Un film et 2 albums.

Publié le 18 Mai 2017

Un film et 2 albums.

 C'est tout d'abord d'un film dont je vais vous parler, “Emily Dickinson, a quiet passion”de Terence Davies .

L'histoire:

 Nouvelle-Angleterre, XIXème siècle. Dans son pensionnat de jeunes filles de bonne famille, la jeune Emily Dickinson ne cesse de se rebeller contre les discours évangéliques qui y sont professés. Son père se voit contraint de la ramener au domicile familial, pour le plus grand bonheur de sa soeur Vinnie et de son frère Austin. Passionnée de poésie, Emily écrit nuit et jour dans l’espoir d’être publiée. Les années passent, Emily poursuit sa recherche de la quintessence poétique. La rencontre avec une jeune mondaine indépendante et réfractaire aux conventions sociales ravive sa rébellion. Dès lors, elle n’hésite plus à s’opposer à quiconque voudrait lui dicter sa conduite. Personnage mystérieux devenu mythique, Emily Dickinson est considérée comme l’un des plus grands poètes américains.

Les premières images nous montre une adolescente qui résiste à l'enseignement religieux qu'on veut lui inculquer. Le retour dans une famille aimante va l'enfermer dans un cocon qu'elle ne voudra plus quitter, et lorsqu'on lui demande si elle ne voudrait pas fonder une fammille elle répond : «Ma famille est bien mieux que tout ce que je pourrais connaître et désirer».

Sincérité ou leurre ?

La suite du film nous donnera la réponse.

Beaucoup d'humour dans la première partie avec une jeune fille qui porte un regard acide sur ses contemporains. Mais cette ironie permanente, cet amertume, masque en réalité une grande fragilité intérieure et une souffrance permanente .

Ce film parfois austère ne plaira pas à tous, mais ce qu'il dit d'une artiste qui souffre dans son âme et dans sa chair, nous renvoie aussi à nos comportements, nos doutes et nos interrogations, qui bien souvent ne sont pas si éloignés des leurs.

Ajoutons-y une excellente réalisation, une photo splendide, de très beaux décors et costumes, ainsi qu'une interprétation de grande qualité.

Un peu de musique maintenant avec 2 albums.

Tout d'abord, voici Ray Davies avec "Americana"

A bientôt 73 ans , l'ancien leader des Kinks, l'un des groupes anglais majeurs des années 60 nous revient avec un album salué par la critique.

Voici ce qu'en dit "Télérama".

http://www.telerama.fr/musiques/americana,156777.php

A noter que cet album a été enregistré avec la collaboration des "Jayhawks", groupe dont je vous ai parlé par le passé.

Second album, c'est Son Volt  avec "Notes Of Blue".

http://www.modulor.tv/releases/son-volt-notes-of-blue/


 

Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma, #Musique

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Clément 20/05/2017 14:45

Bonjour Fatizo !

Je me suis en effet tout à fait retrouvé dans certaines émotions exprimées par Dickinson : la trace à laisser sur Terre, savoir si nos choix sont dictés par notre conscience ou par peur ; je pense à son rapport à l'amour : toujours idéalisé, mais qu'elle refuse d'exprimer dans la réalité, comme par peur d'être déçue. Comme si l'héroïne hésitait entre aspirations artistiques, élevées... et une vie plus extériorisée, incarnée par son amie spirituelle (coup de cœur du film). J'ai trouvé le personnage magnifique, et le film un brin long, mais très beau. Merci de ce papier !

Bonne journée.

Clément

L. Hatem 19/05/2017 19:57

Les biopics j'adore même si je m'y ennuie parfois... c'est la vie de quelqu'un et ça, ça mérite qu'on aille les voir... comme la vie formidable aussi de Chuck Wepner, et tant d'autres...
Pour Ray Davies je repasse, promis !
Bon WE à toi

fatizo 19/05/2017 20:48

Il y a dans ce films une grande profondeur qui nous conduit aussi à une réflexion sur nous-même.
Bien qu'il soit un peu austère, surtout dans une demi-heure un peu trop longue, ce film sera surement dans mon top 10 de l'année.
Bonne soirée l'ami.

ALEA JACTA EST 19/05/2017 10:50

Le film de Terence Davies s' inscrit dans la longue liste d' histoires de personnages qui sont en rupture avec leur temps et auquel le spectateur contemporain s'identifie.Reste que c' est une histoire vraie, et donc forcément interessante avec un thème éternel:celui de l' artiste qui suit son propre chemin et qui va à contre-courant de la bien-pensance d' une époque.La réalisation a l' air très soignée et l' interprétation semble authentique.Une histoire qui a l' air très touchante. assez universelle et qui reste très moderne.
C' est assez réjouissant de voir Ray Davies à 73 balais nous offrir ces belles ballades.Du beau travail soigné et cool !
Le SON VOLT ( je ne connaissais pas ce groupe) est vraiment de toute beauté avec un beau son blues-rock...Je vais me repasser tout ça tranquilos !
Bonne journée l' ami

fatizo 19/05/2017 18:45

On découvre, une fois de plus, qu'il faut être torturé, sensible, pour être un artiste.
Et Emily Dickinson n'échappe pas à la règle, bien au contraire.
Rays Davies a su s'entourer d'un groupe de qualité, qui correspond assez bien à son univers. J'aime beaucoup la balade en duo avec Karen Grotberg, la clavier des Jayhawks.
En ce qui concerne Son Volt, ils font parti de ces groupes américains au son country-rock que j'apprécie tout particulièrement.
Bonne soirée l'ami

rosemar 18/05/2017 22:08

Je termine : la musique est sympa aussi, un chanteur à la voix rauque envoûtante....

Bises du sud

fatizo 18/05/2017 22:44

Le film m'a profondément marqué même si la dernière demi-heure est un peu longue.
Pour Ray Davies, il était le chanteur des Kinks, groupe anglais des années 60 qui arrivait juste derrière les Beatles, les Stones et les Who.
Un songwriter de très grande qualité.
https://www.youtube.com/watch?v=Eq_KQYVPadQ

https://www.youtube.com/watch?v=2JJszWo8Aow
Bises et belle soirée Rosemar

rosemar 18/05/2017 22:07

Le film a l'air très intéressant, avec ces thèmes : la révolte contre la religion à une époque où la religion était encore très présente, et puis la création, l'écriture...
La musique est sympa a