Publié le 17 Avril 2016

"Ultraviolence" (2014), le chef-d'oeuvre de Lana Del Rey.

C'est avec l'album "Born To Die", sorti en 2012, que Lana Del Rey a conquis le monde .

De nombreux tubes ("Born To Die", "Blue Jeans", "Video Games", "National Anthem", "Dark Paradise", "Summertime Sadness"), et tous excellents. Les autres titres ne sont pas tous de ce niveau. Normal bien sur.

Un album ne peut être parfait du début à la fin, et pourtant..

Des videos qui semblent extraites des plus grands films de l'histoire du cinéma, un physique de star, Lana Del Rey ne ressemble à aucune autre artiste de son temps. 

Lorsqu'on l'écoute, on a le sentiment que les sirènes qu'a du affronter Ulysse possédaient cette voix et ce physique, qu'il est totalement impossible de résister au charme d'une telle créature bien qu'ayant connaissances des conséquences dramatiques.

Alors prêt pour embarquer dans cette "Ultraviolence" de charme et de sensualité?

Un album produit par Dan Auerbach des Black Keys. Ce disque plus sombre, plus rock aussi, est peut-être moins accessible,. Bien sûr, on reconnaît son style fait de violons, ses rythmes lents ,sa voix traînante. Mais on y découvre aussi plus de guitares .

A la première écoute il est difficile d'y découvrir des tubes potentiels, mais écoute après écoute, cet album se révèle bien plus riche que le précédent.

Voici ce que j'ai trouvé sur un article qui proposait une critique de cet album :

"Et puis à ceux qui trouvent ses chansons toujours trop tristes, imaginez deux secondes Lana del Rey se secouer le popotin tout en hurlant "waka waka", ça ferait faute de goût, non ?"

Les fans de Shakira approuveront.

 

 


 

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Publié le 16 Avril 2016

Pour débuter, celle qui a fait le buzz cette semaine. C'est  Nicole Ferroni  sur la loi européenne du "Secret des affaires", qui a été vue plus de 8 millions de fois.

 

Parlons d'un film maintenant.

"Fritz Bauer, un héros allemand" de Lars Kraume.

Quelques coups de cœur !

L'histoire:

En 1957, le juge Fritz Bauer apprend qu'Adolf Eichmann se cache à Buenos Aires. Les tribunaux allemands préfèrent tourner la page plutôt que le soutenir. Fritz Bauer décide alors de faire appel au Mossad, les services secrets israéliens.

Après l'excellent "Le labyrinthe du silence" de l'année dernière, le cinéma allemand continue de se pencher sur une période trouble de son histoire, celle qui a consisté à cacher la vérité d'une partie des crimes nazis à la nouvelle génération.

Les instances dirigeantes préféraient tourner la page du nazisme afin d'éviter des procès ­embarrassants qui risquaient d’éclabousser beaucoup de monde. 

Dans ce film, passionnant malgré une mise en scène un peu trop académique, on découvre que de nombreux SS se sont tranquillement recyclés dans les hautes sphères de l'administration, de l'industrie et de la politique, y compris au plus près du chancelier Adenauer.  Il le sait et les américains aussi, et tout ce petit monde trouve cela très bien. C'est pourquoi les instances dirigeantes préfèrent éviter des procès ­embarrassants qui risqueraient de mettre en cause tout ce beau monde. 

Alors que depuis les années 80 on s'acharne à nous montrer une image idyllique de l'Allemagne, il est bien de comprendre à travers de tels films que ce pays n'est pas passé de la nuit à la lumière avec la fin de la seconde guerre mondiale, que pendant de longues années encore après la fin de celle-ci il était bien difficile pour des hommes comme Fritz Bauer de s'attaquer à la face la plus sombre de l'histoire de ce pays.

The Lumineers et leur nouvel album , "Cleopatra" .

Vous ne connaissez pas ce groupe?

Vous n'avez jamais entendu leur musique?

Alors là, je vous arrête de suite, c'est impossible. Deux morceaux de leur premier album ont été utilisés par la pub. 

Ici pour le Crédit Foncier.

 

Et celle-ci pour Nescafé.

 

Voici donc un premier extrait du nouvel album de ce groupe qui s'inspire de Dylan, Springsteen ou encore des Cars.

 

 

 

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Publié le 11 Avril 2016

"L'avenir" de Mia Hansen-Løve. Intelligent .

L'histoire:

Nathalie aime son métier de professeur de philosophie qui  permet à ses élèves de "penser par eux-mêmes". Marié à un autre enseignant aux idées conservatrices et mère de deux grands enfants , elle doit s'occuper de sa mère, un ancien mannequin qui n'a plus toute sa tête. Nathalie s'est embourgeoisée et n'adhère pas forcément aux idées libertaires de Fabien, qui fut son élève. Elle peine à continuer à publier des ouvrages, maltraités par le marketing. Quand son mari la quitte et que sa mère décède, elle décide de prendre un nouveau départ et part rejoindre pour quelques jours dans le Vercors où vit son jeune protégé...

"L’Avenir" est avant tout un film intelligent mais jamais ennuyeux. C'est d'ailleurs Isabelle Huppert qui parle le mieux du film et de la réalisatrice en déclarant: "Elle fait le portrait d'une intellectuelle, mais de manière sensuelle, légère, très peu intellectuelle".

 Ce film, qui aurait pu être ennuyeux s'il avait été réalisé par un cinéaste pompeux, permet de nous élever grâce au talent de Mia Hansen-Løve. Sa manière d'amener les grands auteurs, de nous faire assister aux cours de cette prof avec ses élèves, l'humour  aussi. Et puis n'oublions pas un Paris magnifiquement filmé, de beaux décors naturels de Bretagne et du Vercors très bien mis en valeur.

Et puis il y a aussi un parfum du cinéma français des années 70 qui nous fait inévitablement penser au cinéma de Claude Sautet .

Merci à la réalisatrice Mia Hansen-Løve pour ce joli film. Merci de nous offrir des scènes comme ce moment de douceur suspendue ou Nathalie se reposant au soleil, sur la pelouse du parc des Buttes Chaumont, voit ses feuilles de cours partir au gré du vent . 

Voici deux avis de spectateurs sur Allociné.

"Un film qui se regarde comme on lit une oeuvre littéraire, philosophique bien sûr. Que les spectateurs qui seraient un peu rebutés par ce genre de thème sachent que l'image, la mise en scène, l'intérêt et l'affection même pour les personnages aident énormément à s'approprier le message. Rien de pédant. Certes l'action se déroule dans un milieu intellectuel - citations des grands philosophes à l'appui pour jalonner le récit - mais rien de rebutant pour le spectateur lambda pour peu qu'il veuille bien venir au cinéma pour autre chose que les grands succès populaires pas toujours si réussis que ça. Ici tout est finesse, délicatesse, dialogues et situations savamment construits. Les lycéens en terminale littéraire (quelques scènes de cours avec eux) aimeront. Un plus large public aussi. C'est à souhaiter."

Avis numéro 2:

"L'avenir pourrait être le titre de tous les films de Mia Hansen-Love tellement la réalisatrice aime à se pencher sur les ruptures de vie et les remises en question indispensables. Le plus souvent, elle s'est tournée vers la jeunesse. Bien que d'un âge mur, l'héroïne de L'avenir, interprétée de façon magistrale par Isabelle Huppert, doit aussi prendre une voie nouvelle à la suite d'événements qui la touchent de près. Et apprendre le lâcher prise, elle, la prof de philosophie si habituée à tout contrôler dans sa vie. Si quelques scènes frisent l'intellectualisme aride, la petite musique de la cinéaste et la lumière qui se dégage de cette chronique emportent l'adhésion. Parce que s'y ajoute une belle dose d'ironie et de dérision grâce notamment à un vieux chat qui met de la fantaisie dans une existence trop bien ordonnée. Les qualités habituelles du cinéma de Mia Hansen-Love se retrouvent également dans cet art de dilater le temps et de construire une narration tout en points de fuite, avec une élégance rare dans la production française."

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Publié le 10 Avril 2016

 

Il y a tout d'abord le public. Pour la très grande majorité, ils avaient entre 10 et 20 ans dans les années 60. Ils ont juste un demi-siècle de plus, mais toujours cette lueur éternelle dans leur regard pour leur idole. 

La différence sociale est bien présente dans la salle. La France bourgeoise et parisienne est mêlée à celle plus prolétaire venue de province.On a vraiment le sentiment que pour cette dernière partie du public, Adamo est à l'image de leur vie, l'amour du travail bien fait et une vie sans excès.

C'est un demi-siècle d'une France qui s'est rarement côtoyée, qui s'est parfois affrontée, mais qui se retrouve ce soir autour d'un artiste qui fait l'unanimité. Ils sont là pour le prouver.

Le concert pêut commencer

Dans la salle sont également présents des proches du chanteur, comme Chantal Lauby, qui avait été jusqu'à utiliser l'une de ses chansons comme titre de l'un de ses films "Laisse tes mains sur mes hanches", dans lequel il faisait une apparition.

Sans en avoir l'air, le chanteur s'en prend à ces "révolutionnaires soixante-huitard" qui ont oublié leurs idéaux.

Avec sa douceur et sa sensibilité, il sait trouver les mots juste  pour rappeler que les hommes aussi sont des êtres fragiles, sensibles . Très jolie chanson.

Très belle chanson aussi sur l'amitié.

10 musiciens dont un quatuor de cordes remarquable . Des cuivres, de la clarinette, l'accordéon, des musiciens qui passent d'un instrument à l'autre avec le même talent. L'artiste ne se moque pas de son public. La voix aussi est intacte, le son est excellent. 

C'est vrai, je me rends plus souvent aux concerts d'artistes dits "pop-rock", mais c'est un réel "petit bonheur" de retrouver ces chanteurs de "variétés" qui sont les témoins d'une "Douce France", celle de notre enfance. Ils enjoliveront pour toujours la mémoire collective d'une époque ou l'on imaginait l'avenir plus beau que le présent. 

 

Ce duo en forme de clin d’œil à "Vous permettez monsieur".

Et puis il y a les grand classiques. Quel bonheur.

Et pour terminer, emportés par la vague...

Une seule conclusion s'impose à cette soirée ...

Et comme dirait Salvatore, "Merci, merci".

 

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Publié le 3 Avril 2016

"La Passion d'Augustine" de Léa Pool . Un joli film Québécois.

L'histoire:

Au Québec, dans les années 1960, Simone Beaulieu, devenue mère Augustine, dirige un couvent. Véritablement passionnée par la musique, elle tente de transmettre cet amour à ses jeunes élèves. La vie de l'établissement va bientôt être bouleversée par deux événements. Le premier étant l'annonce par le gouvernement de l'instauration d'un véritable système d'éducation publique, qui pourrait mettre en péril la mission du couvent. Le deuxième : l'arrivée d'Alice, sa nièce, que lui confie sa sœur, en pleine remise en question. L'adolescente, au tempérament rebelle, fait montre d'un véritable talent pour le piano...

Ce joli film québécois nous fait obligatoirement penser aux "Choristes" de Christophe Baratier, mais avec quelque chose en plus.

On est à la moitié des années soixante, quand Vatican II décide de "moderniser" l'église.

Au-delà de l'ouverture de l'Eglise,"La Passion d'Augustine"  nous montre aussi l'éveil d'une société au monde moderne et à la culture contemporaine.

C'est aussi un film sur l'émancipation féminine, et qui a l'intelligence de le faire sans jamais sombrer dans le militantisme féministe. On est surtout séduit par de beaux portraits de femmes comme cette sœur qui tient absolument à ce que ces jeunes filles continuent leur éducation musicale, un plus pour qu’elles deviennent des femmes plus libres .

Et puis il y a la musique. Bach,Mozart,  Beethoven, Chopin, Schubert sont présents . Quant à l'interprétation, il n'est pas question de tricher. Les jeunes filles présentes sont toutes des musiciennes-comédiennes . 

"La Passion d'Augustine" de Léa Pool . Un joli film Québécois.

De l'humour. La photographie est magnifique, de belles images du Québec, et puis  la réalisation est de qualité. 

"Ce n'est pas du tout un film sur la religion mais sur la spiritualité qui s'exprime par la musique" a déclaré sa réalisatrice Léa Pool.

 

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Publié le 31 Mars 2016

L'histoire:

Nous sommes dans la campagne écossaise, au début du XXe siècle. Fille d’agriculteur, Chris rêve de devenir institutrice. La famille vit sous la coupe d’un père tyrannique et violent. Au fil du temps, les membres de la maisonnée disparaissent un à un et Chris, se retrouve seule à la ferme. La jeune femme rencontre alors Ewan, tombe amoureuse, se marie… mais l’année 1914 approche.

 "Sunset Song" est l'adaptation d’un roman de Lewis Grassic Gibbon paru en 1932, et c'est surtout le film le plus beau de ce début d'année.

Beau par la qualité de ses images, de ses plans, de sa lumière, des décors, de la reconstitution historique, de l'histoire, de la narration, des chants, de l'interprétation et de la grâce de l'actrice Agyness Deyn qui est tout simplement extraordinaire pour son premier grand rôle.

La lumière de Michael McDonouh et la réalisation de Terence Davies, faite de douceur et de délicatesse , font que ce film est intemporel.

En admirant cette jeune Criss  on ne peut s’empêcher de penser à "Tess" de Polanski, ou encore à "La Leçon de piano" de Jane Campion. Quant à la qualité de l'image et de la lumière, c'est du coté de Kubrik et son "Barry Lyndon" qu'il faut regarder.

Un sens exacerbé du romanesque et de la mélancolie. L’importance du chant, cette ode au courage des femmes, aux mystères de l’existence ne manque ni de souffle ni de grandeur.

Vous admirez une toile d'une pureté exceptionnelle et vous vous imaginez que celle-ci commence à prendre vie, lentement, sans vous heurter, avec grâce et intelligence. C'est le sentiment que l'on a en visionnant ce film si particulier.

 

P.S

2 films à voir également:

"Remember" de Atom Egoyan.

Un vieil homme, survivant de l'Holocauste, parcourt les États-Unis pour se venger d'un passé qu'il ne cesse d'oublier.

 

Critique d'un blogueur que je partage:

"Superbe film, une sorte de road movie à travers les USA (quel régal d'entendre ces voix rauques américaines, ces accents si prononcés, que de souvenirs), un film qui a une belle photo, une belle lenteur et un pitch assez étonnant, et aussi des acteurs sur lesquels le temps a accompli sa vengeance (Martin Landau (mission impossible) à peine reconnaissable, Bruno Ganz décomposé par les rides)... L'idée est celle (tout le monde a lu le synopsis) d'une vengeance sur fond de camp de concentration, autant dire qu'il y a quelque chose de glacial dans cette histoire, empreinte de nuances mortifères et d'émotions savamment dosées par la mise en scène....Atom Egoyan est un réalisateur rare et original, ce film sort de sa production ordinaire par son classicisme et son imaginaire.....Il est touchant et il serait dommage de le rater...."

A noter que dans son ensemble, la presse dite  "intello", n'a guère aimé ce film.

Voici par exemple ce que dit Télérama:

"Le suspense est fâcheux et la mise en scène, empesée. Quant au rebondissement final, il est carrément déplaisant : concernant la Shoah, on n'utilise pas la mémoire comme un simple ingrédient de thriller."

 

"Médecin de campagne" de Thomas Lilti

Tous les habitants, dans ce coin de campagne, peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit, 7 jours sur 7. Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer Nathalie,  médecin depuis peu, venue de l’hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à s’adapter à cette nouvelle vie et à remplacer celui qui se croyait… irremplaçable ?

 

Tout d'abord Marianne Denicourt et François Cluzet sont remarquables.

Lu sur "Allociné" :

"Faire un film sincère et profondément humain n’est pas chose facile. Quand en plus on s’attaque à la population des campagnes Française, la caricature est souvent de mise. « Médecin de Campagne » parvient pourtant à être juste et fait un bel hommage à une profession qui est encore plus difficile à exercer en campagne. François Cluzet est totalement crédible en médecin de patelin paumé et ses patients me font penser aux habitants du village de mes grands-parents ! Dureté, solidarité, caractères, croyances, fidélité… On y retrouve ce qui fait la force et le charme des habitants des campagnes, défauts inclus. Un film juste, militant, sensible, qui passe mieux qu’une pilule."

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Publié le 28 Mars 2016

Elliot Murphy au New Morning.

Après Tanita Tikaram jeudi soir au New Morning, rendez-vous au même endroit le lendemain, et dans un registre différent, avec Elliot Murphy.

Tout d'abord , qui est Elliot Murphy?

Pour être honnête je le connaissais assez mal avant d'aller à ce concert. J'avais déjà entendu quelques uns de ses morceaux, je le connaissais de réputation depuis les années 80, mais rien de plus.

Voici donc ce que j'ai trouvé sur le personnage.

Né le 16 mars 1949 à New York, il joue dans des petits groupes amateurs de blues à l'adolescence.

Il part ensuite pour l'Europe dans le but de renforcer sa formation de musicien, tout en jouant dans les rues . En 1973, Elliott Murphy enregistre son premier album "Aquashow", un album qui reçoit un accueil triomphal de la part des critiques .

Il est alors présenté comme le nouveau Dylan, le nouveau Lou Reed ou le F. Scott Fitzgerald du Rock'n'roll.  Rien que çà.

Suivent Lost Generation en 1975, Night Lights en 1976 et Just a Story From America en 1977 qui ne rencontrent pas le succès escompté auprès du grand public.

Voyant que le public américain ne semble pas apprécier sa musique, il part pour Paris ou il vit depuis de nombreuses années avec sa femme Françoise et son fils .

 A l’inverse du public américain, les Européens et principalement les Français semblent plus sensibles à ce style folk rock et à son approche littéraire tout à fait particulière.

Il est rejoint en 1996 par le guitariste français Olivier Durand (ex Little Bob Story). 

Elliott Murphy parcourt l’Europe avec un nombre impressionnant de concerts. Formidable artiste, il enflamme les salles et se donne sans compter. (J'ai pu vérifier)

En plus de sa carrière musicale, Murphy a plusieurs écrits à son actif. Plusieurs de ses articles paraissent dans les magazines Rolling Stone et Spin, entre autres. Il publie aussi un roman semi-autobiographique ’’Cold and Electric’’ et deux collections de nouvelles.

En 2012, Elliott Murphy est honoré de la Médaille de Vermeil par la ville de Paris pour sa carrière de musicien et d’écrivain.

En 2015, Elliott a obtenu les honneurs de Chevalier des Arts et Lettres par le ministère de la culture.

Pour Elliott Murphy, la musique et la littérature  sont indispensables car c’est l’art qui nous console, nous élève et nous rend heureux.

C'est donc cet artiste pour le moins particulier qui était au New Morning les 25 et 26 mars .

Il faut savoir que l'artiste se produit tous les ans, et depuis de longues années, dans cette salle si particulière.

Le public présent est vraiment un public de connaisseurs, voir de fans. Pour eux il s'agit d'un événement annuel qu'il ne raterait pour rien au monde.

Elliot Murphy le sait, il leur parle comme on parle à des potes tout au long du concert . 

On est en famille. C'est d'ailleurs son épouse qui présente le spectacle. Elle nous dit comment va se dérouler le concert, que la première partie sera exclusivement consacrée à l'interprétation en entier de son second album sorti en 1974, "Lost Génération".

Et puis il y a son fils qui fait parti du groupe, qui est au milieu des musiciens normands qui accompagnent Elliot depuis de longues années.

Voici un titre de cet album, et de cette première partie.

A l'entracte, les fans sont un peu déçus par cette première heure. Il ne reconnaisse pas tout à fait leur Elliot .

Mais ils vont rapidement changer d'avis à son retour. Un second concert débute, et quel concert.

 

Et pour le rappel , on a eu droit (entre autres) à ça

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Publié le 26 Mars 2016

Tanita Tikaram au New Morning.

Jeudi 24 mars, dans le 18ème arrondissement, à deux pas du métro Château d'Eau, dans la petite salle vraiment sympa du New Morning.

La fin des années 80 voit apparaître une nouvelle génération de chanteuses qui s'inspirent du folk. On pense à Suzanne Vega, Tracy Chapman, mais aussi Tanita Tikaram, avec qui nous avons rendez-vous ce soir.

Pour le moment, et pour la première partie, on est avec la jeune nordiste Lena Deluxe .

Une voix, de la présence, la petite assure .

Il est un peu plus de 21 heures lorsque Tanita Tikaram entre en scène. Elle vient aussi nous présenter son nouvel album "Closer To The People", et les extraits "Food on My Table" ou "Glass Love Train".l

Lors de ce concert on a eu également droit à de nombreux titres de son excellent premier album, "Ancient Heart", sorti en 1988, alors qu'elle n'avait que 19 ans.

Avec bien sur, et dans la même version qu'ici .

Un cocktail de pop-rock, de folk, de jazz, de la vraie variété dans le sens noble du terme.

Une chanteuse talentueuse accompagnée de 4 musiciens qui prennent et donnent du plaisir.Des moments de grâce qui vous donne le sentiment de ne plus toucher le sol, d'être loin d'un monde qui prend un malin plaisir à vouloir nous faire souffrir.

Et puis quel bonheur de se sentir privilégier, de n'être que 200 ou 300 spectateurs tout au plus à bénéficier d'un tel spectacle. 

On en redemande. Alors quand vient le rappel on ne se prive pas.

C'est tout d'abord une reprise de ce morceau "Love Is in the Air" de John Paul Young en 1977 .

Puis elle clos cette très agréable soirée, avec deux morceaux de ses débuts.

(Video prise jeudi soir)

 

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Publié le 24 Mars 2016

Né le 25 avril 1947, Johan Cruyff n'a que 12 ans lorsqu'il son père meurt d'une crise cardiaque.

Est-ce de ce drame qu'il tirera cette force de caractère qui en fera l'un des meilleurs joueurs de toute l'histoire du football?

Élégant, racé, vif, véloce, il a révolutionné son sport au tout début des années 70, avec son club de l'Ajax d'Amsterdam .

Le football total ou tout le monde attaque et tout le monde défend,  le "Hollandais volant", avec son célèbre n°14, ses dribbles déroutants, ses chevauchées fantastiques, son sens du jeu,  un look de rock star. Si on y ajoute quelque chose de très rare dans le football, un discours sans langue de bois doté d'une grande intelligence, on a ici tout du footballeur parfait.

C’est en 1964 qu’il débute en pros à l’Ajax Amsterdam. La jeune équipe  progresse chaque saison et obtient sa première finale de C1 en 1969 ou elle est battue par le Milan AC.

Alors que les Bays-Bas ne se sont pas qualifiés pour le Mondial mexicain en  1970,  Johan Cruyff va régner trois années d'affilée  sur le football européen .

Entraîné par Rinus Michels, l’Ajax remporte sa première C1 en 1971 contre  le Panathinaïkos au stade Wembley de Londres.

Michels parti au Barça, c'est le Roumain Stefan Kovacs qui entraîne désormais l'Ajax. Mais cela ne change rien puisque le véritable chef d’orchestre du ballet de cette équipe n'est autre que Cruijff . La preuve, en 1972, le club remportera un quintuplé Championnat – Coupe – C1 – Supercoupe d’Europe – Coupe Intercontinentale.

L'année suivante, c'est le Bayern de Beckenbauer qui est humilié en finale,  4-0 . 

3 Coupe d'Europe des clubs champions, comme on le disait à l'époque, et aussi 3 ballons d'Or pour le génial Johan  Cruyff

1974. Tous les amoureux du beau jeu  souhaitent la victoire des Pays-Bas de Johan Cruyff en finale de la Coupe du monde contre l'Allemagne de l'Ouest .

Malheureusement, après avoir ouvert le score rapidement sut penalty par son capitaine, l'équipe néerlandaise se laisse prendre par l'Allemagne de Beckenbauer qui s'impose au final 2-1.

Il rejoindra le FC Barcelone en 1973, participant fortement à la remontée du club Catalan parmi les grands d'Espagne.

Mais c'est comme entraîneur qu'il sera le plus efficace au Barça. C'est d'ailleurs avec lui aux manettes, en 1992, que le Club remporte sa première Ligne des Champions. On peut dire qu'aujourd'hui encore, le style  Cruyff est toujours très présent dans le jeu produit pas les partenaires de Messi.

Quel joueur et quel entraîneur peut prétendre, plusieurs décennies après avoir imposer un modèle, gagner des titres tout en offrant du plaisir au public?

Parce-qu’il aura révolutionné son sport comme joueur, mais aussi comme entraîneur, et que son nom sera éternellement associé au beau jeu, on peut prétendre que Cruyff est le plus grand de tous.

 

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Publié le 23 Mars 2016

L'histoire:

Vincent Machot connaît sa vie par cœur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents... Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu'il est convaincu d'avoir déjà rencontrée. Mais où ? Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l'espoir d'en savoir plus. Il ne se doute pas que cette filature va l’entraîner dans une aventure pleine d’imprévus où il découvrira des personnages aussi fantasques qu’attachants. Une chose est sûre : la vie de Vincent Machot va changer…

Ce film est comparé, parfois, à Amélie Poulain.

J'avoue que j'ai eu du mal à y voire des similitudes.

Moi qui qui avait trouvé le film de Jean-Pierre Jeunet insipide et gnangnan, j'ai adoré le film du fils Rappeneau . C'est frais, drôle, et surtout d'une grande tendresse . 

De plus chaque rôle, petit ou grand, est soigneusement étudié, fignolé.

Bref, ce film est un petit bijou.

Voici une critique lu sur Allociné qui correspond assez bien à mon ressenti:

"Julien Rappeneau, le scénariste (Au nom de ma fille, Cloclo, 36 quai des orfèvres...), aujourd'hui réalisateur. On est souvent sceptique (et trompé) sur les accroches des affiches. Celle de Rosalie Blum nous annonce « une bulle de bonheur » ou « une bouffée d'air frais ». Pour une fois, c'est vrai ! Pour son premier film en tant que réalisateur, le fils Rappeneau nous concocte une comédie douce amère aussi rafraîchissante que drôle . Même si, sur le fond, le postulat de départ n'est pas franchement gai (la solitude). C'est  mise en scène et écrit (adapté d'une BD) de façon légère mais pas mièvre, et sans pathos. Le film est découpée en trois partie et la même histoire est vue sous l'angle des trois personnages principaux. Procédé que j'apprécie, pas nouveau mais intéressant quand c’est bien fait. Ce n'est pas aussi balisé que cela aurait pu être et quelques surprises émaillent le récit. Le casting est tout en charme et efficacité. Kyan Khojandi (Bref) s'en sort très bien pour son premier premier rôle. Convaincant et plein de charme. Noémie Lvovsky est égale à elle-même, Alice Isaaz est bien plus agréable que dans La crème de la crème et Anémone est à mourir de rire. En résumé, cette Rosalie Blum est une très belle réussite. Une très jolie comédie, aussi sensible que sympathique, aussi drôle qu'intelligente. On en ressort donc content avec le sourire aux lèvres. Une très jolie surprise"

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Rédigé par fatizo.over-blog.com

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