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Publié le 1 Octobre 2013

                                             

Lorsqu’on pense cinéma, il est des scènes qui de suite nous reviennent en mémoire, des scènes qui nous ont ému par leur grâce, leur sensibilité, leur humour. Ces scènes ont un tel pouvoir de séduction, d’imagination, d’émotion, qu’on se les approprie, qu’on les partage avec des êtres chers, devenant ainsi une partie de notre domaine privé .

On peut dire que certaines d’entre elles sont si parfaitement réalisées qu’elles sont comparables aux plus grandes toiles des plus grands peintres.

La scène dite de " La première rencontre", dans " Les lumières de la ville" de Chaplin, appartient à cette catégorie .

Chaplin a dû employer tous les ressorts de son talent de metteur en scène pour imaginer un concours de circonstances suffisamment crédible pour que la jeune fille aveugle perçoive en lui un milliardaire .

Pour éviter tout misérabilisme , Chaplin alterne comique pur et mélodrame .

C’est d’ailleurs le cas dans cette fameuse scène , si touchante, que Chaplin conclue avec le gag du seau d’eau .

Le tournage des Lumières de la Ville  se révéla être un vrai calvaire .

La scène de la première rencontre entre le vagabond et la jeune fleuriste a nécessité plusieurs centaines de prises (entre 300 et 700 selon les sources) réparties sur les deux années de tournage.

Pour interpréter le rôle de la jeune fille aveugle, Chaplin avait choisi une jeune actrice inexpérimentée, Virginia Cherrill, âgée de vingt ans .

Virginia est la seule de ses interprètes avec laquelle il ne s’entendit pas. Plus de cinquante ans après, elle  déclarait encore  : « Charlie ne m’a jamais aimée, et je n’ai jamais aimé Charlie ».

De son coté Chaplin considérait qu’elle ne se consacrait pas assez à son travail.

Persuadé que le parlant n’a aucun avenir ,Charlie Chaplin, contre vents et marées décide de réaliser un nouveau film muet . Le film sera un immense triomphe international, un des plus massifs dans la carrière de Chaplin, qui sut finalement se faire accepter par ce nouveau public et par la critique .

La dernière scène du film, le moment où la jeune aveugle, ayant recouvré la vue, découvre enfin la triste réalité de son bienfaiteur est également un grand moment de cinéma .

Un critique écrira  que c’était là “la plus grande performance d’acteurs et le moment le plus fort de l’histoire du cinéma”.

Vers la fin de sa vie, Chaplin s’émerveillait encore du caractère magique de cette scène : “Ça m’est arrivé une ou deux fois, disait-il. Dans Les lumières de la ville, rien que la dernière scène… Je ne joue pas… Je m’excuse presque, je suis extérieur à moi-même et je regarde… C’est une scène belle, très belle, précisément parce qu’elle n’est pas surjouée.”

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma, #Chaplin, #Les lumières de la ville

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