Scolari, le Doménech brésilien.

Publié le 13 Juillet 2014

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Luiz Felipe Scolari a déclaré, à l’issue de la nouvelle déroute de son équipe face aux Pays-Bas pour le match de la 3ème place, qu’il laissait la Confédération brésilienne de football décider de son sort.

C’est lors de la conférence de presse d’après-match que le sélectionneur brésilien, dont le contrat expire à la fin de ce Mondial 2014, qu’il a laissé entendre qu’il pourrait rester à son poste.

Pour justifier ses compétences, le technicien brésilien est obligé de remonter le temps. Il nous dit : "C’est la troisième Coupe du Monde que je dispute comme sélectionneur, deux avec le Brésil et une avec le Portugal (2006). Lors des trois, j’ai fini dans les quatre meilleurs du monde. Une fois, j’ai gagné, en 2002," et " En 2006, 2010, nous n’avons pas fini parmi les quatre meilleurs. Et en 2014, si."  

Il faut savoir que lors de la victoire du Brésil en 2002, la sélection possédait des joueurs d’exception tels que Ronaldo, Ronaldinho et Rivaldo, et que malgré tous ces talents, le fond de jeu était vraiment médiocre. On a encore vu la différence ce samedi entre les Pays-bas et ce Brésil sans âme, incapable de construire des actions digne d’une équipe, au contraire de néerlandais très inspirés.

Quant au meilleur résultat depuis 2002,  Monsieur Scolari oublie un peut vite le match contre le Chili et la frappe de Pinilla sur la barre à la 120ème minute .

Mais Scolari est allé plus loin, il a tenu lors de cette dernière conférence de presse à se ridiculiser un peu plus : "Une équipe qui vient de prendre sept buts et qui le match suivant prend un but dès les premières minutes. Il y a de quoi être abattu. Mais même comme cela, l’équipe a bien joué, elle s’est battue, elle s’est créé des opportunités."

On croit rêver, il n’a pas de chance. Après la déroute face aux allemands il déclarait : "Tout n’a pas été si mauvais dans ce Mondial. Contre l’Allemagne, il y a eu comme une coupure d’électricité pendant six minutes", et pour hier soir c’est à cause de ce but dans les premières minutes. Et la prochaine fois, quelle sera la nouvelle excuse?

Mais le plus grave , c’est "l’équipe a bien joué".

Elle a bien joué, mais où?

En défense elle a été cathastrophique, à l’image de sa défense centrale qui pouvait être réduite à 1 élément si Thiago Silva avait reçu le rouge qu’il méritait de recevoir après deux minutes de jeu. Et que dire de David Luiz qui veut être partout et qui finalement se retrouve nulle part.

Offensivement Oscar aura été le seul sur ce match a sauver les meubles, pour le reste nous avons vu une équipe qui n’en est pas une, qui semble perdu sur le terrain, et ce n’est pas la rentrée de Hulk dans les dernières minutes, ce footballeur improbable au physique de rugbyman, qui réconciliera les amoureux beau jeu avec ce Brésil là.

On voit bien que Monsieur Scolari tient absolument à s’accrocher à son poste, qu’il refuse de tirer les conséquences des deux derniers matchs calamiteux de son équipe.

On sent bien qu’il va tout faire pour convaincre les instances dirigeantes  de le conserver tout comme l’avait réussi un certain Raymond Doménech suite à l’Euro calamiteux de 2008 (3 match, 3 défaites) .

On se souvient qu’à l’époque le bon Président Escalette ne jurait que par St Raymond: "Raymond m’a promis ceci, Raymond m’a promis cela",  que le pauvre Président de La fédération était devenu la marionnette de Raymond le "sélectionneur manipulateur" qui le menait par le bout du nez.

Si suite à ce fiasco,les membres de la FFF avaient fait preuve du courage nécessaire pour se séparer de Doménech, jamais la grève de Knysna n’aurait eu lieu.

Et si le football brésilien veut s’enfoncer un peu plus dans la crise, qu’ils continuent avec les mêmes hommes, et surtout le même non style de jeu.

Une conclusion s’impose avec cette Coupe du Monde catastrophique pour le pays organisateur. Le Brésil doit redevenir le Brésil, celui qui ne gagne pas toujours mais celui qui reste dans nos mémoires, celui de 1982 dont on parle encore plus de 30 ans après, alors que tout le monde a oublié le Brésil victorieux de 1994 .

Il est beau de vouloir ajouter une étoile de plus sur le maillot de la sélection, mais faut-il pour cela se priver des plus belles de toutes, de celles que l’on trouve sur les terrains de football.

Zico, Socratès, Cruijff, Platini, Puskas, Di Stefano, toutes ces étoiles et quelques autres aussi lumineuses n’ont jamais remporté la Coupe du Monde, mais elles ont su éclairer  les soirées des éternels enfants que nous sommes.

N’est-ce pas cela le plus important pour les amoureux du football?

 

 

 

 

 

 

 
 

Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Football, #Brésil

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