around The Corner », nous avons ici un chef-d’oeuvre  de la comédie sentimentale. C’est drôle, raffinée, élégant, il y a du  Frank Capra dans cette fable sociale.  Et puis rarement un film  n’a su aussi bien appréhender avec autant d’humanité les craintes d’une société en proie au chômage.

Bonnes Fêtes de Noël à tous.

P.S

A noter qu’un remake de ce chef-d’oeuvre a été réalisé en 1998 par Nora Ephron, avec Meg Ryan et Tom Hanks. Le film s’appelle « Vous avez un message », et les personnages ne correspondent non plus par lettres mais par Internet .

Un film de qualité fort médiocre, surtout si l’on compare avec l’original.

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Publié le 15 Décembre 2014

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L’Allemagne est le pays dont on parle constamment en France. Que l’on soit à l’UMP ou au PS, Il est l’exemple à suivre en terme de réformes, le modèle qui va nous permettre de sortir de la crise .

Et nos médias entonnent la même chanson, il y a bien quelques petites critiques faites ici ou là, mais rien de bien virulents pour empêcher la petite musique de continuer.

D’ailleurs, à force d’entendre des compliments de toute part, Angela Meckel se sent pousser des ailes au point de venir nous faire la morale .

Et bien sur, à part Mélenchon personne n’est scandalisé par une telle arrogance de la part de la Chancelière allemande. Nos médias sont bien plus virulents lorsqu’un politique français ose émettre des critiques sur ce qui se passe outre-Rhin .

Et pourtant il y a de quoi se poser des questions sur ce pays dont il faut s’inspirer coûte que coûte, un travail que font de nombreux experts internationaux, y compris des allemands .

Un exemple, l’ économiste libéral anglais  Philippe Legrain nous apprend  qu’entre 2000 et 2013 , la croissance de l’Allemagne n’a été que de 15 % (1,1% par an) . Un chiffre qui la classe au treizième rang des dix-huit nations de la zone euro .

Il faut savoir également, qu’en matière d’investissement, l’Allemagne se situe derrière la France, l’Espagne et l’Italie.

Pour Olaf Gersemann, rédacteur en chef du service économie de Die Welt, l’inquiétude vient  de la trop grande confiance allemande dans les vertus de son modèle : « Il règne dans mon pays une allégresse et un sentiment d’orgueil que rien ne justifie, et qui me paraissent dangereux parce qu’ils favorisent des décisions irrationnelles ».

Il cite comme exemple la sortie du nucléaire décidée par Angela Merkel, sans concertation ni préparation, pour passer au très polluant charbon. Il estime qu’il s’agit d’une preuve que son pays surestime sa puissance économique actuelle ainsi que son potentiel pour l’avenir.

Olaf Gersemann s’inquiète aussi  des retraites qu’on ne pourra plus financer dans le futur, dans pays qui ne fait plus d’enfants.Il se pose des questions sur le fait que l’économie allemande est trop largement dépendante de son secteur automobile . Si ce secteur se porte bien actuellement, quel serait l’état du pays s’il reculait fortement alors qu’il représente 19% de la production industrielle .

Autre analyse, celle d’Emmanuel Todd, souvent taxé de germanophobe chez nous. Voici ce qu’il dit:« L’une des déviances les plus spectaculaires de l’Allemagne actuelle, c’est le sous développement de l’enseignement supérieur. Dans l’ensemble des grandes nations industrialisées, à peu près 40 % des jeunes font des études supérieures. En Allemagne, c’est un peu moins de 30 %. « 

Comme on le voit, on trouve de nombreux points noirs dans le pays qu’il faut copier absolument.

Je sais, nos experts nous disent que tout cela n’est rien, que pour remédier à son faible taux de natilité l’Allemagne doit recourir à la solution de la politique d’immigration.

Ils sont extraordinaires les économistes, ils ont toujours une réponse au moindre problème , sauf que…

Sauf que dans la réalité leur remède se révèle bien souvent plus dangereux que le mal.

La preuve avec ce qui se passe en Allemagne depuis quelques semaines.

Alors que juste derrière les USA,  le pays est devenu le second pays au monde en terme d’immigration avec 465 000 arrivées, ainsi qu’une explosion du nombre de demandeurs d’asile, on observe  ces dernières semaines de nombreuses manifestations hostiles aux étrangers.

Organisées ou soutenues par divers mouvements d’extrême droite ou néonazis, avec comme leader le mouvement  Pegida, (Européens patriotes contre l’islamisation du pays), ces manifestations dans plusieurs villes du pays se produisent principalement le lundi.

Cette journée n’a pas été choisie par hasard puisqu’elle correspond à ce qui s’était produit il y a 25 ans avec les célèbres  « Manifestations du lundi », qui ont fait tomber le régime communiste dans l’ex-RDA .

Düsseldorf, Würzburg , Rostock , Bochum , Munich, Dresde, semaine après semaine les manifestants sons de plus en plus nombreux dans le pays.

Plus grave, un sondage pour le site internet de l’hebdomadaire  « Die Zeit » nous apprend que  (49%) montre de la sympathie pour les manifestations de Pegida. Ils sont même 30% à le soutenir totalement.

Face à cela, la Chancelière ne peut que réciter un discours convenu en déclarant :  « il n’y avait pas de place en Allemagne pour l’incitation à la haine et la calomnie. »

Une fois dit cela, on fait quoi?

Et bien , plutôt que de regarder ce que font ses voisins, Mme Merkel devrait comprendre que s’il se passe de tels événements dans son pays, c’est surement parce que les réformes  qu’elles veut nous imposer ne sont pas si efficaces qu’elle veut nous le faire croire.

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Publié le 12 Décembre 2014

 

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L’histoire:

1975, Marseille  est devenue la capitale mondiale du trafic d’héroïne. Pierre Michel, jeune magistrat arrivant de Metz avec sa famille, y est nommé juge du grand banditisme. Il décide alors de s’attaquer à la French Connection avec en ligne de mire l’un des parrain du milieu,  Gaëtan Zampa.

Décidé à agir, Pierre Michel use de méthodes très personnelles. Il n’hésite pas à changer les habitudes de la police, à travailler avec eux, à participant aux filatures et aux opérations, à s’arranger avec la procédure, à bousculer sa hiérarchie et à froisser les politiques .

Il va sans dire qu’avec de telles méthodes, il ne va pas se faire que des amis parmi tous ces gens. Il va se rendre compte au fil des années qu’il est bien seul face aux flics corrompus, aux politiques pas très clean, que ce soit à gauche avec Defferre, ou à droite avec le trop célèbre S.A.C .

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« La French » est un très bon film, il est bien dans la lignée de ce que produisait le cinéma français des années 70, on peut juste regretter une mise en scène sans génie, même si l’ensemble reste très efficace.

Eccepté cette légère réserve, on ne s’ennuie pas un seul instant pendant les deux heures quinze du film. Le rythme est soutenu, on sent que le film a bénéficié de gros moyens, et surtout qu’ils ont bien été utilisés.  On ne peut qu’être bluffé par la reconstitution de l’époque.  Que ce soit les véhicules, la mode vestimentaire,  les décos intérieures , les boîtes de nuit, les bars, tout est parfait.  On remarquera également un clin d’œil au cinéma de Belmondo, Blier et Ventura, avec un extrait de « 100 000 dollars au soleil » diffusé sur le petit écran du couple Michel.

La bande son colle parfaitement à l’ambiance des années 70. L’image est très soigné, la photographie du film est vraiment superbe, surtout les extérieurs.  Les couleurs et la lumière sont des atouts supplémentaires à ce film qui prend parfois des allures de western.

Ce qui retient également l’attention, c’est le parallèle fait entre la vie familiale du juge, auprès de son épouse et de ses filles, et la vie du voyou Zampa lui aussi près des siens, famille et amis.

Il y a juste un petit détail gênant dans le film . A un moment donné, lors du pot de départ d’un policier, ce dernier s’en prend vertement au P.S.G. Hors, à la fin des années 70, le club parisien jouait encore un rôle mineur, il n’y avait encore aucun antagonisme entre l’O.M et le le club de la capitale. Le contentieux entre les deux clubs n’est apparu qu’à la fin des années 80 ou au début des années 90.

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« La French » est également très bien portée par des acteurs qui se montrent crédibles et convaincants, avec en premier lieu l’interprétation de Jean Dujardin qui force le respect de par la complexité de son personnage. Ce mélange de puissance et de retenu, ajouté à son charisme naturel, nous montre un comédien intense qui devient peu à peu le nouveau Monstre du cinéma français. On peut être sur que ce rôle marquera un tournant dans sa carrière .

En ce qui concerne Gilles Lellouche, il est très convaincant dans ce rôle de parrain de la mafia.

Les seconds rôles sont tous impeccables, avec une mention spéciale pour Benoît Magimel, impressionnant dans son rôle de « Le Fou », et surtout Céline Sallette, remarquable dans le rôle de l’épouse du juge Michel.

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P.S

A noter que l’épouse et les filles du juge Michel affirment souffrir de ce film, qu’il ne correspond pas à la réalité. Elles sont notamment choquées par « la référence à un lourd passé de joueur du juge Michel, totalement inventée, et qui devient l’un des ressorts explicatifs de son acharnement professionnel ». 

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Publié le 5 Décembre 2014

 

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Cela faisait environ un an que j’avais dix ans lorsqu’il a débarqué avec son air un p’tit peu trop fragil’ .

Aujourd’hui cela fait 41 ans que j’ai dix ans, et pendant ces 4 décennies, Souchon et Voulzy m’ont bien souvent permis de mettre des mots sur mes bonheurs et mes peines .  Souchon est l’artiste dont les textes me parlent le plus . D' »Allô maman bobo »  à « Je suis bidon » en passant par « S’asseoir par terre », je me suis toujours retrouvé dans ses réflexions et ses doutes.

Comme lui, dans « La beauté d’Ava gardner », j’aime  les hommes qui sont c’qui peuvent. Bien souvent aussi je pense, « Quand je serais KO », est-ce qu’on m’aimera encore ?

Quant à Voulzy et son cœur grenadine, j’ai toujours aimé le son et les mélodies qu’il nous offrait. Sa musique,  qui nous vient tout droit des années du pouvoir des fleurs, est pour nous tous un éternel rockollection .

Il y a bien longtemps qu’on espérait un album du célèbre duo, et lorsqu’on a appris qu’il était en préparation on s’est dit qu’il arriverait probablement un peu tard, que les deux chanteurs avaient sûrement déjà donné le meilleur d’eux depuis longtemps.

C’est d’ailleurs ce que j’ai pensé en entendant le premier morceau sorti il y a quelques semaines, « Derrière les mots ». Un joli texte de Souchon «  »Là derrière nos voix ,Est ce que l’on voit nos cœurs, Et les tourments à l’intérieur,Ou seulement la la la ? » . Mais la mélodie manque de souffle, dans cette  balade qui est plus dans le style de Voulzy que de Souchon.

C’est aussi ce que je reproche également à ce disque en général, il sonne un peu trop Voulzy . Et comme le compositeur ne me semble pas des plus inspirés, l’album a du mal à décoller.

Il faut tout de même mettre au crédit de celui qui a souvent rêvé de Kim Wilde le superbe « Il roule » (les fleurs du bal), une composition très originale sur le thème de la fuite en avant .

Le principal reproche que l’on peut faire à ce disque, c’est de ne pas comporter de chanson dont on se dit qu’on l’écoutera encore dans 20 ou 30 ans avec le même plaisir. Si par exemple « Oiseau malin » aurait pu être un nouveau « Foule sentimentale », avec son excellent texte, « oh prenez garde à ceux qui n’ont rien, qu’on a laissés au bord du chemin », la composition de Voulzy nous oblige à rester sur notre faim.

Pour na pas trop faire la fine bouche, on retiendra « Consuelo »,un morceau consacré à l’amour  de Saint-Exupéry.

« Bad Boys », qui nous raconte l’histoire d’une adolescente rebelle est assez réussie. On peut trouver un certain charme à d’autres chansons de ce disque, mais il faut bien avouer que l’ensemble est plutôt décevant, notamment au niveau des compositions.

Mais rien de grave, on pardonnera très vite à nos deux compères ce disque au manque de relief évident, à l’absence de supplément d’âme qu’on aurait pu espérer d’une telle association. Il nous restera toujours l’héritage de leur double discographie  dans laquelle il fera toujours bon se replonger pour retrouver de multiples trésors  tels que Karin Redinger ou Somerset Maugham.

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Publié le 5 Décembre 2014

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Le retour de Nicolas Sarkozy sur l’échiquier politique français ne laisse pas indifférent, c’est le moins que l’on puisse dire.

De l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par les médias, tout le monde disserte depuis le week-end dernier sur ce que va être l’UMP sous le rêgne de Nicolas 2.

On a déjà compris par les diverses réactions de nombreux ténors de son parti qu’il lui sera bien plus difficile que par le passé de s’imposer sans que personne ne lève le petit doigt. Bien sur, il peut compter sur sa garde rapprochée ainsi que sur quelques jeunes loups aux dents bien acérés, mais sera-ce suffisent pour verrouiller le parti?

En attendant l’ancien Président de la République peut se réjouir d’un soutien pour le moins inattendu, celui de Jean-Luc Mélenchon, un Jean-Luc Mélenchon qui semble ne plus savoir ou il habite depuis déjà quelques temps.

Lui qui fut rose pendant de longues décennies avant de virer au rouge, puis au vert depuis quelques semaines, semble aujourd’hui attiré par le bleu de l’UMP et de Sarkozy .

En effet, alors qu’il était à Nantes ce 2 décembre, et qu’on l’interrogeait sur le retour de l’ancien Président, il a déclaré : « Vaut mieux ça que des mollassons et des ectoplasmes dont on ne sait pas ce qu’ils pensent ni ce qu’ils comptent faire. Mais je ne veux nommer personne, bien sûr ».

Bien entendu, par ces mots l’ancien leader du Front de Gauche visait le Président de la République actuel, son ennemi de toujours. Il faut rappeler que la haine entre les deux hommes remonte du temps ou François Hollande était le premier secrétaire du P.S, et Jean-Luc Mélenchon, ministre de Jospin.

Dans son élan, Mélenchon a cru bon d’ajouter à propos de Nicolas Sarkozy  :« Il a gouverné cinq ans, il était détesté de tout le monde, il a perdu la présidentielle, ses propres amis lui ont tiré dessus et c’est quand même lui qui a gagné avec 65% [l’élection à la présidence de l’UMP]. Donc il faut quand même qu’il soit fort ! », . Et pour terminer : Nicolas Sarkozy « est un homme qui assumait une ligne de droite, qui maintenant paraît, en matière sociale, plus modéré que François Hollande. »

Il y a de quoi être interloqué après avoir lu de telles déclarations de la part d’un homme qui se prétend être à la gauche de la gauche . Est-ce que le député européen est sincère dans ses déclarations, ou bien est-il guidé (aveuglé) par sa haine contre François Hollande?

Cette haine lui ferait-il oublier que Nicolas Sarkozy a été détesté par une très large majorité de l’électorat de gauche comme peu d’hommes de droite avant lui ?

Il est impensable de croire qu’un homme aussi avisé que Jean-luc Mélenchon ait pu faire une telle sortie sans en mesurer les conséquences, et si c’est le cas , à quel jeu joue-t-il?

J’ai beau chercher, je ne vois pas, et j’ai bien peur que son électorat non plus.

Ou alors il est tellement obnubilé par son anti-hollandisme primaire qu’il ne se contrôle plus, qu’il est prêt à se comporter le plus stupidement possible, à prendre le risque du suicide politique.

Il y a bien une autre solution, un pacte passé avec Nicolas Sarkozy.  Un Jean-Luc Mélenchon qui serait à Sarkozy ce qu’a été Jean-Marie Le Pen à François Mitterrand.  On peut légitimement se poser la question .

Et pour 2017, un ticket Sarkozy-Mélenchon, avec ce dernier à Matignon?

La conclusion, c’était juste une petite provocation pour mes amis du Front de Gauche qui ont souvent du mal à admettre que Mélenchon est loin d’être parfait, qu’il n’est qu’un être humain……et un politique comme les autres.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Politique

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Publié le 4 Décembre 2014

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Le retour de Nicolas Sarkozy sur l’échiquier politique français ne laisse pas indifférent, c’est le moins que l’on puisse dire.

De l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par les médias, tout le monde disserte depuis le week-end dernier sur ce que va être l’UMP sous le rêgne de Nicolas 2.

On a déjà compris par les diverses réactions de nombreux ténors de son parti qu’il lui sera bien plus difficile que par le passé de s’imposer sans que personne ne lève le petit doigt. Bien sur, il peut compter sur sa garde rapprochée ainsi que sur quelques jeunes loups aux dents bien acérés, mais sera-ce suffisent pour verrouiller le parti?

En attendant l’ancien Président de la République peut se réjouir d’un soutien pour le moins inattendu, celui de Jean-Luc Mélenchon, un Jean-Luc Mélenchon qui semble ne plus savoir ou il habite depuis déjà quelques temps.

Lui qui fut rose pendant de longues décennies avant de virer au rouge, puis au vert depuis quelques semaines, semble aujourd’hui attiré par le bleu de l’UMP et de Sarkozy .

En effet, alors qu’il était à Nantes ce 2 décembre, et qu’on l’interrogeait sur le retour de l’ancien Président, il a déclaré : « Vaut mieux ça que des mollassons et des ectoplasmes dont on ne sait pas ce qu’ils pensent ni ce qu’ils comptent faire. Mais je ne veux nommer personne, bien sûr ».

Bien entendu, par ces mots l’ancien leader du Front de Gauche visait le Président de la République actuel, son ennemi de toujours. Il faut rappeler que la haine entre les deux hommes remonte du temps ou François Hollande était le premier secrétaire du P.S, et Jean-Luc Mélenchon, ministre de Jospin.

Dans son élan, Mélenchon a cru bon d’ajouter à propos de Nicolas Sarkozy  :« Il a gouverné cinq ans, il était détesté de tout le monde, il a perdu la présidentielle, ses propres amis lui ont tiré dessus et c’est quand même lui qui a gagné avec 65% [l’élection à la présidence de l’UMP]. Donc il faut quand même qu’il soit fort ! », . Et pour terminer : Nicolas Sarkozy « est un homme qui assumait une ligne de droite, qui maintenant paraît, en matière sociale, plus modéré que François Hollande. »

Il y a de quoi être interloqué après avoir lu de telles déclarations de la part d’un homme qui se prétend être à la gauche de la gauche . Est-ce que le député européen est sincère dans ses déclarations, ou bien est-il guidé (aveuglé) par sa haine contre François Hollande?

Cette haine lui ferait-il oublier que Nicolas Sarkozy a été détesté par une très large majorité de l’électorat de gauche comme peu d’hommes de droite avant lui ?

Il est impensable de croire qu’un homme aussi avisé que Jean-luc Mélenchon ait pu faire une telle sortie sans en mesurer les conséquences, et si c’est le cas , à quel jeu joue-t-il?

J’ai beau chercher, je ne vois pas, et j’ai bien peur que son électorat non plus.

Ou alors il est tellement obnubilé par son anti-hollandisme primaire qu’il ne se contrôle plus, qu’il est prêt à se comporter le plus stupidement possible, à prendre le risque du suicide politique.

Il y a bien une autre solution, un pacte passé avec Nicolas Sarkozy.  Un Jean-Luc Mélenchon qui serait à Sarkozy ce qu’a été Jean-Marie Le Pen à François Mitterrand.  On peut légitimement se poser la question .

Et pour 2017, un ticket Sarkozy-Mélenchon, avec ce dernier à Matignon?

La conclusion, c’était juste une petite provocation pour mes amis du Front de Gauche qui ont souvent du mal à admettre que Mélenchon est loin d’être parfait, qu’il n’est qu’un être humain……et un politique comme les autres.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

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