Pour Chirac , le silence est d'or !

Publié le 26 Août 2010

Le canard enchainé de ce jour signale qu'un protocole d'accord avec la Mairie de Paris , ou l'UMP s'engage à reverser les trois quarts de la facture des emplois fictifs qui valent à Jacques Chirac d'être renvoyé en correctionnelle a été signé. 

La mairie a bien confirmé que le protocole serait soumis au vote lors du prochain Conseil de Paris des 27 et 28 septembre ou à la mi-octobre. La mairie de Paris récupérera au total 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versés par l'UMP et 550.000 euros par l'ancien président de la République et maire de Paris.

  

En octobre 2009, celui-ci a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris des chefs de «détournements de fonds publics» et d'«abus de confiance» pour 21 emplois fictifs . Le procès où il doit comparaître avec neuf autres prévenus est attendu fin 2010 ou début 2011.

Selon le Canard Enchaîné, «la somme (de 2,2 millions d'euros) prend en compte les salaires et les charges des salariés fantômes, les intérêts légaux et les frais d'avocats engagés par l'équipe Delanoë. En échange, la ville retirera sa constitution de partie civile».

Ce retrait «permettrait à Chirac de se retrouver sans adversaire ni accusation face au tribunal, puisque le parquet a déjà fait savoir qu'il allait requérir la relaxe», ajoute le journal.

 

L'UMP est décidemment un parti qui possède beaucoup d'agent , mais qui peut en douter au travers de l'affaire Woerth-Bettencourt !

Tout cela n'est pas à l'honneur de notre République , et l'on comprend mieux le silence permanent de l'ancien Président de République face à la politique désastreuse actuelle de son successeur . A l'heure ou ses anciens 1ers ministres (Villepin,Raffarin,Juppé) ont le courage de dénoncer les dérives du gouvernement actuel , on aimerait que le Président Crirac se souvienne de ce grand discours qui l'a honoré en son temps !

 

Le 16 Juillet 1995 lors des commémorations de la Rafle du Vel d'Hiv'

 

  

« Monsieur le Maire,

Monsieur le Président,

Monsieur l'Ambassadeur,

Monsieur le Grand Rabbin,

Mesdames, Messieurs,

Il est, dans la vie d'une nation, des moments qui blessent la mémoire, et l'idée que l'on se fait de son pays.

Ces moments, il est difficile de les évoquer, parce que l'on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l'horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie. Celles et ceux qui sont marqués à jamais dans leur âme et dans leur chair par le souvenir de ces journées de larmes et de honte.

  

Il est difficile de les évoquer, aussi, parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'Etat français.

  

Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l'autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis.

  

Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police.

 

On verra des scènes atroces : les familles déchirées, les mères séparées de leurs enfants, les vieillards - dont certains, anciens combattants de la Grande Guerre, avaient versé leur sang pour la France - jetés sans ménagement dans les bus parisiens et les fourgons de la Préfecture de Police.

 

On verra, aussi, des policiers fermer les yeux, permettant ainsi quelques évasions.

 

Pour toutes ces personnes arrêtées, commence alors le long et douloureux voyage vers l'enfer. Combien d'entre-elles ne reverront jamais leur foyer ? Et combien, à cet instant, se sont senties trahies ? Quelle a été leur détresse ?

 

La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux.

 

Conduites au Vélodrome d'hiver, les victimes devaient attendre plusieurs jours, dans les conditions terribles que l'on sait, d'être dirigées sur l'un des camps de transit - Pithiviers ou Beaune-la-Rolande - ouverts par les autorités de Vichy.

 

L'horreur, pourtant, ne faisait que commencer.

 

Suivront d'autres rafles, d'autres arrestations. A Paris et en province. Soixante-quatorze trains partiront vers Auschwitz. Soixante-seize mille déportés juifs de France n'en reviendront pas.

 

Nous conservons à leur égard une dette imprescriptible.

 

La Thora fait à chaque juif devoir de se souvenir. Une phrase revient toujours qui dit : "N'oublie jamais que tu as été un étranger et un esclave en terre de Pharaon".

 

Cinquante ans après, fidèle à sa loi, mais sans esprit de haine ou de vengeance, la Communauté juive se souvient, et toute la France avec elle. Pour que vivent les six millions de martyrs de la Shoah. Pour que de telles atrocités ne se reproduisent jamais plus. Pour que le sang de l'holocauste devienne, selon le mot de Samuel Pisar, le "sang de l'espoir".

 

Quand souffle l'esprit de haine, avivé ici par les intégrismes, alimenté là par la peur et l'exclusion. Quand à nos portes, ici même, certains groupuscules, certaines publications, certains enseignements, certains partis politiques se révèlent porteurs, de manière plus ou moins ouverte, d'une idéologie raciste et antisémite, alors cet esprit de vigilance qui vous anime, qui nous anime, doit se manifester avec plus de force que jamais.

 

En la matière, rien n'est insignifiant, rien n'est banal, rien n'est dissociable. Les crimes racistes, la défense de thèses révisionnistes, les provocations en tout genre - les petites phrases, les bons mots - puisent aux mêmes sources.

 

Transmettre la mémoire du peuple juif, des souffrances et des camps. Témoigner encore et encore. Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l'Etat. Ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c'est tout simplement défendre une idée de l'Homme, de sa liberté et de sa dignité. C'est lutter contre les forces obscures, sans cesse à l'oeuvre.

 

Cet incessant combat est le mien autant qu'il est le vôtre.

 

Les plus jeunes d'entre nous, j'en suis heureux, sont sensibles à tout ce qui se rapporte à la Shoah. Ils veulent savoir. Et avec eux, désormais, de plus en plus de Français décidés à regarder bien en face leur passé.

 

La France, nous le savons tous, n'est nullement un pays antisémite.

 

En cet instant de recueillement et de souvenir, je veux faire le choix de l'espoir.

 

Je veux me souvenir que cet été 1942, qui révèle le vrai visage de la "collaboration", dont le caractère raciste, après les lois anti-juives de 1940, ne fait plus de doute, sera, pour beaucoup de nos compatriotes, celui du sursaut, le point de départ d'un vaste mouvement de résistance.

Je veux me souvenir de toutes les familles juives traquées, soustraites aux recherches impitoyables de l'occupant et de la milice, par l'action héroïque et fraternelle de nombreuses familles françaises.

J'aime à penser qu'un mois plus tôt, à Bir Hakeim, les Français libres de Koenig avaient héroïquement tenu, deux semaines durant, face aux divisions allemandes et italiennes.

Certes, il y a les erreurs commises, il y a les fautes, il y a une faute collective. Mais il y a aussi la France, une certaine idée de la France, droite, généreuse, fidèle à ses traditions, à son génie. Cette France n'a jamais été à Vichy. Elle n'est plus, et depuis longtemps, à Paris. Elle est dans les sables libyens et partout où se battent des Français libres. Elle est à Londres, incarnée par le Général de Gaulle. Elle est présente, une et indivisible, dans le coeur de ces Français, ces "Justes parmi les nations" qui, au plus noir de la tourmente, en sauvant au péril de leur vie, comme l'écrit Serge Klarsfeld, les trois-quarts de la communauté juive résidant en France, ont donné vie à ce qu'elle a de meilleur. Les valeurs humanistes, les valeurs de liberté, de justice, de tolérance qui fondent l'identité française et nous obligent pour l'avenir.

Ces valeurs, celles qui fondent nos démocraties, sont aujourd'hui bafouées en Europe même, sous nos yeux, par les adeptes de la "purification ethnique". Sachons tirer les leçons de l'Histoire. N'acceptons pas d'être les témoins passifs, ou les complices, de l'inacceptable.

C'est le sens de l'appel que j'ai lancé à nos principaux partenaires, à Londres, à Washington, à Bonn. Si nous le voulons, ensemble nous pouvons donner un coup d'arrêt à une entreprise qui détruit nos valeurs et qui, de proche en proche risque de menacer l'Europe tout entière. »

 

 Et maintenant Mr Chirac... !

 

 

 

 

Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Politique

Repost 0
Commenter cet article

Le ch'timi 20/10/2010 21:54



Bonsoir Fatizio,


 


J'ai lu ton dernier article sur le post dommage que tu ne fasses pas doublon avec ton blog..Moi, le post, je m'en écarte de plus en plus..encore été censuré...je laisse ma page ouverte..pour
meiux éditer sur mon blog ( malgré le ratage du dernier article "interlude"..


bonne soirée



chantalrebelle 12/09/2010 01:00



coucou fatizo


Mais dans ce pays ce sont les magouilleurs, mafieuseux qui se font rembourser ou qui se sont payer pour pas aller en justice (idem pour tapie autant meme magouille) lagarde qui dit s"est pas les
français qui vont payés mais l'etait mais c est les francais qui renfoulent l 'etat et la tu vois qu ils ne prennent pour des des imbeciles finis, et dire que des citoyens de ce pays nous sont
mis cette bande de mafia, magouilleur à la tete de ce pays


bisous fatizo



fatizo.over-blog.com 13/09/2010 18:12



Et oui,les affaires succèdent aux affaires,maintenant c'est Tapie,mais cela passe pour la majorité des français!


Il y a tant de scandales avec ce gouvernement ,que les gens s'habiruent,c'est cela le plus grave!


Bises et bonne soirée à toi



Bibou 30/08/2010 22:17



Merveilleux Canard, merveilleux journal qui fait quelques émules et demain encore plus...


La liberté de la presse comme je l'aime, comme elle devrait être.


Mais, malgré tout ce qu'il a pu faire je préfère et de loin Chirac à ce que certains français nous ont mis à sa place :(((


 



fatizo.over-blog.com 01/09/2010 18:19



Et oui on croit toujours que c'est le pire ,et non,on se trompe!!!


Et si un jour Coppé devient président ce sera du niveau de Sarkozy,pas mieux,ce type est détestable



Le Vilain Petit Canard du 66 30/08/2010 10:51



On seraient bien malheureux, s'il n'existait pas, ce merveilleux Canard Enchaîné, le mieux informé, dans bien des cas. 



fatizo.over-blog.com 30/08/2010 19:18



Et oui,il reste encore quelques médias indépendants,ils sont la pour sauver ce qui reste encore de notre démocratie!


Imaginons qu'ils ne soient plus la!Le gouvernement en profiterait pour accélérer ses injustices sans la moindre contradiction,et sans que le peuple ne soit au courant de tout


Bonne soirée à toi



Haier 28/08/2010 06:59



Salut les râleurs,


ne soyez pas trop vache avec notre Chichi national, le préféré des Français , maintenant, pas avant quand il était notre président ................


Si,si,fô pas l oublier ,il a été président de la république,même 2 fois si ma mémoire ne me fait pas défaut


J aime ces petits arrangemants entre amis, cela prouve une fois de plus le foutage de kheule complet que cette classe politique nous impose ??


à gerber en fait ............


Haier en direct de Muflins



fatizo.over-blog.com 28/08/2010 20:19



Bonsoir!


Des petits arrangements qui n'existent pas pour nous!


Tout comme ces milliardaires à qui l'on passe l'éponge sur leurs "petits" oublis fiscaux,pendant que les petits n'ont pas droit au moindre écart!


Raleurs tu dis!


Et oui,mais on a de quoi ...


Bonne soirée à toi!



le ch'timi 26/08/2010 18:18



Salut Fatizio,


je t'envoie un écrit de Olivier Berger "La voix du Nord"..Une connaissance...


Notre aimable Constitution, déjà très précautionneuse avec la responsabilité pénale du chef de l'État (genre barbelés), devrait connaître un prolongement heureux dans la vraie vie. Ouf, on
respire.


 



Jacques Chirac est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris des chefs de « détournement de fonds publics » et d'« abus de confiance » pour vingt et un emplois de
complaisance présumés entre octobre 1992 et mai 1995 alors qu'il était maire de Paris. Le procès, que l'on imaginait grave et retentissant, se tiendra fin 2010 ou début 2011. Mais un
arrangement financier avec l'actuelle mairie de Paris pourrait exonérer de toute poursuite l'ancien président de la République (contrairement aux neuf autres prévenus).





L'indispensable Canard enchaîné nous rapporte hier que, sur proposition de Nicolas Sarkozy à son prédécesseur, l'UMP versera 1,65 million d'euros à la ville, tandis que Jacques Chirac
déboursera personnellement 550 000 E. Cette somme totale de 2,2 ME prend en compte les salaires et les charges des employés fantômes, les intérêts et les frais d'avocats. Dans un échange, digne
d'une série américaine, « la ville retirera sa constitution de partie civile ». C'était déjà le cas dans les affaires Juppé et Blondel.


Ce coûteux et bon coup d'éponge en dit long sur les liens en politique, les rapports de force entre la droite et la gauche, sur l'extra-temporalité implicite d'un ancien chef de l'État, devenu
une sorte d'intouchable mais en partant du haut de l'échelle sociale. Très français, n'est-ce pas ? Car ce protocole d'accord trouvé avec le cabinet de Bertrand Delanoë « permettrait à
Chirac de se retrouver sans adversaire ni accusation face au tribunal puisque le parquet a déjà fait savoir qu'il allait requérir la relaxe ».


Au moment où les questions de la morale et de l'éthique reviennent, se posent et s'imposent, où les privilèges et les remises de distinctions entre amis creusent un fossé avec la population et
sans doute le lit du FN, où les Verts malins s'apprêtent à mener un ancien juge d'instruction à la présidentielle (Eva Joly en icône d'airain ?), on aurait pu espérer mieux pour se réconcilier
avec la politique.


Hier, la mairie de Paris a confirmé les sommes livrées par Le Canard enchaîné. Le protocole d'accord sera soumis au vote du conseil de Paris fin septembre ou mi-octobre.


Personne ne semble s'offusquer de l'aveu indirect que constituent l'arrangement et le montant du dédommagement (3 % du budget de l'UMP tout de même).


Chirac devant ses juges, c'est l'impossible procès. Que l'on ose illustrer par un modeste haïku, ces courts et symboliques poèmes japonais dont l'ancien président est si féru : « L'hiver
s'avance, vole / Le rouge-gorge s'ébat / L'impossible clarté. »


Ce coûteux et bon coup d'éponge en dit long sur les liens en politique, sur l'extra-temporalité implicite d'un ancien chef de l'État.


Bonne soirée




fatizo.over-blog.com 26/08/2010 19:01



Bonsoir "le ch'timi"


Ce qui est très choquant aussi dans cette histoire,c'est cette somme payé par l'UMP,sachant que les partis politiques sont en très grande partie financé par l'impôt,c'est encore le pauvre
contribuable qui va payer!


On peut même ajouter qu'il paye 2 fois ,puisque l'UMP rempli ses caisses avec l'argent des plus riches,style Bettencourt,qui fuient en Suisse et qui en remerciement du laisser faire de l'Etat
finance l'UMP!


Et il y a encore de français pour voter Sarkozy,ahurissant!!!


Bonne soirée à toi!