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Publié le 5 Avril 2017

Mon Top 10 Cinéma.

Voici un classement totalement subjectif qui évolue avec les années, le classement de "mes" meilleurs films.

Vous remarquerez qu'il s'agit d’œuvres anciennes  réalisées avant 1960.

Bien sur beaucoup d'excellents films ont été tournés depuis cette époque, mais j'ai tendance à penser que les réalisateurs modernes doivent beaucoup à leurs prédécesseurs, et que par conséquent, leur oeuvre ne serait pas aussi prestigieuse sans leurs illustres aînés.

Une réflexion basée sur l'aveu de certains grands réalisateurs. Et puis ce parti-pris possède le mérite de rendre hommage à un cinéma que les plus jeunes connaissent peu ou pas.

Voici donc mon top 10:

1 "La vie est belle" (1946) de Frank Capra.

Attention, rien à voir avec le film de  Roberto Benigni  de 1998. Le film de Frank Capra est considéré comme l'un des meilleurs de l'histoire du cinéma. Un chef-d'oeuvre de tendresse et d'humanisme .

2 ."The Shop Around The Corner" (1940), d'Ernst Lubitsch.

Comme toujours avec Lubitsch, beaucoup d'humour bien sur. Mais il y a en plus dans "The Shop Around The Corner", une grande sensibilité, une délicieuse mélancolie, un charme slave (l'action se situe dans un pays d'Europe centrale).

 Lubitsch nous montre des êtres ordinaires sur leur lieu de travail, qui naviguent entre la menace qui pèse sur leur emploi et leurs histoires de cœurs. 

Un chef-d'oeuvre.

3."Les Lumières de la ville" (1931) de Charles Chaplin.

Chaplin alterne comique pur et mélodrame avec un talent et une facilité inégalable.

Orson Welles n’avait de cesse de répéter que "Les Lumières de la Ville" était le plus beau film de tous les temps.

4. "Le corbeau" (1943) de Henri-Georges Clouzot .

Le pouvoir de Vichy trouvait que le film montrait une image bien trop sombre de la France. Ce fut le même constat du coté de la Résistance, d'autant plus que Clouzot travaillait pour la Continental, compagnie de cinéma régie par l’occupant allemand.

 A la Libération, le réalisateur se vit interdire à vie toute activité cinématographique dès juin 44 (cette peine fut finalement réduite à deux ans).

Clouzot n'était ni collabo, ni résistant, il était avant tout un misanthrope. 

Personne n'a oublié la scène scène métaphorique de l’ampoule, ou personne n’est tout blanc ou tout noir . Elle résule à elle seule l'esprit du film et celui de Clouzot.

5."Eve" (1950) de Joseph L Mankiewicz.

Ambition, trahison et manipulation, tout cela dans le milieu du théâtre et avec un casting de rêve. 

Mankiewicz est géniale derrière la caméra. Ses dialogues  atteignent des sommets. Un pur chef-d'oeuvre du cinéma.

6. "La Rivière Rouge" (1948) d'Howard Hawks.

Mon western préféré.

L'histoire d'un cow-boy et son fils adoptif, incarnés par John Wayne et Montgomery Clift.

Au fil du film le fils prend le dessus sur le père, il en va de même sur le jeune acteur qui est juste prodigieux de naturel dans son premier western.

Ne pas oublier le rôle important de la seule présence féminine. Comme souvent chez Hawks, elle est essentielle .

7."Chantons sous la pluie" (1952), de Stanley Donen et Gene Kelly

Vous avez le cafard, vous avez un ami qui fait une dépression. Ne vous inquiétez pas, j'ai la solution.

Visionnez ce film est tout ira pour le mieux. 

Des chansons d'une qualité rare que nous connaissons tous, énormément d'humour, des chorégraphies magnifiques. Bref la comédie musicale qui rend heureux.

8."La Grande illusion"(1937), de Jean Renoir.

Pour comprendre toute sa force,  rappelons ce que disait Goebbels de ce film qu'il fit interdire en Allemagne en le désignant comme"ennemi cinématographique numéro un". 

Un film qui garde toute la force de son message aujourd'hui encore.

9. "Rebecca" (1940) d'Alfred Hitchcock .

"L'Ombre d'un doute", "L'Inconnu du Nord-Express", "Une Femme Disparaît", "La Mort Aux Trousses".... Il y a tant de films du maître du suspense que j'ai adoré qu'il serait profondément injuste qu'il soit absent de ce classement.

Alors lequel choisir?

Le premier film américain d'Hichcock, "Rebecca", une adaptation d'un roman de  Daphne du Maurier.

Dans Rebecca on est à la limite du fantastique. Du mystère, du romanesque, une réalisation prodigieuse. Et puis il y a Laurence Olivier et Joan Fontaine. A voir et à revoir.

10. La Prisonnière du désert" (1956) de John Ford.

Considéré par beaucoup comme le meilleur western de l'histoire du cinéma.

Un film admiré par tous, même les réalisateurs français de la nouvelle vague. Ce film est aussi l'un des préférés de Scorsese. 

 

J'aurai pu aussi inclure "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz,"Mr. Smith au Sénat" (1939) de Capra, "La Splendeur des Amberson" (1942) d'Orson Welles, "Trois camarades" (1938) de Frank Borzage, "Les Sept Samouraïs" (1954) d'Akira Kurosawa...

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma, #classique

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Publié le 11 Août 2013

Nous sommes en 1938, et un jeune réalisateur de 23 ans qui n’avait à son actif qu’un simple court-métrage de 4 minutes, "The Hearts of Age", décide de tourner un moyen métrage muet(40 mn), adaptée d’une pièce de théâtre vaudevillesque. Le film s’appelle "Too Much Johnson" .

Le cumul des problèmes rencontrés lors du tournage a empêché l’exploitation du film à l’époque.
3 ans plus tard, Orson Welles, car c’est de lui qu’il s’agit, tournera ce qui reste pour de nombreux cinéphiles, le chef-d’oeuvre du 7ème art "Citizen Kane" .
Dans une interview accordée en 1978 , le cinéaste raconte dans quelles conditions il a revu le film dans les années 60 :«Je ne me souviens pas si je l’avais laissé au fond d’une caisse ou si quelqu’un me l’a rapporté, mais il était là, devant moi. Je l’ai regardé et la qualité était juste parfaite, avec aucune rayure sur la pellicule. Joseph Cotten ( comédien principal que l’on retrouve dans de nombreux films de Welles ) était magnifique et j’ai immédiatement pensé à éditer le film et l’envoyer à Joe comme cadeau d’anniversaire».

                                        
                                                          Joseph Cotten .

Mais peu de temps après Orson Welles apprend que sa maison madrilène est partie en fumée…..avec le film .
Mais alors que les cinéphiles le pensait disparu pour toujours, on a retrouvé le film en décembre dernier, plus de 75 ans après son tournage .
Le film est actuellement en cours de restauration aux États-Unis, au musée George Eastman House.
Cette copie inédite devrait être présentée au grand public le 9 octobre prochain, dans le cadre de la Journée du cinéma muet à Pordenone en Italie . La semaine suivante, le film sera projeté à New York.
Paolo Cherchi Usai, en charge de la restauration, a déclaré dans un communiqué : « C’est, et de loin, le travail de restauration le plus important que la George Eastman House ait entrepris depuis très longtemps. Tenir dans sa main la bande, personnellement créée par Orson Welles il y a 75 ans, provoque une émotion impossible à décrire. »
Et d’apprendre qu’il existera bientôt un film visible d’Orson Welles antérieur à "Citizen Kane", est un véritable événement pour de nombreux cinéphiles .

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma, #classique, #Orson Welles

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Publié le 28 Avril 2013

                                         

Françoise Dorléac est née le 21 mars 1942 à Paris. Sa sœur n'est autre que Catherine Deneuve qui est née le 22 octobre 1943 à Paris.Elles ont deux autres soeurs, Danièle et Sylvie .Son père François Dorléac est comédien, sa mère Renée Simonot est pensionnaire au théâtre de l’Odéon. Jeune fille rebelle et élève indisciplinée, elle est renvoyée du lycée.

Elle rentre au Conservatoire d'art dramatique de 1957 à 1961. Elle fait ses véritables débuts au cinéma dans le film « Le loup dans la bergerie » en 1959 de Hervé Bromberger après avoir tourné dans un court métrage.

Parallèlement Françoise Dorléac continue de jouer au théâtre où elle interprète « Gigi » de Colette, « Noix de coco » de Marcel Achard en 1960. L’année suivante, elle joue dans « Le mariage forcé » et L’école des maris » de Molière . Au cinéma on la retrouve dans « Ce soir ou Jamais » (1960) de Michel Deville, « La fille aux yeux d’or » (1960) ou « Tout l’or du monde » (1961) de René Clair, avec Bourvil .

                                    

En 1962, elle interprète le rôle de Nathalie Cartier dans « Arsène Lupin contre Arsène Lupin » de Edouard Molinaro, aux côtés de Jean-Pierre Cassel puis enchaîne avec « La Gamberge » de Norbert Carbonnaux .

Mais c'est en 1963 qu'elle accède au statut de vedette quand Philippe de Broca l'engage pour tourner avec Jean-Paul Belmondo dans le film d'aventures "L'homme de Rio". Ce film obtiendra un grand succès .

Elle enchaînera aussitôt avec La Peau douce de François Truffaut, film qui finit d’assoir sa notoriété.

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Elle enchaine en 1964 avec « La chasse à l’homme » d' Edouard Molinaro, ou elle retrouve Belmondo .

En 1965 , elle est dirigée par Roman Polanski dans "Cul de sac" . Il s'agit de son premier rôle en anglais . Elle succède ainsi à sa soeur Catherine Deneuve, qui venait de tourner " Répulsion" sous les ordres du même réalisateur . 

                         

 

1965 sera une année très productive pour elle sur le plan internationale, puisqu'elle tournera également lors de cette année « Gengis Khan » d'Henry Levin avec Omar Sharif et James Mason, mais aussi « Passeport pour l’oubli » de Val Guest, avec David Niven.

La consécration arrive avec « Les demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy , film dans lequel elle incarne la sœur jumelle de sa sœur, Catherine Deneuve. Le film bénéficie d’une distribution internationale : Georges Chakiris et Gene Kelly cotoient Michel Piccoli et Danielle Darrieux. Le film connaît le succès lors de sa sortie au cinéma en 1967.

« Un cerveau d’un milliard de dollars » de Ken Russel sera son dernier film. Dans ce film d’espionnage, Françoise Dorléac a pour partenaire Michael Caine et Karl Malden.

Le 26 juin 1967, Françoise Dorléac quitte Saint-Tropez en voiture direction l’aéroport de Nice côte d’Azur, où elle doit prendre un avion. Mais l’actrice est en retard . Sa voiture percute un poteau électrique avant de prendre feu. Françoise Dorléac meurt à l'âge de 25 ans.

                                           

Ses films :

* 1959 : Les Loups dans la bergerie d'Hervé Bromberger

* 1960 : Ce soir ou jamais de Michel Deville

* 1960 : Les Portes claquent de Michel Fermaud et Jacques Poitrenaud

* 1961 : La Fille aux yeux d'or de Jean-Gabriel Albicocco

* 1961 : Tout l'or du monde de René Clair

* 1962 : Arsène Lupin contre Arsène Lupin d'Édouard Molinaro

* 1962 : La Gamberge de Norbert Carbonnaux

* 1964 : L'Homme de Rio de Philippe de Broca

* 1964 : La Peau douce de François Truffaut

* 1964 : La Chasse à l'homme d'Édouard Molinaro

* 1964 : La Ronde de Roger Vadim

* 1965 : Cul-de-sac de Roman Polanski

* 1965 : gengis khan d'Henry Levin

* 1965 : Passeport pour l'oubli de Val Guest

* 1966 : Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy

* 1967 : Un cerveau d'un million de dollars de Ken Russell

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma, #classique, #Françoise Dorléac

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