Publié le 25 Juin 2013

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Depuis le début de l’année nous assistons à une véritable crise de la presse française, que ce soit parmi les quotidiens ou les magazines .
On connait déjà le refrain des médias en question . C’est de la faute des journaux gratuits, d’internet , du prix trop élevé, de la crise…..
On trouve toujours de bonnes excuses pour justifier les mauvais chiffres dans pareille situation, mais on cherche rarement à trouver ou sont ses propres défaillances .
Du contenu et de la façon dont ils traitent l’information, ils évitent toujours d’en parler, et pourtant .
Et pourtant, sondage après sondage les français font de moins en moins confiance aux médias, ils trouvent qu’il y a trop de connivence entre les journalistes et le monde politique, qu’on ne s’occupe pas des vrais problèmes, qu’on s’attarde sur les petites phrases sans s’intéresser au fond .
Et le pire c’est que tout cela est vrai .
Combien de journalistes entretiennent des liens étroits avec les politiques ?
Combien de couples entre ces deux mondes qui n’en forme plus qu’un, combien de séjours en vacances partagés, combien de déjeuners, de dîners ?
Comment voulez-vous après cela que les journalistes dénoncent les magouilles de politiques qui font partie intégrante de leur existence ?
Le dernier exemple en date aura été l’affaire Cahuzac, avec toute cette horde de journalistes qui a préféré soutenir le ministre, se rangeant ainsi derrière toute la classe politique, plutôt que leurs confrères de Médiapart .
Pourquoi me direz-vous ?
Et bien parce qu’en déstabilisant le Ministre du budget, toute cette caste médiatique et politique a bien compris que leur petit monde risquait d’être ébranlé, que le peuple pourrait enfin comprendre que toute cette "élite" garde le silence sur les magouilles par intérêt commun .
Car que nous disent ces médias dans leurs journaux ?
Et bien qu’il faut réformer les retraites des salariés, mais que taxer les riches ne rapportent rien, que s’attaquer aux privilèges des députés, des ministres ou des sénateurs n’est que pure démagogie . Des médias à la solde de Bruxelles et de la mondialisation, qui parlent de compétitivité, de modèle social français trop coûteux, que les entreprises sont trop taxés, etc….
Bref, des médias qui en permanence nous disent que s’attaquer aux élites et aux privilégiés ne sert à rien, et qu’au contraire, on doit les protéger, les bichonner .
A l’inverse ces mêmes médias nous disent que le peuple doit accepter les réformes, de faire des sacrifices, pour être compétitif dans un marché ouvert qui est le seul modèle viable .
Fermez le banc . La pensée unique a encore frappé, et après ça ils ne comprennent pas que les français ne lisent plus ce discours injuste ou les élites sont épargnés du moindre effort .
Il y a aussi le couplet sur le fait que nos politiques ne sont pas "tous pourris", que cela ne représente qu’un pourcentage infime .
Mais ces chers médias qui sont les champions des sondages, pourquoi n’en font-ils pas sur le sujet ? Pourquoi ne recensent-ils pas les politiques véreux pour qu’on possède enfin les vrais chiffres, afin de savoir si les pourris ne représentent vraiment qu’un pourcentage minime ?
Ou alors ont-ils peur de la réalité, ou la connaissent-ils si bien qu’ils n’osent apporter de l’eau au moulin du "tous pourris" .
On voit encore aujourd’hui avec l’élection de Villeneuve sur Lot une analyse toujours aussi stupide des médias .
Ils comprennent enfin que le Front Républicain ne marche plus, mais aucun ne comprend pourquoi .
C’est pourtant bien simple, pourquoi les gens de gauche iraient voté pour une droite qui sous la présidence Sarkozy, a bien souvent tenu un discours qui a dépassé le FN sur sa droite .
Et de savoir qu’un Buisson a toujours une influence importante à l’UMP ne peut pas faire voter des électeurs de gauche pour un tel parti .

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Presse, #Politique, #Médias, #Connivence

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Publié le 11 Juin 2013

 

                                                         

Qui sont ces deux êtres sur cette photo ?

Non, il ne s'agit pas du croisement d'un être humain et d'un hibou .

Non, les extraterrestres n'ont pas débarqués sur terre .

Non , il ne s'agit pas d'un jeune couple effrayé après avoir croisé une bande de skinheads.

Cette photo est juste le fruit du travail d'un professeur d'université à Washington, Alan Kwan, et d'un artiste, Nickolay Lamm, sur ce que pourrait être l'être humain dans 100 000 ans .

D'après le professeur, dans ce futur lointain l'homme aura domestiqué l'espace et il s'y rendra régulièrement . Les hommes auront des yeux  bien plus grands car ils verront au-delà du Soleil et de la Terre . Cela les aidera aussi pour mieux voir dans l'obscurité. Avec le temps, nous serions même capable de cligner des yeux latéralement.

 Le cerveau humain devrait continuer de se développer, ce qui aura pour effet d'augmenter visiblement la taille de nos têtes. On ne nous dit pas si cela rendra l'homme plus intelligent, et surtout, plus sage .

Grâce à la manipulation génétique, on pourra choisir le visage de son enfant. Toujours d'après le professeur Lamm nous privilégierons « des lignes fortes et majestueuses, un nez droit, de grands yeux intenses, et globalement, un visage harmonieux respectant les règles de symétrie gauche/droite ».

 À priori tout le monde sera beau (pour leur époque bien sur).  Au delà de l'apparence, tous ces changements auront un impact plus important sur le confort de l'être humain. 

Une dernière caractéristique qui ne devrait pas satisfaire tout le monde .La pigmentation de la peau sera plus foncée, pour faire face et s'adapter aux rayons UV. 

Mais je vais tout de même essayer de rassurer ceux qui risquent de cauchemarder en imaginant leur descendance avec de telles caractéristiques . Qu'ils se souviennent des années 70 et 80, et du monde merveilleux que devait être le XXIème siècle, un monde ou la pollution aurait disparu, ou le pétrole aurait été remplacé par des énergies on ne peut plus propre, ou la paix régnerait dans le monde, bref un monde idéal .

On voit ce qu'il en est 40 ans après. 

On a plutôt le sentiment que l'on veut nous ramener avant guerre lorsqu'on entend certains politiques, voir au XIXème siècle,si l'on en croit les "réformes" qu'il faut adopter. 

Alors vouloir prévoir ce qu'on sera  dans 100 000 ans lorsqu'on se plante à ce point sur quelques décennies tient presque du comique. C'est pourquoi on a envie de dire à Mr Nickolay Lamm qu'il utilise l'argent de ses recherches pour des travaux qui seront plus utiles au bien-être de l'humanité.

 

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Humanité, #Science Fiction

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Publié le 9 Juin 2013

Tout ceux qui ont l'habitude d'écouter Eric Zemmour savent qu'il ne rate jamais une occasionde dénoncer l'angélisme de la gauche face à l'insécurité .

Même si le PS a évolué ces dernières années, pour lui la gauche sera toujours moins crédible pour régler les problèmes de sécurité que la droite, même s'il reconnaît que Sarkozy n'aura été qu'un imposteur sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres, mais là n'est pas la question .

 

 

 

 

Samedi matin, je regardais l'émission "On se dispute" sur I Télé. Alors que Nicolas Doménach et Eric Zemmour débâtaient sur la mort du jeune Clément Méric, l'ancien chroniqueur de Ruquier, que l'on a connu plus inspiré, a tout d'abord insisté lourdement sur le fait que le mort aurait pu être dans le camp d'en face. 

On a envie de répondre à Zemmour: "avec des si on mettrait Paris en bouteille ".

Le polémiste a sûrement oublié que le poing américain était dans le camp de l'extrême droite et non "dans le camp d'en face ".

Puis voyant que cette argumentation ne passait pas, il a essayer de comprendre, voir de justifier, les actes de ces types qui s'inscrivent dans une violence permanente.

Zemmour va encore plus loin dans les dernières minutes, puisqu'il dit en gros qu'il faut se défendre face à "la gauche totalitaire" qui veut nous faire changer de modèle société. C'est tout juste s'il ne dit pas que ces types sont des résistants et qu'il faut les décorer .

On connaissait déjà le Zemmour qui défendait les politiques voyous, sous prétexte que la morale ne s'applique pas à ce milieu; aujourd'hui on découvre Zemmour en avocat de l'extrême droite tueuse .

Pour résumé Monsieur Zemmour a fait ce qu'il reproche depuis toujours à la gauche (qui protégerait les voyous),c'est à dire minimiser les violences de l'extrême droite en leur trouvant des excuses et en cherchant à minimiser les actes ignobles de ces fous aux cranes rasés qui semblent totalement déshumanisés.

J'en ai tiré la conclusion suivante, Zemmour n'est pas pour une France de justice ou chacun doit respecter la loi, mais seulement pour une France ou seulement les plus faibles doivent la respecter, surtout s'ils sont de gauche ou bronzés  . 

Et pour ceux qui ne seraient pas d'accord avec ça, il a peut-être l'idée que des gens aux cranes rasés qui s'entraînent dans des camps, qui aiment défiler en ordre militaire, seront là pour les remettre dans le (l'extrême) droit chemin .

Si Zemmour a choisi son camp et l'affirme, d'autres journalistes qui sont dans un autre camp, celui de l'ultralibéralisme, et qui mettent l'extrême gauche et l'extrême droite dans le même sac ne valent guère mieux .

Pour eux souhaiter plus de justice sociale, plus d'égalité, moins de racisme, moins d'écart de richesses entre les très riches et les pauvres, c'est la même chose que d'être raciste, homophobe, nationaliste.. .

Mais lorsqu'on défend 24h/24 un ultralibéralisme qui est responsable de tant de souffrances, il est aisé de mettre dans le même sac tous ceux qui s'opposent à ce modèle .Il s'agit d'un procédé assez lâche pour éliminer la moindre opposition à leur idéologie dominante en les excluant du débat d'entrée de jeu .

Que ces gens se méfient, car en voulant faire croire que tous les opposants à la pensée unique sont des ennemis de la démocratie, ils risquent de renforcer le peuple dans l'idée qu'une élite qui se comporte de la sorte n'est plus très loin de se comporter en dictature .

 

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Publié dans #Zemmour, #Extrême droite, #Politique, #Clément Méric

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Publié le 7 Juin 2013

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Roman Kacew est né en 1914 en Pologne. Diplomate, écrivain, cinéaste, il est le seul à avoir obtenu deux prix Goncourt ; l’un sous son nom d'artiste, Romain Gary, et l’autre sous un faux nom, Emile Ajar.

L’idée de cette nouvelle identité littéraire lui vient en 1973.

"Gros Calin" qui est son premier roman sous le nom d'Ajar est bien accueilli par la critique. Mais très vite le doute s’installe quant à l’identité véritable d’Emile Ajar, l’assimilant tantôt à Raymond Queneau, tantôt à Louis Aragon. En 1975, Romain Gary décide de mettre un terme aux rumeurs en associant une personne physique au nom d’Emile Ajar.

A la parution de ‘La Vie devant soi’, un parent de Gary, Paul Pavlovitch, endosse le rôle d’Emile Ajar. La même année, l’auteur factice obtient le prix Goncourt. Dès lors, un problème se pose : le prix ne pouvant être décerné qu’une fois au même auteur et Romain l’ayant déjà reçu en 1958, l’avocate de ce dernier lui conseille de le refuser. Mais Paul Pavlovitch, pris au jeu, décide de l’accepter.

En 1979 paraît le dernier roman d’Emile Ajar, ‘L’Angoisse du roi Salomon’. L’année suivante, Romain Gary met fin à ses jours. Le personnage d’Emile Ajar lui survivra quelques mois jusqu’à ce qu’un communiqué de l’AFP dévoile sa véritable identité.

"La Vie devant soi" est le deuxième roman publié sous le nom d'Emile Ajar par Romain Gary.

Dès les premières pages on est embarqué dans ce quartier de Belleville des années 70 .

Un livre plein de la poésie enfantine de Momo qui regarde le monde avec humour, tendresse et malisse . Au travers de son langage coloré des sujets graves sont abordés comme la prostitution, la Shoah, l'immigration, l'euthanasie, etc

Momo(Mohamed) a 10 ans (ou 14), il a été recueilli dès son plus jeune age par madame Rosa qui s'est spécialisée en nounou de "fils de putes" (Moïse, Banania, Touré et le Vietnamien ) . Tout ce petit monde vit dans le quartier de Belleville , au sixieme  sans ascenseur . 

Madame Rosa , ancienne gagneuse qui se "défendait avec son cul" , est juive , revenue des camps de la mort . Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, obèse, laide et malade, elle a peur de finir comme un légume . Elle "s'absente" de plus en plus fréquemment , sentant bien que ses jours de pleine lucidité sont désormais comptés .

Le tour de force de ce roman , c'est d'évoquer un sujet résolument grave sur le ton de la légèreté . La grande faucheuse est omniprésente , on la sent se rapprocher inexorablement jusqu'à vous submerger de sa noirceur et pourtant , par le biais de ce jeune héros au phrasé si particulier , la lecture s'accompagne d'un  sourire qui ne vous quitte jamais . 

Les personnages découverts sont hétéroclites au possible . Cela va de Monsieur N'da Amédée , " proxynete " à Monsieur Hamil , ancien vendeur de tapis ambulant qui se balade avec "Les Misérables" d'Hugo sous le bras, en passant par Madame Lola,l'ancien champion de boxe au Sénégal devenue travestie au Bois de Boulogne,son ami imaginaire Arthur (le parapluie) ; le docteur Katz ; la comédienne Mademoiselle Nadine . 

Ce roman est tour à tour lyrique , naïf , sombre et violent mais baigne , paradoxalement , dans une perpétuelle bonne humeur contagieuse . Son humour tendre et décalé vous emportera de la première à la dernière page ! 

 "La vie devant soi" est avant tout une histoire de langue. Dès les premières pages, on tombe en amour pour le parler du petit Momo. Élevé à l'école de la rue, Momo maltraite la grammaire et la syntaxe, déforme les mots et les expressions, mais offre en même temps un langage poétique et puissamment littéraire.

Tout le récit repose sur cet exercice de style extrêmement périlleux mais parfaitement réussi puisque dès la première page on oublie totalement l'écrivain. Toute l'attention du lecteur est portée vers cet enfant singulier qui nous raconte la vie de tout ce petit monde à sa manière.

Avec un extrême pudeur, Émile Ajar (Romain Gary) raconte une histoire d'amour filiale entre un petit musulman et une vieille juive, entre deux êtres qui ont pourtant été privés d'amour toute leur vie et qui ne se sont jamais autorisés à l'exprimer .

Le livre sera adaptée au cinéma en 1977 par  Moshé Mizrahi avec une Madame Rosa incarnée magnifiquement par Simone Signoret  . Elle obtiendra le César de la meilleure actrice pour son interprétation dans ce rôle .

 

 

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Litterature, #Romain Gary, #Cinéma, #Immigration

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Publié le 31 Mai 2013

Tout d'abord commençons par rendre hommage à Georges Moustaki qui nous a quitté la semaine dernière .

La douceur, la gentillesse, et beaucoup de talent aussi, ce sont les caractéristiques de ce chanteur qui nous a accompagné pendant plusieurs décennies .

Des chansons pour les autres, Piaf, Barbara, Reggiani ....

 

Et pour lui aussi ..

Passons aux nouveautés du moi .

"Together Alone" est le premier album de la chanteuse auteur-compositeur britannique d'origine écossaise Alex Hepburn.

Comparée à Janis Joplin ou à Amy Winehouse (ce qui est excessif à mon goût), Alex Hepburn possède une voix particulière qu'elle tient en partie à cause de la cigarette, elle fume depuis l'âge de 14 ans.

Steve Earle revient avec un nouvel album , "The Low Highway".  Les années à Nashvillesous la coupe de Townes Van Zandt, l'addiction au crack (...), la prison, la rédemption,Steve Earle est dans le monde de la country un cas à part .

Pour en savoir un peu plus sur le personnage ...

http://next.liberation.fr/musique/2013/04/16/steve-earle-barde-blues_896674

 

Séquence  nostalgie..

 

Il y a 30 ans, en mai 1983 sortait l'album Crises de Mike Oldfield .

On se souvient tous du tube Moonlight Shadows interprétée par Maggie Reilly.

 

En mai 1973 on retrouve Karen et Richard Carpenter sur l'album "Now and Then" .

On y retrouve "Sing", mais surtout le superbe "Yesterday Once More".

Une occasion de se souvenir de la douce voix de Karen disparue en 1983 .

 


 

 

 

Pour terminer, il y a 50 ans sortait "The Freewheelin' Bob Dylan", son second album.

Pour la première fois, il y interprète essentiellement ses propres compositions.

En voici 3 extraits :

"Blowin' in the Wind" , "Girl from the North Country" et "A Hard Rain's a-Gonna Fall".

 

 

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Musique, #Variété, #Rock

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Publié le 29 Mai 2013

                                               

Depuis la semaine dernière la guerre est déclarée entre la droite de la droite et la favorite de l'UMP à la Mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet .

C'est tout d'abord l'une des deux têtes pensantes de la Droite Forte, Guillaume Peltier, qui a appelé à voter contre NKM à la primaire UMP, car elle s'est abstenue lors du vote à  l'Assemblée sur la loi sur le mariage gay, contrairement aux deux autres candidats, Pierre-Yves Bournazel et Jean-François Legaret, qui «ont eu tous les deux une position très claire puisqu'ils ont dit que s'ils avaient été parlementaires, ils se seraient opposés à cette loi dite Taubira.»

Suite à cette attaque, NKM n'a pas hésité longtemps avant d'accuser Peltier d'être le «Buisson qui cache la forêt», en référence à l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy .  «Derrière tout cela, il y a des gens qui voudraient prouver que la droitisation et l'alliance avec le Front national sont indispensables», avait-elle ajouté.

Suite à cette empoignade, le bureau politique de l'UMP a rappelé à l'ordre Guillaume Peltier, mais ce dernier a tenu à préciser que ses «convictions restent intactes.» 

NKM non plus ne semble pas prête à enterrer la hache de guerre. Sur Europe 1,l'ancienne porte-parole du candidat Sarkozy en a  remis une couche. «Cette méthode qui consiste à montrer l'un ou l'autre du doigt dans sa famille politique et à dire celui là, c'est celui qu'on ne veut pas, ce sont des méthodes qui viennent du Front National. Et quand on change de parti, il faut changer de méthode», a-t-elle assené. 

Rappelons qu'avant d'intégrer l'UMP, Guillaume Peltier connaissait la droite de la droite par coeur puisqu'il avait milité tour à tour au Front national, puis au côté de Bruno Mégret et de Philippe de Villiers.

Mais la droite de la droite ne désarme pas, comme on le voit avec ce titre de Minute "Payez-vous NKM pour 3 euros", sous-entendant, "Faites la perdre à cette primaire de l'UMP" .

Rappelons que Patrick Buisson, le conseiller ultra-droitier de Sarkozy, fut à une certaine époque journaliste, puis directeur du journal . On voit bien qu'il est à la manoeuvre derrière Peltier et Didier, les deux jeunes chefs de la Droite Forte, surnommés Adolf et Bénito par une partie de l'UMP .

On peut même se demander si Nicolas Sarkozy en personne n'est pas à la manoeuvre pour faire perdre NKM, et par la même occasion laisser Paris aux socialistes ?

Mais je m'égare, l'homme n'est pas capable de ce genre de coups-bas.

Cette droite violente et agressive, que l'on a pu voir dans les rues lors des manifestations contre le mariage gay, n'a plus peur de montrer son vrai visage et de faire entendre sa voix rageuse .

C'est sûrement à cause de la violence des mots de Sarkozy pendant 10 ans, puis de Copé aujourd'hui, que ce discours d'intolérance peut aujourd'hui être entendu par une partie de plus en plus grande de l'opinion .

Que doit faire la partie de la droite qui refuse cette ligne ?

Et bien elle ne doit plus se soumettre comme elle l'a fait pendant 5 ans sous Sarkozy, elle doit s'émanciper des Buisson, des Copé, des Adolf et Bénito,  et de toute cette clique qui mettent en danger notre pays .

C'est à un Fillon de faire enfin preuve de courage. C 'est aussi à cette nouvelle génération, avec des Lemaire, Apparu ou NKM, de reprendre la droite en main afin qu'elle redevienne respectable et digne d'un grand pays comme la France .

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #NKM, #Peltier, #Minute, #Buisson, #Sarkozy, #UMP, #Extrème Droite, #Politique

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Publié le 27 Mai 2013

                           

Il y a 70 ans aujourd'hui, le 27 mai 1943, sous la présidence de Jean Moulin, les représentants des différentes organisations de la résistance intérieure réunis clandestinement créaient le Conseil national de la Résistance. 

 L’année suivante, le 15 mars 1944, était adopté le fameux programme du CNR, mis en œuvre à la Libération. 

a) sur le plan économique :

• l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie .

• une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

• l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

• le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

• le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

• le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

 

b) sur le plan social :

• le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

• un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

• la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de lamonnaie ;

• la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

• un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;

• la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

• l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique des prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

• une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

• Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations étrangères.

• La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance, mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ou est l'esprit de Jean Moulin et du CNR aujourd'hui ?

Sûrement pas dans nos élites politiques, patronales et médiatiques, eux qui passent leur temps à réclamer des "réformes" qui n'ont pour but que de détruire le programme du Conseil National de la Résistance .

Tous ces gens auraient-ils soutenus Pétain il y a 70 ans pour garder leurs privilèges?

On est en droit de se poser la question .

 

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Conseil National de la Résistance, #Jean Moulin, #Libéralisme

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Publié le 23 Mai 2013

                                                             

Charles Vanel est un acteur et réalisateur français. Il est né le 21 août 1892 à Rennes , et mort le 15 avril 1989 à Cannes . 

Il passa son enfance à St-Malo . Après une enfance difficile ou il est renvoyé de tous les établissements scolaires, à 12 ans il ne rêve que d'une chose, s'engager dans la marine . Mais sa vue déficiente le ramènera sur terre, ou plutôt sur scène .

 Charles Vanel suit ses parents à Paris et devient un spectateur assidu du théâtre Montparnasse.

Il découvre une nouvelle passion qui le fera tout d'abord devenir comédien, au théâtre d'abord, puis au cinéma ensuite .

Il tourne son premier film en 1912,  "Jim Crow" de Rober Péguy.

Il sera au combat lors de la première guerre mondiale jusqu'en 1916, année ou il sera libéré pour  une tournée de propagande en Amérique du sud .

Le cinéma est encore muet tandis que Charles Vanel enchaîne les films à raison de cinq à six par an, de 1922 à 1929. Un de ses rôles les plus marquants de cette époque est son interprétation de Napoléon dans Waterloo (1928) de  Karl Grüne. Son premier film parlant est  L' Arlésienne(1930) de  Jacques de Baroncelli .

                                     

Dans les années 30 il est l'un des acteurs fétiches de Raymond Bernard, avec qui il tourne "Faubourg Montmartre" (1931) , mais surtout "Les croix de bois" (1931) , et surement la meilleure adaptation du roman de Victor Hugo "Les misérables" (1933) , dans lequel il campe un Javert remarquable, au coté d'un Harry Baur en Jean Valjean .

 

 

Toujours dans les années 30, il est à l'affiche notament de Jenny de Marcel Carné, et surtout du chef-d'oeuvre de Julien Duvivier  "La belle équipe"(1936) .À noter que Julien Duvivier tourna une fin pessimiste dans lequel Jeannot (Jean Gabin) tue Charlot (Charles Vanel). Cette fin fut jugée trop négative par les producteurs obtinrent de Duvivier qu'il tourne une fin optimiste. C'est cette fin optimiste qui fut exploitée au cinéma . Les deux fins ont déjà été diffusées à la télévision française . 

 

                                      

Les années 40 sont plus difficiles . On le voit tout de même dans des films comme "Les affaires ont les affaires"  de Jean Dreville et  "Le ciel est à vous" de Jean Grémillon .

A la fin des années 40 et au début des années 50 il tourne surtout en Italie avant que Clouzot ne le fasse tourner dans "Le salaire de la peur". Il recevra le prix d'interprétation à Cannes pour ce rôle .

C'est une seconde carrière qui s'offre à lui désormais .

En 1954, c'est tout d'abord Guitry qui utilise son talent dans "Si Versailles m'était conté",puis Duvivier à nouveau dans L'Affaire Maurizius, et surtout Clouzot une nouvelle fois dans "Les Diaboliques" .

 

 

En 1955 on le retrouve à l'affiche avec Cary Grant, Grace Kelly, sous la direction du maitre du suspense, Alfred Hitchcock , dans "La main au collet" . 

Dans ce film Charles Vanel interprète un restaurateur, ancien collègue de  la Résistance de Cary Grant .

                                           

En 1956  c'est "La Mort en ce jardin" de  Luis Buñuel

                              

Clouzot fait pour la troisième fois appel à lui en 1960 dans "La vérité", film dans lequel il est l'avocat de Brigitte Bardot .

On le verra moins lors de cette décennie, mais on doit tout de même retenir des films commes "L'Aîné des Ferchaux" de Jean-Pierre Melville (1963), toujours en 1963, "Symphonie pour un massacre" de Jacques Deray,  "Un homme de trop" de Costa-Gavras (1966), "La Prisonnière" de  Clouzot (1968) .

Dans les années 70 , alors qu'il atteint les 80 ans , on le voit encore dans des films comme : "L'Aventure, c'est L'Aventure" de  Lelouch, " La Plus belle soirée de ma vie" d'Ettore Scola,  Cadavres exquis  de Francesco Rosi, et surement son dernier grand rôle dans " Sept morts sur ordonnance de Jacques Rouffio en 1975, film ou il incarne le Dr Brézé, vieux chirurgien, véritable chef de clan .

                                 
On le verra une dernière fois dans " Les Saisons du plaisir" de Jean-Pierre Mocky en 1987 .

Charles Vanel est l'acteur ayant la plus longue carrière de l'histoire du cinéma avec plus de deux cents films, le tout sur une période de 77 ans.

Charles Vanel disait : « La vie, c'est comme la mayonnaise, il ne faut pas la rater. » Il s'y efforça pour son compte en sacrifiant à ses trois virus : la pierre, la mer et le cinéma. «J'ai acheté au moins dix maisons, récapitulait-il. J'ai eu encore plus de bateaux". 

 

Quelques uns de ses nombreux films :

1912 - Jim Crow (Robert Peguy)

1926 - La Proie du vent (René Clair)

1928 - Waterloo (Karl Grüne)

1929 - Dans la nuit (Charles Vanel)

1930 - Accusée, levez-vous ! (Maurice Tourneur)

1931 - Daïnah la métisse (Jean Gremillon)

1931 - Faubourg Montmartre (Raymond Bernard)

1931 - Les Croix de bois (Raymond Bernard)

1932 - Affaire classée (Charles Vanel)

1932 - Au nom de la loi (Maurice Tourneur)

1933 - Le Grand Jeu (Jacques Feyder)

1933 - Les Misérables Les Thénardier (Raymond Bernard) 

1933 - Les Misérables Liberté liberté chérie (Raymond Bernard) 

1933 - Les Misérables Une tempête sous un crâne (Raymond Bernard) 

1933 - Obsession (Maurice Tourneur)

1935 - L'Equipage (Anatole Litvak)

1935 - Michel Strogoff (Jacques de Baroncelli & Richard Eichberg)

1936 - Abus de confiance (Henri Decoin) 

1936 - Jenny (Marcel Carné)

1936 - La Belle équipe (Julien Duvivier) 

1939 - La Loi du Nord (Jacques Feyder)

1940 - Le Diamant noir (Jean Delannoy)

1942 - Les Affaires sont les affaires (Jean Dréville)

1943 - Le ciel est à vous (Jean Gremillon) 

1949 - Au nom de la loi (Pietro Germi)

1951 - Brigades volantes (Fernando Cerchio)

1953 - Le salaire de la peur (Henri-Georges Clouzot) 

1953 - Si Versailles m'était conté... (Sacha Guitry)

1954 - L'Affaire Maurizius (Julien Duvivier)

1954 - Les diaboliques (Henri-Georges Clouzot) 

1954 - Les gaietés de l'escadron (Paolo Moffa)

1955 - La Main au collet (Alfred Hitchcock) 

1956 - La Mort en ce jardin (Luis Buñuel) 

1956 - Le Feu aux poudres (Henri Decoin)

1958 - Le Gorille vous salue bien (Bernard Borderie) 

1958 - Rafles sur la ville (Pierre Chenal)

1959 - La Valse du Gorille (Bernard Borderie)

1959 - Pêcheur d'Islande (Pierre Schoendoerffer)

1960 - La vérité (Henri-Georges Clouzot) 

1961 - Tintin et le mystère de la toison d'or (Jean-Jacques Vierne)

1963 - L'Aîné des Ferchaux (Jean-Pierre Melville) 

1963 - Symphonie pour un massacre (Jacques Deray)

1963 - Un Roi sans divertissement (François Leterrier) 

1965 - Le Chant du monde (Marcel Camus) 

1966 - Un homme de trop (Costa-Gavras)

1968 - La Prisonnière (Henri-Georges Clouzot)

1972 - L'Aventure, c'est L'Aventure (Claude Lelouch) 

1972 - La Plus belle soirée de ma vie (Ettore Scola)

1975 - Cadavres exquis (Francesco Rosi)

1975 - Sept morts sur ordonnance (Jacques Rouffio)

1976 - Alice ou la dernière fugue (Claude Chabrol)

1976 - Comme un boomerang (José Giovanni) 

1981 - Trois freres (Francesco Rosi) 

1987 - Les Saisons du plaisir (Jean-Pierre Mocky)

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Publié dans #Cinéma, #Charles Vanel

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Publié le 19 Mai 2013

                             

On entend ici et là dans certains médias et dans les propos de quelques politiques, que face à la crise et dans la situation actuelle de notre pays, il faudrait faire appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté, de droite comme de gauche, afin qu'ils unissent leurs efforts pour redresser la France .

Vaste programme, mais on y met quoi ?

Car si c'est pour unir des politiques qui ont dirigé le pays depuis des décennies on ne voit pas l'intérêt .

En effet à quoi cela servirait-il d'unir une partie du PS avec une partie de l'UMP, en y incluant quelques centristes, et quelques personnalités de la société civile, si c'est pour poursuivre la même politique libérale qui conduit le monde là ou il est, c'est à dire au bord du précipice .

Non la solution ne peut venir de ces gens qui ont échoué en permanence, elle ne peut venir que d'hommes et de femmes nouveaux avec des idées révolutionnaires .

Tout d'abord, quid de cette Europe qui ne fait qu'accentuer les effets néfastes de la crise ? 

Il est évident qu'on ne peut continuer ainsi avec ce monstre qui n'a qu'un seul but, donner de moins en moins aux populations tout en leur en prenant de plus en plus .

Que feront-ils le jour ou ils leur laisseront si peu qu'ils ne pourront plus rien leur prendre ?

Déclencher une petite guerre ou une révolution pour qu'ils se tuent entre eux ?

Il faut dire qu'avec cette idée d'union nationale c'est le moyen le plus rapide pour y arriver .

En effet, la population ayant vu cette alliance échouer, elle se réfugiera vers l'extrême droite alliée avec la partie la plus dure de l'UMP (La sarkozye, les amis de Copé, La Droite Forte), qui aura refusé l'alliance nationale. Cette belle coalition ultra-droitière, forte d'une opposition réduite à néant, pourra alors appliquer un programme ou les acquis sociaux, les libertés, et quelques belles autres grandes valeurs qui ont fait ce pays, seront réduits le plus possible .

Et si le peuple se rebelle contre ce joli monde, je n'ose imaginer la suite ...

Toujours une belle idée cette union nationale ?

Et puis un gouvernement d'union nationale avec tous les politiques du Oui au Référendum européen, alors que les français ont voté contre, ça sent l'arnaque d'entrée de jeu .

Non, ce qu'il faudrait c'est une union, mais une union de ceux qui veulent réellement redresser ce pays avec de nouvelles solutions .

Il faudrait pour cela trouver des hommes et des femmes qui aient le même courage que ceux qui ont participé au Conseil National de la Résistance, qu'ils osent s'en prendre aux grands patrons qui en délocalisant en Chine ou au Bangladesh, ne sont guère plus respectables que leurs devanciers qui ont collaboré avec les nazis .

Mais si l'on veut réinventer un modèle digne du CNR, et non le détruire à petit feu comme on le fait depuis 30 ans, il faudra aussi que les collectivités locales, régionales, les salariés, les élus, les élites, et bien entendu l'Etat, participent à cet effort .

Sinon, si chacun tient absolument à conserver ses petits ou gros privilèges, et bien c'est la solution du chaos qui nous attend .

 

 

 

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Publié le 10 Mai 2013

                                              

Combien d'amateurs de cinéma ce sont fait cette réflexion "Le cinéma français manque d'imagination, il ne prend plus assez de risques ". ou encore "La plupart des films qui sortent ne sont que des comédies romantiques sur les problèmes de familles recomposées ou des comédies lourdingues ", et pour terminer , "Le cinéma français n'est plus ce qu'il était".

Pour comprendre comment cet art, qui est tout de même né chez nous, en est arrivé à ce manque de diversité et d'absence de prise de risque, il est intéressant d'écouter ceux qui en font leur métier et qui s'inquiètent de ces dérives .

 

Après la polémique lancée par Vincent Maraval sur les salaires trop élevés des acteurs c'est au tour de Michel Hazanavicius, le réalisateur de The Artist , de mettre les pieds dans le plat .

Voici ce qu'il déclare : "notre système de financement connaît une "bulle" inflationniste particulièrement dangereuse en période de crise économique. Cette inflation est notamment due à un non-partage des recettes."  . 

Le réalisateur estime que tous les acteurs du système de financement des films préfèrent maximiser leurs profits "en amont de la sortie", notamment avec la pratique qui consiste à " gonfler les devis pour récupérer le maximum d'argent pendant le financement, d'autre part de dépenser le minimum de cet argent pendant la fabrication, entraînant ainsi le sous-paiement des techniciens, la délocalisation, la fabrication au rabais, etc., et enfin de produire un maximum de films, quelle que soit la qualité des scénarios en cours... La qualité des films en fait souvent les frais.

Il ne fait aucun doute que le système de financement, avec comme principal pourvoyeur la télévision, est un réel problème à ses yeux .

Il déclare sur ce sujet  : "Les obligations des chaînes de télévision vis-à-vis de la création, sans doute obsolètes, ont été avec le temps détournées et ne répondent plus à l'objectif recherché. La prise de risque a laissé place au préfinancement assuré et encadré." L'inflation des budgets et le manque de prise de risque des télés ont conduit à la disparition des "films du milieu", ces productions de taille moyenne plus risquées financièrement que plus personne ne semble pouvoir produire."

Des chaînes de télévisions qui ne veulent financer que des films qui feront le plus d'audimat possible le jour de leur télédiffusion. Et pour arriver à ce résultat il faut sélectionner les scénarios qui vont dans le sens du "tout public".

 

D'ailleurs nous avons compris avec l'arrivée de Canal + que la télévision avait étouffé le cinéma . Il suffit de voir le nombre de personnalités qui ont démarré sur la chaîne cryptée et qui sont passées par la suite au 7ème art  pour comprendre: (De Caunes, Les Nuls, Les Robins des Bois, José Garcia, Edouard Baer,Alain Chabat, Jamel, Eric et Ramzy, Les miss météo.....).

En les citant on a le sentiment que le cinéma français n'est plus qu'une annexe de Canal+.

Une partie du drame du cinéma français actuel vient peut-être aussi de là .

Ces gens sont pour la plupart des comiques, parfois de talent médiocre.

Mais le cinéma français a besoin de diversité, et non de cette consanguinité télévisuelle qui empêche de vrais gens de métier de nous proposer des films qui ont fait l'histoire du cinéma français .

 Hazanavicius propose notamment comme solution  une "régulation" européenne, en imposant enfin aux fournisseurs d'accès Internet (FAI) le fait qu'ils doivent participer au financement des films à l'instar des chaînes de télévision. Et évidemment en réhabilitant le système de partages des recettes  "Partager équitablement la recette, c'est le seul moyen de rétablir la confiance, et ainsi de refaire baisser le coût des films. Il faut évidemment que nous soyons, nous fabricants, intéressés au succès de nos films. Nous aurons d'autant plus intérêt à en faire de bons, et pour moins cher s'ils peuvent rapporter de l'argent."

Et de conclure « Le cinéma est un art amical qui nous rend heureux, nous fait rire, nous émeut, nous divertit, mais nous rend aussi conscients, et nous rappelle que nous avons un destin commun » .

 

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