Publié le 29 Décembre 2013

                                              

L’Europe n’est plus à la mode, c’est le moins que l’on puisse dire. On nous avait pourtant merveilleusement bien vendu la chose .

Souvenez-vous, c’est grâce à elle que la paix régnait sur notre bon vieux continent depuis la fin de la seconde guerre mondiale. C’est aussi grâce à elle qu’on allait entrer dans le XXIème siècle plus fort que jamais, que nous allions pouvoir concurrencer les USA et tous les pays émergents . Bref c’était la solution miracle à tous nos problèmes.

STOP. Plus la peine de nous jouer ce numéro là, ça ne prend plus .

La solution à tous nos problèmes qu’ils disaient. En exagérant à peine, on se rend compte aujourd’hui qu’elle en serait plutôt la cause.

Et pourquoi ?

Pour mieux faire comprendre à ceux qui croient aux discours des médias et politiques sur le fait que l’Europe telle qu’elle est possède encore un avenir, je vais démontrer de la façon la plus élémentaire que ces gens se moquent de nous .

Prenez par exemple un groupe d’une vingtaine de familles et regroupez-les pour les faire vivre ensemble dans un très grand appartement. Ces familles possèdent des revenus fort différents. On y trouve des smicards, des cadres, des chefs d’entreprises, tout comme en Europe on trouve des Nations aux économies très inégales.

Parmi ces familles, les goûts culturels sont divers, les pratiques religieuses aussi . Plus grave encore, on n’y parle pas la même langue.

Mais la plus grande absurdité de toute cette communauté, c’est que l’on a décidé de réunir ce groupe de familles sans avoir au préalable prévu d’y faire appliquer quelques règles élémentaires communes pour que l’on puisse y vivre en bonne harmonie .

Imaginez que dans ce groupe chaque famille continue de vivre comme elle le faisait auparavant. On y prend ses repas à toute heure, idem pour les heures de lever et de coucher . Je vous laisse imaginer les conséquences.

Déjà qu’il serait fort difficile, voir impossible, de réunir un tel groupe afin qu’ils vivent ensemble avec quelques règles bien établies, mais si de plus chacun fait ce que bon lui semble cela ne peut que rapidement se transformer en bagarre générale .

Comment ferait-on également pour qu’aucune famille n’ai le sentiment de payer pour les autres lorsque les revenus sont si disparates ?

Impossible de gérer les achats sans qu’au moins plusieurs familles n’y trouvent à redire .

Avec ces quelques petits éléments, on comprend très vite qu’un tel projet ne serait pas viable sans que très vite cela ne tourne pugilat.

Et on voudrait nous faire croire que ce qui serait inapplicable pour des familles puisse fonctionner pour des états. Mais quelle aberration, quelle stupidité.

Pour bien s’entendre avec ses voisins il faut tout d’abord que chacun reste chez soi. Après il est plus aisé de se retrouver pour s’entraider ou faire la fête ensemble.

Et c’est ainsi que doit fonctionner l’Europe .

On travaille ensemble, on fait de beaux projets, mais en gardant sa souveraineté, son indépendance. C’est la meilleure façon de préserver la paix.

Et si nous n’avons pas connu la guerre depuis 1945, ce n’est pas à l’Europe que nous le devons, mais d’abord à des peuples qui ayant connu l’horreur du nazisme se sont dits pendant plusieurs décennies "plus jamais ça ". L’Allemagne avait honte de son passé et pensait plus à se faire pardonner qu’à repartir au front .

Et puis à partir des années 50, le "miracle économique" des 30 glorieuses ne poussaient pas à la haine, à la violence, bien au contraire .Tout le monde travaillait, tout allait pour le mieux. Pourquoi faire la guerre ?

Autre détail et pas des plus mince, c’est avant tout la peur de la guerre nucléaire entre l’Est et l’Ouest qui a refroidi les ardeurs des deux blocs jusqu’à l’explosion de l’URSS.

L’Europe aime s’attribuer des pouvoirs qu’elle n’a jamais eu . Il suffit de voir comment elle vacille en cette période de crise pour comprendre.

Non, c’est cette Europe là, avec ces énormes écarts entre les pa

ys , avec des lois différentes, avec ces décisions prises par des commissaires venus de nul part qui va créer la haine entre les peuples. C’est cette Europe sans foi ni loi qui si nous n’y prenons pas garde, va nous conduire à la guerre et non nous en protéger comme osent l’avancer ceux qui en font la propagande .

 

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Publié dans #Europe, #Politique

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Publié le 28 Décembre 2013

                                        

Depuis quelques temps, dans toute la presse on nous parle des sauveurs, de ceux qui ont traversé l'histoire à travers les siècles lorsque la situation était désespérée. 
Des sauveurs qui ont redressé un pays qui traversait une crise économique ou politique . On nous présente aussi des hommes et des femmes qui ont su faire preuve de courage en temps de guerre.
Mais pour les ultra-libéraux cette époque est révolue,ce qui a été possible pendant des siècles ne l'est plus, et pourquoi donc ?
Et bien parce que nous sommes dans la mondialisation,et qu' il n'y a rien à faire contre ça, que c'est comme çà et puis c'est tout.
Circulez y'a plus rien à voir, si ce n'est la merveille Europe et l'ultralibéralisme, le reste c'est fascisme et compagnie . Et si vous ne me croyez pas, voyez la une du Point sur les néo-cons.
Non mais, on ne va tout de même pas s'opposer à l'économie de marché sous prétexte qu'elle fait quelques dizaines de millions de chômeurs à travers le monde .
Pire, on ne va tout de même pas laisser un type trouver une solution à leur misère et empêcher les plus riches d'être toujours plus riches, ce n'est pas possible.
La dictature ultralibérale nous dit , pas la peine de résister, pas la peine de chercher d'autre solution, la seule qui vaille c'est la notre.
L'homme miracle n'existe plus qu'ils nous disent .
Et s'il n'avait jamais existé, ce serait plus juste non ?
Mais des De Gaulle, des Churchill, des Jeanne D'arc, tout cela ce n'est plus possible ?
Ah bon, mais les sauveurs dont sont remplis les livres d'histoire sont simplement des hommes et des femmes qui ont su faire preuve d'un grand courage, qui ont compris avant tout le monde qu'on ne pouvait accepter les choses telles qu'elles nous étaient imposées, qui ont eu la folie nécessaire pour entraîner derrière eux des gens qui refusaient l'évidence.
Non, ils ne sont pas arrivés avec la solution miracle, mais ils ont su synthétisés les aspirations, les révoltes, les colères et les rêves de ceux qui refusaient de se soumettre au diktact de leur époque .
Et cela ne serait plus possible?
Les ultralibéraux une fois de plus se trompent, ou nous mentent, les sauveurs de ce type peuvent encore surgir, des dizaines de millions de pauvres les cherche à travers le monde, et c'est bien ce qui fait peur à la dictature ultralibérale.
Depuis quelques temps dans toute la presse on nous parle des sauveurs, de ceux qui ont traversé l'histoire à travers les siècles lorsque la situation était désespérée. 
Des sauveurs qui ont redressé un pays qui traversait une crise économique ou politique . On nous présente aussi des hommes et des femmes qui ont su faire preuve de courage en temps de guerre.
Mais pour les ultra-libéraux cette époque est révolue,ce qui a été possible pendant des siècles ne l'est plus, et pourquoi donc ?
Et bien parce que nous sommes dans la mondialisation,et qu' il n'y a rien à faire contre ça, que c'est comme çà et puis c'est tout.
Circulez y'a plus rien à voir, si ce n'est la merveille Europe et l'ultralibéralisme, le reste c'est fascisme et compagnie . Et si vous ne me croyez pas, voyez la une du Point sur les néo-cons.
Non mais, on ne va tout de même pas s'opposer à l'économie de marché sous prétexte qu'elle laisse des dizaines de millions de chômeurs à travers le monde sur le carreau .
Pire, on ne va tout de même pas laisser un type trouver une solution à leur misère et empêcher les plus riches d'être toujours plus riches, ce n'est pas possible.
La dictature ultralibérale nous dit , pas la peine de résister, pas la peine de chercher d'autre solution, la seule qui vaille c'est la notre.
L'homme miracle n'existe plus qu'ils nous disent .
Et s'il n'avait jamais existé, ce serait plus juste non ?
Mais des De Gaulle, des Churchill, des Jeanne D'arc, tout cela ce n'est plus possible ?
Ah bon, mais les sauveurs dont sont remplis les livres d'histoire sont simplement des hommes et des femmes qui ont su faire preuve d'un grand courage, qui ont compris avant tout le monde qu'on ne pouvait accepter les choses telles qu'elles nous étaient imposées, qui ont eu la folie nécessaire pour entraîner derrière eux des gens qui refusaient l'évidence.
Non, ils ne sont pas arrivés avec la solution miracle, mais ils ont su synthétisés les aspirations, les révoltes, les colères et les rêves de ceux qui refusaient de se soumettre au diktact de leur époque .
Et cela ne serait plus possible?
Les ultralibéraux une fois de plus se trompent, ou nous mentent, les sauveurs de ce type peuvent encore surgir, des dizaines de millions de pauvres les cherche à travers le monde, et c'est bien ce qui fait peur à la dictature ultralibérale.
S'ils insistent tant sur le fait que le sauveur n'existe plus, c'est avant tout pour que nous choisissions ceux qu'ils nous imposent, ceux qui à grands coups de communication et de mensonges viennent se présenter devant nous tout les cinq ans, et qui ne sont au final que des pantins au service d'un modèle unique.
Ces pantins incapables ne servent qu'à désespérer les peuples qui aspirent encore en un monde meilleur. Ils sont aussi là pour nous démontrer que le sauveur n’existe plus, pour mieux nous faire accepter des réformes qui ne sont que régressions permanentes comme seule une véritable dictature peut les imposer .
Que les adeptes du statu-quo, les apôtres de la pense unique se méfient. Si ne nous sommes pas naïfs au point de croire que surgira l'homme providentiel arrivant avec sa baguette magique , il existe à travers le monde quelques hommes et femmes qui le moment venu,sauront servir de guide à tous ceux qui souhaitent un peu plus de justice, de partage, d'humanité et de fraternité . 
Il y a toujours eu pendant les périodes de guerre ou de grave crise, des leaders pour donner plus de courage au peuple, pour lui faire accepter quelques sacrifices qui rendront ses lendemains meilleurs. Et ce ne sont pas les adeptes d'un modèle à bout de souffle qui s'accrochent coûte que coûte à leur branche dorée qui pourront aller contre le sens de l'histoire .
Les dictatures ont toujours été obligées de baisser pavillon, et celle-ci qui se révèle un peu plus cruelle chaque jour, subira le même destin que ses devancières, qu'elle le veuille ou non .

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Publié le 21 Décembre 2013

L’histoire:

La petite ville de Bedford Falls  prie pour le cas désespéré de George Bailey. Les prières montent au ciel, et émus par la sincérité de cet appel, deux anges décident d’envoyer sur terre  Clarence, (qui attend ses ailes), afin qu’il puisse sauver George. On lui apprend qu’en 1919 le petit George sauva son frère Henry de la noyade. Puis, travaillant pour unpharmacien, qui  s’était trompé dans la préparation d’un médicament , il prit sur lui de ne pas livrer la prescription au malade. En 1928, il renonce à ses études  pour prendre la succession de son père décédé, à la tête de  I’entreprise familiale de prêts à la construction, dont essayait de s’emparer le puissant banquier local, M. Potter. Condamné à rester àBedford Falls, George épousa Mary Hatch, mais, le jour de leur départ en voyage de noces, il dut une fois de plus rester pour faire face à un vent de panique financier.  Tout allait à peu près bien pour lui, jusqu’au jour où son oncle Billy oublia la somme de 8 000 dollars au guichet de la banque de Potter, ce dernier s’empressant de les dissimuler et mettant ainsi en péril les affaires de son concurrent. Désespéré, George devint odieux avec Mary et leurs  enfants, et c’est ainsi qu’il en est arrivé à vouloir mettre fin à ses jours. Clarence, dépêché sur les lieux, l’en empêche in extremis et lui montre ce qu’aurait été sa petite ville si George n’avait pas existé…

Dans les trois premiers quarts du film, avec un talent inégalable fait d’humour, de tendresse, d’intensité dramatique et d’émotion, Capra nous narre la vie de George depuis son enfance. Mais c’est dans sa dernière partie que "La vie est belle" prend toute sa dimension. On prend vraiment conscience à ce moment qu’il s’agit là d’un véritable chef-d’oeuvre de l’histoire du cinéma .

C’est dans cette dernière partie que George rencontre son ange gardien, ce dernier lui montre la ville telle qu’elle serait devenue s’il n’était pas né . Et George qui se prenait pour un moins que rien, un minable, un raté , découvre que les actes de sa vie ont apporté le bien à de nombreuses personnes, et évité des drames à de nombreuses autres .

Capra veut nous faire comprendre au travers son héros que chaque action humaine enchaînée à une autre peut changer le cours des choses . Il veut nous faire comprendre que chacun d’entre nous peut, par de bonnes ou mauvaises actions,  avoir une responsabilité importante sur la vie des gens qui l’entourent .

Ce qui frappe également dans "La vie est belle", ce sont les parallèles avec la crise mondiale actuelle. Crédit, endettement, dérive du capitalisme financier, les banques. Tout y est .

Sans en avoir l’air, le film se décline comme une œuvre résolument politique,il  met le doigt sur les affres d’une économie déshumanisée et prend parti pour des alternatives économiques qui parient sur la solidarité avant tout . Le banquier Potter incarne parfaitement la mainmise du capitalisme "sur les petites gens", entre les laissés pour compte et les privilégiés.  Par ailleurs, le film évoque de façon très juste et réaliste des problèmes de l’Amérique  de la crise économique de 1929 à l’entrée dans la seconde guerre mondiale en passant par la description du pays sous la présidence de Roosevelt.

Que dire de l’interprétation magnifique de James Stewart, lui le conservateur, à qui Capra offre une fois de plus, (Mr Smith au sénat),(Vous ne l’emporterez pas avec vous), un personnage humaniste, quasi gauchiste . Qui mieux que lui aurait pu incarner cet homme ordinaire, le grand homme qui s’ignore, l’homme qui sans le savoir rend notre monde meilleur ?

Et Doona Reed, qui tourne ici l’un de ses rare grands rôles au cinéma, nous fait regretter que les cinéastes n’aient pas  plus souvent fait appel à son talent et sa beauté . Ajoutons tout de même qu’elle reçu l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour son rôle dans "Tant qu’il y aura des hommes" en 1953.

Mention spéciale bien sûr à Lionnel Barrymore pour son interprétation de l’affreux banquier Potter .

N’oublions pas l’importance des seconds rôles dans "La vie est belle", avec notamment Thomas Mitchell dans le rôle de l’Oncle Billy, Henry Travers dans le rôle de l’ange Clarence, ou encore la splendide Gloria Grahame dans celui de Violet.

                      

Capra disait de ce film qu’il ne s’adressait pas « aux intellos, aux critiques blasés de cinéma, mais aux gens fatigués, abattus, un film pour les alcoolos, les drogués, les prostitués, les prisonniers, un film pour dire qu’aucun homme n’est un raté ». Et c’est vrai que ce film est un concentré d’espoir et de générosité, qui de plus a le mérite de ne jamais sombrer dans la niaiserie ou le sentimentalisme.

Malheureusement, à sa sortie, le film ne rencontra pas le succès espéré, loin de là. Il était trop en décalage avec l’esprit du public au lendemain de la guerre. Il s’est rattrapé assez rapidement en devenant l’un des films les plus aimés de l’histoire du cinéma.

Suite à cette déconvenue  Capra est  contraint de dissoudre la société de production qu’il avait créé pour monter ce film . Engagé ensuite avec  la Paramount, il ne retournera plus jamais de films du niveau de ceux des années 30  ou de "La vie est belle".

Bonnes fêtes de fin d’année à vous tous .

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Publié le 16 Décembre 2013

Après le décès de Peter O’Toole survenu samedi dernier, c’est Joan Fontaine qui a disparu ce dimanche à l’age de 96 ans .

Née à Tokyo le 22 octobre 1917 de parents britanniques, Joan de Beauvoir de Havilland arrive  en Californie en 1919 en compagnie de sa soeur, la célèbre Olivia de Havilland née en 1916 .

C’est dans les années 30, après avoir fait ses début sur les planches,  que Joan Fontaine(nom de sa mère) entame sa carrière d’actrice avec de petits rôles dans des films de série B.

Mais c’est le célèbre réalisateur britannique, Alfred Hitchcock,  qui la propulse sur le devant de la scène en 1940 grâce au film, Rebecca, la célèbre adaptation du roman deDaphne du Maurier où elle joue face à Laurence Olivier.

La jeune femme est nommée pour la première fois à l’Oscar de la meilleure actrice.

L’actrice et le maître du suspense se retrouvent l’année suivante pour "Soupçons", où Cary Grant lui donne la réplique .

Cette fois ci Joan décroche la célèbre statuette . Une distinction qui fera la fierté de son metteur en scène puisque ce sera l’unique Oscar d’interprétation attribué à un film d’Hitchcock.

A noter que l’année ou Joan Fontaine reçoit la consécration suprème, sa soeur Olivia De Havilland était aussi nominée  pour son rôle dans « Par la porte d’or », de Mitchell Leisen.

Lors de cette cérémonie qui consacre Joan Fontaine, la rivalité entre les deux sœurs est palpable.

Joan déclara:« Toute l’animosité que nous avions ressentie l’une envers l’autre quand nous étions enfants… Tout est revenu dans des images kaléidoscopiques… J’ai cru qu’Olivia allait sauter par-dessus la table et m’attraper par les cheveux ».

Le ressentiment qui existait entre elles depuis leur enfance s’est prolongé alors que les deux actrices avaient atteint un âge avancé.

Olivia remportera  l’Oscar en 1946 et en 1949 pour les films  « A chacun son destin » de Mitchell Leisen, et "L’Héritière" de William Wyler.

Olivia De Havilland, qui est toujours en vie à 97 ans . On a la santé dans la famille .

Parmi les films que l’on doit retenir également dans la carrière de Joan Fontaine, citons "Jane Eyre" de Robert Stevenson , "Lettre d’une inconnue" de Max Ophüls,  "Ivanhoé"  de Richard Thorpe, "Othello" d’Orson Welles, "L’Invraisemblable Vérité" de Fritz Lang, "Femmes coupables"  de Robert Wise ou  "Tendre est la nuit"  de Henry King.

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Publié le 15 Décembre 2013

Le député Jean Lassalle a voulu voir et il a vu . Lui qui avant de prendre la route pour sontour de France se posait des questions sur un éventuel état de délitement général :" Je voyais que notre pays s’enfonçait dans l’individualisme et le repli sur soi. Après la crise économique, nous étions face à une crise morale, une crise de confiance », a vite compris que ses craintes étaient fondées .
La marche du député Modem s’est terminé ce samedi 14 décembre après plus de 8 mois de rencontre avec des français qui n’ont jamais droit à la parole dans les médias ou à l’Assemblée Nationale .
D’ailleurs parmi les critiques qui revenaient le plus souvent à ses oreilles lors de son périple, on note le manque de confiance perdu avec les élites, qu’elles soient politiques mais aussi médiatiques .
Rien d’étonnant à cela. Aux politiques on reproche les promesses non tenues, l’impuissance subie ou choisie face au monde de l’argent, de Bruxelles, et de la mondialisation en générale . Aux médias on reproche leur connivence avec les premiers, mais aussi le fait qu’ils sont "vendus" au grands groupes du CAC40 ou à l’Etat. Mais ce n’est pas tout, de les voir disserter à longueur de journée sur des sujets secondaires voir insignifiants, comme la dernière petite phrase d’un politique exaspère au plus haut point nos concitoyens .
Le racisme progresse-t-il en France?
C’est l’un des sujets à la mode dans nos médias depuis quelques temps.
Et bien si l’on veut avoir un avis, plutôt que de faire appel à tel ou tel intellectuel qui va nous donner un avis éclairé depuis son salon, Jean Lassalle a préféré voir et entendre ce que disent nos compatriotes. Et son constat n’est guère optimiste : « Je l’ai ressenti partout, même dans des villages minuscules. Cela se révélait notamment autour de Mme Taubira. C’est un racisme décomplexé, un rejet général de l’autre, dans des termes excessivement agressifs » . Il s’inquiète également d’un retour de la parole « antisémite liée à l’argent ».
N’en déplaise à tous ces éditorialistes qui en permanence viennent nous dire que le vote FN est avant-tout contestataire, que les français ne sont pas racistes. La réalité est tout autre,y compris dans les endroits les plus reculés de France. Elle montre que la population française ne se cache plus pour tenir des propos profondément haineux envers celui qui ne lui ressemble pas . Et si la parole est libérée, il y a bien des responsables non ?
Un Sarkoy qui reprend le discours du FN sans que cela choque les médias ou une Marine Le Pen dédiabolisée toujours pas ces mêmes médias. Voilà le résultat .
Dernier sujet sur lequel l’exaspération des français a surpris l’élu des Pyrénées-Atlantiques , l’Europe .
Voici le discours qu’on lui a servi : « Nous avons cru à la construction d’un espace fraternel et vous nous laissez une jungle où tout est permis».
Le député conclue son analyse en pronostiquant un vote sanction aux européennes contre les partis de pouvoir : "Les citoyens assument un vote extrême ou désespéré, comme je ne l’avais jamais entendu. Ça ne se traduira pas forcément aux municipales mais aux européennes où un coup très dur sera porté dans les urnes".
Face à une Europe qui use de toutes les ficelles pour s’en prendre au droit du travail en se servant de la main-d’oeuvre des pays de l’est notamment. Mais aussi avec les scandales sur la nourriture, les acquis sociaux mis à mal, etc…, le peuple a envie de montrer son désaccord profond face à une énorme machine totalement déshumanisée aux mains de commissaires non élus qui se comportent en apprentis dictateurs.
Le bilan du tour de France de Jean Lassalle montre que de nombreux français sont désespérés, et que ce désespoir peut les mener à faire des choix qui nous entraineraient vers la catastrophe .
Mais en sont-ils les premiers responsables?

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Publié le 15 Décembre 2013

Lorsqu’on pense aux groupes anglais des années 60, on cite de suite les Beatles et lesRolling Stones , mais aussi les Who, les Yardbirds ou les Kinks .

C’est à ce dernier groupe que j’ai décidé de rendre hommage aujourd’hui .

Les Kinks, c’est avant tout les deux frères Davies, Ray et Dave. Ils sont issus d’un quartier populaire et relativement pauvre de Londres. Le répertoire du groupe sera fortement marqué par ces « petites gens »qu’ils ont côtoyé tout au long de leur enfance .

Né le 21 juin 1944 , Ray est le leader et principal auteur-compositeur du groupe.

Sa jeunesse est celle de l’après-guerre, de la reconstruction d’un Londres détruit et ravagé par les bombardements. Septième enfant d’une famille de huit, il a été élevé en partie par ses six sœurs aînées. Il est un enfant solitaire voir renfermé,  son demi-frère Dave est  plus turbulent .

Ray poursuit ses études dans une école d’art britannique et possède un certain talent pour l’écriture. Avec son frère, ils décident de fonder  un groupe de musique. Dave ramène un copain, Peter Quaife, pour jouer de la basse. Un ancien batteur des Rolling Stones, Mick Avory, se joint au groupe comme batteur .

En 1963, alors que le groupe se produit  sous le non des "Ravens",Larry Page les remarque et leur propose de s’occuper de leur carrière.

Leur accent des quartiers populaires de Londres, leur comportement et surtout leur look leur valent souvent des quolibets. Un ingénieur du son , en voyant arrivé ce groupe étrangement habillé et aux cheveux longs, aurait déclaré  « you look like kinks? »(vous avez l’air bizarres, extravagants, efféminés…).

Voilà comment sont nés les "Kinks" .

Après deux 45 tours passés inaperçus le succès arrive avec You Really Got Me en 1964 qui sera numéro 1 en Angleterre . Le son si particulier de ce morceau viendrait du fait que Dave, suite à une colère, aurait lacéré son amplificateur, produisant ainsi un son distordu jamais entendu jusqu’alors .

Suite à ce succès, un album éponyme est enregistré.  Un autre tube, All Day and All of the Night, vient vite confirmer qu’il faudra désormais suivre ce nouveau groupe.

Leur deuxième album, Kinda Kinks, se vend encore mieux et les critiques s’attardent tout particulièrement sur le talent de compositeur de Ray Davies .

A partir de 1965 les compositions vont  prendre de la hauteur, se complexifier. Qu’il fasse l’apologie de la rêverie, qu’il s’en prenne aux suiveurs de modes , aux nouveaux riches ou à la bourgeoisie, les chansons de Ray Davies vont devenir des petites perles d’observation et de critique du quotidien britannique des sixties.

C’est toujours en 1965 que sort l’album "The Kink Kontroversy’, un album de transition entre le son plus rock des débuts et ce que va devenir le groupe par la suite .

Après une tournée en Europe, ils débarquent aux États-Unis. Alors que les disques se vendent bien et que les admirateurs se bousculent à leurs concerts, ils se battent sur scène, se déchirent,  s’insultent et provoquent la foule. Ils sont alors bannis du continent et le marché américain leur échappe.

Alors que Ray Davies traverse une période difficile entre l’alcool et la dépression, il va devenir l’un des plus grands paroliers et chanteurs du rock britannique.

L’album "Face to Face" sorti en 1966 est une véritable rupture sur le plan musical mais aussi au niveau des textes.  L’album est presque un concept  avant l’heure, mais sa maison de disques le freine dans nombre de ses projets. Les chansons se font volontiers le reflet d’une époque : il faut citer la critique des jeunes de Carnaby Street , les soucis financiers de la classe moyenne anglaise . Ray y traite aussi de la disparition de sa sœur ou de son désir de fuir .

 

En 1967 sort l’album "Something Else by the Kinks" qui contient le morceau "Waterloo Sunset", considéré comme l’une des plus belles chansons des années 60 par beaucoup . Cet album n’aura pas beaucoup de succès public.

Il faut dire qu’il sort à la même époque que le célèbre  "Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band" des Beatles, et dans un registre traditionnel et nostalgique, loin du  psychédélique très en vogue à l’époque.

 

 

L’année suivante sort "The Kinks Are the Village Green Preservation Society", considéré comme l’un des meilleurs du groupe, même si à l’époque il est boudé lui aussi, par le public. A l’origine Ray Davies voulait sortir un double album mais, une fois de plus, bridé ar Pye, il du se résoudre à ne sortir qu’un simple .

Mais cela n’empêche pas Ray d’écrire des chansons magnifiques, comme celle qui ouvre l’album, ou bien ce bijou mélancolique et provinciale qu’est le sublime "Village Green" .

L’année suivante sort Arthur,  le septième album du groupe de rock. Il est unanimement salué par la critique, y compris aux USA ou le groupe est boudé depuis 1965. Mais Arthur, tout comme les derniers albums, ne se vend guère . On retiendra les morceaux "Shangri La" et "Victoria" .

En 1970 c’est enfin le retour du succès pour les Kinks avec l’album "Lola versus Powerman and the Moneygoround, Part One" . Il s’agit de mon album préféré après "The Kinks Are the Village Green Preservation Society". Le succès de l’album est en partie du au morceau Lola qui deviendra un tube mondial . Mais on trouve dans ce disque de nombreuses autres petites perles comme par exemple "Get Back in Line" .

En 1971 sort l’album "Muswell Hillbillies", considéré comme leur dernier grand album même s’il ne contient aucun hit . Je retiendrais tout de même l’album suivant , "Everybody’s in Show-Biz", ou l’on trouve les morceaux  "Sitting in My Hotel" et "Celluloid Heroes" .

A la fin des années 70, et à partir de l’album  "Sleepwalker" en 1977, le groupe retrouve une seconde jeunesse et le succès,  notamment aux USA ou l’album flirtera avec le top 20 . Même succès avec l’album suivant, Misfits en 1978.

Fini l’époque du concept album, nous sommes dans un registre plus commercial mais c’est efficace.

La preuve avec l’album "Low Budget", sorti en 1979 et qui sera le disque le plus vendu de l’histoire du groupe aux USA.

L’album suivant , "Give the People What They Want", sort en 1981 et se classe 15e aux États-Unis, et obtient lui aussi un disque d’or.

 "State of Confusion", sera le dernier album des Kinks a rencontrer le succès en 1983. On y retrouve le morceau  "Come Dancing", l’un des plus gros hits du groupe  aux États-Unis.

 

Ce retour en force des Kinks à la fin des années 70 est également du à de nombreux groupes comme les Jam, les Knack ou encore les Pretenders, qui n’ont pas hésité à reprendre leurs morceaux .

A signaler que Chrissie Hynde, la chanteuse des Pretenders, sera la compagne de Ray Davies et qu’une petite fille naitra de cette histoire d’amour.

"I go to sleep", chanson de Ray Davies.

 

 

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