Publié le 5 Juillet 2014

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Deux hommes de droite, et pas les premiers venus, puisqu’il s’agit d’un ancien Premier Ministre et du Président du Conseil constitutionnel, ont fait savoir qu’ils trouvaient les propos de Nicolas Sarkozy sur les juges dangereux pour la République.

C’est tout d’abord Alain Juppé qui dès jeudi, c’est à dire le lendemain de la prestation télévisuelle de l’ancien président, a tenu à préciser : «Vilipender une institution de la République, à savoir l’institution judiciaire, comme le font certains responsables politiques, ne me paraît pas de bonne méthode.»

L’autre attaque, beaucoup plus forte, est venue de la part de Jean-Louis Debré.

Cette attaque vient quelques jours après celle se son frère, Bernard, qui avait qualifié de " branche morte" l’ancien Président, ajoutant qu’il était "en train de pénaliser largement son camp".

Mais revenons sur les réactions de celui qui est le Président du Conseil Constitutionnel, et qui en temps que tel est soumis au devoir de réserve. Mais qui face aux propos tenus sur TF1 par l’ancien chef de l’Etat,  a tenu à remettre les choses au point dans une interview accordée à Europe1.

Debré, tout comme Alain Juppé, s’inquiète tout d’abord des propos tenus sur les juges : «Quand des responsables politiques commencent, à droite ou à gauche, à s’en prendre aux juges, c’est un des fondements du vivre ensemble, de la République qui est atteint.»

Mais l’ancien Ministre de Jacques Chirac ne s’arrête pas en si bon chemin, et continue en nous laissant entendre que Nicolas Sarkozy n’aurait pas dit la vérité lorsqu’il a déclaré :«Personne ne peut imaginer que les enquêteurs du Conseil constitutionnel ou de la Commission des comptes de campagne [CNCCFP] soient passés au travers».

En effet, Jean-Louis Debré affirme:«Nous n’avons pas d’enquêteurs, nous n’avons pas de pouvoir de police judiciaire, nous ne pouvons pas faire des perquisitions, des saisies. […] On laisse entendre que nous aurions vérifié l’ensemble des comptes de la campagne de l’ancien président de la République. Non, ce n’est pas exact.»

Un fait que ne peut ignorer Nicolas Sarkozy, lui qui rappelons-le, est aussi un membre du Conseil Constitutionnel, comme tous les anciens Présidents de la République.

Comme on le voit, une fois de plus Sarkozy a menti aux français mercredi dernier, une fois de plus il a joué le rôle insupportable de victime.

Comment peut-il y avoir dans ce pays un seul de nos compatriotes pour croire encore en l’honnêteté et au patriotisme de cet animal politique à l’absence totale de morale.

Son système de défense est un copier-coller sur celui de Berlusconi, un modèle d’intégrité.

Monsieur Sarkozy ne veut pas être jugé par des gens de gauche. Il veut surement retrouver quelques Courroye plus compréhensives et dociles. Mais ce que l’ancien président a du mal à accepter, c’est que lorsqu’on n’est plus aux affaires pour les retarder (les affaires), elles vous reviennent en pleine figure.

La morale de cette histoire: C’est juste que lorsqu’on est politique et fripouille , il ne faut pas être battu, sinon on risque quelques petits moments désagréables.

Nicolas Sarkozy est comme cette racaille des banlieues, à qui l’on reproche en permanence de ne pas vouloir s’intégrer, de montrer sa haine de la France.

Oui, il faut avoir le courage de le dire, lui non plus n’a jamais voulu s’intégrer à la culture et aux valeurs françaises. Pour comprendre celui qui s’est toujours vanté de son amour de l’Amérique, comme si  la France était trop petite pour ce fils d’immigré à l’ambition dévorante, il suffit de savoir qu’il préfère le Coca aux grands vins français . Les réformes qu’il a voulu imposer étaient contre l’esprit de ce pays, contre son histoire. Et lorsqu’il a voulu accéder au pouvoir, il n’a pas hésité à prendre pour conseiller un ennemi de la République avec Patrick Buisson, cet homme de l’extrême droite. Une preuve de plus qu’il n’a aucun respect pour l’histoire de la France.

On nous a toujours loué dans les médias sa volonté de vouloir bousculer les codes , de rompre avec les us et coutumes. Mais ne fallait-il pas voir dans ce pseudo courage une méconnaissance totale de notre pays, et surtout une trahison de son esprit, de sa culture et de son histoire.

Nicolas Sarkozy ne souhaitait qu’une chose, que la France perde le peu d’aura qui lui reste pour en faire une étoile de plus sur le drapeau américain.

Si après tout cela, vous ne comprenez toujours pas que cet homme n’aime pas la France et les français, c’est que vous aussi vous détestez ce pays.

Une évidence s’impose, aimer Sarkozy c’est détester la France.

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Publié le 29 Juin 2014

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Les équipes d’Angleterre, d’Espagne et d’Italie ont été éliminées au premier tour de la Coupe du monde au Brésil. Il s’agit de 3 anciens champions du Monde (en titre pour l’Espagne).

On peut  également remarquer que  ces pays possèdent les championnats les plus relevés et les plus riches.

Et qui dit riches, dit gros moyens financiers pour se payer les meilleurs joueurs de la planète.

Il faut savoir qu’en Italie, plus de la moitié des effectifs de première division est composée de joueurs étrangers. En Angleterre, cela fait de nombreuses années que l’on voit certaines équipes n’aligner qu’un ou deux éléments du pays d’origine du club.

En Espagne, la Roja a longtemps puisé sa force sur le modèle de jeu du Barça, mais ce club faisant de plus en plus appel à de grands joueurs étrangers (Messi, Neymar,Dani Alves, Alexis Sanchez…), il va être de plus en plus difficile pour la sélection de poursuivre sur cette base.

Du coté des échecs , il ne faut surtout pas oublier le Portugal de Christiano Ronaldo, le star du football qui correspond le mieux à ce modèle ultralibérale, et qui est totalement incapable de démontrer le même talent dès qu’il se retrouve en sélection nationale lors de grandes compétitions.

Le modèle ultralibérale est basé sur la réussite personnelle à tout prix, sur l’égoïsme,. Un égoïsme qui est la qualité première du joueur du Real, ce qui est en totale contradiction avec la solidarité que demande l’attachement à une patrie, ou lorsqu’on joue pour une sélection Nationale.

On pourrait me répondre que le championnat allemand possède lui aussi de gros moyens financiers, et que l’Allemagne est toujours qualifiée.

En effet, mais son club phare le Bayern de Munich, a toujours su avant tout recruter les plus grands talents de la Bundesliga, servant ainsi de laboratoire ou de tremplin pour la Mannschaft .

Mais alors, pourquoi tous ces footballeurs étrangers qui évoluent dans les plus grands championnats européens sont-ils si bons lorsqu’ils se retrouvent sous le maillot de leur sélection?

Et bien, parcequ’ils sont  toute l’année loin de chez eux,de la terre qui les a vu naître et grandir, gagnant de l’argent dans des clubs ou il faut lutter pour jouer, ou l’on retrouve des joueurs de multiples nationalités ayant peu de choses en commun si ce n’est un maillot qui changera peut-être la saison suivante. Ils comprennent mieux que personne que tout cela n’est plus un jeu, plus une histoire en commun, qu’ils ne sont plus que des pions qui peuvent être vendus à n’importe quel moment comme de la vulgaire marchandise.

Alors  lorsqu’ils reviennent jouer ensemble, ils donnent tout ce qu’Ils ont pour cette terre qui a fait d’eux des hommes. Ils retrouvent un peu de ce qui les faisait rêver lorsqu’ils jouaient dans la rue étant mômes. Ils savent que ce maillot nationale n’est échangeable contre aucun autre, que demain on ne les retrouvera pas dans le camp d’en face, alors ils donnent tout, ils vont au delà de leur talent, de leur force et de leur courage, tout cela parcequ’ils sont fiers d’appartenir à une patrie.

Oui, le football est beau lorsqu’on sait que la motivation première n’est plus l’argent. Il est beau lorsqu’on voit des joueurs pratiquement inconnus se donner à 100% et venir bousculer la hiérarchie.

Cette Coupe du Monde qui se joue actuellement au Brésil est pour de nombreux observateurs l’une des plus belles de l’histoire en terme de jeu. Comme on le voit , elle nous fait voir que la mondialisation nous envoie dans le mur, qu’il faut revenir vers un protectionnisme intelligent et positif  . A ce titre, ce qui est montré par l’Amérique Latine lors de cette Coupe du Monde est en tout point remarquable. Des équipes au jeu très ouvert, des joueurs solidaires,des supporters extrêmement sympathiques et soutenant leur équipe du début à la fin.

Et la France dans tout cela?

Et bien la France s'est remise définitivement de l’épisode Knysna,le plus pitoyable du football français , sommet de vulgarité et de bêtise, à l’époque ou elle avait à sa tête un Président qui possédait les mêmes qualités.

Oui vraiment, tout est politique dans le football je vous dis.

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Publié le 26 Juin 2014

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On avait tout vu dans le monde du ballon rond . Des joueurs achetés pour lever le pied, des arbitres qui se retrouvaient en charmante compagnie après les matchs dans leur hôtel, en échange d’un penalty généreux ou d’un hors-jeu oublié.

Dans les dictatures, on n’hésitait pas à répandre le sang pour régner sur le Monde du ballon rond.

En 1978, l’Argentine de Videla s’est arrangée avec une autre dictature, celle du Pérou, afin de pouvoir accéder à la finale.

Selon les déclarations d’un ancien sénateur péruvien, le régime de ce pays aurait  transféré illégalement 13 de ses opposants en Argentine le 25 mai 1978. En échange de la victoire, le régime argentin se serait engagé à accueillir ces opposants puis à les faire disparaître au cours d’un "vol de la mort" .

L’Argentine, qui avait besoin d’une large victoire pour se qualifier, remportera son match 6 à 0 face au Pérou.

Le Brésil, qui fut longtemps traumatisé par son échec  sur son sol en 1950,  en échouant face à l’Uruguay, n’a surement pas envie de revivre la même catastrophe 64 ans plus tard. Pour éviter une telle mésaventure, qui prendrait des airs de drame national dans le pays ou le football est une religion, il vient peut-être d’inventer un nouveau moyen de se faciliter la tâche.

En effet, lors du match France-Equateur de ce mercredi, quelques petites séquences inhabituelles, et un peu trop répétées, m’ont interpellé.

Il est assez troublant de voir plusieurs fois dans le même match des caméras qui reviennent sur des échanges musclés qui se passent à l’intérieur de la surface de la réparation, et mettant en cause des joueurs français (Sakho, Giroud). Et quand ces gros plans viennent après le cas de l’uruguayen Suarez, on est en droit de penser qu’il s’agit là d’une volonté manifeste de vouloir faire sanctionner les joueurs en question.

Est-ce là la meilleure tactique que le Brésil se soit trouvé pour gagner son tournoi, de faire suspendre les joueurs adverses?

On va suivre avec intérêt si les prochains matchs des équipes des Pays-Bas, d’Allemagne, du Mexique, etc.., pour voir si les réalisateurs continuent de scruter les duels entre joueurs afin de trouver de nouvelles cibles éventuelles.

On attend aussi avec impatience de voir si les caméras seront à la recherche du moindre incident lors des rencontre du Brésil. A épier un éventuel coup de coude de David Luiz ou de l’un de ses coéquipiers, ou plutôt s’ils éviteront de diffuser la moindre image qui pourrait mettre en cause un joueur auriverde.

Si tout cela se produit, nous auront compris que le pays organisateur cherche à priver les meilleures équipes de leurs titulaires, pouvant ainsi se faire surprendre par un adversaire dit plus faible. Les nations les plus réputées éliminées ou amoindries, le Brésil pourrait remporter son tournoi à domicile grâce à un complice jusqu’ici inconnu, la télévision.

Désormais, vous visionnerez les matchs du Mondial brésilien avec un autre regard.

P.S

Est-il logique de dire que l’on n’utilise pas la vidéo dans le football, permettant ainsi de nombreuses erreurs qui peuvent inverser le résultat d’un match, et par ailleurs utiliser la télévision pour sanctionner des joueurs qui commettent des fautes échappant à l’arbitre.

 

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Publié le 24 Juin 2014

L’histoire:

Jersey boys, c’est l’histoire de Frankie Valli et des Four Seasons, groupe pop des années 60 dont on connait certaines chansons sans très bien savoir de qui elles sont. Le film nous parle des débuts difficiles, les problèmes avec la mafia,les heures de gloire, puis de la séparation de ces garçons d’origine modeste venus du New Jersey.

Ce biopic n’est en rien l’adaptation de la comédie musicale de Broadway. Cependant on retrouve de nombreuses séquences chantées ou l’on reconnait les chansons de toute une génération .

La première partie du film, traitée de façon légère , nous présente des gamins qui auraient pu mal tourner en fréquentant la mafia. Elle nous montre aussi le parcours de ce groupe pour accéder au succès, tout cela traité avec beaucoup d’humour. La suite nous fait pénétrer dans l’univers privé de nos 4 héros, et plus particulièrement dans celle de Frankie Valli. A partir ce ce moment Jersey Boys entre dans un univers plus dramatique.

Au niveau du casting, Clint Eastwood a refusé d’engager des stars hollywoodiennes,préférant recruter trois des artistes qui créèrent les rôles sur scène à Brodway en 2005. J’avoue qu’il m’a fallu quelques bonnes minutes pour me laisser prendre à leur jeu.

On retrouve également au générique un Christopher Walken parfait en mafieux paternaliste. On ne peut que regretter que son personnage ne soit pas plus important.

On peut regretter aussi le manque de personnage fort féminin . On aurait aimer voir un peu plus à l’écran l’épouse et la fille de Frankie Valli.

Avec "Jersey Boys" , on est dans un registre différent, plus léger , de ce qu’a pu faire jusqu’ici Clint Eastwood. Comme si le célèbre réalisateur avait voulu se faire plaisir.

Les dialogues sont bien écrits, de plus accompagnés d’une bonne dose d’humour.

L’image est très soignée, la reconstitution de l’époque, les décors, et les couleurs très sixties sont d’une réussite totale, la bande son est impeccable.

Bref, si vous voulez passer un bon moment, tout en sachant que nous n’assisterez pas à un chef-d’oeuvre, allez voir Jersey Boys. C’est à la fois distrayant,nostalgique,mélancolique, drôle, pétillant et émouvant.

Et surtout , ne ratez pas la scène finale.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

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Publié le 21 Juin 2014

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J’avais environ 12 ans, nous étions au milieu des années 70, et à cette époque le football végétait dans notre bon pays.

Mais une équipe au maillot vert allait tout changer et, par ses exploits européens, faire de certains mômes de ma génération qui jusque là n’étaient guère passionnés par ce sport, d’éternels grands enfants qui chercheront toujours à retrouver les dribbles de Rocheteau, les tacles de Lopez, ou les magnifiques envolées d’Oswaldo Piazza.

Plusieurs décennies après, l’enfant que j’étais n’a jamais oublié la soirée contre Kiev et son magnifique retournement de situation, tout comme il n’a jais oublié les montants carrés de Glasgow, et l’ambiance inoubliable d’Anfield Road qui a vu Keegan et les siens éliminer ses mêmes verts l’année suivante. Dans la continuité des exploits stéphanois, je me souviens aussi du renouveau de l’Equipe de France grâce à Michel Hidalgo, sélectionneur capable de faire jouer les bleus avec 3 meneurs de jeu dans la même rencontre. Ce sélectionneur un peu trop oublié aujourd’hui, surtout si l’on compare à Aimé Jacquet , a tout de même permis au football français de redevenir compétitif au point de livrer ce qui est encore à ce jour le plus beau match de l’histoire du football français, un soir de juillet 1982 à Séville en demi-finale de la Coupe du Monde, face à la RFA.Ceux qui sont assez vieux pour avoir vu ce match savent qu’on est bien au delà  d’une rencontre sportive. Il s’agit la d’une tragédie ou le scénario n’était pas écrit d’avance.

On n’oubliera pas non plus qu’il est le sélectionneur qui a permis à la France d’obtenir son premier grand titre avec le Championnat d’Europe en 1984.

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Pendant toutes ces années, et pas mal d’autres encore après, j’ai pratiqué ce sport en club avec beaucoup de plaisir. J’ai depuis perdu beaucoup de ma passion, la faute bien sur à la violence dans les stades, aux sommes d’argent faramineuses dépensées pour les transferts de joueurs ou pour la publicité, aux systèmes de corruption, à  la FIFA et ses méthodes mafieuses. Il faut ajouter à tout cela, les effets néfastes de l’arrêt Bosman, qui a permis aux clubs de faire jouer un nombre illimité d’étrangers. L’amour du maillot et l’identité de jeu des équipes de club y ont beaucoup perdu.

Ce dernier volet est d’ailleurs un bel exemple pour comprendre les effets néfastes de la mondialisation.

La Coupe du Monde est à ce titre un beau modèle de ce que peut donner le retour vers le protectionnisme avec ses sélections nationales. Chaque pays retrouve ses joueurs et donc toutes ses chances de succès. Et quand cela se fait dans une ambiance de fête, et non dans du nationalisme, cela est beaucoup plus agréable. On n’est plus dans la Ligue des Champions ou seuls 3 ou 4 grandes nations avec des clubs aux moyens financiers immenses peuvent acheter les meilleurs joueurs.

Vous voyez que le football peut-être utile, même pour réfléchir à la société qui nous entoure.

Alors pourquoi tant d’insultes envers ceux qui pratiquent ou qui aiment regarder ce sport?

Si les problèmes que j’ai cité plus haut existent, hélas, ils sont loin d’être exclusifs au monde du football. On retrouve beaucoup de  ces dérives un peu partout. La musique et le cinéma sont aux mains de grand groupes qui se goinfrent de la même façon que la FIFA.

Des comédies et les chansons stupides sortent à longueur d’année, mais je n’entends personne nous dire que cela sert à endormir le peuple, à le crétiniser.

D’ailleurs, y-a-t-il encore quelque chose de propre dans ce monde ?

Nous sommes dans un pays formidable. Le Front National augmente son score élection après élection. On prend soin de nous expliquer que les gens qui votent pour ce parti ne sont pas racistes, qu’ils sont juste en colère, que ce n’est pas de leur faute. Mais alors si vous regardez le football, alors là je ne vous raconte pas la collection de clichés à laquelle vous avez droit.

Non, il n’y a pas que les  beaufs qui aiment le football, nous ne sommes pas tous à mettre au même  niveau que quelques nazillons pollueurs de stades.

Ce jeu magnifique aux allures de chorégraphie, quand il est  exécuté par les plus grands, est apprécié aussi d’immenses artistes .

Pier Paolo Pasolini ,écrivain et réalisateur italien, disait du football qu’il est un système de signes qui s’apparente à un langage . Il voyait dans le déroulement d’un match (les passes , les courses, les dribbles, les tirs au but, les buts, etc.) l’énoncé d’une syntaxe qui forme un véritable discours dramatique. Les codeurs de ce langage sont les joueurs, et les décodeurs sont représentés par les spectateurs assis devant leur poste de télévision ou les supporteurs dans les tribunes d’un stade. Il estimait que « qui ne connait le code du football ne comprend pas le signifié de ses mots (les passes), ni le sens de son discours (un ensemble de passes)."

Le Prix Nobel de littérature Albert Camus, qui joua comme gardien de but junior au Racing universitaire d’Alger déclarait: « J’appris tout de suite qu’une balle ne vous arrivait jamais du côté où l’on croyait. Ça m’a servi dans l’existence et surtout dans la métropole où l’on n’est pas franc du collier. » et « Vraiment le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités. »

Et pour terminer, cette définition du football de Bernard Pivot que j’aime beaucoup :

«On ne saurait cependant réduire un match à l’affrontement de deux équipes de onze joueurs. De même que l’on reconnaît en quelques mots le style de Stendhal ou de Le Clézio, quelques minutes suffisent pour identifier l’écriture de Zidane, Beckenbauer ou Platini. »

Quant à moi, même si j’ai perdu de mon enthousiasme, surtout lorsqu’il s’agit des compétitions de clubs.   Pendant cette Coupe du Monde, qui commence magnifiquement, laissez-moi  rêver que….

 

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Publié le 16 Juin 2014

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Des sourires, des buts, des mecs sympas et heureux de vivre ensemble. Mais qu’est-ce qui a changé à ce point en 4 ans?

Souvenez-vous! C’était en 2010,  les Evra, Anelka et leurs amis étaient la risée du monde entier suite à la fameuse grève de Knysna. Combien de fois depuis cette date avons-nous entendu dire que ces joueurs ne méritaient plus de porter le maillot frappé du coq?Combien de fois ils ont été assimilés à la racaille des banlieues qui brûle les voitures et pourrit la vie des quartiers?

Il est vrai que l’arrogance d’un Evra et le coté "je vous emmerde tous" d’un Anelka, pouvaient irriter. Si l’on ajoute à cela le langage très particulier d’un Ribery, on se dit que si en plus ils ne sont même pas capable de faire correctement ce pourquoi ils sont si bien rémunérés, qu’ils laissent leur place à d’autres.

Mais une fois tout cela dit faut-il pour autant s’acharner sur cette équipe, ou pire, espérer son premier faux pas pour reprendre son sport favori, taper sur la France, qu’elle soit sportive ou autre.

Plutôt que de chercher à noircir le tableau en permanence,il serait bon de chercher à comprendre pourquoi il semble s’être produit une réelle (r)évolution depuis 4 ans.

Tout d’abord, il est étonnant de voir que l’on continue de taper sur les joueurs qui étaient présents en Afrique du Sud, et pire, de faire croire que ceux qui n’y étaient pas sont de la même trempe, tout cela en omettant un élément essentiel, le sélectionneur de l’époque.

En effet, si Raymond Doménech a beaucoup  été critiqué lors de ce mondial pour ses choix et pour son comportement (il refuse de serrer la main de Parreira, le sélectionneur brésilien de l’Afrique du Sud), il est surprenant de voir qu’il est totalement oublié aujourd’hui lorsqu’il faut revenir sur ces événements, comme si sa part de responsabilité dans ce désastre était secondaire.

Rappelons-nous du parcours du personnage à la tête des bleus. Ces défenseurs tiennent à revenir en permanence sur le fait qu’il a conduit l’équipe nationale en finale à Berlin en 2006. Si cela est vrai, il faut aussi se souvenir que sans le retour de Zidane, Thuram et Makélélé, cette équipe ne se serait peut-être même pas qualifiée pour cette Coupe du Monde. Il faut savoir que c’est lui qui tenait absolument à rajeunir l’équipe, et que si ce trio est revenu, il n’en est en rien à l’origine. Quant au parcours des bleus en Allemagne, ce sont les joueurs cadres qui ont pris les choses en main, relèguant le sélectionneur au second plan.

D’ailleurs 2 ans plus tard, lors de l’Euro 2008, Doménech ayant repris les commandes, le parcours sera calamiteux. Il ne sauvera sa tête que grâce à un entretien avec le Président de la Fédération de l’époque qu’il réussira à rouler dans la farine.

Doménech restera comme un piètre sélectionneur, qui étrangement n’a jamais retrouvé le moindre poste d’entraîneur depuis 4 ans, et comme un être manipulateur.

Et puis, si l’on réfléchit un peu, comment se fait-il que ces joueurs qui étaient tous performants dans de grands clubs européens, devenaient tout à coup des têtes à claques sous le maillot bleu?

Laurent Blanc, son successeur a, petit à petit, su redonner une image plus proche du terrain en cherchant exclusivement à faire jouer les meilleurs. Mais suite à l’Afrique du Sud, il aurait  fallu envoyer un signal fort au risque de se priver de quelques éléments perturbateurs.

Didier Deschamps a eu la chance de prendre le groupe un peu plus tard. Les cicatrices, surement pas toutes encore refermées, étaient en voie de guérison. Le capitaine des Champions du Monde 1998 a réussi son pari en intégrant de nouveaux joueurs de talent, et a su se priver des quelques rares éléments qui auraient pu faire rouvrir les plaies du patient.

Enfin, et ce n’était pas le plus simple, il a su redonner à cette équipe une image sympathique et souriante. Fini ces joueurs qui descendaient du bus avec un casque sur les oreilles et qui ne regardaient personne.

L’Equipe de France, c’est comme une entreprise. Si l’encadrement montre du respect, de la compétence et quelques règles évidentes de bonnes conduites à suivre, il n’y a aucune raison que cela se passe mal. Mais si à l’inverse l’encadrement se montre laxiste, si un reponsable prend un malin plaisir à diviser pour mieux régner, il est évident que les clashs vont se succéder au détriment de la bonne marche de la société.

Lorsqu’on voit évoluer aujourd’hui un Karim Benzema à ce niveau (d’ailleurs étrangement oublié en 2010 par le sélectionneur précédent), lui si critiqué pendant des moins par des gens qui parfois n’y connaissaient rien en football, lorsqu’on le voit souriant et heureux de vivre , on peut penser que le rôle du sélectionneur n’est pas étranger à cet épanouissement.

Et pour ceux qui passent leur temps à pinailler sur le fait que les bleus ne chantent pas tous la Marseillaise, voici ce qu’a déclaré Mamadou Sakho hier soir, suite à la panne du système audio qui a privé le match des hymnes nationaux: "C’est dommage, je l’avais en travers la gorge. On nous a expliqué qu’il y avait une panne de courant. Je trouve que c’est quand même un manque de respect. Si ça avait été le Brésil ils auraient trouvé une solution. C’est une fierté pour nous de pouvoir chanter l’hymne de notre pays avant chaque rencontre. Ça a été rattrapé par le public qui l’a chanté à un moment dans la rencontre."

Décidément, on se demande ce que vont pouvoir reprocher à cette équipe les éternels rabat-joie.

Mais pour cela, faisons-leur confiance. Il suffit de se souvenir de leur colère suite à la qualification des bleus face à l’Ukraine pour savoir qu’ils attendent le moment opportun.

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Publié le 14 Juin 2014

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Il y a des années ou un joueur éclabousse tellement la saison de son talent, de ses buts et de ses titres, qu’il n’y a pas le moindre débat sur le fait de lui attribuer le Ballon d’Or.

D’autres saisons, le sujet est plus délicat, surtout depuis que l’on en a changé les critères.

Par exemple, voir Christiano Ronaldo récompensé en 2013 alors que le joueur portugais n’a gagné aucun titre majeur, est quelque chose de totalement incompréhensible dans un sport collectif. D’autant plus que Frank Ribery, son challenger numéro1, avait remporté le Grand Chelem avec le Bayern de Munich (Ligue des Champions, Championnat, Coupe d’Allemagne, Supercoupe d’Allemagne, Coupe du monde des clubs).

Mais pour la FIFA et les multinationales le physique de Ribery étant moins glamour que celui du portugais, (lui qui ne rate jamais une occasion de s’admirer sur l’écran géant pendant les matchs), il fallait à tout prix sauver la mise et mettre à l’honneur le joueur le plus glamour en terme de droits à l’image.

On va me rétorquer que Ronaldo a été extraordinaire lors des deux matchs de barrage du Portugal face à la Suède. Primo, ce barrage ne représente aucun titre. Et secundo, si CR7 était si fort que cela, son équipe n’aurait pas eu besoin de passer par les barrages pour se qualifier pour le Mondial.

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’un joueur portugais obtient un Ballon d’Or fort discutable au détriment d’un joueur français, puisqu’en 2000, alors que Zidane venait de réussir un Euro exceptionnel, éliminant au passage en demi-finale le Portugal de Figo, ce dernier obtenait la récompense suprême.

Il faut dire que le joueur portugais venait de passer du Barça au Real, et qu’il fallait bien faire monter sa côte pour que le club madrilène puisse vendre l’image de sa nouvelle star la plus chère possible.

Pour éviter toutes ces polémiques, on pourrait pour une fois remettre le Ballon d’Or à un homme dont on retient rarement le nom, ou alors on l’oublie très vite. Mais son rôle peut être déterminent, surtout…….s’il est mauvais, voir très mauvais.

Cet homme est seul, enfin pas toujours. En effet, sa médiocrité ne vient pas toujours de son seul fait. Il peut être aidé en cela par deux arbitres de touche.

Et une chose est sure, sur le début de ce mondial, ces hommes ont déjà prouvé qu’ils étaient capables d’être à la fois les meilleurs attaquants, mais aussi les meilleurs défenseurs de ce tournoi. C’est pourquoi leur attribuer le Ballon d’Or me semble une évidence.

Des penaltys plus que discutables, des buts refusés pour des hors jeux inexistants .

Quel poste au football peut prétendre avoir telle efficacité?

Le gardien peut faire arrêts miraculeux, mais vraiment très rarement obtenir un penalty, et inversement pour un attaquant. Mais l’homme en noir lui peut tout cela.

Alors, convaincu?

Il faut attribuer le Ballon d’Or 2014 aux arbitres de ce Mondial?

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Publié le 9 Juin 2014

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Il faut se souvenir de ce que disait les  médias sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy . A écouter leur propagande il aurait sauvé la Grèce, l’Europe, les banques, la Libye, la Géorgie, Ingrid Betancourt….

On cherchait en permanence à mettre en valeur son image. On prenait un malin plaisir ànous dire qu’il avait réussi  à enfiler le costume de Président après un début difficile.(calamiteux serait plus approprié).

Dès qu’il rencontrait un grand de ce monde, on cherchait en permanence à le mettre en valeur, à nous dire qu’il avait une forte influence.

Hors, si l’on regarde bien tous ces sujets les uns après les autres, on se rend compte que tout cela n’était que poudre aux yeux. La Grèce se porte toujours aussi mal, l’Europe également. Si les banques ont été sauvé, elles ne l’ont pas été que chez nous, et plus grave, au détriment des populations. Sur la Libye, tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui que cette cette intervention n’a eu que des conséquences désastreuses, etc…

Par contre il en va tout autrement du Président Hollande . Dans son cas on ne risque pas de voir les médias en faire de trop sur son action, lui attribuer des succès qu’il n’a pas eu. La plus belle preuve étant ce qui vient de se passer lors les cérémonies du 70ème anniversaire du débarquement en Normandie.

Tout d’abord, et malgré les critiques, il a maintenu son invitation à Vladimir Poutine, lancée avant la crise ukrainienne, une invitation lancée afin de rendre hommage au peuple russe qui a rendu possible la victoire contre les nazis. Puis il a organisé un double dîner le 5 juin, en premier avec le Président  Obama, puis avec M. Poutine. Il est fort probable que lors de ce double dîner, le chef de l’état a invité les deux protagonistes à se parler le lendemain.

Lors de cet échange entre Obama et Poutine, le Président américain aurait demandé à son homologue "d’apaiser les tensions en Ukraine", sous peine de voir s’aggraver l’isolement de la Russie par les Occidentaux . Vladimir Poutine, qui a aussi rencontré Angela Merkel, David Cameron et François Hollande, a qualifié ces échanges de vue "très positifs". Avec Barack Obama, "nous avons discuté deux fois, de manière assez substantielle à mon avis", a déclaré le président russe.

Il faut savoir également, qu’avec la complicité d’Angela Merkel, François Hollande a profité de l’avant déjeuner au château de Benouville pour organiser une discussion entre Vladimir Poutine et Petro Porochenko, le président ukrainien nouvellement élu.

Bien sur on ne peut tirer de conclusions définitives sur ces échanges. Mais si ces rencontres entre Poutine et Porochenko d’une part, et Poutine et Obama d’une autre, sont autant mis en avant par les médias pour dire qu’une avancée dans la sortie de crise ukrainienne est possible, il est très étrange de voir si peu relevé le rôle joué par François Hollande dans ces négociations.

A une autre époque, et sous un autre Président, il va sans dire que dans une même situation, les médias auraient cherché à mettre exclusivement en avant le rôle tenu par Nicolas Sarkozy.

D’ailleurs il aurait tenu personnellement à s’attribuer ces succès, il aurait envoyé sa garde rapprochée afin de faire savoir qu’il venait de sauver le monde et l’univers. Et les médias, plus courtisans que jamais, auraient repris ce couplet insupportable.

Rendons grâce au moins à François Hollande de nous épargner tout cela dorénavant.

Mais tout de même, avouons qu’il est troublant que dans pareil cas les médias réussissent encore à se moquer de lui. Il suffit de voir le terme utilisé par certains d’entre-eux avec le terme, "entremetteur", pour comprendre que tout ce qu’il peut faire sera toujours sous-évalué ou dénigré par les médias.

Alors, pourquoi dans d’écart entre ce qui se faisait sous le quinquennat précédent et celui-ci?

Pourquoi d’un coté réussissait-t-on à faire croire à l’opinion qu’un échec était une victoire, et pourquoi aujourd’hui lorsque le Président obtient un succès, il n’en tire aucun bénéfice.

Cela vient-il des médias, ou bien de son entourage qui est d’une grande médiocrité en terme de communication?

Les deux fort probablement

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Politique, #Hollande, #obama, #poutine

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Publié le 6 Juin 2014

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John Townes Van Zandt est né le 7 mars 1944 dans une  riche famille du Texas . Son père était avocat pour une grosse compagnie pétrolière.

Enfant très intelligent, ses parents voulaient faire de lui un homme de loi ou un politique.

Il passe d’ailleurs quelques années dans une école militaire puis dans un lycée dans le Colorado,mais il se sent trop fragile et sensible pour cette vie. Et puis l’influence d’Elvis Presley, et les disques de Hank Williams, Lightnin’ Hopkins et Bob Dylan lui font vite comprendre que son destin est ailleurs.

A 15 ans, il se met à la guitare, et dès que les déplacements de sa famille le lui permettent, il aime aller se réfugier dans les montagnes rocheuses.

Très tôt , on diagnostique chez le jeune homme une schizophrénie doublée de dépression. Un état qui ne s’améliorera pas avec sa consommation d’alcool et de drogue.

Quelques années plus tard, c’est  Mickey Newbury,un auteur-compositeur qui a notamment composé pour Elvis Presley et Johnny Cash, qui décidera d’emmener le jeune homme à Nashville afin de lui présenter le producteur Jack Clement. Convaincu du talent mais aussi de l’originalité de Van Zandt, ce dernier produit l’album "For The Sake Of The Song" qui sort en 1968 .

 

 

L’album suivant , "Our Mother The Mountain" (1969), est une déclaration d’amour aux montagnes rocheuses .  On retiendra bien sur "Kathleen", mais aussi la chanson qui donne son titre à l’album, ou encore "Be Here To Love Me".

Cet album obtient un petit succès et certains voudraient faire évoluer la carrière de Townes . Mais lui se moque du mouvement psychédélique, il veut rester fidèle à ce cocktail fait de blues, de folk et de country.

L’année suivante sort un album éponyme. Plus sobre, il y reprend 3 chansons du premier album dont il n’avait pas aimé la production.

En 1971, Van Zandt il revient avec "Delta Momma Blues", un disque enregistré à New York.

Sur cet album figure "Nothin", chanson qui parle du départ de sa femme.

La voici, reprise en 2007 par Robert Plant et Alison Krauss.

Le disque suivant,  "High Low And in the Between’ ( 1972), est généralement considéré comme l’un de ses meilleurs. Le morceau "To Live is To Fly" est un hommage rendu à son amie Janis Joplin .

Toujours en 1972 parait "The Late Great Townes Van Zandt".

Ce nouveau disque, malgré ses qualités artistiques indéniables, est un échec commercial de plus.

C’est à cette époque qu’il fait la connaissance d’Emmylou Harris . La jeune chanteuse est sous le charme de ses chansons. D’ailleurs elle reprendra  Pancho & Lefty(1977), et  "If I Need You" (1981) , deux morceaux qui figurent sur cet album.

 

Après avoir touché le fond, il signe un nouveau contrat, et en 1977 sort le "Live At The Old Quarter".

L’année suivante, Van Zandt retrouve le chemin des studios pour la première fois depuis six ans et enregistre Flyin’ Shoes. Si le disque est loué par les critiques, il n’en va pas de même des fans de l’artiste qui renieront ce disque.

Puis, pendant presque dix ans, Van Zandt n’enregistre presque plus rien. En revanche, il tourne de plus en plus en Europe où sa musique est  appréciée.

En 1994, paraît  "No Deeper Blue", son dernier album studio. Van Zandt l’enregistre en Irlande avec un groupe de musicien locaux.

Bien qu’il soit sobre depuis près d’un an, Townes se met à vomir du sang. Sa femme Jeanine Van Zandt l’emmène à l’hôpital.  Ce qui ne l’empêche pas de partir pour une tourné européenne où il donnera ses derniers concerts. Alors qu’il entre en studio pour enregistrer un nouveau disque dans un état de santé lamentable, il est renvoyé chez lui dans un état lamentable. Il souffre d’une hanche cassée ; sa femme finit par le convaincre de se faire opérer, et à son retour de l’hôpital il commencera à trembler. Il décède quelques jours plus tard, officiellement d’une crise cardiaque.

Son ami  Harold Eggers déclarera: " Ce qui a tué Townes, c’est qu’il vivait ses chansons. La plupart des artistes chantent une chanson triste et après voila, c’est terminé. Townes disait : Je ne peux pas chanter le blues, si je n’ai pas le blues, et il a payé le prix."

Les chansons de Townes van Zandt étaient marquées par une profonde noirceur bien sur, mais aussi par une forte dose d’humour pour certaines d’entre elles.

S’il n’a pas eu la carrière qu’il méritait, de nombreux grands artistes tels que Emmylou Harris, Steve Earle, les Cowboy Junkies, Robert Plant ou encore Norah Jones, ont su puiser dans son répertoire pour que le grand public puisse avoir accès à son oeuvre.

The Cowboy Junkies – Lungs

Voici "If I Need You", repris ici par le groupe néerlandais qui a terminé à la seconde place du concours de l’Eurovision en 2014, The Common Linnets.

 

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Musique, #rock

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Publié le 5 Juin 2014

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Ils sont venus mourir sur les plages de Normandie,ils sont venus libérer nos parents et grands-parents de l’occupation nazie.

Cette jeunesse ne demandait qu’à vivre, à réaliser ses rêves .

Nous leur serons éternellement reconnaissant de s’être sacrifiés  pour que l’on ait pu vivre pendant 70 ans sans le moindre conflit majeur et dans un monde relativement libre.

Mais cette jeunesse sacrifiée ne doit en rien masquer des vérités que l’on a souvent tendance à vouloir masquer, ou tout du moins édulcorer.

Le mythe de l’Amérique sauveuse du monde moderne a longtemps alimenté nos livres d’histoire et les commémorations. Mais la réalité est bien plus complexe.

Tout d’abord les Etats-Unis étaient neutres au début la Seconde Guerre Mondiale, tout comme dans la première partie de la Première Guerre Mondiale.

Quant à l’opinion publique,elle voyait mal l’intérêt d’envoyer des Américains se faire tuer dans la lointaine Europe, ce que l’on peut comprendre.

Les lois de neutralité votées par le Congrès à partir de 1935, interdisaient aux États-Unis d’intervenir directement dans le conflit jusqu’en décembre 1941.

Cependant en 1940, Roosevelt, favorable à une intervention aux cotés de l’Angleterre, réussissait à faire voter par le Congrès un programme de réarmement ainsi que la conscription de tous les hommes âgés de 21 à 35ans

Mais les élites étaient prêtes à sacrifier l’Europe de l’Ouest au nom de l’anti-soviétisme.

C’est toujours grâce à la ténacité de Roosevelt que les États-Unis apportent leur soutien et leur aide aux Franco-Britanniques dès 1940, puis à l’Union soviétique à partir d’octobre 1941.

Peut-être aussi que de voir les nazis prendre le contrôle total de l’Europe devenait un réel problème pour les américains.

Finalement les américains sont rentrés en guerre que le 7 décembre 1941, suite à l’attaque de Pearl-Harbourg par les japonais, les obligeant à sortir enfin de leur isolationnisme. Trois jours plus tard, les nazis déclarent également la guerre aux USA. Le conflit devient alors mondial.

On peut également se dire que si les américains ont sacrifié une partie de leur jeunesse sur les plages de Normandie, ce n’est pas que pour sauver "le Monde libre", mais pour pouvoir se garder une bonne partie de l’Europe que risquait d’envahir l’Union Soviétique après les nazis.

 

 

Il faut se souvenir que pendant les années qui ont précédé la guerre, de nombreuses personnalités américaines, et pas des moindres, ont montré de la sympathie pour le régime nazi.

On pense à Charles Linbergh, membre actif de l’ "America first" (l’Amérique d’abord), ce mouvement qui s’opposait à toute intervention dans le conflit européen.

Ici Woody Guthrie, rendant un hommage quelque peu particulier au célèbre aviateur.

 

 

On peut citer également l’antisémite Henry Ford, généreux donateur du parti nazi.

 

 

Pour terminer on citera Joseph Kennedy, le père de J.F.K, qui fut ambassadeur à Londres de 1938 à 1940, lui aussi antisémite et qui était pour une politique d’apaisement avec Hitler.

Comme on le voit, si les USA ont longtemps refusé de rentrer dans le conflit de la seconde guerre mondiale c’est parcequ’ils pensaient que ce conflit ne les regardaient pas, mais aussi parceque pour une bonne partie d’entre eux les nazis n’étaient pas si détestables .

 

 

Le 9 juin 1944, trois jours après le débarquement de Normandie, une jeune adolescente prenait la plume pour écrire ces mots: « Chère Kitty, le débarquement se déroule à merveille. Les Alliés ont pris Bayeux, un petit village sur la côte française, et se battent à présent pour s’emparer de Caen. Tous les soirs, les correspondants de guerre parlent des difficultés, du courage et de l’ardeur de l’armée, ils racontent aussi des actes d’éclats inimaginables, des blessés déjà revenus en Angleterre sont aussi venus parler au micro. (…) Ici, l’excitation est un peu tombée; pourtant nous espérons que la guerre sera enfin terminée à la fin de l’année, il serait temps ».

Cette jeune fille ne verra pas la fin de la guerre, puisque deux mois plus tard, au matin du 4 août 1944, le lieu ou elle se cache avec sa famille depuis le mois de juillet 1942 est découvert par la police allemande. Le 3 septembre 1944, le groupe est déporté pour le camp d’extermination d’Auschwitz.

Cette jeune fille s’appelait Anne Frank.

Seul Otto Frank, le père d’Anne, survécut au camp.

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #6 juin 1944

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