Publié le 30 Janvier 2017

"La La Land" de Damien Chazelle, et "L'ascension" de Ludovic Bernard.

Théoriquement il n'y a pas photo entre la grosse production hollywoodienne et un film français au budget modéré.

Bien sur tout le monde aime le film du réalisateur de Whiplash, que ce soit la presse ou le public, mais en ce qui me concerne je suis très mesuré sur les qualités de cette comédie musicale présentée comme le nouveau "Un Américain à Paris".

Et puis un film avec un titre aussi ridicule que "La La Land" peut-il être un chef-d'oeuvre?

Je sais, en choisissant un tel argument je fais part d'une certaine mauvaise foi.

"La La Land" de Damien Chazelle, et "L'ascension" de Ludovic Bernard.

Sorti également cette semaine, "L'ascension" de Ludovic Bernard se révèle être un joli film français sans prétention.

Bien sur il ne s'agit pas d'un grand film, mais l'ensemble est très touchant.

L'histoire:

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest !» Samy aurait mieux fait de se taire ce jour-là... D’autant que Nadia ne croit pas beaucoup à ses belles paroles. Et pourtant… Par amour pour elle, Samy quitte sa cité HLM et part gravir les mythiques 8848 mètres qui font de l’Everest le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copains, puis tout le 9-3 et c’est bientôt la France entière qui suit avec émotion les exploits de ce jeune mec ordinaire mais amoureux. A la clé, un message d’espoir : à chacun d’inventer son avenir, puisque tout est possible.

Une comédie à la française de plus dont on connait à l'avance le fonctionnement.

Une banlieue montrée sous son meilleur jour, un héro black sympathique, tout cela est vrai.

Mais l'essentiel du film est ailleurs. Il est dans l'amour, le courage, le dépassement de soi.

On a tous dit un jour: "pour toi j'irai décrocher la lune". Et bien ici le héros le fait, enfin presque .

Le dépaysement entre ces cités et le chemin qui mène sur le toit du monde est total, d'autant plus que les paysages y sont superbement mis en valeur .

Notons l'importance des personnages secondaires qui accompagnent Samy en Asie , que ce soit Jeff, qui derrière une image austère se montre très protecteur, ou encore le Sherpa "Johnny l'Hallyday", très attachant. 

"L'ascension" est une comédie romantique originale et rafraîchissante qui fait un bien fou. 

Pour sa première réalisation, Ludovic Bernard nous offre une oeuvre humble et authentique. Le film doit également beaucoup à la performance d'Ahmed Sylla pour son premier grand rôle au cinéma.

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Publié le 28 Janvier 2017

Henri Jeanson, le dialogiste d'Hotel du Nord.

On reproche bien souvent au cinéma français de ne plus avoir des scénarios et des dialogues digne de ce nom.

Ah, du temps de Michel Audiard entend-on bien souvent.

Cependant il serait injuste de d'arrêter en si bon chemin, car si Audiard fut un dialoguiste et scénariste de grand talent, on ne doit en rien oublier l'un de ses grands prédécesseurs, Henri Jeanson.

Vous ne connaissez pas?

Mais si , vous connaissez...

Journaliste, auteur dramatique, dialoguiste et scénariste, Henri Jeanson est né à Paris le 06 mars 1900 .

Après divers petits métiers, il devient journaliste au journal « La Bataille » organe de la CGT. Remarqué pour sa plume redoutable, il travaille ensuite dans divers journaux le »Journal du peuple », les « Hommes du Jour », le « Canard enchaîné ».

Passionné par le théâtre, il écrit de nombreuses pièces, mais c’est comme dialoguiste pour le cinéma qu’il atteint la notoriété avec des films comme « Pépé le Moko » et « Carnet de bal » en 1937," Hotel du Nord" et « Entrée des artistes »  en 1938.

Antimilitariste, après avoir écrit des articles pour le journal « Solidarité Internationale Antifasciste » et signé le tract de Louis Lecoin, « Paix immédiate »,  il est condamné le 20 décembre 1939, par un tribunal militaire à 5 ans de prison pour « provocation de militaires à la désobéissance ». Mais soutenu par plusieurs personnalités du cinéma et de la littérature, il est libéré au bout de 5 mois. 

En août 1940 il devient la rédacteur en chef d'« Aujourd'hui », un journal « indépendant ».  En novembre 1940, les autorités allemandes lui ordonnent de prendre publiquement position contre les juifs et en faveur de la politique de collaboration . Henri Jeanson démissionne puis retourne en prison. Il est libéré suite à l'intervention de son ami Gaston Bergery, néoradical passé à la collaboration par ultra-pacifisme. Interdit de presse et de cinéma, il travaille au noir, écrivant des dialogues de films qu'il ne peut signer. . Il reste dans la clandestinité jusqu'à la Libération.

Ce parcours illustre les contradictions et compromissions du pacifisme intégral . La volonté d'aboutir à une entente avec l'Allemagne pour éviter la guerre se transforme après la défaite en désir de « coexistence » correcte, voire en offre de service. Le journal « Aujourd'hui » était loin d'être innocent dans sa chasse aux responsables de la défaite, dans le recours au mythe du coup de balai purificateur, dans son anglophobie. Il entre en résonance avec le discours du maréchal Pétain, et dans le sens de la propagande allemande. 

Hélas, ce désir de pacifisme intégral existe toujours de nos jours. L'histoire nous a montré jusqu’où il pouvait mené.

Henri Jeanson a abandonné le cinéma en 1965 pour se consacrer au journalisme polémique et à la rédaction de ses mémoires, qui seront publiés sous le titre "70 Ans d'adolescence", quelques mois après sa mort. Il meurt à Équemauville (Calvados), le 6 novembre 1970.

Quelques citations.....

“L'argot, c'est le latin des affranchis.”

“Les maris se choisissent les yeux ouverts et les amants les yeux fermés.”

“Sans la police, tout le monde tuerait tout le monde et il n'y aurait plus de guerre.”

“A mon avis, les généraux qui meurent à la guerre commettent une faute professionnelle.”

“La guerre, le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part.”

“Les femmes trompent généralement leurs maris avec d'autres maris. Les adultères ont ainsi quelque chose de conjugal, d'honorable, de légal qui mérite la considération générale.”

“Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme ; et le marxisme, c'est le contraire.”

“En France, le ridicule ne tue pas. On en vit.”

“Tout métier qui ne fait pas oublier le travail est un esclavage.”

“Quand une femme dit la vérité, c'est pour déguiser un mensonge.”

“Qui nierait que le cinéma sonore nous a fait découvrir le silence ? Le silence est la plus belle conquête du parlant.”

“On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Ainsi la Bible, quel chef-d’oeuvre !”

“Tu ferais un excellent critique. Tu parles fort bien de ce que tu connais mal...”

ETC.....

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Publié le 25 Janvier 2017

Souvenez-vous, il y a quelques temps je vous avais proposé quelques jeunes filles guitaristes qui n'avaient rien à envier à beaucoup de grateux.

L'autre jour je suis tombé par hasard sur une nouvelle vidéo....

 

Plutôt inspirée la Miss non?

Du coup j'ai voulu trouver d'autres jeunes filles guitaristes....et je suis tombé sur ça.

Ca devient énervant. Pour terminer.


 

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Publié dans #Musique, #Rock

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Publié le 21 Janvier 2017

ABBA pour s'évader.

J'avais prévu de vous écrire un article sur le candidat à la primaire de gauche le plus lamentable de tous,Benoit Hamon. Je lui avais même trouvé un titre "Benoit Hamon , le candidat du renoncement".

Mais comme j'essaye de m’intéresser de moins en moins à la médiocrité, j'ai par conséquent décidé de renoncer à ce billet.

Fuir la réalité du présent en se replongeant dans le passé est une solution de facilité que j'aime pratiquer.

Et puis ce qu'il y a de bien avec le passé, c'est que l'on peut en occulter les mauvais passages pour n'en garder que les meilleurs .

Afin de fuir ce présent ou l'information prend un malin plaisir à enchaîner les catastrophes, j'ai choisi des images et des sons d'une période ou l'on se disait que l'avenir ne pouvait qu'être plus beau.

Nous étions dans les années 70, et comme allait le chanter Jane Birkin quelques années plus tard:"ex-fan des sixties, que sont devenues toutes tes idoles" . 

Et oui, lors de cette nouvelle décennie  les Beatles sont séparés. Bien sur de nouveaux groupes (Pink Floyd et Led Zep), et de nouveaux artistes apparaissent sur la scène rock.

En France on se débrouille comme on peut. Les radios et télévisions passent en boucle un couple qui fait la promotion des vaches rousses, blanches et noires de ma Normandie.

En ce mardi 2 avril 1974 j'ai 10 ans lorsque le Président Pompidou décède.

C'est le samedi qui suit, le 6 avril, que doit se dérouler le Concours Eurovision de la chanson à  Brighton en Angleterre.

Mais suite aux obsèques de notre Président  le concours est finalement diffusé en France, une semaine plus tard, le samedi 13 avril 1974 . 

C'est donc ce samedi 13 avril 1974 que le petit garçon que je suis découvre deux jeunes couples venus de Suède.

Bien sur, à cette époque,  ABBA n'est pas un groupe apprécié dans le monde de la musique .

Brian Eno, qui fut entre autres le producteur de plusieurs albums de U2, déclarera: « Dans les années 1970, personne n’aurait admis aimer Abba. J’aime Abba. Je les aimais avant, mais je ne l’admettais pas. Le snobisme de l’époque ne le permettait pas. »

Trop  kitsch, des mélodies trop lisses et sucrées, de la musique pour supermarchés, voici quelques uns des griefs adressés régulièrement à ce groupe .

Le quatuor a eu beau collectionner les succès pendant une petite décennie rien n'y a fait.

On peut lire dans le magazine américain Rolling Stone. « En réduisant leurs paroles déjà bien insipides à de totales inepties, Anni-Frid Lyngstad et Agnetha Fältskog sont ainsi libres de déblatérer de leurs voix stridentes, sans se soucier de transmettre une quelconque émotion… ».

Malgré tant de critiques, comment expliquer le succès du groupe suédois qui 35 ans après sa séparation continue de plaire au public qui le découvre?

Il est évident qu'ABBA a créé un son nouveau en nous offrant un joli cocktail . De la pop, de la variété, un zeste de rock, de folk aussi, et le tout avec une petite sauce disco, sans oublier des arrangements très réussis. Et le tour est joué.

On y ajoute l'originalité du groupe formé de 2 couples avec le duo de femmes en chanteuses, et le public ne peut qu'être séduit.

Leur musique a traversé plus de 4 décennies et elle continue de rencontrer un grand succès, y compris avec les nouvelles générations.

Pas mal pour un groupe qui fabrique une musique de supermarchés.

Rien à voir, mais comment se fait-il que les souvenirs que nous nous construisons soient plus beaux que leur réalité?


 

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Publié dans #Musique, #ABBA

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Publié le 16 Janvier 2017

Macron, l'homme qui déteste le peuple.

 

Souvenez-vous de la sortie du Ministre de l'économie en septembre 2014 lorsqu'il avait qualifié les ouvrières de l'abattoir de Gad, dans le Finistère, de simples "illettrées".

Le nouveau chouchou des médias du monde politique français, depuis la défaite d'Alain Juppé à la primaire de droite, a encore démontré ce week-end qu'il affichait un profond mépris pour le peuple.

Présent dans le Nord, l'ancien banquier d'affaires a déclaré : "Ici une série de difficultés qui se sont accumulées, la difficulté économique, l'effondrement de la mine (...). Sur cet effondrement il y a eu des problèmes sanitaires et sociaux". "Dans ce bassin minier, les soins se sont moins bien faits, il y a beaucoup de tabagisme et d'alcoolisme, l'espérance de vie s'est réduite, elle est de plusieurs années inférieure à la moyenne nationale".

Plus tard, il s'en est pris aux chômeurs: "Je ne veux plus entendre ‘j’ai encore droit de rester un peu au chômage’ ou ‘on ne me propose rien' !".

Macron montre son vrai visage, celui d'un grand bourgeois qui ne connait rien au peuple, à ces petites gens qui ont construit les fondations de notre pays depuis des siècles de leur dur labeur.
Si l'on vit moins longtemps dans le milieu ouvrier, c'est aussi et surtout à cause des maladies professionnelles, celles que l'on ne connait guère lorsqu’on est un planqué de la banque Rothschild.
Imaginons un instant qu'un homme politique utilise des clichés aussi vulgaires que ceux employés par Emmanuel Macron pour s'attaquer aux immigrés et aux femmes, il est évident que dans l'instant qui suit il aurait toutes les associations anti-racistes et féministes sur le dos. De plus les médias en feraient leurs choux gras pendant plusieurs jours, dénonçant un comportement totaleemnt incompatible avec notre démocratie.
Mais dans le cas présent rien ou si peu. On trouve même des journaux comme l'immonde "Le Monde" qui ose venir  étayer les propos de leur chouchou. 
Le racisme social a encore de belles heures devant lui dans ce pays avec de telles élites, mais il est vrai que les plus faibles doivent accepter de faire plus d'heures par semaine, d'avoir leur retraite à un age de plus en plus avancé, d'avoir un système de sécurité sociale qui ne leur permet plus d'être aussi bien soigné.
Voilà ce qu'on doit accepté sans broncher , nous les salauds de pauvres.
Et à l'opposé ils osent brandir l'argument du racisme anti-riches, soutenus par nos plus grands éditorialistes, dès qu'on leur demande de mettre la main à la poche en période de crise. Mais que dire de ces élites (qui se présentent en candidat anti-système, rires), qui insultent le peuple sans que les médias n'y trouvent rien à redire.
Lorsque je lis les déclarations insultantes contre "la France d'en bas" de la part de la nouvelle idole du milieu journalistique, j'ai le sentiment d'être revenu aux plus belles heures du sarkozysme.

 

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Publié le 12 Janvier 2017

"Birth of the Nation" de Nate parker. Dérangeant et grotesque.

 

Nathaniel Turner (1800-1831) était un esclave afro-américain vivant dans le compté de Southampton en Virginie. Sa notoriété était liée à son érudition et à sa ferveur particulière pour la religion.

 

Très vite face aux premières images de "Birth of the Nation", on ne peut s’empêcher de penser à l'excellent   "12 Years A Slave" de "Steve McQueen. Mais très vite aussi, je me suis senti mal à l'aise devant ce film.

Je n'ai pas envie de vous parler de la réalisation, du jeu des acteurs, de la photo, mais aller directement à ce qui m'a profondément choqué, la manière dont la religion est abordée et utilisée dans ce film.

Après avoir lu la bible, le héros comprend que les riches propriétaires ne lui avaient enseignés que les passages qui obligeaient les esclaves à rester soumis, mais en découvrant d'autres passages de la bible il se voit en justicier, en bras de Dieu qui doit accomplir la parole divine.

C'est bien là toute la limite du personnage qui ne possède qu'un minimum de culture.

Pour lui la Bible doit être appliquée au pied de la lettre, à aucun moment il ne comprend que la parole divine est avant-tout métaphorique.

Mais plus grave, le réalisateur fait tout pour nous laisser penser qu'il est en accord total avec le comportement de son héros.

 Nate justifie toutes ses actions, bonnes ou non, par la Bible.  Mais lorsqu'il justifie ainsi l'appel au meurtre en série, le film corrobore étrangement cette ligne. A aucun moment personne ne vient l'interroger sur le bien-fondé d'une telle attitude. Pire, tout le monde le suit dans son délire religieux qui le fait profondément ressembler aux fanatiques d'aujourd'hui qui eux aussi aiment tant travestirent les saintes écritures.

Personne ne peut nier que les maîtres blancs ont commis sur leurs esclaves des actes scandaleux. Mais faut-il pour autant laisser croire aux spectateurs de ce film que la vengeance face à de tels actes est dictée par la bible.

En agissant ainsi le réalisateur se range du coté de tous les adorateurs de Dieu qui agissent avec barbarie . 

On voit sur l'écran un illuminé sans qu'à aucun moment le réalisateur ne fasse intervenir un personnage pour le ramener à la raison .

Pire, Nate Parker fait tout ce qu'il peut pour faire passer son héros pour un véritable prophète.

Lorsque le pasteur Nat Turner dit qu'il attend un signe de Dieu pour passer à l'action, et que peu de temps après on voit une éclipse, on nous laisse quasiment croire que cette scène est dans la bible . J’exagère à peine.

Et que dire du final et du chemin de croix de Nat Turner qui le fait passer pour un nouveau Christ.

A cet instant, de dérangeant le film de Nate Parker devient grotesque.

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Publié le 9 Janvier 2017

  • Parcequ'il n'y a pas que Céline Dion au Québec, et que je considère Isabelle Boulay comme l'une des plus belles voix de notre langue.

    Une voix capable d'évoluer sur de nombreux registres et qui provoque beaucoup d'émotion.

     

    Reprise très réussie de cette chanson de Daniel Lanois.

     

    Et celle-ci de Francis Cabrel.

     

     

     
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Publié le 1 Janvier 2017

  • Et si pour cette nouvelle Année 2017 nous arrêtions d'écouter les faiseurs de beaux discours qui vont encore nous faire de belles promesses afin que nous votions pour eux.

    Une fois élu,les médias et une partie de la population font semblant de croire pendant quelques semaines qu'enfin tout va bien fonctionner dans notre belle France.

    L'automne arrivant les éditorialistes sortent leurs plumes les plus acerbes pour détruire ce qu'ils admiraient la veille .

    On connait la chanson par cœur, et pourtant on continue d'écouter leur musique.

    Au niveau Internationale, Obama est surement le plus bel exemple de ces dernières années.

    Il était si admirable qu'on lui attribua le Prix Nobel de la Paix pour une seule et unique raison, la couleur de sa peau.

    A se demander si le noir n'est pas pour un Président ce qu'est le rouge pour un poulet, la marque suprême de qualité.

    Deux mandats et 8 ans plus tard on voit ce qu'est devenu le monde sous Obama. Poutine, Erdogan et les islamistes font planer sur notre planète une odeur de souffre.

    Après un Bush qui a déstabilisé le Moyen-Orient pas des guerres inutiles, nous avons droit à un Obama qui refuse toute intervention au risque de voir d'anciennes puissances fragilisées refaire surface pour semer la terreur.

    On aime se moquer du Président Hollande, le comparer avec l'élégant Président Obama qui a la classe lorsqu'il entame un pas de danse avec Michèle.

    Le monde peut bien être au bord du précipice, on s'en moque puisque le Président américain est bon danseur.

    Comment ne pas penser à Jean Renoir, qui déclarait à propos de son film "La règle du jeu" (1939), "qu'il avait voulu peindre une société qui danse sur un volcan" .

    On peut voir que le président dandy américain applique cette expression au pied de la lettre.

    Alors oui, nous devons craindre Donald Trump car nous n'avons pas la moindre idée de ce qu'il est capable de faire, mais n'oublions pas par la même occasion de souligner que s'il est aujourd'hui au pouvoir c'est surement en grande partie à cause de son prédécesseur. 

     

    Et si face au monde que l'on nous présente dans l'actualité on choisissait d'opposer un monde plus respectueux et plus joyeux, et surtout sans faux-semblant  . Si l'on décidait de se passer de ceux qui nous gouvernent en leur opposant un monde plus solidaire et humain.

    Opposons aux signes extérieurs de richesse et de détresse, ceux de la gentillesse, de la sagesse et de la politesse .

    Face à la soif de toujours posséder plus, de montrer son appartenance religieuse ,contentons-nous de petits instants bien plus enrichissant comme échanger un sourire, rendre de menus services, tout cela avec humilité.

    Échanger quelques mots avec les gens que l'on croise souvent le matin dans les transports, prendre un verre avec un collègue ou des amis, aller au spectacle ou lire un bon bouquin et pouvoir en discuter ensuite, partager un bon repas, se retrouver en groupe pour discuter et rire, ce sont tous ces petits moments de bonheur de l'existence qu'il est important d'entretenir.

    Depuis quelques décennies il semble que notre mode de vie s'est dégradée.

    La désertification des campagnes est un facteur important pour expliquer la solitude qui frappe de nombreuses personnes âgées. 

    En ville,bien souvent on quitte très tôt son domicile le matin et on rentre bien tard le soir.

    Pour fuir ce monde là, je vais me replonger dans le monde naïf et utopique des années 70. Que cela semble loin aujourd'hui.

    Si on osait le remettre à la mode?

    Soyons cucul la praline bordel!!!

    Je viens de découvrir cette chanson . MAGNIFIQUE.

     
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Publié le 28 Décembre 2016

Mon Top 10 cinéma 2016.

 

Vous allez vous rendre compte que mon Top 10 est en réalité un Top 11, mais vous comprendrez très vite pourquoi.

Tout d'abord il est toujours difficile d'éliminer un film au détriment d'un autre, alors pour permettre à une oeuvre de plus de figurer à mon palmarès j'ai usé d'un petit subterfuge en me posant une question à laquelle je n'ai pas souhaité trouver de réponse.

Est-ce qu'un documentaire peut être assimilé à un film de cinéma? voilà la question.

Comme seule réponse j'ai décidé de passer de 10 à 11 films .

Afin de mettre en valeur les oeuvres ci-dessous, j'ai sélectionné 11 blogs différents qui émettaient une critique positive.

Voici donc mon classement:

10 ex.: "Merci Patron" de François Ruffin.

Ce film devrait être vu par tous les français pour qu'ils voient jusqu’où sont capables d'aller les puissants de ce monde .

http://leblogdocumentaire.fr/merci-patron-retourner-bouffonnerie-pouvoir-a-profit/

10 ex.: Spotlight de  Tom McCarthy

Enquête fascinante pour dénoncer un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique de Boston.

http://marvelll.fr/critique-spotlight/

9- Moi, Daniel Blake de Ken Loach.

Tout comme "Merci Patron", un film nécessaire. A voir avant d'aller voter pour ceux qui veulent supprimer des centaines de milliers de fonctionnaires et remettre en cause notre système social.

http://fredericdebutler.overblog.com/2016/11/moi-daniel-blake.html

8- Remember de  Atom Egoyan.

Un film surprenant sur la mémoire .

http://www.abusdecine.com/critique/remember

7- The Nice Guys de Shane Black.

La comédie de l'année.

http://www.leblogenchaine.fr/the-nice-guys-critique/

6- Les innocentes d'Anne Fontaine.

 Un film fort et bouleversant tiré de faits réels.

https://cinedingue.com/2016/01/23/critique-les-innocentes/

5- Frantz de François Ozon.

Mon meilleur film français de l'année.

Un mélo qui se situe juste après la guerre 14-18.

http://marlasmovies.blogspot.fr/2016/09/frantz-de-francois-ozon-mon-meilleur.html

4- Julieta de Pedro Almodóvar.

Jusqu'ici les quelques films de l'espagnol que j'avais vu ne m'avaient guère emballé.

Avec Julieta il m'a totalement conquis. 

http://www.legenoudeclaire.com/2016/05/19/avis-julieta-de-pedro-almodovar/

3- Comancheria de David Mackenzie.

Un peu thriller, un peu road-movie, et beaucoup western.  Entre "Les raisins de la colère", "La prisonnière du désert" et "Thelma et Louise". J'exagère à peine!

http://alea-jacta-est.ex-posteur.over-blog.com/2016/11/comancheria.du-grand-art.html

2- Premier Contact de Denis Villeneuve.

Intelligent, sensible, humain, délicat.

https://www.leblogducinema.com/critiques-films/critique-premier-contact-844325/

1- Mademoiselle de Park Chan-wook .

Une oeuvre qui bouleverse les sens.

http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Mademoiselle-6153.html

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Publié dans #Cinéma, #Top 2016

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Publié le 19 Décembre 2016

Benoit Hamon ou la version masculine de Clémentine Autain.

On a vu lors de la primaire de droite des candidats faire des propositions hallucinantes . Et comme c'est celui qui s'est situé le plus à droite qui a été élu, cela semble donner des idées dans le camp d'en face.

Après "à droite toute", voici donc le "à gauche toute" pour les primaires du Parti Socialiste.

C'est tout du moins ce créneau qu'a choisi Benoit Hamon, au point de se situer plus à gauche que Jean-Luc Mélenchon dans certains domaines.

Un exemple, interrogé ce week-end sur un reportage de France 2 qui démontrait l'interdiction pure et simple faite aux femmes de fréquenter certains cafés, Benoit Hamon a tout fait pour minimiser les choses.

Face à des réflexions comme "Dans ce café, il n'y a pas de mixité",  "T'es dans le 93 ici, t'es pas à Paris ! Ici c'est une mentalité différente, c'est comme au bled !", le candidat à la primaire n'a pas trouvé mieux que de répondre par «Historiquement, dans les cafés ouvriers, il n'y avait pas de femmes…» , ou encore «Remettons des questions sociales avant de mettre des questions religieuses sur ces sujets-là». Et bien sur pour conclure il a préféré s'interroger sur «la responsabilité de la République».

Pour justifier le machisme d'une religion, Benoit Hamon ose des comparaisons douteuses en nous renvoyant plusieurs décennies en arrière. Quel beau programme!

Par ailleurs, nous apprenions aussi ce week-end que Benoit Hamon rejoignait le comité de soutien à Jacqueline Sauvage, à quelques semaines semaines de la primaire bien sur.

L'ancien ministre de l'éducation se range du coté des femmes françaises battues, très bien a-ton envie de dire. Mais la date choisie, et le grand écart qu'il fait par ailleurs  lorsqu'il relativise le machisme des hommes musulmans, nous font douter de sa sincérité .

Ce double visage me fait étrangement penser à Clémentine Autain, celle qui si veut la grande prêtresse de la cause féminine dans notre pays, et qui par ailleurs nie les actes d'agressions sexuelles lorsqu'ils sont l'oeuvre d'immigrés, comme ceux perpétués sur les jeunes femmes allemandes lors de la St Sylvestre 2015.

Pour revenir au cas Hamon, la semaine dernière il s'en prenait à Manuel Valls avec ces mots :  «Je voudrais dire ma honte, lorsqu'un Premier ministre issu des rangs de la gauche est allé tancer une chancelière allemande, conservatrice, pour lui dire de ne pas en faire autant dans l'accueil des réfugiés et des migrants».

Oui, pour Benoit Hamon accueillir plus d'un million de migrants en 1 an n'est pas un problème, c'est en tous cas bien mieux que ce que fait la France sur ce sujet, et ce même si Merkel a quelque peu fait machine arrière depuis, démontrant ainsi que Manuel Valls était dans le vrai sur ce sujet.

Immigration de masse, refus total de voir la réalité dans les zones de non-droits, sans parler de sa proposition sur la légalisation du cannabis, Benoit Hamon est le candidat du PS parfait des années 80. 

Le monde bouge mais Benoit Hamon continue de penser comme l'adolescent qu'il fut il y a plus de 30 ans. 

Dernier détail. Il semblerait que Benoit Hamon tienne absolument à préserver sa vie privée.

Ceci l’honore bien sur. Oui mais pour quelles raisons le fait-il.

On a appris il y a peu qu'il avait prévu en octobre dernier de  participer à l'émission de Karine Le Marchand «Ambition intime» .Et puis il a eu revirement.

Il semblerait que ce soit la profession qu'occupe sa compagne qui pose problème. En effet, celle-ci  occupe depuis 2014 un poste à la direction de LVMH, le groupe de luxe de Bernard Arnault .

Ils sont drôles ces politiques qui se veulent proche du peuple.


 

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Publié dans #Benoit Hamon,, #Politique, #Primaire

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