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Publié le 5 Avril 2017

Mon Top 10 Cinéma.

Voici un classement totalement subjectif qui évolue avec les années, le classement de "mes" meilleurs films.

Vous remarquerez qu'il s'agit d’œuvres anciennes  réalisées avant 1960.

Bien sur beaucoup d'excellents films ont été tournés depuis cette époque, mais j'ai tendance à penser que les réalisateurs modernes doivent beaucoup à leurs prédécesseurs, et que par conséquent, leur oeuvre ne serait pas aussi prestigieuse sans leurs illustres aînés.

Une réflexion basée sur l'aveu de certains grands réalisateurs. Et puis ce parti-pris possède le mérite de rendre hommage à un cinéma que les plus jeunes connaissent peu ou pas.

Voici donc mon top 10:

1 "La vie est belle" (1946) de Frank Capra.

Attention, rien à voir avec le film de  Roberto Benigni  de 1998. Le film de Frank Capra est considéré comme l'un des meilleurs de l'histoire du cinéma. Un chef-d'oeuvre de tendresse et d'humanisme .

2 ."The Shop Around The Corner" (1940), d'Ernst Lubitsch.

Comme toujours avec Lubitsch, beaucoup d'humour bien sur. Mais il y a en plus dans "The Shop Around The Corner", une grande sensibilité, une délicieuse mélancolie, un charme slave (l'action se situe dans un pays d'Europe centrale).

 Lubitsch nous montre des êtres ordinaires sur leur lieu de travail, qui naviguent entre la menace qui pèse sur leur emploi et leurs histoires de cœurs. 

Un chef-d'oeuvre.

3."Les Lumières de la ville" (1931) de Charles Chaplin.

Chaplin alterne comique pur et mélodrame avec un talent et une facilité inégalable.

Orson Welles n’avait de cesse de répéter que "Les Lumières de la Ville" était le plus beau film de tous les temps.

4. "Le corbeau" (1943) de Henri-Georges Clouzot .

Le pouvoir de Vichy trouvait que le film montrait une image bien trop sombre de la France. Ce fut le même constat du coté de la Résistance, d'autant plus que Clouzot travaillait pour la Continental, compagnie de cinéma régie par l’occupant allemand.

 A la Libération, le réalisateur se vit interdire à vie toute activité cinématographique dès juin 44 (cette peine fut finalement réduite à deux ans).

Clouzot n'était ni collabo, ni résistant, il était avant tout un misanthrope. 

Personne n'a oublié la scène scène métaphorique de l’ampoule, ou personne n’est tout blanc ou tout noir . Elle résule à elle seule l'esprit du film et celui de Clouzot.

5."Eve" (1950) de Joseph L Mankiewicz.

Ambition, trahison et manipulation, tout cela dans le milieu du théâtre et avec un casting de rêve. 

Mankiewicz est géniale derrière la caméra. Ses dialogues  atteignent des sommets. Un pur chef-d'oeuvre du cinéma.

6. "La Rivière Rouge" (1948) d'Howard Hawks.

Mon western préféré.

L'histoire d'un cow-boy et son fils adoptif, incarnés par John Wayne et Montgomery Clift.

Au fil du film le fils prend le dessus sur le père, il en va de même sur le jeune acteur qui est juste prodigieux de naturel dans son premier western.

Ne pas oublier le rôle important de la seule présence féminine. Comme souvent chez Hawks, elle est essentielle .

7."Chantons sous la pluie" (1952), de Stanley Donen et Gene Kelly

Vous avez le cafard, vous avez un ami qui fait une dépression. Ne vous inquiétez pas, j'ai la solution.

Visionnez ce film est tout ira pour le mieux. 

Des chansons d'une qualité rare que nous connaissons tous, énormément d'humour, des chorégraphies magnifiques. Bref la comédie musicale qui rend heureux.

8."La Grande illusion"(1937), de Jean Renoir.

Pour comprendre toute sa force,  rappelons ce que disait Goebbels de ce film qu'il fit interdire en Allemagne en le désignant comme"ennemi cinématographique numéro un". 

Un film qui garde toute la force de son message aujourd'hui encore.

9. "Rebecca" (1940) d'Alfred Hitchcock .

"L'Ombre d'un doute", "L'Inconnu du Nord-Express", "Une Femme Disparaît", "La Mort Aux Trousses".... Il y a tant de films du maître du suspense que j'ai adoré qu'il serait profondément injuste qu'il soit absent de ce classement.

Alors lequel choisir?

Le premier film américain d'Hichcock, "Rebecca", une adaptation d'un roman de  Daphne du Maurier.

Dans Rebecca on est à la limite du fantastique. Du mystère, du romanesque, une réalisation prodigieuse. Et puis il y a Laurence Olivier et Joan Fontaine. A voir et à revoir.

10. La Prisonnière du désert" (1956) de John Ford.

Considéré par beaucoup comme le meilleur western de l'histoire du cinéma.

Un film admiré par tous, même les réalisateurs français de la nouvelle vague. Ce film est aussi l'un des préférés de Scorsese. 

 

J'aurai pu aussi inclure "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz,"Mr. Smith au Sénat" (1939) de Capra, "La Splendeur des Amberson" (1942) d'Orson Welles, "Trois camarades" (1938) de Frank Borzage, "Les Sept Samouraïs" (1954) d'Akira Kurosawa...

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Publié le 18 Mars 2017

L'histoire:

Comment Sarah et Victor ont-ils fait pour se supporter pendant plus de 45 ans ? Qui était vraiment cette femme énigmatique vivant dans l'ombre de son mari ? 

Amour et ambition, trahisons et secrets nourrissent cette odyssée d'un couple hors du commun, traversant avec nous petite et grande histoire du dernier siècle.

Le premier film de Nicolas Bedos a bénéficié d'une large couverture dans les médias, ce qui, avouons-le, n'est pas toujours un gage de qualité.

Mais je ne vais pas tourner autour du pot, "Monsieur & Madame Adelman" est un excellent film.

Tout d'abord qu'il est bon de voir un film qui respecte le spectateur, qui au niveau de l’esthétisme ne ressemble pas à un téléfilm sur grand écran, ce qui se produit bien trop souvent dans le cinéma français.

Autre grande réussite, j'ai rarement vu des acteurs vieillir de 40 ans avec du maquillage en rendant un résultat si crédible.

Petite gène, on a été si habitué de voir Nicolas Bedos dans ses sketchs à la télévision qu'on se dit à quelques reprises qu'il oublie qu'il doit avant tout interprété un rôle. Étrangement, cette petit gène s'estompe lorsque le personnage de Victor prend de l'age, et que Nicolas ressemble de plus en plus à Guy.

Et puis à l'heure ou l'on refait le bilan de 14 années de présidence mitterrandienne pour y trouver toutes les qualités, Nicolas Bedos, en filigrane, n'oublie pas de charger une gauche qui s'est bien reniée depuis les années 70 .

"Monsieur & Madame Adelman" n'oublie personne .  L'embourgeoisement , l'usure du couple, la famille. A la fois drôle, tendre et cruel, le premier film de Nicolas Bedos est une réussite.

 

Que ce soit Denis Podalydès en psy, ou Pierre Arditi en père, les seconds rôles sont magnifiques.

Si on pose la question de savoir si Nicolas Bedos n'aurait pas du se contenter de rester derrière la caméra, il n'en est rien de sa compagne Doria Tillier, co-scénariste du film, qui crève l'écran et surprend pas la qualité exceptionnelle de sa prestation .

Même si "Monsieur & Madame Adelman"  possède quelques imperfections, il faut voir ce film si différent des comédies françaises habituelles qui se ressemblent toutes. Nicolas Bedos à le talent et le courage d'emmener le spectateur vers le haut, ici l'humour est aussi un prétexte pour nous faire réfléchir sur de nombreux sujets .

P.S

Je vous parlerai bientôt du sublime  " The lost city of Z".

 

 

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Publié le 26 Février 2017

"Noces" de

L'histoire:

Zahira, belgo-pakistanaise de dix-huit ans, est très proche de chacun des membres de sa famille jusqu’au jour où on lui impose un mariage traditionnel. Écartelée entre les exigences de ses parents, son mode de vie occidental et ses aspirations de liberté, la jeune fille compte sur l’aide de son grand frère et confident, Amir.

Une famille intégrée, sans histoire, et puis, et puis....

La religion , le poids des traditions, le mariage forcé. Oui mais voilà une jeune fille de 18 ans qui a grandi dans une société occidentale se rebelle face à tout cela.   Le film est très riche, de bons dialogues, de très bons comédiens avec l'extraordinaire Lina El Arabi dans le rôle de Zahira.

Le film est construit de façon très habile, très intelligente.

On trouve cette famille sympathique, on est parfois en colère, on doute, on espère, on s'inquiète, on ne sait plus quoi penser.

Et puis c'est tellement évident à la fin . Comment a-ton pu se laisser avoir?

Ici , même dans une famille qui parait bien intégrée on voit qu'il est impossible pour une jeune fille de s'émanciper, de vivre sa vie de jeune femme.

La fin du film nous vient comme une évidence . On se met à penser à ces politiques et ces pseudo-intellos qui passent leur temps à se tromper sur les responsables, à nous dire que tout va bien.

"Noces" est là pour leur rappeler que leur lâcheté est notre plus grand danger.L'intégration, les ghettos,l'école bien sur, mais aussi stopper ce recul permanent sur la laïcité qui fait que petit à petit les Zahira qui vivent chez nous n'ont plus leur destin entre leurs mains.

"Noces" est tout sauf manichéen, il nous montre des êtres humains avec leurs qualités et leurs défauts, mais son final est un argument d'une force  inouïe pour nous obliger à refuser la moindre compromission.

P.S

A noter que le film est inspiré d'un fait réel.


 

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Publié le 19 Février 2017

"Silence" de Scorsese, "Loving" de Jeff Nichols et "Lion" de Garth Davis. 3 excellents films.

Ce mois de février est décidément très riche en terme de cinéma. 

Après  les magnifiques "Jackie" et "Un jour dans la vie de Billy Lynn", je vais vous présenter aujourd'hui 3 excellents films sortis ces 2 dernières semaines. 

Il y a tout d'abord Martin Scorsese et son "Silence", film remarquable d'un réalisateur de 74 ans qui doute et s'interroge. A ce titre, le face à face entre le jeune jésuite et son mentor qui intervient dans la seconde partie du film est en tout point remarquable. Il oblige chacun d'entre nous à se poser des questions sans que nous n'ayons de certitudes.

L'histoire:

XVIIème siècle, deux prêtres jésuites se rendent au Japon pour retrouver leur mentor, le père Ferreira, disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au terme d’un dangereux voyage, ils découvrent un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés. Ils devront mener dans la clandestinité cette quête périlleuse qui confrontera leur foi aux pires épreuves.

http://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Silence-quete-spirituelle-Martin-Scorsese-2017-02-07-1200823151

http://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/silence-martin-scorcese-interroge-la-foi_2052153.html

"Loving" de Jeff Nichols .

"Silence" de Scorsese, "Loving" de Jeff Nichols et "Lion" de Garth Davis. 3 excellents films.

L'histoire:

Virginie, en 1958. Richard Loving vient d'épouser Mildred et de lui montrer le terrain sur lequel il veut construire leur future maison. Une nuit, le couple est réveillé par la police. Son "crime"? S'être uni alors que le mariage mixte est interdit dans cet état ségrégationniste. Il évite les poursuites s'il accepte de quitter les lieux. 

Film très sobre, pudique et délicat au service de la magnifique histoire d'amour d'un couple très simple . Ce film traite magnifiquement de la ségrégation raciale tout simplement parcequ'il en fait le minimum sur le sujet. Remarquable

http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/loving/

Après "Midnight Special"qui m'avait ennuyé, Jeff Nichols nous offre avec "Loving" un film magnifique.

Lion (2016) de Garth Davis .

"Silence" de Scorsese, "Loving" de Jeff Nichols et "Lion" de Garth Davis. 3 excellents films.

L'histoire:

Adapté du récit autobiographique de Saroo Brierley. Au milieu des années 80 en Inde, Saroo vit dans la plus extrême pauvreté. A 5 ans, il est séparé de sa famille et se retrouvé sans domicile fixe dans les rues de Calcutta. Bientôt recueilli par une famille australienne, il apprend l'anglais, intègre une autre culture, loin de ses origines. Devenu adulte, Saroo décide de retrouver la trace de sa mère.

Une histoire incroyable. Un film très bien réalisé. On est ému, bouleversé, malgré quelques petites imperfections ....

http://www.zickma.fr/critique-de-lion/ 

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Publié le 5 Février 2017

"Un jour dans la vie de Billy Lynn" d'Ang Lee.

L'histoire:

En 2005,au risque de sa vie, Billy Lynn tente de sauver la vie d'un autre soldat sur le champ de bataille en Iraq. De retour au pays, le jeune Texan de 19 ans est embarqué avec son escadron dans une tournée promotionnelle en honneur de l'armée. Celle-ci culmine quand les héros paradent avant le traditionnel match de football américain de Thanksgiving. Mais Lynn a du mal à se réaclimater et revoit constamment dans sa tête les événements qu'a subi son régiment au front.

Autant le dire de suite, on est loin ici de la propagande patriotique et lourdingue de Clint Eastwood dans son "American Sniper" de 2015 . 

Bien sur le film d'Ang Lee a été défoncé par la critique et a fait un bide aux USA. Mais ce n'est en rien parceque son film est mauvais, mais avant tout  parcequ'il dénonce trop bien les travers et les excès d'une nation qui a de moins en moins de repères, et qui refuse de se regarder dans le miroir que lui offre le réalisateur.

Malheureusement, l’insuccès du film outre-Atlantique lui offre une distribution très limitée dans notre pays.

"Un jour dans la vie de Billy Lynn" d'Ang Lee.

"C'est étrange d'être honoré pour le pire jour de sa vie". C'est la réflexion, à la fois terrible et magnifique,  que se fait  le jeune "héro" à un moment  lors de cette journée un peu folle.

Le show business, les chefs d’entreprise , les médias, tout le monde en prend pour son grade. 

Rarement un film aura su nous démontrer, en quelques images et sans le moindre mot, le cynisme, l’absurdité et la vulgarité,  juste à travers le regard d'un jeune homme qui,à plusieurs reprises,fait des allées et venues entre cette journée grotesque et le terrain de la guerre. Le parallèle le plus saisissant étant celui entre les feux d’artifices du spectacle du stade de football et les explosions de la guerre en Irak.

A travers la journée de ce petit groupe de soldats on comprend à quel point l'Amérique d'aujourd'hui a changé.

Si elle voue toujours un culte profond pour son armée et ses soldats, le rôle de leur mission et leurs actes héroïques semblent plus que jamais remis en cause. Il est bien évident que des guerres basées sur des mensonges, comme celle d'Irak et les armes de destruction massive, n'ont rien arrangé.

On découvre aussi une jeunesse profondément désenchantée à l'image de Kathryn , lasœur gauchiste qui n'a qu'un seul but,voir son frère revenir définitivement au pays afin d'être le dernier pilier d'une famille en décomposition.

On voit aussi ce jeune salarié du club de football qui hésite à s'engager dans l'armée, car  "je pourrais bénéficier d'une protection sociale".

Face à cette Amérique qui ne s'aime plus et qui ne les aime plus, ces jeunes hommes ne voient qu'une seule issue, repartir sur le champ de bataille à l'autre bout du monde contre un adversaire qui les comprend mieux que leurs compatriotes.

"Un jour dans la vie de Billy Lynn" d'Ang Lee.

Il faut bien évidemment souligner l'extraordinaire prestation du jeune Joe Alwyn, dont c’est le premier rôle au cinéma . Avec lui les dialogues deviennent inutiles tant son regard permet de saisir les fêlures et les interrogations d'un jeune homme qui a déjà tout compris d'un monde qui n'a plus rien à lui offrir. 

"Un jour dans la vie de Billy Lynn" est un film contre la bêtise et la vulgarité. Il y a la bêtise de la guerre bien sur, mais elle parait bien légère face à la bêtise et la vulgarité du spectacle à laquelle tout le monde participe .

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Publié le 1 Février 2017

"Jackie" de Pablo Larrain. Mon premier choc cinématographique de 2017.

L'histoire:

22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des États-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut.

Bien sur, tout le monde connait l'histoire de l'assassinat de JFK.

Mais dans le film de Pablo Larrain, c'est l'histoire de Jackie,  la veuve la plus célèbre du XXème siècle, qui nous est contée.

Ce biopic est très différent de ce que l'on a l'habitude de voir, tout d'abord parcequ'il se situe sur une période très courte, les 3 jours qui ont suivi l'assassinat du président des USA.

Jackie Kennedy se livre à un journaliste, elle revient sur les premières heures qui ont suivi le drame de Dallas, sur l'héritage politique qu'elle veut laisser, sur l'organisation des obsèques, sur le moindre détail...

Il y a quelques semaines sortait "Neruda", réalisé par Pablo Larraín. Ce film aux qualités certaines m'avait déboussolé par son scénario quelque peu loufoque. 

Par contre, pour son premier film hollywoodien, le réalisateur chilien nous offre une oeuvre exceptionnelle. Chaque plan, les couleurs, les images passées et présentes qui se confondent, les gros plans. Ne pas oublier cette musique envoûtante, même si parfois elle est un peu trop présente. 

Et puis il y a Natalie Portman qui est extraordinaire dans son rôle de femme meurtrie par l'assassinat de son mari, qui par sa beauté et son talent nous scotche pendant 1heure 40 devant l'écran.

 


 

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Publié le 30 Janvier 2017

"La La Land" de Damien Chazelle, et "L'ascension" de Ludovic Bernard.

Théoriquement il n'y a pas photo entre la grosse production hollywoodienne et un film français au budget modéré.

Bien sur tout le monde aime le film du réalisateur de Whiplash, que ce soit la presse ou le public, mais en ce qui me concerne je suis très mesuré sur les qualités de cette comédie musicale présentée comme le nouveau "Un Américain à Paris".

Et puis un film avec un titre aussi ridicule que "La La Land" peut-il être un chef-d'oeuvre?

Je sais, en choisissant un tel argument je fais part d'une certaine mauvaise foi.

"La La Land" de Damien Chazelle, et "L'ascension" de Ludovic Bernard.

Sorti également cette semaine, "L'ascension" de Ludovic Bernard se révèle être un joli film français sans prétention.

Bien sur il ne s'agit pas d'un grand film, mais l'ensemble est très touchant.

L'histoire:

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là... D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

Une comédie à la française de plus dont on connait à l'avance le fonctionnement.

Une banlieue montrée sous son meilleur jour, un héro black sympathique, tout cela est vrai.

Mais l'essentiel du film est ailleurs. Il est dans l'amour, le courage, le dépassement de soi.

On a tous dit un jour: "pour toi j'irai décrocher la lune". Et bien ici le héros le fait, enfin presque .

Le dépaysement entre ces cités et le chemin qui mène sur le toit du monde est total, d'autant plus que les paysages y sont superbement mis en valeur .

Notons l'importance des personnages secondaires qui accompagnent Samy en Asie , que ce soit Jeff, qui derrière une image austère se montre très protecteur, ou encore le Sherpa "Johnny l'Hallyday", très attachant. 

"L'ascension" est une comédie romantique originale et rafraîchissante qui fait un bien fou. 

Pour sa première réalisation, Ludovic Bernard nous offre une oeuvre humble et authentique. Le film doit également beaucoup à la performance d'Ahmed Sylla pour son premier grand rôle au cinéma.

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Publié le 28 Janvier 2017

Henri Jeanson, le dialogiste d'Hotel du Nord.

On reproche bien souvent au cinéma français de ne plus avoir des scénarios et des dialogues digne de ce nom.

Ah, du temps de Michel Audiard entend-on bien souvent.

Cependant il serait injuste de d'arrêter en si bon chemin, car si Audiard fut un dialoguiste et scénariste de grand talent, on ne doit en rien oublier l'un de ses grands prédécesseurs, Henri Jeanson.

Vous ne connaissez pas?

Mais si , vous connaissez...

Journaliste, auteur dramatique, dialoguiste et scénariste, Henri Jeanson est né à Paris le 06 mars 1900 .

Après divers petits métiers, il devient journaliste au journal « La Bataille » organe de la CGT. Remarqué pour sa plume redoutable, il travaille ensuite dans divers journaux le »Journal du peuple », les « Hommes du Jour », le « Canard enchaîné ».

Passionné par le théâtre, il écrit de nombreuses pièces, mais c’est comme dialoguiste pour le cinéma qu’il atteint la notoriété avec des films comme « Pépé le Moko » et « Carnet de bal » en 1937," Hotel du Nord" et « Entrée des artistes »  en 1938.

Antimilitariste, après avoir écrit des articles pour le journal « Solidarité Internationale Antifasciste » et signé le tract de Louis Lecoin, « Paix immédiate »,  il est condamné le 20 décembre 1939, par un tribunal militaire à 5 ans de prison pour « provocation de militaires à la désobéissance ». Mais soutenu par plusieurs personnalités du cinéma et de la littérature, il est libéré au bout de 5 mois. 

En août 1940 il devient la rédacteur en chef d'« Aujourd'hui », un journal « indépendant ».  En novembre 1940, les autorités allemandes lui ordonnent de prendre publiquement position contre les juifs et en faveur de la politique de collaboration . Henri Jeanson démissionne puis retourne en prison. Il est libéré suite à l'intervention de son ami Gaston Bergery, néoradical passé à la collaboration par ultra-pacifisme. Interdit de presse et de cinéma, il travaille au noir, écrivant des dialogues de films qu'il ne peut signer. . Il reste dans la clandestinité jusqu'à la Libération.

Ce parcours illustre les contradictions et compromissions du pacifisme intégral . La volonté d'aboutir à une entente avec l'Allemagne pour éviter la guerre se transforme après la défaite en désir de « coexistence » correcte, voire en offre de service. Le journal « Aujourd'hui » était loin d'être innocent dans sa chasse aux responsables de la défaite, dans le recours au mythe du coup de balai purificateur, dans son anglophobie. Il entre en résonance avec le discours du maréchal Pétain, et dans le sens de la propagande allemande. 

Hélas, ce désir de pacifisme intégral existe toujours de nos jours. L'histoire nous a montré jusqu’où il pouvait mené.

Henri Jeanson a abandonné le cinéma en 1965 pour se consacrer au journalisme polémique et à la rédaction de ses mémoires, qui seront publiés sous le titre "70 Ans d'adolescence", quelques mois après sa mort. Il meurt à Équemauville (Calvados), le 6 novembre 1970.

Quelques citations.....

“L'argot, c'est le latin des affranchis.”

“Les maris se choisissent les yeux ouverts et les amants les yeux fermés.”

“Sans la police, tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre.”

“A mon avis, les généraux qui meurent à la guerre commettent une faute professionnelle.”

“La guerre, le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part.”

“Les femmes trompent généralement leurs maris avec d'autres maris. Les adultères ont ainsi quelque chose de conjugal, d'honorable, de légal qui mérite la considération générale.”

“Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ; et le marxisme, c'est le contraire.”

“En France, le ridicule ne tue pas. On en vit.”

“Tout métier qui ne fait pas oublier le travail est un esclavage.”

“Quand une femme dit la vérité, c'est pour déguiser un mensonge.”

“Qui nierait que le cinéma sonore nous a fait découvrir le silence ? Le silence est la plus belle conquête du parlant.”

“On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Ainsi la Bible, quel chef-d’oeuvre !”

“Tu ferais un excellent critique. Tu parles fort bien de ce que tu connais mal...”

ETC.....

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Publié le 12 Janvier 2017

"Birth of the Nation" de Nate parker. Dérangeant et grotesque.

 

Nathaniel Turner (1800-1831) était un esclave afro-américain vivant dans le compté de Southampton en Virginie. Sa notoriété était liée à son érudition et à sa ferveur particulière pour la religion.

 

Très vite face aux premières images de "Birth of the Nation", on ne peut s’empêcher de penser à l'excellent   "12 Years A Slave" de "Steve McQueen. Mais très vite aussi, je me suis senti mal à l'aise devant ce film.

Je n'ai pas envie de vous parler de la réalisation, du jeu des acteurs, de la photo, mais aller directement à ce qui m'a profondément choqué, la manière dont la religion est abordée et utilisée dans ce film.

Après avoir lu la bible, le héros comprend que les riches propriétaires ne lui avaient enseignés que les passages qui obligeaient les esclaves à rester soumis, mais en découvrant d'autres passages de la bible il se voit en justicier, en bras de Dieu qui doit accomplir la parole divine.

C'est bien là toute la limite du personnage qui ne possède qu'un minimum de culture.

Pour lui la Bible doit être appliquée au pied de la lettre, à aucun moment il ne comprend que la parole divine est avant-tout métaphorique.

Mais plus grave, le réalisateur fait tout pour nous laisser penser qu'il est en accord total avec le comportement de son héros.

 Nate justifie toutes ses actions, bonnes ou non, par la Bible.  Mais lorsqu'il justifie ainsi l'appel au meurtre en série, le film corrobore étrangement cette ligne. A aucun moment personne ne vient l'interroger sur le bien-fondé d'une telle attitude. Pire, tout le monde le suit dans son délire religieux qui le fait profondément ressembler aux fanatiques d'aujourd'hui qui eux aussi aiment tant travestirent les saintes écritures.

Personne ne peut nier que les maîtres blancs ont commis sur leurs esclaves des actes scandaleux. Mais faut-il pour autant laisser croire aux spectateurs de ce film que la vengeance face à de tels actes est dictée par la bible.

En agissant ainsi le réalisateur se range du coté de tous les adorateurs de Dieu qui agissent avec barbarie . 

On voit sur l'écran un illuminé sans qu'à aucun moment le réalisateur ne fasse intervenir un personnage pour le ramener à la raison .

Pire, Nate Parker fait tout ce qu'il peut pour faire passer son héros pour un véritable prophète.

Lorsque le pasteur Nat Turner dit qu'il attend un signe de Dieu pour passer à l'action, et que peu de temps après on voit une éclipse, on nous laisse quasiment croire que cette scène est dans la bible . J’exagère à peine.

Et que dire du final et du chemin de croix de Nat Turner qui le fait passer pour un nouveau Christ.

A cet instant, de dérangeant le film de Nate Parker devient grotesque.

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Publié le 28 Décembre 2016

Mon Top 10 cinéma 2016.

 

Vous allez vous rendre compte que mon Top 10 est en réalité un Top 11, mais vous comprendrez très vite pourquoi.

Tout d'abord il est toujours difficile d'éliminer un film au détriment d'un autre, alors pour permettre à une oeuvre de plus de figurer à mon palmarès j'ai usé d'un petit subterfuge en me posant une question à laquelle je n'ai pas souhaité trouver de réponse.

Est-ce qu'un documentaire peut être assimilé à un film de cinéma? voilà la question.

Comme seule réponse j'ai décidé de passer de 10 à 11 films .

Afin de mettre en valeur les oeuvres ci-dessous, j'ai sélectionné 11 blogs différents qui émettaient une critique positive.

Voici donc mon classement:

10 ex.: "Merci Patron" de François Ruffin.

Ce film devrait être vu par tous les français pour qu'ils voient jusqu’où sont capables d'aller les puissants de ce monde .

http://leblogdocumentaire.fr/merci-patron-retourner-bouffonnerie-pouvoir-a-profit/

10 ex.: Spotlight de  Tom McCarthy

Enquête fascinante pour dénoncer un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique de Boston.

http://marvelll.fr/critique-spotlight/

9- Moi, Daniel Blake de Ken Loach.

Tout comme "Merci Patron", un film nécessaire. A voir avant d'aller voter pour ceux qui veulent supprimer des centaines de milliers de fonctionnaires et remettre en cause notre système social.

http://fredericdebutler.overblog.com/2016/11/moi-daniel-blake.html

8- Remember de  Atom Egoyan.

Un film surprenant sur la mémoire .

http://www.abusdecine.com/critique/remember

7- The Nice Guys de Shane Black.

La comédie de l'année.

http://www.leblogenchaine.fr/the-nice-guys-critique/

6- Les innocentes d'Anne Fontaine.

 Un film fort et bouleversant tiré de faits réels.

https://cinedingue.com/2016/01/23/critique-les-innocentes/

5- Frantz de François Ozon.

Mon meilleur film français de l'année.

Un mélo qui se situe juste après la guerre 14-18.

http://marlasmovies.blogspot.fr/2016/09/frantz-de-francois-ozon-mon-meilleur.html

4- Julieta de Pedro Almodóvar.

Jusqu'ici les quelques films de l'espagnol que j'avais vu ne m'avaient guère emballé.

Avec Julieta il m'a totalement conquis. 

http://www.legenoudeclaire.com/2016/05/19/avis-julieta-de-pedro-almodovar/

3- Comancheria de David Mackenzie.

Un peu thriller, un peu road-movie, et beaucoup western.  Entre "Les raisins de la colère", "La prisonnière du désert" et "Thelma et Louise". J'exagère à peine!

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2016/11/comancheria.du-grand-art.html

2- Premier Contact de Denis Villeneuve.

Intelligent, sensible, humain, délicat.

https://www.leblogducinema.com/critiques-films/critique-premier-contact-844325/

1- Mademoiselle de Park Chan-wook .

Une oeuvre qui bouleverse les sens.

http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Mademoiselle-6153.html

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma, #Top 2016

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