Publié le 28 Juillet 2014

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«J’ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles», a expliqué l’ancien candidat à la présidentielle le 22 juillet dernier.

Si le coup de blues du leader de la gauche de la gauche est surement lié au score des dernières élections européennes, où le Front de gauche n’a récolté que 6,33%, il serait bon de chercher à comprendre pourquoi cette mise en retrait fait tant de vagues .

Bien sur, une personnalité politique qui possède un tel tempérament ne peut laisser insensible. Ses partisans vont le comprendre ou le plaindre, ses adversaires s’en moquer ou crier à la manip politique. En ce qui me concerne ce petit jeu ne m’intéresse guère. Je préfère m’arrêter sur ce que dit aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon, qu’il soit sincère ou pas .

«J’ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles».

Est-ce le même homme qui déclarait en 2010 : «Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas»?

Le bruit, c’est celui qui nous accompagne en permanence dans nos grandes villes. Ce bruit qui est là présent sur nos écrans de télévision pour donner de la consistance à des émissions sans le moindre intérêt. C’est encore lui qui accompagne les films à gros budgets pour nous faire oublier un scénario indigent. Il est toujours là, dans les meeting des politiques avec ces énormes sonos qui servent à amplifier des discours faits de mensonges plus énormes les uns que les autres….

Jean-Luc Mélenchon a-t-il enfin compris que le bruit et la fureur n’étaient pas ses meilleurs alliés pour faire passer ses idées?

Le bruit de nos jours ne peut être lié qu’au libéralisme. C’est pourquoi Jean-Luc Mlenchon était dans l’erreur avec sa stratégie.

Personnellement, après avoir voté pour lui au premier tour des Présidentielles avec certaines réserves , je me suis vite éloigné de ce tumulte et ce fracas, ayant trop souvent besoin de me poser pour ne rien faire et pour bayer aux corneilles.

Mais dans ce monde moderne ou tout est fait pour que l’on soit occupé à tout instant, ou le téléphone est devenu une partie de nous-même, ou l’on peut à chaque instant suivre l’actualité, ou l’on veut que les magasins soient ouverts 24 heures sur 24, le leader de la gauche de la gauche doit-il être un homme du "bruit et de la fureur", ou celui de la réflexion et des moments de pause?

A méditer pour la ligne à suivre dorénavant pour la vraie gauche.

Et pour les partisans les plus durs de Mélenchon qui préféraient insulter ceux qui s’éloignaient du Front de Gauche à cause de cette stratégie du "bruit et de la fureur", il serait bon aujourd’hui de faire leur mea-culpa.

Car si aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon éprouve le besoin de souffler, c’est surement parce qu’il a compris que cette façon de faire de la politique n’était pas la bonne, et qu’en plus de donner une mauvaise image de sa personne,elle était épuisante physiquement et moralement.

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Publié dans #Politique, #Mélenchon

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Publié le 22 Juillet 2014

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Les amoureux du football offensif qui pensaient que les deux raclées subies par la sélection brésilienne lors de ses deux derniers matchs (contre l’Allemagne en demi-finale 7-1, puis lors du match pour la 3ème place 3-0 contre les Pays-Bas) serviraient de détonateur pour mettre à la raison les décideurs de la Fédération brésilienne en sont pour leurs frais. 

En effet, si la CBF A bien décidé de se séparer de Luiz Felipe Scolari, ce n’est en rien pour  mettre à sa place un romantique du ballon rond, loin s’en faut, puisque son successeur n’est autre que Dunga, le sélectionneur qui était déjà aux manettes lorsque le Brésil s’est fait éliminé par les Pays-Bas en quart de finale en 2010. A l’époque  ses joueurs lui reprochaient un management et un style beaucoup plus basés sur le physique que sur le jeu. Il lui avait également été reproché de ne pas avoir sélectionné  Ronaldinho.

Capitaine et Champion du Monde d’une sélection ennuyeuse en 1994, cet ancien milieu de terrain au jeu rugueux et sans imagination n’est guère apprécié dans son pays par la presse comme l’opinion publique .

Agé de 50 ans, celui qu’on surnomme «simplet» au Brésil, a déclaré : "Je sais que je dois améliorer beaucoup de choses, en particulier avec les journalistes. Je fais mon mea culpa. […] Je suis prêt à recevoir des critiques, des suggestions. […] En attendant, c’est un immense plaisir d’être ici de nouveau. Merci pour la confiance que vous m’octroyez".

Après son Mondial raté, on était en droit de penser que le Brésil repartirait sur de nouvelles bases et avec des hommes nouveaux, qu’à l’image de l’Allemagne en son temps il saurait se remettre en question. On pouvait espérer que ce style de jeu trop "européanisé" qui ne gagne plus et qui de plus ennuie le public serait jeté aux oubliettes et que le football "samba" retrouverait son identité. Le choix du retour de l’austère Dunga à la tête de la sélection prouve le contraire. C’est triste pour le Brésil et surtout pour le football.

C’est un peu comme si demain Didier Deschamps décidait de quitter la tête de l’équipe de France, et que pour ne pas vouloir prendre un inconnu on redonnait les clefs de la maison bleue à Raymond Doménech.

J’imagine déjà vos sarcasmes face à une idée aussi saugrenue.

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Publié le 17 Juillet 2014

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Il est de bon ton de s’en prendre au monde du football . Il suffit de se rendre sur les réseaux sociaux pour voir de quels noms d’oiseaux sont affublés les footballeurs et leurs supporters.

Friqués incultes pour les premiers, alcooliques décérébrés pour les seconds. Sans parler du sempiternel cliché sur l’abrutissement de masse, comme si de regarder un match de football empêchait de voir ce qui se passe autour de nous.

Mais passons, car si on trouve toujours des cas pour valider les thèses défendus par ceux qui détestent le ballon rond, il y a que ce soit parmi les footballeurs ou les supporters, des êtres ouverts sur autre chose que le rectangle vert.

Le dernier exemple en date vient du champion du Monde allemand Mesut Özil. Alors qu’une rumeur disait qu’il avait versé de l’argent aux familles de la bande de Gaza, l’agent du joueur a vite démenti : "Cette information stipulant que Mesut a donné de l’argent à la bande de Gaza n’est pas vraie, a-t-il sobrement expliqué avant toutefois de laisser une porte ouverte. Peut-être le fera-t-il dans l’avenir, qui sait ?" .

Par contre, il a décidé d’utiliser sa prime de 300.000 euros afin de financer l’opération de 23 enfants malades au Brésil.

Le milieu de terrain d’Arsenal en agissant ainsi répond de la plus belle des manières aux propos du Ministre allemand de l’Intérieur Thomas de Maizière, qui se plaignait que certains joueurs ne chantent pas l’hymne national.

Le meneur de jeu d’origine turc avait répondu qu’il ne chantait pas parce qu’il se concentrait sur le match et récitait intérieurement une prière.

En faisant don de sa prime à ces jeunes, Ozil démontre à ces politiques toujours avides de la petite phrase démagogique, qu’il ne vient pas en sélection pour l’argent mais pour l’honneur du maillot et gagner des titres. C’est tout ce qu’on demande à un footballeur international .

Et puis j’aimerai qu’on m’explique une fois pour toutes en quoi le fait de chanter l’hymne de son pays rend plus patriote ?

Il faut  avoir une idée peu élevée du patriotisme pour s’arrêter sur un aussi petit détail.

Mais revenons au sujet qui nous intéresse.

Avant le Mondial, le joueur d’Arsenal avait déjà annoncé son intention de payer pour onze enfants. Mais comme la victoire n’a pas été obtenue seulement à onze joueurs mais à 23, il a augmenté le nombre de bénéficiaires.

Il explique sur sa page Facebook que "C’est ma manière personnelle de remercier les Brésiliens de leur hospitalité."

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Publié le 14 Juillet 2014

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Souvenez-vous, nous étions dans les années 80 , et à l’époque l’Equipe de France de Football était emmené par Michel Platini.

Après le Mondial Argentin de 1978, ou elle était sortie au premier tout par le pays organisateur et l’Italie, la sélection de Michel Hidalgo allait brillé 4 ans plus tard, lors du Mondial  espagnol.

A cette époque, sa force se situait surtout au milieu de terrain. Platini, Giresse et Tigana éclaircissaient le jeu de leur inspiration. En défense Marius Trésor, Manuel Amoros ou Maxime Bossis démontraient à la face du monde qu’ils n’avaient rien à envier aux meilleurs.

Ce Mondial 1982 se terminera pour ces bleus là par l’historique demi-finale de Seville face à la RFA de Shumacher et Rummenigge.

Deux ans plus tard, le même groupe à de rares exceptions près(départ de Trésor, arrivée de Luis Fernandez), sera de l’épopée qui réussira à remporter le premier titre majeur du football français, le championnat d’Europe des Nations. Emmené par un Platini au sommet de son art (9 buts en 5 matchs), les bleus battent l’Espagne en finale.

Cette génération talentueuse allait vivre sa dernière grande compétition au Mexique en 1986. Après avoir battu facilement les champions du Monde en titre, l’Italie en 1/8ème de finale, ils doivent affronter en 1/4 de finale le Brésil de Socratès, Zico et Careca. Dominés pendant une grande partie du match, le bleus réussissent l’exploit d’éliminer la sélection Auriverde aux tirs au but. Pelé qualifiera quelque peu exagérément cette rencontre de « match du siècle ». L’équipe de France sera éliminée lors du match suivant par l’Allemagne.

Ces bleus là, qui pratiquaient un football Champagne, et qui nous ont offert des émotions que nous n’oublierons jamais, étaient surnommés les « Brésiliens de l’Europe ». Aujourd’hui, à l’heure ou les brésiliens ne pratiquent plus le football samba mais le football s’en va, ou ils se comportent comme des robots sans âme, sans imagination et sans inspiration, on cherche ailleurs les joueurs et les équipes qui pratiquent le football qui nous fait aimer ce sport depuis que nous sommes enfants.

Il y a en Europe une équipe qui depuis 2006, et la Coupe du Monde qu’elle a organisé, a totalement bouleversé sa façon de jouer, c’est l’Allemagne.

Face à plusieurs échecs successifs survenus à la fin des années 90 et au début des années 2000, cette équipe que nous aimions détester par-dessus tout, et pas seulement pour le souvenir que nous gardons de 1982, mais surtout pour ce football physique et sans grande imagination qui lui permettait de remporter le Mondial 1990, l’un des plus triste de l’histoire au niveau du jeu pratiqué, le football allemand a décidé de révolutionner tout cela.

C’est sous l’influence de l’ancien international Jurgen Klinsmann, qui sera le sélectionneur de 2004 à 2006, que l’équipe nationale bouleverse son jeu. Cette équipe, faite de jeunes joueurs, pratique depuis cette période un football offensif et très technique .

Eliminée en demi-finale de son mondial en 2006, cette nouvelle Allemagne séduit les observateurs.

Jugen Klinsmann passe le relais à son adjoint Joachim Löw, qui est toujours là 8 ans plus tard.

Dans cette équipe, qui n’avait jusqu’ici jamais remporté aucun titre majeur tout en se hissant à chaque fois dans le dernier carré des grands tournois, on trouve de nombreux joueurs issus de l’immigration (polonais, turcs, ghanéen, tunisien).

En Allemagne, on commençait à reprocher à cette équipe de ne pas savoir gagner, de manquer de caractère, certains réclamaient même le retour des bonnes vieilles recettes qui ont fait gagner la nationalmannschaft . D’autres, comme le ministre allemand de l’intérieur, ont reproché à certains joueurs de ne pas chanter l’hymne national (tiens, tiens) :“Je serais heureux qu’ils reconnaissent leur pays en chantant l’hymne.” .

C’est vrai que de chanter l’hymne prouve que l’on va se donner plus sur le terrain. Il suffit de voir évoluer les brésiliens pour démonter l’absurdité d’un tel raisonnement .

Mais revenons à notre sujet.

La victoire de l’Allemagne ce dimanche 13 juillet c’est aussi la victoire du football, de l’intelligence de dirigeants, qui a un moment donné ont su se poser les bonnes questions pour transformer un modèle qui non seulement ne gagnait plus, mais qui de plus faisait que l’on n’aimait pas cette équipe.

Bien sur cette finale contre l’Argentine n’a pas été simple à remporter, elle aurait très bien pu basculer de l’autre coté. Mais le but qui donne la victoire à l’Allemagne ne symbolise-t-il-pas à la perfection le travail effectué depuis de longues années?

En effet, le déboulé sur l’aile de Schürrle et le centre parfait pour Mario Götze,qui réussi un geste technique de très grande classe, n’est-il pas représentatif de ce que produit le football allemand depuis maintenant 8 ans.

A contrario, il suffit de voir les gestes techniques qu’ont raté les argentins face au but lors de cette finale pour mieux comprendre le travail effectué par les allemands pendant toutes ces années.

Rien que pour cette différence technique, le titre de Champion du Monde de l’Allemagne est amplement mérité.

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Publié dans #Coupe du Monde, #Allemagne, #Football

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Publié le 13 Juillet 2014

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Luiz Felipe Scolari a déclaré, à l’issue de la nouvelle déroute de son équipe face aux Pays-Bas pour le match de la 3ème place, qu’il laissait la Confédération brésilienne de football décider de son sort.

C’est lors de la conférence de presse d’après-match que le sélectionneur brésilien, dont le contrat expire à la fin de ce Mondial 2014, qu’il a laissé entendre qu’il pourrait rester à son poste.

Pour justifier ses compétences, le technicien brésilien est obligé de remonter le temps. Il nous dit : "C’est la troisième Coupe du Monde que je dispute comme sélectionneur, deux avec le Brésil et une avec le Portugal (2006). Lors des trois, j’ai fini dans les quatre meilleurs du monde. Une fois, j’ai gagné, en 2002," et " En 2006, 2010, nous n’avons pas fini parmi les quatre meilleurs. Et en 2014, si."  

Il faut savoir que lors de la victoire du Brésil en 2002, la sélection possédait des joueurs d’exception tels que Ronaldo, Ronaldinho et Rivaldo, et que malgré tous ces talents, le fond de jeu était vraiment médiocre. On a encore vu la différence ce samedi entre les Pays-bas et ce Brésil sans âme, incapable de construire des actions digne d’une équipe, au contraire de néerlandais très inspirés.

Quant au meilleur résultat depuis 2002,  Monsieur Scolari oublie un peut vite le match contre le Chili et la frappe de Pinilla sur la barre à la 120ème minute .

Mais Scolari est allé plus loin, il a tenu lors de cette dernière conférence de presse à se ridiculiser un peu plus : "Une équipe qui vient de prendre sept buts et qui le match suivant prend un but dès les premières minutes. Il y a de quoi être abattu. Mais même comme cela, l’équipe a bien joué, elle s’est battue, elle s’est créé des opportunités."

On croit rêver, il n’a pas de chance. Après la déroute face aux allemands il déclarait : "Tout n’a pas été si mauvais dans ce Mondial. Contre l’Allemagne, il y a eu comme une coupure d’électricité pendant six minutes", et pour hier soir c’est à cause de ce but dans les premières minutes. Et la prochaine fois, quelle sera la nouvelle excuse?

Mais le plus grave , c’est "l’équipe a bien joué".

Elle a bien joué, mais où?

En défense elle a été cathastrophique, à l’image de sa défense centrale qui pouvait être réduite à 1 élément si Thiago Silva avait reçu le rouge qu’il méritait de recevoir après deux minutes de jeu. Et que dire de David Luiz qui veut être partout et qui finalement se retrouve nulle part.

Offensivement Oscar aura été le seul sur ce match a sauver les meubles, pour le reste nous avons vu une équipe qui n’en est pas une, qui semble perdu sur le terrain, et ce n’est pas la rentrée de Hulk dans les dernières minutes, ce footballeur improbable au physique de rugbyman, qui réconciliera les amoureux beau jeu avec ce Brésil là.

On voit bien que Monsieur Scolari tient absolument à s’accrocher à son poste, qu’il refuse de tirer les conséquences des deux derniers matchs calamiteux de son équipe.

On sent bien qu’il va tout faire pour convaincre les instances dirigeantes  de le conserver tout comme l’avait réussi un certain Raymond Doménech suite à l’Euro calamiteux de 2008 (3 match, 3 défaites) .

On se souvient qu’à l’époque le bon Président Escalette ne jurait que par St Raymond: "Raymond m’a promis ceci, Raymond m’a promis cela",  que le pauvre Président de La fédération était devenu la marionnette de Raymond le "sélectionneur manipulateur" qui le menait par le bout du nez.

Si suite à ce fiasco,les membres de la FFF avaient fait preuve du courage nécessaire pour se séparer de Doménech, jamais la grève de Knysna n’aurait eu lieu.

Et si le football brésilien veut s’enfoncer un peu plus dans la crise, qu’ils continuent avec les mêmes hommes, et surtout le même non style de jeu.

Une conclusion s’impose avec cette Coupe du Monde catastrophique pour le pays organisateur. Le Brésil doit redevenir le Brésil, celui qui ne gagne pas toujours mais celui qui reste dans nos mémoires, celui de 1982 dont on parle encore plus de 30 ans après, alors que tout le monde a oublié le Brésil victorieux de 1994 .

Il est beau de vouloir ajouter une étoile de plus sur le maillot de la sélection, mais faut-il pour cela se priver des plus belles de toutes, de celles que l’on trouve sur les terrains de football.

Zico, Socratès, Cruijff, Platini, Puskas, Di Stefano, toutes ces étoiles et quelques autres aussi lumineuses n’ont jamais remporté la Coupe du Monde, mais elles ont su éclairer  les soirées des éternels enfants que nous sommes.

N’est-ce pas cela le plus important pour les amoureux du football?

 

 

 

 

 

 

 
 

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Publié dans #Football, #Brésil

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Publié le 6 Juillet 2014

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Ces mots ont été prononcés par James Rodriguez, le jeune prodige colombien, au soir de l’élimination de son pays par le Brésil.

A l’issue de ce match le meneur de jeu de l’AS Monaco a fondu en larmes, ce qui nous a permis d’assister à l’une des plus belles images de ce Mondial,lorsque le défenseur brésilien David Luiz est venu consoler la grande révélation de ce tournoi .

« Il m’a félicité pour ma Coupe du monde. C’est un ‘’caballero" (gentleman). Je suis fier de ce genre de compliment quand c’est de la part d’un crack comme lui. Les hommes aussi pleurent. Mais je peux rentrer dans mon pays heureux. Une grande équipe est née », a précisé James Rodriguez.

Les larmes de ce jeune prodige doivent également nous faire comprendre que les footballeurs ne sont pas encore tous devenus des mercenaires qui ne jouent que pour l’argent. Nous avons vu dans ce mondial des joueurs se sublimer, faire preuve d’un esprit de solidarité comme on ne le voit plus en club depuis longtemps  .L’équipe du Costa Rica l’a encore prouvé hier soir.

Beaucoup ont critiqué le comportement de Thiago Silva, le capitaine de la sélection brésilienne pour avoir fait preuve de trop de sensibilité, tout cela parcequ’il avait pleuré seul dans son coin avant la séance de penaltys en 8e de finale contre le Chili.

Plutôt que de vouloir brûler sur la place publique le défenseur du P.S.G, ne serait-il pas plus judicieux de se réjouir de son trop plein d’émotion, de ce moment de faiblesse, qui démontre avant-tout un attachement total au maillot de la sélection auriverde, mais aussi la face cachée du champion, celle qui fait qu’il est encore un être humain. Il est parfois bon de s’en souvenir.

Alors que nous reprochons à longueur d’année à tous ces footballeurs d’être devenus des robots n’est-il pas sain de voir que eux aussi ont des faiblesses?

Nous sommes dans une société de la réussite à tout prix, ou les faibles n’ont plus leur place, ou il ne faut plus faire de sentiments. Alors lorsqu’on voit un homme pleurer en direct à la télévision, nous sommes choqués, qui plus est lorsque cet homme est un grand champion qui pourrait soulever la Coupe du Monde le 13 juillet prochain.

Pourquoi en sommes nous arriver là, à ne plus vouloir accepter qu’un homme puisse avoir des moments de fébrilité?

Quelle est cette société qui ne veut que des héros beaux et forts, et psychologiquement infaillible?

Pour souhaiter de tels modèles c’est avant tout parce qu’elle refuse de voir les souffrances qu’engendrent son fonctionnement, les millions d’êtres qu’elle laisse sur le bord du chemin.

C’est pourquoi nos champions doivent à nouveau ressembler un peu plus au monde qui les entoure. Et c’est pour cela qu’il est sain de les voir pleurer, comme le fit aussi le jeune Antoine Griezmann suite à l’élimination de la France vendredi dernier. Ces gouttes d’eau coulant sur son visage juvénile ressemblaient étrangement à celle de l’enfant ratant le penalty qui aurait donné la victoire à son équipe un samedi après-midi.

Oui , "Les hommes aussi pleurent", comme nous le rappelle  le jeune James Rodriguez.

C’est aussi pour cela que la Coupe du Monde est un événement à part. Parce qu’elle ne nous montre plus des joueurs formatés sans âme et sans relief, mais qu’à la place elle nous offre des hommes avec leurs valeurs et leurs failles.

"Les hommes aussi pleurent", et c’est très bien ainsi.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Football, #Coupe du Monde

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Publié le 5 Juillet 2014

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Deux hommes de droite, et pas les premiers venus, puisqu’il s’agit d’un ancien Premier Ministre et du Président du Conseil constitutionnel, ont fait savoir qu’ils trouvaient les propos de Nicolas Sarkozy sur les juges dangereux pour la République.

C’est tout d’abord Alain Juppé qui dès jeudi, c’est à dire le lendemain de la prestation télévisuelle de l’ancien président, a tenu à préciser : «Vilipender une institution de la République, à savoir l’institution judiciaire, comme le font certains responsables politiques, ne me paraît pas de bonne méthode.»

L’autre attaque, beaucoup plus forte, est venue de la part de Jean-Louis Debré.

Cette attaque vient quelques jours après celle se son frère, Bernard, qui avait qualifié de " branche morte" l’ancien Président, ajoutant qu’il était "en train de pénaliser largement son camp".

Mais revenons sur les réactions de celui qui est le Président du Conseil Constitutionnel, et qui en temps que tel est soumis au devoir de réserve. Mais qui face aux propos tenus sur TF1 par l’ancien chef de l’Etat,  a tenu à remettre les choses au point dans une interview accordée à Europe1.

Debré, tout comme Alain Juppé, s’inquiète tout d’abord des propos tenus sur les juges : «Quand des responsables politiques commencent, à droite ou à gauche, à s’en prendre aux juges, c’est un des fondements du vivre ensemble, de la République qui est atteint.»

Mais l’ancien Ministre de Jacques Chirac ne s’arrête pas en si bon chemin, et continue en nous laissant entendre que Nicolas Sarkozy n’aurait pas dit la vérité lorsqu’il a déclaré :«Personne ne peut imaginer que les enquêteurs du Conseil constitutionnel ou de la Commission des comptes de campagne [CNCCFP] soient passés au travers».

En effet, Jean-Louis Debré affirme:«Nous n’avons pas d’enquêteurs, nous n’avons pas de pouvoir de police judiciaire, nous ne pouvons pas faire des perquisitions, des saisies. […] On laisse entendre que nous aurions vérifié l’ensemble des comptes de la campagne de l’ancien président de la République. Non, ce n’est pas exact.»

Un fait que ne peut ignorer Nicolas Sarkozy, lui qui rappelons-le, est aussi un membre du Conseil Constitutionnel, comme tous les anciens Présidents de la République.

Comme on le voit, une fois de plus Sarkozy a menti aux français mercredi dernier, une fois de plus il a joué le rôle insupportable de victime.

Comment peut-il y avoir dans ce pays un seul de nos compatriotes pour croire encore en l’honnêteté et au patriotisme de cet animal politique à l’absence totale de morale.

Son système de défense est un copier-coller sur celui de Berlusconi, un modèle d’intégrité.

Monsieur Sarkozy ne veut pas être jugé par des gens de gauche. Il veut surement retrouver quelques Courroye plus compréhensives et dociles. Mais ce que l’ancien président a du mal à accepter, c’est que lorsqu’on n’est plus aux affaires pour les retarder (les affaires), elles vous reviennent en pleine figure.

La morale de cette histoire: C’est juste que lorsqu’on est politique et fripouille , il ne faut pas être battu, sinon on risque quelques petits moments désagréables.

Nicolas Sarkozy est comme cette racaille des banlieues, à qui l’on reproche en permanence de ne pas vouloir s’intégrer, de montrer sa haine de la France.

Oui, il faut avoir le courage de le dire, lui non plus n’a jamais voulu s’intégrer à la culture et aux valeurs françaises. Pour comprendre celui qui s’est toujours vanté de son amour de l’Amérique, comme si  la France était trop petite pour ce fils d’immigré à l’ambition dévorante, il suffit de savoir qu’il préfère le Coca aux grands vins français . Les réformes qu’il a voulu imposer étaient contre l’esprit de ce pays, contre son histoire. Et lorsqu’il a voulu accéder au pouvoir, il n’a pas hésité à prendre pour conseiller un ennemi de la République avec Patrick Buisson, cet homme de l’extrême droite. Une preuve de plus qu’il n’a aucun respect pour l’histoire de la France.

On nous a toujours loué dans les médias sa volonté de vouloir bousculer les codes , de rompre avec les us et coutumes. Mais ne fallait-il pas voir dans ce pseudo courage une méconnaissance totale de notre pays, et surtout une trahison de son esprit, de sa culture et de son histoire.

Nicolas Sarkozy ne souhaitait qu’une chose, que la France perde le peu d’aura qui lui reste pour en faire une étoile de plus sur le drapeau américain.

Si après tout cela, vous ne comprenez toujours pas que cet homme n’aime pas la France et les français, c’est que vous aussi vous détestez ce pays.

Une évidence s’impose, aimer Sarkozy c’est détester la France.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #politique

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Publié le 29 Juin 2014

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Les équipes d’Angleterre, d’Espagne et d’Italie ont été éliminées au premier tour de la Coupe du monde au Brésil. Il s’agit de 3 anciens champions du Monde (en titre pour l’Espagne).

On peut  également remarquer que  ces pays possèdent les championnats les plus relevés et les plus riches.

Et qui dit riches, dit gros moyens financiers pour se payer les meilleurs joueurs de la planète.

Il faut savoir qu’en Italie, plus de la moitié des effectifs de première division est composée de joueurs étrangers. En Angleterre, cela fait de nombreuses années que l’on voit certaines équipes n’aligner qu’un ou deux éléments du pays d’origine du club.

En Espagne, la Roja a longtemps puisé sa force sur le modèle de jeu du Barça, mais ce club faisant de plus en plus appel à de grands joueurs étrangers (Messi, Neymar,Dani Alves, Alexis Sanchez…), il va être de plus en plus difficile pour la sélection de poursuivre sur cette base.

Du coté des échecs , il ne faut surtout pas oublier le Portugal de Christiano Ronaldo, le star du football qui correspond le mieux à ce modèle ultralibérale, et qui est totalement incapable de démontrer le même talent dès qu’il se retrouve en sélection nationale lors de grandes compétitions.

Le modèle ultralibérale est basé sur la réussite personnelle à tout prix, sur l’égoïsme,. Un égoïsme qui est la qualité première du joueur du Real, ce qui est en totale contradiction avec la solidarité que demande l’attachement à une patrie, ou lorsqu’on joue pour une sélection Nationale.

On pourrait me répondre que le championnat allemand possède lui aussi de gros moyens financiers, et que l’Allemagne est toujours qualifiée.

En effet, mais son club phare le Bayern de Munich, a toujours su avant tout recruter les plus grands talents de la Bundesliga, servant ainsi de laboratoire ou de tremplin pour la Mannschaft .

Mais alors, pourquoi tous ces footballeurs étrangers qui évoluent dans les plus grands championnats européens sont-ils si bons lorsqu’ils se retrouvent sous le maillot de leur sélection?

Et bien, parcequ’ils sont  toute l’année loin de chez eux,de la terre qui les a vu naître et grandir, gagnant de l’argent dans des clubs ou il faut lutter pour jouer, ou l’on retrouve des joueurs de multiples nationalités ayant peu de choses en commun si ce n’est un maillot qui changera peut-être la saison suivante. Ils comprennent mieux que personne que tout cela n’est plus un jeu, plus une histoire en commun, qu’ils ne sont plus que des pions qui peuvent être vendus à n’importe quel moment comme de la vulgaire marchandise.

Alors  lorsqu’ils reviennent jouer ensemble, ils donnent tout ce qu’Ils ont pour cette terre qui a fait d’eux des hommes. Ils retrouvent un peu de ce qui les faisait rêver lorsqu’ils jouaient dans la rue étant mômes. Ils savent que ce maillot nationale n’est échangeable contre aucun autre, que demain on ne les retrouvera pas dans le camp d’en face, alors ils donnent tout, ils vont au delà de leur talent, de leur force et de leur courage, tout cela parcequ’ils sont fiers d’appartenir à une patrie.

Oui, le football est beau lorsqu’on sait que la motivation première n’est plus l’argent. Il est beau lorsqu’on voit des joueurs pratiquement inconnus se donner à 100% et venir bousculer la hiérarchie.

Cette Coupe du Monde qui se joue actuellement au Brésil est pour de nombreux observateurs l’une des plus belles de l’histoire en terme de jeu. Comme on le voit , elle nous fait voir que la mondialisation nous envoie dans le mur, qu’il faut revenir vers un protectionnisme intelligent et positif  . A ce titre, ce qui est montré par l’Amérique Latine lors de cette Coupe du Monde est en tout point remarquable. Des équipes au jeu très ouvert, des joueurs solidaires,des supporters extrêmement sympathiques et soutenant leur équipe du début à la fin.

Et la France dans tout cela?

Et bien la France s'est remise définitivement de l’épisode Knysna,le plus pitoyable du football français , sommet de vulgarité et de bêtise, à l’époque ou elle avait à sa tête un Président qui possédait les mêmes qualités.

Oui vraiment, tout est politique dans le football je vous dis.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Football, #Mondialisation

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Publié le 26 Juin 2014

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On avait tout vu dans le monde du ballon rond . Des joueurs achetés pour lever le pied, des arbitres qui se retrouvaient en charmante compagnie après les matchs dans leur hôtel, en échange d’un penalty généreux ou d’un hors-jeu oublié.

Dans les dictatures, on n’hésitait pas à répandre le sang pour régner sur le Monde du ballon rond.

En 1978, l’Argentine de Videla s’est arrangée avec une autre dictature, celle du Pérou, afin de pouvoir accéder à la finale.

Selon les déclarations d’un ancien sénateur péruvien, le régime de ce pays aurait  transféré illégalement 13 de ses opposants en Argentine le 25 mai 1978. En échange de la victoire, le régime argentin se serait engagé à accueillir ces opposants puis à les faire disparaître au cours d’un "vol de la mort" .

L’Argentine, qui avait besoin d’une large victoire pour se qualifier, remportera son match 6 à 0 face au Pérou.

Le Brésil, qui fut longtemps traumatisé par son échec  sur son sol en 1950,  en échouant face à l’Uruguay, n’a surement pas envie de revivre la même catastrophe 64 ans plus tard. Pour éviter une telle mésaventure, qui prendrait des airs de drame national dans le pays ou le football est une religion, il vient peut-être d’inventer un nouveau moyen de se faciliter la tâche.

En effet, lors du match France-Equateur de ce mercredi, quelques petites séquences inhabituelles, et un peu trop répétées, m’ont interpellé.

Il est assez troublant de voir plusieurs fois dans le même match des caméras qui reviennent sur des échanges musclés qui se passent à l’intérieur de la surface de la réparation, et mettant en cause des joueurs français (Sakho, Giroud). Et quand ces gros plans viennent après le cas de l’uruguayen Suarez, on est en droit de penser qu’il s’agit là d’une volonté manifeste de vouloir faire sanctionner les joueurs en question.

Est-ce là la meilleure tactique que le Brésil se soit trouvé pour gagner son tournoi, de faire suspendre les joueurs adverses?

On va suivre avec intérêt si les prochains matchs des équipes des Pays-Bas, d’Allemagne, du Mexique, etc.., pour voir si les réalisateurs continuent de scruter les duels entre joueurs afin de trouver de nouvelles cibles éventuelles.

On attend aussi avec impatience de voir si les caméras seront à la recherche du moindre incident lors des rencontre du Brésil. A épier un éventuel coup de coude de David Luiz ou de l’un de ses coéquipiers, ou plutôt s’ils éviteront de diffuser la moindre image qui pourrait mettre en cause un joueur auriverde.

Si tout cela se produit, nous auront compris que le pays organisateur cherche à priver les meilleures équipes de leurs titulaires, pouvant ainsi se faire surprendre par un adversaire dit plus faible. Les nations les plus réputées éliminées ou amoindries, le Brésil pourrait remporter son tournoi à domicile grâce à un complice jusqu’ici inconnu, la télévision.

Désormais, vous visionnerez les matchs du Mondial brésilien avec un autre regard.

P.S

Est-il logique de dire que l’on n’utilise pas la vidéo dans le football, permettant ainsi de nombreuses erreurs qui peuvent inverser le résultat d’un match, et par ailleurs utiliser la télévision pour sanctionner des joueurs qui commettent des fautes échappant à l’arbitre.

 

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Football

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Publié le 24 Juin 2014

L’histoire:

Jersey boys, c’est l’histoire de Frankie Valli et des Four Seasons, groupe pop des années 60 dont on connait certaines chansons sans très bien savoir de qui elles sont. Le film nous parle des débuts difficiles, les problèmes avec la mafia,les heures de gloire, puis de la séparation de ces garçons d’origine modeste venus du New Jersey.

Ce biopic n’est en rien l’adaptation de la comédie musicale de Broadway. Cependant on retrouve de nombreuses séquences chantées ou l’on reconnait les chansons de toute une génération .

La première partie du film, traitée de façon légère , nous présente des gamins qui auraient pu mal tourner en fréquentant la mafia. Elle nous montre aussi le parcours de ce groupe pour accéder au succès, tout cela traité avec beaucoup d’humour. La suite nous fait pénétrer dans l’univers privé de nos 4 héros, et plus particulièrement dans celle de Frankie Valli. A partir ce ce moment Jersey Boys entre dans un univers plus dramatique.

Au niveau du casting, Clint Eastwood a refusé d’engager des stars hollywoodiennes,préférant recruter trois des artistes qui créèrent les rôles sur scène à Brodway en 2005. J’avoue qu’il m’a fallu quelques bonnes minutes pour me laisser prendre à leur jeu.

On retrouve également au générique un Christopher Walken parfait en mafieux paternaliste. On ne peut que regretter que son personnage ne soit pas plus important.

On peut regretter aussi le manque de personnage fort féminin . On aurait aimer voir un peu plus à l’écran l’épouse et la fille de Frankie Valli.

Avec "Jersey Boys" , on est dans un registre différent, plus léger , de ce qu’a pu faire jusqu’ici Clint Eastwood. Comme si le célèbre réalisateur avait voulu se faire plaisir.

Les dialogues sont bien écrits, de plus accompagnés d’une bonne dose d’humour.

L’image est très soignée, la reconstitution de l’époque, les décors, et les couleurs très sixties sont d’une réussite totale, la bande son est impeccable.

Bref, si vous voulez passer un bon moment, tout en sachant que nous n’assisterez pas à un chef-d’oeuvre, allez voir Jersey Boys. C’est à la fois distrayant,nostalgique,mélancolique, drôle, pétillant et émouvant.

Et surtout , ne ratez pas la scène finale.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma

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