Contrairement au Pape, et à certains médias, Zineb El Rhazoui résiste au terrorisme islamiste.

Publié le 3 Août 2016

Contrairement au Pape, et à certains médias, Zineb El Rhazoui est courageuse.

Journaliste à Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui risque sa vie en étant une vraie Résistante face à la monstruosité islamiste.

Voici sa lettre ouverte aux candidats au djihad:

Avant ton grand départ, je voulais t’écrire comme on jette une bouteille à la mer, car je sais que tu ne lis pas. Je ne te connais pas, mais je sais beaucoup de choses sur toi. Je sais par exemple que tu n’es pas allé t’attabler ce matin avec ton Figaro Magazine sous le bras pour prendre ton café et saluer ceux de ton quartier. Tu me liras probablement en tapant djihad sur ton clavier, car c’est ainsi que tu procèdes. Ton moteur de recherche te proposera peut-être ma lettre parmi la longue liste de sites qui t’ont appris que le crime de masse était ton identité, que pour aimer ton Dieu, il fallait haïr les hommes.

Ton identité supposée, celle que tu penses avoir perdue et qui t’a fait entreprendre cette quête, c’est aussi la mienne. Lorsque nous étions enfants, puisque nous avons le même âge, je m’étonnais que tu m’appelles "cousine" quand je venais du bled pour passer mes vacances en France. Je trouvais alors que tu avais beaucoup de chance de vivre ici. Tu avais des droits que je n’avais pas, tu allais à l’école républicaine pendant que je vomissais les cours de religion obligatoires. Tu faisais du sport, alors que le terrain de handball de mon collège était un vaste champ de boue, et que la moitié de mes camarades de classe avaient renoncé aux cours d’éducation physique parce qu’ils ne possédaient qu’une paire de sandales en plastique. Toi, tu venais frimer en été avec tes baskets dernier cri, tu te soignais gratuitement dans des hôpitaux équipés, alors que seuls les plus nantis parmi nous pouvaient se payer des médicaments. Aujourd’hui, tu prônes la médecine mahométane dans des conférences en France, pays de l’hôpital public, tu conseilles de se soigner au Coran, au miel et à l’urine de chameau. Demande à tes cousins du bled, ils ont déjà essayé, ça ne marche pas.

Pourtant, tu te sentais exclu. Tu disais que tu n’avais pas eu les mêmes chances que les autres, et tu as oublié que nous, ceux du bled, n’avions jamais eu les mêmes chances que toi. Tu nous as donné beaucoup d’espérance, lorsque enfants, nous t’avons vu t’élever contre le racisme, revendiquer ton droit à l’égalité et à l’intégration. L’antiracisme est devenu un étendard d’espoir, nous avions alors cru à des lendemains républicains meilleurs, à une France qui serait enfin fière de sa diversité. Certains de tes "cousins" ont saisi l’air du temps, ils sont devenus fonctionnaires, enseignants, ministres, avocats ou policiers.

Et toi, regarde-toi. Tu as fait de l’antiracisme non pas un combat pour l’universalité des droits, pour gommer les différences entre les citoyens d’un même pays, mais une petite lutte pour faire valoir ta portion congrue. A ta décharge, je reconnais que tu n’y serais jamais arrivé sans l’aide de certains politiques, pour qui l’antiracisme n’était qu’un slogan électoral. Ils ont fait de toi leur chasse-gardée, leur fonds de commerce. Ils t’ont expliqué que toi, né en France, tu étais différent et que tu le serais toujours, car c’est ainsi qu’ils te voient, pas moi. Moi qui fus ta cousine, je sais que tu n’es pas exclu ipso facto, mais que tu te complais dans cette posture pour mieux haïr. Ils t’ont appris que ce n’était pas la peine d’apprendre à l’école, car tu ne trouverais jamais de travail. Pendant ce temps, chaque jour, de nouveaux arrivants en France s’élevaient par le savoir. Ils t’ont ôté toute notion de mérite en te consacrant des quotas, convaincus que c’était le seul moyen pour toi d’intégrer les grandes écoles. Lorsque tu as sombré dans la petite criminalité, ils t’ont trouvé des excuses pour mieux s’attirer le vote de tes pères. Pas moi. Car je sais que si tous les hommes sont égaux en droits, ils le sont aussi en devoirs. Les politiques de ce pays t’ont expliqué que ta religion prônait la paix et l’amour, alors que ton imam t’expliquait qu’il fallait battre ta femme. Que dis-je? Tes femmes! Lorsque tu as arboré un accoutrement afghan pour revendiquer ton identité de Nord-Africain, ces mêmes politiques t’ont expliqué que tu avais le droit de te ridiculiser dans l’espace public, car il s’agissait de ta "culture". Moi, je sais que ce n’est pas l’habit qui fait l’Arabo-Berbère, l’Amazigh, qui dans la langue de Jugurtha, veut dire l’homme libre.

Sais-tu au moins ce que le mot djihad veut dire avant d’y aller ? Toi qui baragouines l’arabe depuis que tu appliques à la lettre la foi de Mahomet ? Je gagerais que non. Ton arabe, celui que j’ai tété du sein de ma mère, ce dialecte que parlent tes parents et que tu n’as jamais appris, ne connaît pas ce mot. Tu n’as jamais eu à défendre tes droits en arabe. Tu n’as jamais eu à répondre à ton agresseur parce que tu es une femme, tu n’as pas eu à corrompre un fonctionnaire pour te délivrer ton acte de naissance, ni à expliquer à un policier ce que tu fais avec ta petite amie, ni à chanter les louanges d’un dictateur, ni à supplier à l’entrée d’un dispensaire pour que l’on daigne te soigner. Tes droits, tu les as toujours obtenus en français, et pourtant, tu hais cette patrie. Djihad veut dire effort, mais quel effort as-tu déjà fait avant de te résoudre à faire celui de la guerre? Ton islam à toi, celui que tu penses être ton identité retrouvée, n’est qu’une maladie mentale, une nécrose de la raison, une défaite de ton humanité.

Lorsque tu cesseras de te faire passer pour une victime alors que tu es ton propre persécuteur, lorsque tu accepteras d’être enfin ton seul maître, et non le mercenaire et l’esclave d’une idéologie qui te méprise tout autant que ces politiques qui ont fait de toi le parent pauvre de la République, je pourrais te dire, moi ta lointaine "cousine" du bled, comment faire pour t’intégrer en France tout en retrouvant enfin ton identité. Pour l’y avoir étudiée, je pourrai te démontrer que ta langue, l’arabe, est remarquablement enseignée dans notre pays. Je t’apprendrai que Paris est la capitale de la culture arabe, celle qui n’a pas droit de cité sous les cieux de nos dictatures. Je t’emmènerai voir des spectacles d’artistes arabes qui ne peuvent plus se produire dans leur pays à cause de tes idéologues. Je te montrerai que la France est aussi la Mecque de ceux parmi nous qui défendent les droits humains dans des pays qui les violent allègrement. Si tu es encore parmi nous, tu verras qu’il est possible de renouer avec ton identité perdue, tout en étant plus français que jamais.

Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Islamisme, #Attentat

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Nos Pistes Cyclables 04/08/2016 22:26

Un courage au dessus des normes... qu'aucun théologien n'a en ce moment !

rosemar 03/08/2016 21:35

Une magnifique lettre pleine de force, de conviction et de courage : cette journaliste sait de quoi elle parle, j'avais vu un reportage où on montrait qu'elle vit sous des menaces permanentes, depuis l'attentat de Charlie Hebdo. Son témoignage est d'autant plus courageux.

Bises du sud

fatizo 04/08/2016 19:13

Que ce soit ce qu'elle dit dans la vidéo ou dans sa lettre , tout n'est que bon sens et une réflexion brillante sur un monde qui s'est trompé depuis plus de 30 ans.
Il y a dans tout ce qu'elle dit beaucoup de réponses à nos lâchetés occidentales. C'est sur que ce qu'elle dit là ne peut pas plaire à une partie de la gauche qui continue de se voiler la face (si j'ose dire).
Bises et belle soirée Rosemar

ALEA JACTA EST 03/08/2016 20:50

C' est une magnifique lettre ouverte venant de la part d' une personne qui connaît parfaitement les 2 cultures.Une lettre intelligente et instructive qui dénonce bien toutes les impostures.
Ces cousins qui venaient de Paris frimer dans le Maghreb , et qui maintenant voudraient être plus royalistes que le roi, ou plus islamistes que les vrais musulmans.Ils sont complètement ignorants de la culture arabe et continuent de n' être en réalité que des frimeurs écervelés, analphabètes, et sanguinaires.
Par une curieuse ironie et inversion des valeurs, certains considèreront que Zineb El Rhazoui est une traitre, et que ceux qui trouvent des excuses aux tueurs ont du courage...Même le Pape s' y met.On marche sur la tête
Bonne fin de soirée l' ami

fatizo 03/08/2016 21:15

Certains osent bien sur la mettre dans le même panier que l'extrême droite.
C'est cela la France aujourd'hui, ou bien pensant qui trouve que l'Islam est une religion de paix et d'amour, ou alors un sale facho.
On ne fait pas dans la demi-mesure chez les donneurs de leçon. On est avec eux ou fascistes, voilà leur bel esprit de tolérance dont ils sont si fiers.
Et leur courage, parlons-en de leur courage. Ils ne risquent pas grand chose à caresser les islamistes dans le sens du voile .
En tout cas ils risquent bien mois que cette jeune femme, dont on peut remarquer, que chaque mot est pesé, bien réfléchi, profondément intelligent, et qui n'ont rien à voir avec la démagogie du FN avec qui on voudrait la placer.
C'est assez dégueulasse de la aprt de gens qui ne prennent pas le moindre risque.
Et le pire de tout, si demain elle se fait buter , ce sont ces mêmes médias qui viendraient nous louer son courage.
Franchement, ils ne sont pas à gerber?
Bonne soirée l'ami.