Publié le 30 Mai 2015

C'est grâce à un commentaire de Mammicha sur le blog de notre ami que j'ai compris que c'était aujourd'hui  son anniversaire. Il est bien discret celui qui passe son temps à fêter celui des autres.

J'espère que la traduction de "Joyeux anniversaire" que j'ai trouvé est bonne.

Et voici ce que Mme L Hatem lui chante le soir....

 

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Publié le 29 Mai 2015

 

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J’ai toujours aimé être envahie par ce « vague à l’âme » depuis ma plus tendre enfance. J’ai toujours eu besoin de mes moments de solitude, de rêverie, aussi loin que je me souvienne.

La mélancolie, c’est pour moi un magnifique dosage qui vous emmène vers des contrées inconnues .Pour y parvenir il faut se laisser guider par sa sensibilité, une bonne dose de douceur, un minimum de tristesse, le rêve y a une part importante , la nostalgie aussi bien sur. Oublier la part prépondérante du romantisme serait insultant, bien entendu  .

Vous voyez, ma drogue préférée n’est pas très onéreuse,  pas besoin d’alcool ou de cocaïne pour atteindre son but, juste se laisser guider par ses sentiments .

Pour y parvenir plus facilement et en profiter un maximum, c’est beaucoup mieux de se laisser emporter la nuit. Et puis j’oubliais un ingrédient capital, en tout cas à mes yeux, la musique.

Etre sur le fil entre notre existence et le rêve, se laisser guider par cette douce tristesse qui vous élève au dessus de la réalité quotidienne, voilà ce qu’est pour moi la mélancolie .

Bien sur, ce n’est pas un état vers lequel je m’abandonne continuellement. Mais de temps en temps j’ai ce besoin nécessaire de m’y abandonner  pour me souvenir des gens que j’ai aimé et que ne verrai plus, pour penser aussi à ceux, et à celles, qui sont proches. Oui, pour moi la mélancolie c’est un peu comme retourner sur les lieux de mon enfance pour redécouvrir des odeurs et des paysages dont je ne me souvenais plus.

 Je n’ai pas oublié le magnifique texte de Cockpit sur le sujet il y a quelques années .( que je n’ai pas relu avant de faire mon article pour ne pas être trop influencé par son talent).

La mélancolie est le plus légitime de tous les tons poétiques. (Edgar Allan Poe)

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Publié le 23 Mai 2015

Le 25 juin prochain Jackson Browne sera en concert à la Cigale. Avec Springsteen, Tom Petty, Fleetwood Mac, les Eagles et quelques autres, il fait parti de ceux qui m'ont fait découvrir un univers musical que je n'ai jamais vraiment quitté depuis mon adolescence.
Il faut dire qu' à cette époque, à la fin des années 70, Jackson Browne nous livrait son meilleur album, "Running on Empty", une merveille de bout en bout.

Avant ce joyau de 1977, il avait déjà sorti 4 albums, tous de très bonne facture.
Voici un titre par album.

Du second voici, voici "Take in Easy", écrit avec Glenn Frey (Eagles).


For A Dancer


The pretender.


Voici deux titres de 1986, extraits de l'album "Lives in the Balance", très engagé contre la politique de Reagan, et tout particulièrement celle menée en Amérique Latine.

Quelques morceaux des albums suivants...

I'm a Patriot (chanson écrite par Steve Van Zandt)

 

 

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Publié le 22 Mai 2015

 

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« Stairway To Heaven » est le morceau qui vient de suite à l’esprit lorsque l’on évoque le nom de Led Zeppelin. Mais Jimmy Page et sa bande pensent à un autre titre majeur de leur répertoire lorsqu’on leur demande quelle est la plus grande chanson jamais enregistrée par le groupe.

Extrait de l’album « Physical Graffiti » sorti en 1975, c’est de « Kashmir » qu’il s’agit.

Robert Plant raconte comment est née cette chanson : « Jimmy et moi on avait rejoint une communauté hippie en 1973. On a fait le voyage, à pied, d’Agadir à Sidi Ifni en longeant la côte atlantique. On était juste deux hippies parmi tant d’autres ».

La chanson doit son titre au fait que le Cashmire est un pays où l’on cultive le pavot.

L’originalité du morceau tient avant tout à son atmosphère orientale.On navigue en permanence entre du rock pur et dur et de la musique d’orchestre. La guitare de Jimmy Page est magnifiquement contrebalancé par des violons et des cuivres . La batterie de Bonham tient une place prépondérante dans ce morceau, il nous livre ici une performance monumentale .

En 1994 et 14 ans après la fin de Led Zeppelin, Jimmy Page et Robert Plant se réunissent à nouveau pour un nouvel album en commun.

« No Quarter » est un disque de reprises du groupe qui contient également trois nouvelles compositions. On y trouve des morceaux live mais aussi des titres enregistrés en studio.

L’album fut enregistré avec un orchestre égyptien, un ensemble marocain et avec le London Metropolitan Orchestra.

Ce disque est fortement influencé pas la culture Orientale avec comme point d’orgue une version de « Kashmir » qui ne peut que vous filer le frisson.

Un monument qui vous fera comprendre que si on remplaçait la religion par la musique, on laisserait bien vite tomber le tank et la kalachnikov pour les remplacer par la guitare et le violon, des armes qui entre les mains de tels virtuoses ne peuvent faire que des adeptes bien moins dangereux que les fanatiques qui sévissent aujourd’hui.

Et quel bonheur de voir ces hommes joueur ensemble pour leur plus grand plaisir et le notre par la même occasion.

Assez de mots, place à la Musique.

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Publié le 15 Mai 2015

 

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L’un des plus grand bluesman de l’histoire, B.B. King, est mort jeudi soir à l’âge de 89 ans.

B.B. King, c’est tout d’abord un son de guitare reconnaissable entre tous.  Une guitare qu’ilavait surnommée « Lucille » en mémoire d’une fille, à l’origine d’une bagarre dans un bar où la précieuse guitare avait failli disparaître. C’était également une voix puissante et  chaleureuse, à l’image de sa personnalité

B.B (Blues Boy) King, de son vrai nom Riley B. King,  est né le 16 septembre 1925 dans une plantation de coton dans le Mississipi. Il est tout d’abord élevé par sa grand-mère et par sa mère, mais cette dernière meurt alors qu’il n’a que 9 ans .

Il commence à chanter le gospel dans l’église de son village. C’est durant son service militaire qu’il découvre le jazz. De retour à la vie civile, et lors de ses moments de repos, il apprend la guitare et chante dans les rues.

En 1946, il part pour Memphis, bien décidé à réussir dans la musique. Face à l’échec , il est obligé de repartir à la plantation. Mais ce n’est que partie remise. A la fin de l’année 1948, il remet ça, et cette fois-ci il réussit à se faire un engager dans un club .

Son premier  succès arrive à la fin de l’année 1951, avec la parution d’une reprise de de Lowell Fulson, « 3 O’Clock Blues ».

L’année suivante il obtient le succès avec « You Know I Love You », une superbe ballade .

Dans la version originale le piano prend la place sur la guitare.

On ne peut passer sous silence le « Blind Love » en 1953, morceau fondateur du style de B.B King .

A partir de cette période, il devient le plus gros vendeur de blues et il enchaîne les concerts pratiquement tous les jours.

Après avoir signé chez ABC Records au début des années 60,  maison de disque qui a voulu adapter sa musique au public « blanc », B. B. King retrouve rapidement son style.

Avec l’arrivée du rock, ce sont de nombreux musiciens qui se disent influencés par sa musique. On citera les Eric Clapton, George Harrison, Jimi Hendrix,Jimmy Page, John Mayall ou encore Michael Bloomfield .

B.B King dira qu’il doit sa reconnaissance par le grand public blanc au fait qu’il était en première partie de la tournée des Rolling Stones aux USA en 1969

La même année sort l’un de ses plus grands succès,  « The Thrill Is Gone » , une composition de Rick Darnell et Roy Hawkins.

Le monde du rock  sera d’ailleurs à l’origine de son « retour » dans les années 80 . En 1988, c’est avec U2 qu’on le retrouve sur le morceau « When Love Comes to Town » . En 2000, B.B. King enregistre avec Eric Clapton l’album « Riding with the King ».

En 2006, B.B. King  entame une tournée d’adieux qui  ne s’arrêtera qu’en… 2012.

Auteur d’une soixantaine d’albums, 70 ans de carrière,  des disques avec des invités les plus prestigieux du monde de la musique, le King du blues vient de nous quitter.

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Publié le 14 Mai 2015

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Machin est un misanthrope qui reste cloîtré chez lui 24 heures sur 24 depuis 7 ans. Investi à fond dans son travail (inventeur de casse-têtes),  il ne peut se concentrer que dans lesilence. Il ne possède qu’un seul ami, Artus, qui lui fait ses courses.

Machine, une pianiste talentueuse qui prépare un concours, vient emménager dans l’appartement voisin. Il y a bien un mur qui les sépare, mais il est bien trop insuffisant pour étouffer les bruits qu’ils font au quotidien…..

Ici on se parle sans se voir, on se dit différent de ce que l’on est en réalité, ce qui peut entraîner des quiproquos, tout cela derrière un Mur.

Cela ne vous rappelle rien?

Facebook et le monde du net bien sur. Car sans en avoir l’air, derrière cette comédie romantique réussie, se cache une critique grinçante de notre société, du monde du virtuel et de la peur du réel.

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Clovis Cornillac nous a vendu cette comédie romantique en forme d’hommage à l’âge d’or de la comédie hollywoodienne. On pense bien sur à Capra, Wilder ou Lubitsch.

Il nous dit également que son envie de réaliser date d’environ 5 ans, et que petit à petit cette envie est devenue nécessaire.C’est d’ailleurs à cette période que sa compagne Lilou Fogli, co-scénariste et actrice, a eu l’idée du film. Ils ont ensuite retravaillé tous les deux le scénario avec Tristan Schulman et Mathieu Oullion.

Sur son rôle de réalisateur, Clovis Cornillac s’est rendu compte que faire un film nécessite un travail colossal, et on voit sur l’écran qu’il ne nous ment pas. Car oui, on a ici un vrai film de cinéma, pas une de ces comédies mal ficelée dont on a le sentiment que c’est un téléfilm. L’image est très soigné, tout comme l’intérieur des appartements et le look des acteurs. On sent que tout a été réfléchi, millimétré, c’est un vrai travail d’orfèvre, et non le travail bâclé d’un humoriste ou un ancien de Canal+  passé derrière la caméra.

Voici d’ailleurs ce que dit l’acteur-réalisateur: « Pourquoi les comédies doivent-elle se résigner à n’être que drôles ? Trop souvent, on filme des gens de face, très éclairés, habillés en Celio qui balancent des vannes. C’est chouette, mais on a aussi le droit de faire du cinéma. »

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Le casting est vraiment très réussi. Au-delà de la performance Clovis Cornillac, excellent en misanthrope bourru, on retiendra tout d’abord dans les seconds rôles l’excellent Philippe Duquesne, et aussi Lilou Fogli en grande sœur délurée de Machine.

Mais celle qui crève l’écran dès sa première apparition dans le rôle de Machine, c’est Mélanie Bernier. De la fraîcheur,de l’humour, ce personnage de jeune fille un peu coincé. Et puis quelle idée géniale que de lui avoir donner ce look.

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 Clovis Cornillac est un acteur qui a toujours renvoyé une image sympathique. Lorsque j’ai appris que sa première réalisation serait une comédie, j’ai grimacé, vu le niveau habituel du cinéma français dans cet exercice. Evidemment, ce film n’est pas du niveau d’un Capra ou d’un Lubitsch, mais en comparaison de ce que le cinéma hexagonal a l’habitude de produire dans ce genre, on est très au-dessus de la moyenne, et c’est déjà beaucoup.

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Publié le 13 Mai 2015

Loin des Plenel, Caron et autre Todd, qui aiment tant nous présenter les musulmans en éternels victimes quels que soient leurs actes, il est heureux d'entendre des gens de gauche ouvrir réellement le débat gràce à des intellectuels comme Michel Onfray et quelques autres.

A ce titre, j'aimerai que vous écoutiez Alexandra Laignel-Lavastine, écrivain et philosophe, qui vient de publier chez Grasset,  "La pensée égarée".

http://grasset.fr/la-pensee-egaree-9782246857112​

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Publié le 11 Mai 2015

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Si l’on en croit Emmanuel Todd, nous serions de vulgaires petits manifestants anti-musulmans, brefs de sales petits racistes écervelés. Quant à Manuel Valls, il serait toutsimplement pétainiste.

Cela va faire plaisir aux musulmans présents lors de ce rassemblement, d’être assimilés à des traîtres à leur religion. D’autant plus que les musulmans présents ce 11 janvier, étaient surement ceux qui avaient fait le plus d’efforts pour sortir des conditions de vie difficiles dans lesquelles ils avaient grandi.

Tout le monde sait, y compris parmi ceux qui sont contre, que dans toutes les manifestations qui ont eu lieu en France ce week-end de janvier, il n’y a eu aucun incident à relever, que l’atmosphère y était digne et respectueuse, qu’à aucun moment on a eu à souligner un geste ou une pancarte déplacée. Mais pour Emmanuel Todd, qui est comme chacun sait un esprit supérieur, il fallait y voir ce que personne n’y a vu jusque là, un mouvement anti-musulman.

Il faut tout de même être un esprit tordu, voir pervers, pour voir le mal là ou il n’est pas.

Mais c’est vrai qu’avec Emmanuel Todd, il ne faut jamais voir un mouvement tel qu’il est en apparence, puisqu’il a osé un jour comparer les émeutes de banlieues de 2005 avec Mai 1968.

Si l’on comprend bien le mode de fonctionnement du démographe, la racaille qui brûle et qui casse est plus digne que les 4 millions de français qui ont défilé en janvier dernier.

Voilà jusqu’où peut mener l’anti-raciste primaire.

Un blanc de « gauche catho » qui défile dans la dignité et le respect est un salaud.

Une racaille qui casse et brûle est un révolutionnaire.

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Je tiens à préciser que je ne me suis pas rendu au rassemblement du 11 janvier sans y avoir réfléchi auparavant. J’ai bien sur pesé le pour et le contre entre le fait de pouvoir donner le sentiment de soutenir un monde politique dans lequel je ne me reconnais plus et mon devoir de français attaché à certaines valeurs.  Et je dois avouer qu’il ne m’a pas fallu longtemps pour prendre ma décision .

Car entre les errements d’une classe politique française de plus en plus médiocre et la barbarie la plus abjecte il n’y a pas d’hésitation possible.

Oh je sais, je connais le couplet qui consiste à dire que nous avons participé à un défilé ou se trouvaient de nombreux dictateurs venus du monde entier.

J’aimerai répondre à ces gens, qui trouvent toujours de bonnes excuses pour ne pas agir, que l’Histoire est faite d’alliance de ce genre pour combattre l’innommable.

Lors de la seconde guerre mondiale, je ne pense pas que tout le monde était d’accord pour combattre les nazis aux cotés de la Russie de Staline.

Je pense qu’à l’époque de beaux esprits ne supportaient pas de voir les occidentaux s’allier avec la Russie de Staline pour combattre les nazis, et inversement,  et pourtant c’était la seule façon de vaincre .

D’ailleurs Hitler misait sur le fait que cette alliance contre nature ne tiendrait pas longtemps pour inverser la tendance.

Alors, lorsqu’aujourd’hui je vois des gens venir nous faire la morale parce-que nous aurions défilés derrière des dictateurs, je ne suis aucunement ému car je sais que pour eux il y aura toujours une bonne excuse pour ne pas agir, pour se coucher devant un panzer ou une kalachnikov  .

Nous savons tous que les occidentaux ont mené une politique internationale des plus stupides depuis des dizaines d’années, mais est-ce que pour cela qu’il faut traiter les terroristes en victimes aujourd’hui?

Les allemands aussi étaient des victimes, des victimes de la première guerre mondiale à qui on a fait payer le prix fort, et c’est pour cela qu’ils ont fini par se choisir un fou furieux pour sortir de la crise.

Mais était-ce une raison pour se coucher devant Hitler comme on l’a fait lors des accords de Munich?

Il en va de même aujourd’hui avec les islamistes. Il faut combattre ce que nous avons créé, sous peine de voir notre monde occidental imparfait devenir totalement invivable.

Romain Gary: “Le patriotisme c’est l’amour des siens. Le nationalisme c’est la haine des autres.”

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Publié le 4 Mai 2015

Voici un lien de son entretien accordé à «L’Obs» 

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20150428.OBS8114/emmanuel-todd-le-11-janvier-a-ete-une-imposture.html

La réponse ici de Maurice Szafran (ex directeur de Marianne) .

http://www.challenges.fr/politique/20150504.CHA5487/qui-est-charlie-emmanuel-todd-ou-quand-un-intellectuel-deraille.html

Pour terminer , cet excellent billet de Sophia Aram, de  culture musulmane comme elle dit.

 Il ne trouve pas ça drôle. Mais il n'a pas compris que le but de ce billet n'était pas d'être seulement humoristique, ou plutôt il n'a pas voulu le comprendre.

Et lorsqu'il compare les émeutes de 2005 à mai 68, une fois encore il tient absolument à dédouaner la racaille lorsqu'elle est d'origine étrangère.

Au fond, ne s'agit-il pas là aussi d'une forme de racisme? Un racisme à l'envers si l'on veut. Un racisme ou quoi qu'il arrive le coupable sera toujours le blanc d'origine catholique, et la victime le brave musulman, même s'il tue les gens avec une kalachnikov.

Et disons-le, c'est très courageux  dans la France de 2015, de plus lorsqu'on est une "beurette", d'oser faire un tel sketch. Bien plus courageux en tout cas que de critiquer des millions de français qui défilent dans la rue parce qu'ils sont attachés à certaines valeurs. 

 

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Publié le 2 Mai 2015

 

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L’histoire:

1958, une cour de récréation.  Des enseignants discutent lorsqu’un homme passe dans larue et cherche du feu pour allumer sa cigarette. L’un des instituteurs s’avance et lui tend un briquet à travers la grille. L’homme dans la rue est pétrifié, il reconnait l’un des bourreaux du camp d’Auschwitz…

 Seul un journaliste s’intéresse à cette histoire, ….et aussi un jeune procureur qui va découvrir des preuves essentielles permettant l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS ayant servi à Auschwitz. Mais il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d’après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les allemands ne fuient pas leur passé.

 Ce qui prime avant tout dans ce film, bien plus que l’oeuvre cinématographique, c’est la force du sujet qui permet de rappeler des événements peu connus de l’Histoire.

On a beau prétendre tout savoir ou presque sur la seconde guerre mondiale, « Le labyrinthe du silence » nous montre un aspect encore inconnu jusqu’ici, le désir de l’Allemagne d’après guerre de vouloir enfouir son passé, et ceci jusqu’au plus haut sommet de l’état, à commencer par le président Adenauer .

On découvre à quel point la jeunesse allemande de la fin des années 50 était totalement ignorante de ce qui a pu se produire dans les camps de concentration, lorsqu’elle déclare « Auschwitz, connais pas ! ». On voit aussi que notre jeune procureur avait toutes les peines du monde pour mener son enquête  face à l’hostilité de la majeure partie de l’opinion.

Mais comment pouvait-il en être autrement, c’est tout du moins ce que l’on comprend au fil de l’histoire, lorsque l’on sait  que dans toutes les familles il y avait des nazis, et qu’il  fallait faire « la part des choses », entre ceux qui d’un coté étaient coupables d’exactions ou de meurtres, et les autres qui se « contentaient » de véhiculer l’idéologie nazie, ou de suivre tout simplement.

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le réalisateur Giulio Ricciarelli est bien allemand.  « Le Labyrinthe du silence » est son premier long métrage en tant que réalisateur et scénariste.

Grace à un rythme élevé et de nombreux rebondissements, on ne s’ennuie pas un instant   dans ce film  construit comme un thriller historique . Il faut également y ajouter la qualité de l’interprétation, en tout point remarquable.

De cette enquête va découler le procès de Francfort, qui se déroula durant 20 mois, d’octobre 1963 à août 1965, le premier au monde où un pays jugeait ses propres criminels de guerre.

Il s’agit d’un réel tournant dans l’histoire de la RFA qui en finissait enfin avec des années d’oublie volontaire.

Le film de Giulio Ricciarelli, est remarquable  pour son scénario, qui prend certes quelques libertés avec la réalité (le personnage du jeune procureur rassemble en réalité  trois hommes), mais se révèle par ailleurs fidèle au processus général.

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Publié dans #Cinéma, #Histoire

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