Publié le 16 Mai 2014

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Joaquín Rodrigo est né le 22 novembre 1901 à Sagunto (Valencia). Il était le plus jeune d’une famille de dix enfants et devint aveugle à l’age de trois  ans  suite à une épidémie de diphtérie.

Après avoir débuté ses études musicales en Espagne et composé sa première oeuvre, "Juglares" (1923), il s’exile à Paris où il suit les cours de Paul Dukas entre 1927 et 1931.

Pendant la guerre civile espagnole, il réside en France, en Allemagne, en Suisse et en Autriche, tout en continuant à composer.

En 1939, après la guerre civile, il rentre à Madrid et compose l’oeuvre majeure de sa vie, le Concerto d’Aranjuez, la première œuvre de concert composée spécifiquement pour guitare et orchestre symphonique.

(NarcicoYepes- second mouvement)

 

Créé à Barcelone le 9 novembre 1940 avec le guitariste espagnol Regino Sainz, cette oeuvre assure aussitôt sa notoriété internationale.  Ils composera d’autres concertos dans le même esprit mais aucun ne parviendra à obtenir le même succès  .

Ses autres œuvres comprennent des ballets, musiques de films, des opérettes, des pièces vocales etc….

Joaquin Rodrigo mourut le 6 Juillet 1999, à Madrid, en Espagne, et a été enterré à côté de sa femme Victoria dans le cimetière à Aranjuez

(Paco de Lucia -Second mouvement à partir de 5mn 50, troisième mouvement à partir de 17mn).

 

Voici comment le célèbre guitariste Narciso Yepes présentait cette oeuvre:

Le Concerto d’Aranjuez est le premier concerto pour guitare et orchestre écrit par un compositeur contemporain. Joaquin Rodrigo lui a donné le nom de la ville d’Aranjuez, parce que la petite ville verdoyante au bord du Tage, avec ses Palais et ses jardins tracés à la française, est caractéristique du XVIIIème siècle espagnol. Le Concerto d’Aranjuez est un jeu de lumières et de sentiments.

Le premier mouvement est la pointe du jour en Castille. En quelques instants, la terre est recouverte de lumière. Tout est frais, tout est jeune, avec cette pointe de piquant qui fait la musique de Rodrigo.

Le deuxième mouvement, le plus célèbre, est l’après-midi sans hâte, qui se prête aux confidences. La lumière est plus douce, le temps ne compte pas : ce sont des moments de paix qui tiennent de l’éternel.

Le troisième mouvement est le soleil de midi, quand la lumière est cinglante et que les ombres n’existent pas. Rodrigo fait une pirouette pour ne pas s’attacher au dramatisme du second mouvement.

Quant à Joaquim Rodrigo, il disait ceci: « Je n’aurais jamais imaginé que ce concerto puisse susciter autant d’enthousiasme auprès de publics, de peuples, de coutumes, voire de goûts si différents ». Joaquin Rodrigo

Il existe également de nombreuses versions jazz du Concerto d’Aranjuez .

 On le retrouve également au cinéma, comme ici dans "Les virtuoses" (1997) .

Et en chanson bien sur.

 

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Publié le 13 Mai 2014

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Depuis ce week-end deux sujets ont particulièrement attiré la curiosité des médias.

C’est tout d’abord la droite la plus radicale qui s’en est pris une nouvelle fois à Christiane Taubira, tout cela parcequ’elle n’a pas chanté la Marseillaise lors de la commémoration de l’esclavage samedi dernier.

Face à cette polémique grotesque, la Garde des Sceaux a déclaré: «Certaines circonstances appellent davantage au recueillement… qu’au karaoké d’estrade».

En effet, une Marseillaise peut très bien se vivre de l’intérieur. Nous ne sommes pas encore dans une dictature qui obligerait les gens à chanter l’hymne national .

Ce débat sur la Marseillaise, chantée ou pas, m’a toujours exaspéré. Ces gens voudraient  nous faire croire que pour aimer la France il suffit d’entonner l’hymne national. Mais quelle hypocrisie.

Aimer la France, c’est se passionner pour son histoire, sa culture, sa langue, mais aussi ne pas fuir ses obligations, comme payer ses impôts par exemple.

Et puis reprochait-on à ses hommes qui ont livrés le plus beau match de l’histoire du football français de na pas chanter La Marseillaise?

Non , car à l’époque notre pays ne cherchait pas encore à créer des polémiques stupides. Mais aussi parcequ’à cette époque il n’y avait pas toutes ces chaines infos qui ont besoin d’être alimenter continuellement, et qui sont capables d’aller dans les poubelles pour cela.

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Après les réacs, passons aux bien-pensants.

Pour eux, l’événement s’est également produit samedi, mais à Copenhague lors du concours de l’eurovision avec la victoire de l’Autrichienne Conchita Wurst.

Là aussi les médias s’emballent . Ce concours qui est moqué chaque année pour ses chanteurs excentriques, ses tenues farfelues, ses musiques folkloriques, est devenu tout à coup le symbole de la tolérance européenne.

On sait qu’il y a bientôt des élections européennes, et que tout est bon pour trouver des qualités à ce bon vieux continent, mais tout de même.

Et puis la tolérance ce n’est pas attribuer un prix à un artiste en fonction de son appartenance religieuse, politique, ethnique ou sexuelle.

On aurait aimé que les candidats soient jugés d’égal à égal seulement en fonction de leurs qualités artistiques, une exigence qui ne semble pas avoir troublé les médias.

Était-ce la cas ce samedi?

Pas pour moi en tout cas.

La conclusion de tout cela n’est guère réjouissante, avouons-le.

D’un coté les réacs se comportent en voyeur, épient les comportements des gens. Et au moindre petit écart, ou supposé tel, ils vous montrent du doigt, vous dénoncent,et n’hésitent pas à vous attribuer les plus mauvaises pensées.

En face ce n’est guère mieux, car sous couvert de bons sentiments, on encourage l’injustice en voulant gommer des "handicaps". En se comportant de la sorte on ne met plus les meilleurs en valeur mais on décide qui doit l’être. Attention au retour de bâton.

Et pour renforcer leurs convictions, réacs et bien-pensants surfent sur le moindre petit fait d’actualité , bien aidé en cela par des médias trop contents de participer à cette médiocrité permanente.

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Publié le 5 Mai 2014

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Souvenez-vous des Guignols qui nous présentaient Jacques Chirac en Supermenteur à partir de 2001, alors qu’il était rattrapé par des affaires d’abus de bien sociaux et par un bilan plus que médiocre.

Mais là ou on se rend compte que l’ancien président était vraiment un supermenteur, c’est dans la vidéo qui suit.

"Une Europe ouverte comme une passoire, dominée par les intérêts germano-américains Du chômage importé. Une Europe sans corps et sans dessin véritable, ou les multinationales dictent leur loi aux Etats."

Comment l’ancien Président pouvait être aussi critique sur l’Europe en 1979, au point de tenir un discours que ne renierait pas les plus europhobes d’aujourd’hui, et de devenir l’un de ses plus fervents défenseurs quelques années plus tard, une fois arrivée à la tête du pays.

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Mais les français étant dopés au mensonge, ils décidaient en 2007 de choisir celui qui avait fait les promesses les plus intenables. Sarkozy citait les noms de Jean Jaurès, de Léon Blum et du Général De Gaulle lors de ses meetings,tout en tenant le discours du FN. Mais les électeurs refusaient de voir l’arnaque et se ruaient en masse pour installer un nouveau Supermenteur à l’Elysée.

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Un quinquennat et un bilan calamiteux plus tard, les français décidaient une fois de plus de passer à autre chose. Le monde de la finance pouvait trembler avec François Hollande.

On voit le résultat deux ans plus tard. Des impôts qui augmentent pour la classe moyenne, des exonérations par dizaines de milliards pour le grand patronnât, un grand marché transatlantique dont on nous cache les méfaits, et une courbe du chômage qui s’inverse à chaque fois qu’on la retourne..

Alors,on continue encore longtemps avec les Supermenteurs ?

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Publié le 2 Mai 2014

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Histoire:

Clément est un jeune professeur de philo affecté  à Arras pour un an. Ne sachant pas comment occuper son temps libre, il fait la connaissance de la sympathique Jennifer,  coiffeuse dans cette ville . Elle élève seule son fils, et adore chanter au karaoké le samedi soir avec ses copines. Elle est généreuse, entière, mais se méfie des hommes qui l’ont trop fait souffrir. Mais comme elle est "balance", et donc optimiste,  elle rêve toujours au prince charmant.

 Un jeune intello, et une petite coiffeuse, on a déjà vu ça dans "La dentellière" allez-vous me dire?

Le coup classique de la petite prolo et de l’intello bobo .

Toutefois, on trouve quelques variantes entre les deux films, car là ou Pomme, l’héroïne du film de Claude Goretta, était réservée à l’extrême, Jennifer est pétulante,vivante, primesautière, elle respire la joie de vivre.

Les grincheux reprocheront à ce film les stéréotypes de la coiffeuse provinciale et de l’intello parisien parfois un peu trop appuyés, mais au final on se laisse prendre par l’histoire d’amour entre Clément et Jenifer.

La rencontre entre ces deux là ne se fait pas tout de suite. On prend le temps de nous présenter l’univers de ces deux êtres si différents. Lui est un cérébral, un « intello parisien », et chez lui le célébral prend le pas sur tout le reste. Il considère les êtres, la vie et les sentiments avec froideur et détachement. Il passe d’une histoire à l’autre sans la moindre gène. Il a fait souffrir mais s’en moque totalement.

Pour lui , au début Jenifer n’est qu’un passe-temps pour tuer l’ennui de la province. On peut même penser qu’elle n’est qu’une idiote à cultiver ou un cobaye pour son prochain livre de philosophie.

Mais le film avançant, on se dit qu’il aime peut-être cette petite coiffeuse.

Ou bien est-ce nous qui avons envie de le croire ?

Une chose est sure, Jenifer fait tout pour ça, même si elle n’arrive pas à savoir si cet amour est réciproque, ce qui la fait souffrir.

Ce qui est évident, c’est que si cette jeune mère n’a pas le même niveau culturel, ni les mêmes goûts que Clément, elle n’en est pas moins intelligente.

Elle se met  à lire Kant avec un dictionnaire,  pour plaire à "Chaton". Et lui de son coté fait quelques efforts en allant voir Jennifer Aniston au cinéma, et l’accompagne au karaoké où elle chante avec ses copines. Elle voudrait l’emmener plus loin, le faire participer à un karaoké sur la chanson d’Il était une fois, "J’ai encore rêvé d’elle".

En ce qui concerne l’interprétation, on remarquera tout d’abord Loic Corbery de la Comédie Française, dans le rôle du jeune prof de philo, qui se montre  très crédible en amoureux dont on se demande toujours ce qu’il a dans la tête.  Mais sa performance, tout comme son personnage, est éclipsée par celle d’Emilie Dequenne,ici en blonde décolorée, qui se montre magistrale dans ce rôle de jeune coiffeuse saine, sympathique et surtout, très attachante. On est bluffé par sa façon de mener la danse, on est dans l’émotion à l’état pur .

Les dialogues sont aussi très bien écrits. Les scènes légères s’enchaînent avec celles, plus profondes, tout naturellement. Ce film n’a rien à voir avec les comédies romantiques à la française habituelle qui sont devenues totalement indigestes. Mais c’est peut-être parceque son réalisateur,Lucas Belvaux, est belge?

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Au delà du fait que ce jeune prof parisien a un problème avec ses sentiments, et s’il se pourrait qu’il soit plus attaché à cette petite coiffeuse qu’aux autres filles qu’il a connu auparavant, un autre blocage se produit en lui.

Ce blocage devient évident lorsqu’il croise par hasard sa collègue accompagné de son mari, et qu’il "oublie" de lui présenter Jenifer qui l’accompagne.

C’est à ce moment que notre pétillante coiffeuse comprend qu’ils ne pourront jamais s’aimer, qu’elle sera toujours la petite prolo provinciale qui ne lit qu’Anna Gavalda et connait par cœur la vie des stars.

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Doit-on voir dans le fait que Clément ne présente pas Jenifer à ses parents, à ses proches, qu’il a honte d’elle devant ceux de "son monde", le fait que les élites se tiennent de plus en plus éloignées des préoccupations de ceux qui sont la France d’en bas, comme le disait un ancien Premier Ministre.

Jenifer, c’est la France qui travaille, qui s’amuse, qui consomme, qui vit tout simplement. C’est à cette France là que ceux qui ne font qu’agir au travers de livres d’économistes demandent de faire des efforts en permanence.

Il fut une époque ou l’amour semblait impossible entre gens de couleurs ou de religions différentes, aujourd’hui ces barrières là sont tombées, mais il en reste encore une.

Pourquoi le racisme social est-il encore le seul qu’on refuse de combattre, ou plus grave, pourquoi semble-t-il prendre encore plus d’ampleur en période de crise?

En attendant la réponse, allez voir "Pas son genre". Un joli film,à l’image de la kantienne Jenifer.

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Publié le 30 Avril 2014

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Si le premier album du Creedence Clearwater Revival ne sort qu’en 1968, c’est à la toute fin des années 50 que John Fogerty, avec deux camarades de classe, Doug Clifford et Stu Cook fondent les Blues Velvets.  De son coté, le frère aîné de John, Tom Fogerty joue dans un autre groupe, mais il ne tarde pas à rejoindre son frère . Tom en devient le leader en étant à la guitare et au chant, et John aux claviers. Une formule qui les empêchera longtemps de décoller.

Au début des années 60, le groupe change plusieurs fois de noms, enregistre quelques 45 tours , mais ne rencontre pas le succès.

En 1967, John revient de l’armée et décide de prendre les choses en main. Tout d’abord il rebaptise le groupe Creedence Clearwater Revival. «Creedence» étant le nom d’un ami, « Clearwater », une marque de bière, et « Revival », pour un retour aux racines du rock ‘n’ roll.

Dans le même temps John compose des morceaux d’un genre nouveau. Une musique simple avec une guitare très présente, une voix franche et perçante et un son original qu’on appelera  le « Bayou beat » ou « Swamp rock » (le rock des marécages), bien qu’aucun des quatre musiciens ne connaissent le sud des Etats Unis à l’époque.

Et ‘est ainsi qu’en  juillet 1968 le groupe sort son premier album éponyme sur lequel figurent trois reprises dont les superbes « I Put A Spell On You », de Screamin’ Jay Hawkins, et «Suzie Q » de Dale Hawkins qui devient leur premier tube. Les Creedence ne se contentent pas de reprendre des chansons, ils se les approprient pour les transformer à leur image, à tel point que les titres en question semblent sortis de leur propre répertoire.

L’année suivant sort "Bayou County", composé intégralement par John. Cet album contient trois morceaux incontournables du groupe. C’est tout d’abord  « Born On The Bayou », le morceau qui ouvre magistralement ce disque. Le morceau qui le clos, « Keep On Chooglin’ », est également une pure merveille. Mais le plus grand tube de cet album c’est bien sur « Proud Mary ». Ce titre, dont Bob Dylan dira qu’il est la plus belle chanson de l’année 1969, sera repris entre autres par Ike and Tina Turner.

Après une tournée qui les mènera jusqu’à Woodstock, leur troisième album "Green river" sort à l’automne 1969. Si "Bayou County" est un bon album, "Green River" fait entrer le groupe dans une nouvelle dimension .Cet album contient trois tubes de grande qualité, « Green river » , « Lodi » et « Bad moon rising ».

Décidément très productif en 1969, le groupe sort un troisième album (le quatrième de leur carrière) "Willy and the Poor Boys" en toute fin d’année. Le groupe puise génialement dans toutes les formes de musique.   "Down on the corner", "If came out the sky", "Cotton fields", "Feelin blue", "Fortunate son", "The midnight special", tous ces morceaux qui s’enchaînent les uns après les autres sont autant de moments de bonheur sur cet album qui est un véritable chef-d’oeuvre.

Après avoir été sacré meilleur groupe de l’année par le magazine Rolling Stone, CCR attaque l’année  1970  en étant le plus célèbre groupe de rock en activité juste derrière les Stones.

"Cosmo’s factory", qui sort en juillet 1970 est considéré par beaucoup comme le meilleur disque du groupe. Même si je trouve qu’il y a deux ou trois morceaux très en retrait , on comprend par ailleurs que Fogerty a voulu frapper fort. Dès le premier morceau " Ramble Tamble", ce sont plus de 7 minutes démentielles .

Les "Run Through The Jungle", "Who’ll Stop The Rain", magnifique métaphore sur la guerre du vietnam qui s’éternise, est sans doute la plus belle ballade écrite par Fogerty. " Up Around The Bend" n’est pas sans rappeler "Fortunate Son". Enfin, "Long As I Can See The Light" est une autre chanson magnifique avec des sonorités cuivrées que l’on retrouvera sur l’album suivant "Pendulum".  Mais c’est "I Heard It Through The Grapevine", la reprise de Marvin Gaye qui est ici complètement transformée par les Creedence qui en livrent une version renversante. D’ailleurs si "Cosmo’s Factory est considéré comme le meilleur album du groupe, c’est en parti gràce à ce morceau.

 

Le son de "Pendulum" est original, constituant une évolution réelle dans le répertoire des Creedence. Une évolution qui n’empêche en rien d’en faire un disque d’excellente facture avec de nombreux très bons morceaux .

L’album s’ouvre avec "Pagan Baby", du pure Creedence avec un Fogerty au meilleur de sa forme. Par ailleurs "Chameleon" ou  "Born To Move"  nous montre une évolution plus soul . Avec "Have You Ever Seen The Rain", on est toujours dans la  métaphore, mais cette fois-ci sur le fait  que son frère Tom, quitte le groupe au moment où il est à son apogée.  "It’s Just A Thought" et  "Hideaway’ sont les autres excellents morceaux de cet album qui sent la fin du groupe.

Après un parcours sans fautes et six albums de rock tous meilleurs les uns que les autres, la bande se déchire et le départ de Tom Fogerty semble déboussoler le reste du groupe, dont son frère John en premier. Dans le même temps, Stu cook et Doug Clifford se rebellent et composent les 2/3 de "Mardi Gras". De son coté John Fogerty semble un peu fatigué.

Résultat, ce septième album est de très loin le moins bon du groupe.

La séparation de Creedence Clearwater Revival aura lieu le 16 octobre 1972.

Après avoir sorti un disque de reprises en 1973 ou son nom de figure pas, John Fogerty revient véritablement en 1975 avec un album éponyme.

Sur ce disque on retiendra surtout " Rockin ‘All Over the World ", repris en 1977 par Status Quo .

Mais le meilleur album solo de John Fogerty arrivera à un moment ou on ne l’attendait plus, en 1984, avec le superbe "Centerfield", digne du Creedence de la belle époque. Centerfield parviendra au sommet des charts américains, et les singles « The Old Man Down the Road », « Big Train (From Memphis) », « Centerfield » et « Rock and Roll Girls » seront tous des tubes .

 Pl

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Publié le 25 Avril 2014

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Il est de bon ton de trouver Gérard Lanvin formidable, de lui attribuer le rôle de grande gueule du cinéma français, d’être celui qui ose mettre les pieds dans le plat là dans un monde qui est en perpétuelle représentation.

Sauf qu’à force de dire du mal de tout le monde on finit par se demander si tout cela n’est pas qu’aigreur et jalousie de sa part.

A chaque apparition on sait d’avance qu’il va tacler les gens de son métier et nous faire son petit couplet insupportable d’antifrançais primaire.

Car finalement, que fait-il à part cracher dans la soupe qui l’engraisse depuis bientôt 40 ans ?

Il reprochait l’autre jour sur le plateau de "C à Vous" au cinéma français de ne pas utiliser le talent de son fils. Tout est dit .

On doit tout à la famille Lanvin, offrir des rôles au père, au fils…. Une famille de génies probablement.

Toujours dans la même émission, il déclarait qu’il avait abandonné le projet de réaliser son propre film car "tout est trop compliqué dans ce pays".

La France, ce pays ou l’on ne peut rien faire, aime-t-il répéter en permanence.

Pauvre Lanvin, et son discours de vieux rabat joie.

Lanvin oublie que le monde du cinéma est surement les plus mal placé pour critiquer la France, lui qui bénéficie de l’exception culturelle, ce dispositif qui permet à la culture et à la création artistique d’être protégé par rapport aux autres pays d’Europe.

Si Monsieur Lanvin peut très bien vivre de son métier, c’est grâce à ce pays qu’il dénigre en permanence. Il suffit de voir l’état des autres cinémas européens pour comprendre que nos acteurs sont parmi les plus privilégiés du monde.

Alors venir nous dire qu’il est plus difficile de monter un film en France qu’ailleurs est un énorme mensonge de la part de Lanvin. La vérité est tout autre. Il est bien plus simple de très bien gagner sa vie en se contentant d’être un acteur, voilà tout.

 Ces derniers jours il a également balancé sur  les Césars, sur le scénariste de son dernier film, 96 Heures : "Le scénario de ce monsieur était vraiment caricatural et les dialogues manquaient d’épaisseur. Donc on a accepté de faire le film et après, Niels Arestrup, Fréderic Schoendoerffer et moi, on a retroussé nos manches pour le retravailler (…) Je pense qu’il était content de son idée, ce huis clos entre un patron de la crim’ et un truand. Seulement après, le mec a fatigué."

On se demande pourquoi il a accepté de tourner ce film alors!

Surement le cachet, mais de cela il ne parle pas.

Et puis il est assez pitoyable de la part d’un type qui donne des leçons de morale à la terre entière de venir apporter sa contribution à une oeuvre qui n’est en rien comparable avec son immense talent.

Voici une autre saillie de l’acteur:

«J’emmerde tous les cons qui m’ont chié dessus, avait-il déclaré en faisant allusion aux critiques qu’il avait essuyées après son rôle de Charlie Bauer dans Mesrine. J’emmerde ces connards de journalistes, qui s’amusent à nous chier dessus.»

On comprend mieux pourquoi il a abandonné l’idée de réaliser son propre film, car avec de tels dialogues on n’est loin d’Audiard ou de Jeanson.

Lanvin doit comprendre qu’il n’est qu’un acteur parmi tant d’autres, ni plus ni moins. Qu’il ne sera jamais l’égal d’un Gabin, d’un Delon ou d’un Belmondo. Et qu’il a déjà bien de la chance de gagner très bien sa vie dans un pays ou des millions de français font comme ils peuvent sans se plaindre en permanence .

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Publié dans #Cinéma, #Lanvin

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Publié le 23 Avril 2014

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Le réalisateur de la série des bronzés nous revient avec  "Une promesse", un film tiré de la nouvelle,  "Le Voyage dans le passé" de Stefan Zweig.

L’histoire:

Nous sommes dans l’Allemagne qui précède la Première Guerre Mondiale. Friederich Zeitz, jeune diplômé d’origine modeste, devient le secrétaire particulier de Karl Hoffmeister, patron d’une usine de sidérurgie. L’état de santé du patron se dégrade et lui impose de rester à domicile. Il y accueille le jeune homme pour travailler.

Le patron a pour épouse une femme bien plus jeune que lui, la belle et réservée Lotte. Friederich s’éprend d’elle, sans oser révéler ses sentiments. Dans le huis-clos de la demeure, couve cette passion amoureuse, sans geste ni parole, tout en regards et en silences.

Comprenant que les deux jeunes gens sont de plus en plus proches, le patron décide d’envoyer son protégé au Mexique, afin d’y superviser l’exploitation de mines de fer. L’annonce de ce départ provoque chez l’épouse une réaction désespérée. Le jeune homme réalise que les sentiments qu’il éprouve pour Lotte sont partagés. Mais la présence du mari malade interdit à leur amour de s’accomplir. L’épouse fait une promesse : au retour du jeune homme, dans deux ans, elle sera à lui.

 Capable du meilleur avec des films comme "Ridicule" et  "Le mari de la coiffeuse", et du nettement moins bon avec "Les bronzés 3" ou " Rue des prairies", Patrice Leconte se veut avec ce nouveau film  au plus près du sentiment amoureux, ou pour lui les silences sont aussi importants que les mots :  "Le cinéma est autant l’art de l’image que du son. Arriver à dire des choses non dites, non prononcées, s’exprimer par un regard, un geste, un silence, un temps suspendu sans jamais ennuyer personne si possible, cela m’enchante".

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J’ai un sentiment partagé après avoir vu ce film, et pourtant il avait tout pour me plaire.

Dans cette histoire on est loin de l’exhibitionniste, du voyeurise, de la vulgarité,  de tout ce qui est devenu insupportable à notre époque.

Tout ici n’est que nuance, élégance, romantisme, avec des personnages qui semblent sortis tout droit des tableaux de Renoir ou de Monet.

Ce sont les non-dits, les regards échangés,la pudeur des personnages, les mains qui se frôlent, toutes ces petites choses qui nourrissent l’espoir entre ces deux êtres.

Les images sont magnifiques. Le film est délicat, élégant et ne manque pas de charme,  tout comme la radieuse Rebecca Hall  qui interprète l’épouse de Mr Hoffmeister (Alan Rickman), lui aussi très juste en mari vieillissant et souffrant  .

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On se dit que c’est dommage , car avec avec toutes ses qualités, "Une promesse" avait tout pour être un excellent film.

Alors quoi lui reprocher?

Il y a tout d’abord le jeu de Richard Madden qui est loin d’être du niveau de celui de ses partenaires.

La mise en scène un peu trop classique et un ensemble un peu trop fade laissent un gout d’inachevé.

On peut reprocher également à ce film l’absence de supplément d’âme, un manque d’originalité.

Toutes ces petites imperfections qui font que "Une Promesse" ne deviendra jamais une référence du film romantique.

Dommage!

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Publié dans #Cinéma, #Patrice Leconte, #Romantisme

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Publié le 21 Avril 2014

 

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Cinéaste populaire, et par conséquent boudé par une certaine élite, Henry Verneuil aura traversé  40 ans du cinéma français avec des films comme "Des gens sans importance", "La Vache et le Prisonnier", "Un singe en hiver", "Mélodie en sous-sol", "Cent mille dollars au soleil", " Le Clan des Siciliens", " I… comme Icare" …..

Au-delà de tous ces films aux qualités indéniables, et de quelques autres nettement moins bons, je retiendrais deux œuvres qui démontrent que ce cinéaste d’origine arménienne savait nous faire réfléchir tout en nous distrayant, une qualité que l’on aimerait bien retrouver un peu plus souvent chez nos jeunes réalisateurs d’aujourd’hui.

Il y a tout d’abord "Le Président" , avec cette séquence reprise bien souvent, qui démontre que dès 1960, on pouvait savoir ce que l’on nous préparait avec "L’Europe".

Ce film, magnifiquement dialogué par Michel Audiard,et adapté d’un livre de Georges Simenon, contient quelques répliques digne d’un discours d’homme politique en campagne électorale avant qu’il ne l’oublie une fois élu . Jugez plutôt:  « Je suis pour l’Europe des travailleurs contre l’Europe du capital, je suis pour l’Europe du travail contre l’Europe des actionnaires ».

Et celle-ci, que l’on peut appliquer à nos dirigeants qui se succèdent depuis plus de 30 ans, et qui ne possèdent aucune vision pour le pays:  « Ce que vous me dites là, ce sont des ambitions bonnes pour gérer un bureau de tabac, pas pour diriger la France. »

Que ce soit dans cette vidéo, ou dans ses répliques, et plus de 50 ans après sa sortie, "Le Président" reste un film essentiel pour comprendre le fonctionnement de l’Europe et  du monde politique actuel .

Si vous voulez comprendre la mondialisation, il existe un autre film important d’Henry Verneuil, "1000 milliards de dollars" .

Dans ce film, qui dénonce la mainmise américaine sur la politique et la finance, le réalisateur s’est inspiré d’ITT ( International Telephone & Telegraph), la multinationale américaine qui a financé le putsch contre Salvador Allende au Chili dans les années 70.

Ici ITT a été remplacé par la GTI, une multinationale américaine qui cherche à prendre le contrôle d’une société d’électronique française pour servir de façon détournée les intérêts d’un pays allié.

Henri Verneuil dénonce dans ce film les dangers de la mondialisation avec ses sociétés tentaculaires et inhumaines, dans lesquelles l’être humain n’est qu’une machine à faire du fric que l’on peut jeter dès qu’elle n’est plus assez performante, et tout cela sans se soucier des gouvernements qui se succèdent .

 

A un moment , on apprend que la société GTI n’a pas hésité à collaborer avec les nazis pendant la  Seconde Guerre Mondiale.

Dans cette partie du film, Verneuil fait le parallèle avec la firme IBM qui a également participé à l’effort de guerre nazi, par l’intermédiaire des machines Hollerith D-11 de sa filiale allemande Dehomag. Comme il s’agissait de location, IBM s’est fait rembourser, comme il est dit de la GTI dans "1000 milliards de Dollars", la destruction par les alliés de ses machines à Auschwitz, Dachau et Buchenwald.

Tout est dit dans cet échange entre le président de la GTI, interprété par Mel Ferrer, et le journaliste Kerjean, interprété par Patrick Dewaere. Les américains nous ont libéré, mais en échange ils ont débarqué avec  Mc Donald, les chewing-gum,  Elvis Presley et John Wayne.

Qu’on le veuille ou non, nous sommes imprégnés de leur culture, nous consommons leurs produits, et demain, "grâce" au traité  transatlantique (TAFTA), un grand espace de libre-échange permettra aux investisseurs de prendre totalement le pas sur celui des gouvernements élus. Ce projet ardemment soutenu par les multinationales leur permettra d’attaquer en justice tout État qui ne se pliera pas aux normes du libéralisme. De plus cet accord commercial prévoit de se débarrasser de la plupart des normes environnementales, sanitaires et juridiques en vigueur dans chacun des pays de l’union européenne.

Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.

Comme on le voit, les multinationales vont prendre encore plus de pouvoir contre les états. Il s’agit là de la dernière marche vers la dictature totale des multinationales contre les intérêts nationaux.

 

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Publié le 18 Avril 2014

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Dès que l’on parle rock, on pense de suite aux instruments de base que sont la guitare, la batterie, la basse et les claviers .Bien sur beaucoup d’autres instruments ont été utilisé par les musiciens qui pratiquent ce style musical pour apporter des sonorités différentes, pour nous faire voyager au delà des frontières d’un genre qui a toujours cherché à se renouveler.

Prenons par exemple le saxophone, cet instrument très utilisé par les musiciens de jazz et de rhythm’n’blues. Si le monde du rock s’en est servi de façon plus limité, il a su introduire ce son si particulier dans de nombreux morceaux qui ont fait la légende de cette musique.

En voici la preuve…

Bob Seeger dans "Old time rock and roll "

Foreigner  "Urgent"

Lou Reed " Walk on the wild side"       

Sade "Smooth operator"

The Pinks Floyd "Money".

John Fogerty "Rock and roll girls"

Al Stewart  "Year of the cat"

Supertramp "Logical song".

Gerry Rafferty "Baker street".

Et bien sur pour terminer, celui qui depuis le début de sa carrière a fait le plus pour cet instrument dans le Rock , Bruce Springsteen, avec  Clarence Clemons, disparu le 18 juin 2O11.

"Jungleland" . (Solo à partir de 4mn50 env. ).
 
 
 

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Rock, #Saxophone

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Publié le 17 Avril 2014

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En politique on pensait avoir tout vu. Les mensonges, les promesses non tenues, la corruption, la trahison, etc…On avait déjà eu un bel éventail de l’artillerie de ce qu’il faut faire pour arriver à ses fins dans cet exercice si particulier. Mais on n’est jamais au bout de nos surprises avec ce personnel d’un genre si particulier, et ce n’est pas le FN qui se veut le parti du renouveau, celui qui dit laver plus blanc que blanc si j’ose dire, qui va faire évoluer les choses du bon coté. 

En voici la preuve pour ceux qui se feraient encore des illusions sur ce parti d’un autre age.

 Un beauf de la pire espèce. Voici quelle est notre première réflexion à la  vue de cette vidéo qui date de 2012. Mais hélas le beauf en question n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit du nouveau Maire de Fréjus, David Rachline, élu le 30 mars dernier.

Interrogé par Le Point.fr, le nouveau maire de Fréjus a tenu à préciser qu’il n’avait aucune admiration pour Adolf Hitler : "C’est une conversation tirée de son contexte. Je me moque plutôt des skins dans cette vidéo. Je les ai d’ailleurs chassés du FNJ quand ils tentaient de s’infiltrer dans nos rassemblements. Je n’ai aucun souvenir de cet épisode et aucune leçon à recevoir sur ce terrain-là."

Il dit se moquer des skins mais en ce qui me concerne j’ai plutôt le sentiment qu’il se moque de la Résistance dans cette vidéo, qu’il est bien ravi de voir des mouvements d’extrême droite se trouver là pour souiller la mémoire de gens qui se sont battus pour la France face à ceux qui l’ont trahi.

Il dit ne plus se rappeler de cet épisode. C’est surement parce qu’avec ses amis il est un habitué de ce genre d’humour on ne peut plus déplacé. Alors dans le nombre, il est normal d’en oublier. C’est bien le seul point sur lequel je peux le croire.

Cela fait vraiment beaucoup de petits épisodes du même genre qui se répètent inlassablement dans ce parti qui tient en permanence à se démarquer de l’héritage de Jean-Marie Le Pen.

Marine Le Pen, avec la complaisance troublante de certains médias, essaye de faire passer une image plus "clean" de son parti. Mais ces multiples séquences de proches du FN qui montrent leur sympathie pour le régime nazi ne peut être un simple hasard, et démontrent que ce parti ne sera jamais un parti comme les autres, non pas parce qu’il est moins corrompu comme aime le répéter leurs têtes pensantes, mais parce qu’il est bien plus dangereux .

Et pour ceux qui pensaient encore que l’on en faisait trop en diabolisant le FN, ils peuvent voir dans cette vidéo que la vérité est peut-être encore plus terrible. Ils vont aussi pouvoir se dire que voter pour un tel parti c’est à la fois se salir les mains et souiller la France.

Alors, peut-on encore voter FN après avoir vu ça?

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Politique, #FN

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