Nabilla , de la télé-réalité au film noir raté.

Publié le 11 Novembre 2014

 

téléchargement

Il y a un événement qui s’est produit dans la nuit du 6 au 7 novembre dernier, et qui a fait passer au second plan tout le reste de l’actualité. Il s’agit bien entendu de l’agression de la « star de télé-réalité, Nabilla Benattia, contre son compagnon.

Une chose est sure, la jeune femme n’avait pas prémédité son geste, ou alors elle serait encore bien plus stupide que ce que prétendent ses détracteurs.

En effet, elle a tout d’abord confié aux policiers que le couple aurait été attaqué par trois hommes alors qu’il rentrait de soirée en taxi.

Après vérification , les policiers ont conclu:  « Il n’y a pas de trace de sang à l’extérieur de l’immeuble et la vidéosurveillance dans l’hôtel montre que les horaires et comportements décrits » par Nabilla « ne correspondent pas à ce qu’elle dit ».

Par la suite , elle change de version: « Elle a expliqué qu’ils ont eu une altercation et qu’il a pris un couteau. Dans la confusion, il se serait alors porté un coup à lui-même ». Problème, le compagnon Thomas Vergara « dit que c’est n’importe quoi ». Il est toujours sur le scénario de l’agression.

Dans la dernière version, la starlette faisait état de pressions psychologiques ainsi que de violences physiques exercées par son compagnon .

Comme on s’en rend compte, Nabilla n’a rien de la « femme fatale » comme on a eu l’habitude d’en voir au cinéma, elle n’a rien de ces femmes machiavéliques et manipulatrices qui ont tout fait pour réussir le crime parfait .

Starlette de télé-réalité, elle se montre une bien piètre scénariste pour son rôle le plus dramatique.

Voici quelques films dont aurait pu s’inspirer la créatrice de la célèbre réplique «  »Allô, non mais allô quoi! ».

Tout d’abord, voici l’histoire de « Le Facteur sonne toujours deux fois » de Tay Garnett , avec Lana Turner et John Garfield, ou comment supprimer un mari, ou un compagnon,trop encombrant en séduisant un beau vagabond.

Mais ça ne se passe pas toujours comme prévu.

Il y a aussi « Le Grand alibi » d’Alfred Hitchcock, avec Marlène Dietrich et Jane Wyman, l’histoire d’une comédienne et chanteuse qui se débarrasse de son mari. Mais cette-fois-ci, c’est une jeune fille qui permettra à la vérité d’éclater.

« Un si doux visage » d’Otto Preminger, avec Robert Mitchum et Jean Simmons, est également un chef-d’oeuvre du film noir, avec toujours la célèbre « femme fatale » à l’oeuvre.

« Assurance sur la mort » de Billy Wilder, avec Barbara Stanwyck et Edward G. Robinson, fait partie des oeuvres incontournables du genre, avec un scénario qui n’est pas sans rappeler « Le facteur sonne toujours deux fois ».

« La Lettre » de William Wyler, avec Bette Davis, autre grand film de cette période raconte l’histoire d’une femme qui tue son amant. Mais là encore, la meurtrière n’échappera pas à son destin.

Je terminerais avec « Gone Girl’, le magnifique film de David Fincher, toujours dans les bonnes salles de cinéma, et dont je ne raconterai pas l’histoire.Tout ce que je peux en dire c’est qu’Amy, incarnée magistralement par Rosamund Pike, se montre bien plus machiavélique et brillante que Nabilla pour parvenir à ses fins, faisant passer notre starlette pour une « Conne Girl » .

Mais après réflexion, est-elle si stupide que cela?

En effet, là ou les « femmes fatales » des films des années 40 et 50 n’avaient droit qu’à un destin tragique, Nabilla saura faire passer cette agression comme de la légitime défense. Et grâce aux témoignages de quelques amis, elle ne sera probablement condamnée qu’à une peine mineure.

De plus il y aura bien un producteur pour en faire un film en réécrivant quelque peu l’histoire. Et je vous laisse deviner qui sera la grande gagnante.

Rédigé par fatizo.over-blog.com

Repost 0
Commenter cet article

Astor 19/12/2014 10:47

Gone girl ...Le fiston me dit qu'il faudrait qu'on aille le voir ensemble. Si je tarde encore je serai bon pour acheter le DVD. Mais les vacances sont là :-)

fatizo 19/12/2014 19:07

J'ai vraiment adoré ce film, le meilleur de l'année pour moi. Il y a du Htchcock dans ce film qui est bien plu qu'un simple thriller.
Bonne fêtes Astor