Publié le 14 Juillet 2016

"Truman" de Cesc Gay. L'amitié jusqu'au bout.

Sachant que Jullian, son ami de jeunesse est condamné à cause d'un cancer, Tomàs qui est expatrié au Canada,  revient pendant quatre jours à Madrid afin de passer du temps en sa compagnie.

Cet excellent film nous montre un homme condamné par la maladie qui décide de ne plus se soigner . 

Ce film dresse avant tout le portrait de deux amis, à travers leur relation et la manière de se positionner quand on sait que l'on ne survivra pas à la maladie. 

Tomàs ne juge pas son ami. Il est présent à ses cotés avec beaucoup de pudeur, de retenue. Pas besoin de grande déclaration, ni de démonstration dans une si longue amitié . 

 Truman, qui tient le rôle titre, est un chien. Bien sur on ne peut s'empêcher de traduire le nom du chien en "l'homme vrai, la vérité de l'homme". Malgré son sujet grave, l'ambiance reste relativement légère. Il y a aussi une grande intelligence de la narration . Et puis la personnalité des deux protagonistes, mais aussi celles des seconds rôles, font que ce film ne sombre jamais dans le mélo.

"Truman" de Cesc Gay. L'amitié jusqu'au bout.

Ce que l'on apprécie aussi, c'est de voir que le film ne s'attarde pas trop sur la maladie. On les voit avant tout essayer de continuer à vivre, d'aller au restaurant, de faire des rencontres, d'improviser un voyage un peu fou . 

Au final, Truman est un film qui traite d'un sujet  délicat avec finesse,  sensibilité, intelligence, et surtout avec une énorme tendresse.

Ne pas oublier la performance des deux acteurs principaux,Ricardo Darin et Javier Càmara, qui sont aussi pour beaucoup dans le succès de ce film qui a reçu plusieurs Goya en 2016( meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur second rôle).


 

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Publié le 13 Juillet 2016

Magnifique soirée avec Cyndi Lauper au Grand Rex.

Star de la pop des années 1980,  Cyndi Lauper a sorti ce printemps un album de reprises de country avec "Detour", son premier album solo depuis six ans dont la sortie .

"Quand j'étais toute petite, la musique country, c'était de la musique pop, j'ai grandi en écoutant ça". "Ces chansons appartiennent à certains de mes souvenirs les plus anciens, ça a donc été une immense joie de les reprendre."

C'est avec elle, mais aussi ses plus grands tubes, que nous avions rendez-vous ce lundi 11 juillet au Grand-Rex.

Une grande présence sur scène, une performance vocale très réussie, un public chaud bouillant . 

L'artiste souffre. On pensait au tout début que la canne faisait parti du personnage qu'elle s'était créée sur scène, mais non, très vite on peut s’apercevoir qu'elle boite, qu'elle souffre .

C'est le moment du rappel..

Elle revient une dernière fois, seule.

Une magnifique soirée en compagnie d'une artiste sachant parfaitement naviguer entre le rock, la country et l'émotion pure.

Pour conclure, j'aimerais vous dire qu'il y a quelques années j'ai découvert l'adaptation de "Ne me quittes pas" de Brel par Cyndi Lauper. Jamais je n'aurai imaginé un jour qu'un artiste réussirait à me donner autant d'émotion qu'avec l'originale. 

Et bien elle a réussi cet exploit.

Dommage, on ne trouve plus d'excellente version sur Youtube.


 

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Publié le 12 Juillet 2016

Un Euro 2016 médiocre: Un message pour l'Europe ?

L'Euro 2016 a son vainqueur, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne peut satisfaire les amoureux du beau football.

Mais avouons que si la sélection portugaise n'a guère proposé de spectacle, aucune équipe n'a démontré une supériorité éclatante lors de ce tournoi.

En effet, il arrive parfois qu'une équipe spectaculaire se fasse éliminer de façon injuste sur un match, mais lors de cet Euro nous avons beau chercher, aucune équipe n'a dominé son sujet et ses adversaires.

Les croates, très bons au premier tour, comme très fréquemment dans leur histoire, se sont retrouvés totalement tétanisés dès le premier match à élimination directe.

Les grandes nations de ce sport ont, une à une, montré leurs limites .

L'Allemagne, Championne du Monde en titre, sait toujours aussi bien conserver le ballon, mais elle n'a plus ce pouvoir d'accélération qui lui permettait de multiplier les occasions . De plus on a vu qu'il lui manquait un grand buteur.

L'Espagne, déjà renvoyée chez elle dès le premier tour du Mondial brésilien de 2014 n'a pas su, ou voulu, se séparer de certains de ses cadres qui n'ont plus aussi faim qu'il y a quelques années. 

Son jeu fait de circulation du ballon ne débouche plus sur rien. Aux plus belles heures de sa domination, on se disait qu'à un moment donné Xavi ou Iniesta allait servir un caviar à l'un de ses partenaires afin qu'il transforme cette possession de balle en but. Mais aujourd'hui on a le sentiment que c'est surtout la formation ibérique qui se retrouve anesthésiée par son propre style de jeu .

Et puis l'Italie n'est plus l'Italie, même si elle a montré plus que ce que l'on nous promettait. On nous avait annoncé une formation moribonde, et au final elle aura su tirer le meilleur parti de ses qualités limitées.

On ne saurait en dire autant de la Belgique, qui figurait parmi les favoris si l'on en croit les spécialistes.

Mais une fois de plus on a la preuve avec cette équipe qu'une accumulation de grands joueurs ne fait pas un groupe soudé et cohérent.

Et puis il y avait la France, dont on connaissait les limites avant le début de la compétition. Dans un tournoi peu relevé il aura manqué peu de choses aux bleus pour aller jusqu'au bout. De l'envie et une excellente mentalité n'auront su pallier l'absence d'un réel patron dans le jeu et sur le terrain .

Et puis revenons sur cet Euro à 24 équipes, le premier de l'histoire, voulu par Michel Platini.

S'il est un succès au niveau de l'image sympathique donné par des supporters venus de nations qui ne se seraient peut-être pas qualifiés sans cette nouvelle formule, il est un échec cuisant au niveau du spectacle offert sur les pelouses.

En dehors du public portugais, qui peut avoir de l'admiration pour une sélection qui n'a remporté qu'un seul de ses 7 matchs avant les prolongations, ne se qualifiant qu'en troisième position de son groupe du premier tour après 3 matchs nuls?

Oui,voilà ou se situe la grande aberration de ce tournoi a 24 équipes . Avoir des 3èmes qualifiés dans un groupe de 4, c'est comme si on laissait passer dans la classe supérieure un élève qui possède une moyenne inférieure à 7  (3 points sur 12 pour les portugais).

L'Euro est dorénavant merveilleusement bien calqué sur cette Europe injuste que rejette les peuples. 

On l'élargit de plus en plus, on le rend injuste, on nivelle par le bas. 

Une fois de plus le football est un excellent révélateur de la société actuelle.

Et même la grande Allemagne qu'on veut nous imposer comme l'exemple à suivre, y démontre aussi ses limites. Serait-ce un signe?  

Oui, si l'on veut comparer l'Euro de football avec L'Union Européenne, c'est très bien.

On voit que les deux fonctionnent mal, que plus aucune nation de ce Continent ne veut être positive, enjouée et imaginative, à l'image du jeu pratiqué lors de ce tournoi par l'ensemble des sélections.

Cet Euro à 24 est peut-être très bien pour voir des fans sympathiques, mais pour le football c'est une catastrophe. 

Et il me semble que la priorité de cet événement doit  encore se situer un peu sur le carré vert , tout comme l'Europe doit en priorité se préoccuper du bien être de son peuple.

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Publié le 2 Juillet 2016

 

Olivia de Havilland restera pour tous les amoureux du cinéma la  Mélanie de "Autant en emporte le vent", le chef-d’oeuvre de Victor Fleming sorti en 1939 .

Elle est née à Tokyo le 1er juillet 1916  de parents britanniques. En 1918 la famille s'installe en Californie. Elle est aussi la sœur de Joan Fontaine qui nous a quitté en 2013,et qui avait obtenu l'Oscar pour son rôle dans Soupçons d’Alfred Hitchcock.

C'est à partir de 1935, et sous les ordres de Michael Curtiz, qu'Olivia de Havilland obtiendra ses premiers grands rôles avec pour partenaire Errol Flynn.

On retrouve ainsi le trio dans "Capitaine Blood" (1935) ; "La charge de la brigade légère" (1936) et surtout "Les aventures de Robin des Bois" (1938). 

  Elle était à l’époque en contrat avec la Warner et a fait des pieds et des mains auprès de son producteur pour qu’il la loue à la MGM afin qu’elle puisse jouer dans "Autant en emporte le vent". Un choix qui s’est révélé payant puisque son interprétation lui a valu une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleur Second Rôle.

 Elle en conclue qu'elle possède le talent nécessaire pour interpréter de rôles à la palette plus éttoffée que ceux qui lui sont proposés par la Warner. C'est alors qu'elle décide d'affronter la firme dans un long bras de fer judiciaire qui débouchera en 1943 sur une nouvelle loi limitant la durée des contrats entre acteurs et entreprises de production. Ayant obtenu gain de cause, Olivia de Havilland se voit enfin offrir la possibilité de varier ses rôles. Elle obtient ainsi une série de succès retentissants à partir de 1946. Son jeu s'étoffant, on lui découvre un sens du tragique et une disposition à l'ambiguïté dans des films tels que "La fosse aux serpents" (1946) d'Anatole Litvak, "A chacun son destin" (1946) de Mitchell Leisen et "L'héritière"(1949) de William Wyler. Elle remporte d'ailleurs deux oscars pour ces deux derniers films.

Par la suite, dans les années 50, elle démarre sa vie de femme et de mère et refuse de plus en plus de rôles à Hollywood (dont Un Tramway nommé désir). Elle  a été la première femme à être présidente du jury au Festival de Cannes.

Depuis 1953, elle vit à paris dans le XVIe arrondissement , sa seconde patrie depuis son mariage en 1955 avec l'ancien directeur de Paris-Match Pierre Galante avec qui elle a eu une fille, Gisèle.

Elle avait aussi un fils (décédé en 1991), né d'un premier mariage avec le romancier Marcus Goodrich. 

Pour célébrer cet anniversaire, le Mc Mahon cinéma, met à l'honneur ce week-end la doyenne des stars hollywoodienne dans 2 films, "Autant en emporte le vent" de Victor Fleming et "La double énigme" (1946) de Robert Siodmak.

http://www.cinemamacmahon.com/web/programme.html

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Publié le 25 Juin 2016

"L'Outsider" de Christophe Barratier.La plus grande violence n'est pas la plus visible.

 

Hier soir je suis allé voir "Loutsider" de Christophe Barratier, le film consacré à l'affaire Kerviel, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le monde des traders est d'une violence inouïe.

On découvre ici le monde des banques de l'intérieur, et ce n'est pas très beau à voir.

Des êtres totalement déshumanisés d'un cynisme à vous donner la nausée. Il faut  voir par exemple Kerviel et ses amis se réjouir lorsque l'attentat de Londres se produit.

Et puis il y a la hiérarchie qui fait semblant de ne rien voir.  

Un film très réussi qui nous montre des hommes à qui nous de voulons surtout pas ressembler, des hommes dont la profession  et le comportement sont profondément nuisibles à notre société .

Ils sont tout simplement terrifiants. Ici il est hors de question d'avoir un minimum d’empathie pour Kerviel, il n'a rien à voir avec celui que nous ont présenté les médias.

Ces gens sont violents dans leur comportement de tous les instants, dans leur vie privée. Je n'ai vu ici que des monstres.

La violence est bien souvent plus grande parmi ceux qui ont fait de grandes études que parmi le peuple. Le peuple préfère la bière, le filles, chanter et assister à un match de foot . Une attitude de beauf bien sur, mais tellement moins dégueulasse que celle de ces "pseudos" élites hyper-nuisibles. 

 


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Publié le 21 Juin 2016

Foreigner aux Folies Bergères. De la Folie.

Hier soir nous étions aux Folies Bergères pour assister au concert d'un groupe qui a connu son heure de gloire dans les années 80.

Foreigner est un groupe créé en 1976 par Mick Jones (le seul encore dans le groupe aujourd'hui ), Ian McDonald (ancien de  King Crimson ),  et le chanteur Lou Gramm .

Leur son "hard-FM" a longtemps été méprisé par de nombreux puristes, mais cela n'émpêchera pas le goupe de produire plusieurs tubes qui ont marqué les années 80. 

Mick Jones, qui connait bien la France pour avoir été le guitariste de Johnny de 1965 à 1974. Il composera même pour lui une trentaine de morceaux, dont le célèbre "Oh ma jolie Sarah".

Il était donc de retour à Paris hier soir avec sa bande, une ville à laquelle il pense souvent nous-a-t-il dit.

Et de suite ça envoie du lourd, 2 morceaux enchaînés qui vous secouent.

Puis au troisième morceau, Kelly Hansen , le chanteur du groupe depuis 2005, fait comprendre au public qu'il doit être à la hauteur, que ce soir on est à un concert de rock, et qu'il est hors de question de rester assis pendant qu'eux font le show.

Et quel show, et ce Kelly Hansen, une vraie bête de scène, n'hésitant pas à se méler au public.

Puis très vite des morceaux connus.

Extrait de leur 1er album, Foreigner (1977).

Puis ce superbe slow du superbe album "Foreigner 4" (1981).

 "Waiting For A Girl Like You"

On reste sur cet album avec l'incontournable "Urgent" dans une version monumentale.

Toujours sur "Foreigner 4", et un "Juke Box Hero" à vous couper le souffle.

Puis lors du rappel on aura droit à ce morceau de 1978, "Hot Blooded".

Et bien entendu, le plus grand slow des années 80.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il y a aussi cette reprise de Tina Arena sortie en 1997. (Et puis cela nous donne l'occasion de revoir la sublime australienne) .


 

 

 

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Publié le 12 Juin 2016

La Croatie, enfin une bonne équipe dans cette Euro 2016.

Depuis le début de la compétition j'ai le sentiment qu'aucune équipe n'est totalement bien huilée. Un exemple avec les champions du monde allemands que j'ai trouvé irréguliers face à une faible équipe ukrainienne. Des faiblesses au niveau défensif . On notera aussi le match très moyen de Gotze et Ozil dans le domaine offensif. Bref, après 7 matchs, aucune ne m'a impressionné par son jeu collectif.

Enfin, aucune sauf une.

Cet après-midi avait lieu le match Croatie-Turquie, un match équilibré, tout du moins sur le papier. Car sur le terrain ce fut une autre histoire. Et ce que l'on peut dire, c'est que le score de 1 à 0 en faveur des coéquipiers de Luka Modric ne reflète pas tout à fait leur domination lors de cette partie.

En effet, alors que les croates avaient ouvert le score en première mi-temps sur une superbe reprise de volée du joueur du Real, ils ont multiplié les occasions de but après la pause.

De la maladresse bien sur, mais aussi la barre, le poteau, mais surtout de superbes mouvements collectifs, avec notamment un milieu de terrain impressionnant par sa maîtrise technique.

A part leur excellent parcours lors du Mondial 98 stoppé en demi-finale par un certain Lilian Thuram , les croates n'ont jamais réussi à additionner leurs nombreux talents afin de créer un groupe capable de briller lors des grandes compétitions. Mais sur ce premier match, cette équipe m'a impressionné par son bloc collectif. Un milieu de terrain impressionnant, une défense solide, un bon gardien, et une attaque qui réussi à se créer de nombreuses occasions. 

Avec la Croatie, on a ici une équipe qui n'a pas volé sa place dans cet Euro . Mais vu la qualité de certaines équipes en présence, il sera bon de se poser la question pour savoir si cette formule à 24 équipes est la bonne, d'autant plus qu'elle ne va disqualifier que 8 équipes après le premier tour. 

Ne serait-il pas plus judicieux de revenir à l'ancienne formule à 16 équipes, afin d'éviter que l'ennui s'installe dans trop de matchs du premier tour?

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Publié le 11 Juin 2016

Payet éclaire France - Roumanie.

Que ce soit en Coupe du Monde ou lors du Championnat d'Europe des Nations, les matchs d'ouverture ne sont jamais d'une qualité de jeu exceptionnelle.

 Le France-Roumanie d'hier soir n'a pas échappé à la règle.

Face à des roumains vaillants et très bien organisés, nous avons vu hier soir, à l'image de  ses deux joueurs les plus cotés, Griezmann et Pogba, des bleus empruntés et maladroits, ratant un nombre incalculable de gestes simples.

Ce que nous savions déjà, c'est à dire le faible niveau de la défense, a malheureusement été confirmé. Ce n'est pas le match catastrophique de Patrice Evra hier soir qui va nous rassurer sur ce sujet.

Dans ce match ou nous avons vu beaucoup trop d’approximations et de nervosité de la part des bleus, seul 2 joueurs ont réussi à maintenir le navire à flots, je veux parler de N'golo Kante et Dimitri Payet. On peut aussi citer Olivier Giroud pour son but et son engagement de tous les instants.

Mais aujourd'hui j'ai envie de m’attarder sur la match de Dimitri Payet pour plusieurs raisons.

En effet, c'est un joueur qui avant les 2 matchs de mars dernier, contre la Russie et les Pays-Bas, avait très peu de chance d'intégrer la liste des 23 .

Malgré une saison exceptionnelle avec son club de West-Ham, mais aussi un forcing des journalistes,Didier Deschamps semblait avoir fait une croix sur lui, déclarant même dans une émission, que jusqu'ici "il n'avait jamais été bon en sélection".

Mais face à la continuité des performances exceptionnelles en première League de Payet, Deschamps l'a rappelé au printemps dernier, et comme le joeur a su se montrer "enfin" performant en bleu en cette occasion le sélectionneur a du revoir son jugement.

A ce titre, le parcours de Dimitri Payet me fait étrangement penser à celui d'Alain Giresse, qui lui aussi fut très longtemps un grand joueur de club qui ne réussissait pas à s'imposer en sélection. 

Tout comme le réunionnais, c'est à 29 ans que l'ancien joueur des Girondins de Bordeaux, s'imposa enfin en bleu.

Lors du Mondial 82 en Espagne, il prit une part prépondérante dans le parcours exceptionnelle des bleus. Il fut même désigné meilleur joueur français.

Personne n'a oublié ce but et ce match.

Bien évidemment, il fit partie intégrante de la victoire des bleus lors du Championnat d'Europe des Nations en 1984.

On ne peut que souhaiter une fin de carrière aussi réussie à Dimitri Payet.

S'il est capable de réitérer les performances comme celle d'hier soir cela est dans le domaine du possible.

D'ailleurs, Didier Deschamps a magnifiquement su se servir de ses qualités et profiter de son excellente forme lors de ce match d'ouverture.

Car il faut également souligner le coaching du sélectionneur lors de ce premier match.

Il est évident que de nombreux entraîneurs n'auraient pas eu le courage de sortir en premier les deux jours les plus cotés de l'équipe, les deux "stars".

En sortant Griezmann et Pogba, tous deux très peu inspirés hier soir, le sélectionneur a  envoyé un message fort à ces joueurs: "ici pas de privilégié, le boss c'est moi".

Tout aussi important, c'est la remise en cause tactique de ce choix. Car en sortant Pogba pour faire rentrer Martial, il donnait les clefs de la maison bleu à Patet. Tout à coup le patron du jeu des bleus c'était lui, lui le banni, lui dont le sélectionneur ne voulait plus il y  a encore quelques mois.

C'est aussi cela Deschamps, un sélectionneur qui déjà dans le passé su revoir son jugement, avec un garçon comme Gignac par exemple .

Et son pari allait s'avérer payant, et de quelle manière. Une passe décisive, un but magnifique, une sortie sous les ovations du public.....et les larmes d'un homme qui a cet instant très précis nous offre un grand moment d'émotion pure.

Oui, le football ce n'est pas que le fric, il peut encore nous offrir ces instants inoubliables qui ne s'expliquent pas, qui font qu'à cet instant précis ou Payet sort du terrain, il n'est plus un joueur professionnel. 

Il est juste redevenu cet enfant qui rêve de grands matchs et de buts magnifiques dans les grandes compétitions. Ce soir son rêve se réalise et comme l'enfant est passé par des moments difficiles, des moments ou il a pensé que ce rêve ne se réaliserait plus, il ne peut s'empêcher de verser quelques larmes.

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Publié le 4 Juin 2016

"La maison des étrangers"(1949) de Joseph Mankiewicz . Une oeuvre beaucoup trop méconnue.

Joseph Mankiewicz  est sans conteste l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma et sa filmographie est là pour le prouver.

"La Comtesse aux pieds nus", "L’Aventure de Mme Muir", "Soudain l'été dernier", "Chaînes conjugales", "Eve","Jules César", "L’Affaire Cicéron", "Le limier" sont quelques uns de ses très grands films .

Je vais vous parler aujourd'hui d'un film moins connu mais qui vaut le déplacement, " La Maison des étrangers", sorti en 1949. 

L’HISTOIRE : Max Monetti est de retour à New York. Cet ancien avocat vient de purger sept ans de prison. Son père Gino, banquier soupçonné de pratiques frauduleuses, est mort pendant son incarcération. Les trois autres fils de Gino ont enregistré la banque à leur nom, et, pour eux, le retour de Max n’est pas une bonne nouvelle, il est revenu pour se venger .....

C'est au Mac-Mahon, ce cinéma du 17ème arrondissement  qui consacre jusqu'au 20 juin un cycle de 14 films au génial réalisateur américain, que j'ai découvert ce film. 

C'est Edward G. Robinson qui tient le haut de l'affiche. Il recevra le prix d'interprétation au festival de Cannes 1949 pour ce rôle.

Le principal personnage féminin, d'une extrême sensualité et à la grande force de caractère, est divinement incarné par Susan Hayward .

"La maison des étrangers"(1949) de Joseph Mankiewicz . Une oeuvre beaucoup trop méconnue.

On retrouve aussi Richard Conte, acteur qui figurera bien plus tard au générique du Parrain de Françis Ford Coppola. Un Coppola qui de toute évidence s'est fortement inspiré de ce film pour sa célèbre trilogie. 

Les Monetti sont des Corleone d'avant l'heure.

Un patriarche qui sous une bonhomie apparente s’avère odieux. Un banquier qui prend quelques libertés avec la loi. 4 fils dont le chouchou qui a tous les droits, le frustré qui n'attend que son tour, le type qui se mouille pas trop et qui reste à distance, et l'inévitable idiot du clan.   

Un film avec 3 ou 4 scènes qui restent en mémoire. L'opéra italien, des dialogues étincelants, la narration en flashback (l'une des spécialités de Mankiewicz), des personnages forts, et une direction d'acteurs parfaite. 

Si vous voulez en savoir plus..

http://shangols.canalblog.com/archives/2011/06/12/21378273.html

 

« Mon mari est mort heureux. — Non, votre mari a été heureux de mourir. »


 


 

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Publié le 2 Juin 2016

"Julieta" de Pedro Almodovar. Un film marquant.

Julieta s’apprête à quitter Madrid définitivement lorsqu’une rencontre fortuite avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antía la pousse à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé Antía une semaine plus tôt. Julieta se met alors à nourrir l’espoir de retrouvailles avec sa fille qu’elle n’a pas vu depuis des années. Elle décide de lui écrire tout ce qu’elle a gardé secret depuis toujours.

Julieta parle du destin, de la culpabilité, de la lutte d’une mère pour survivre à l’incertitude, et de ce mystère insondable qui nous pousse à abandonner les êtres que nous aimons en les effaçant de notre vie comme s’ils n’avaient jamais existé.

Je dois dire que le cinéma d'Almadovar ne m'a jamais emballé, tout du moins les quelques films que j'avais vu de lui.  Alors malgré les excellentes critiques de "Julieta", je n'avais pas prévu d'aller le voir.

Et puis , je me suis laissé convaincre.

J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'ambiance du film pendant une bonne vingtaine de minutes. Et puis, petit à petit, je me suis laissé prendre au piège, embarqué dans un film rare et magnifique...

http://www.telerama.fr/cinema/films/julieta,507186.php

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