"La maison des étrangers"(1949) de Joseph Mankiewicz . Une oeuvre trop méconnue.

Publié le 4 Juin 2016

"La maison des étrangers"(1949) de Joseph Mankiewicz . Une oeuvre beaucoup trop méconnue.

Joseph Mankiewicz  est sans conteste l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma et sa filmographie est là pour le prouver.

"La Comtesse aux pieds nus", "L’Aventure de Mme Muir", "Soudain l'été dernier", "Chaînes conjugales", "Eve","Jules César", "L’Affaire Cicéron", "Le limier" sont quelques uns de ses très grands films .

Je vais vous parler aujourd'hui d'un film moins connu mais qui vaut le déplacement, " La Maison des étrangers", sorti en 1949. 

L’HISTOIRE : Max Monetti est de retour à New York. Cet ancien avocat vient de purger sept ans de prison. Son père Gino, banquier soupçonné de pratiques frauduleuses, est mort pendant son incarcération. Les trois autres fils de Gino ont enregistré la banque à leur nom, et, pour eux, le retour de Max n’est pas une bonne nouvelle, il est revenu pour se venger .....

C'est au Mac-Mahon, ce cinéma du 17ème arrondissement  qui consacre jusqu'au 20 juin un cycle de 14 films au génial réalisateur américain, que j'ai découvert ce film. 

C'est Edward G. Robinson qui tient le haut de l'affiche. Il recevra le prix d'interprétation au festival de Cannes 1949 pour ce rôle.

Le principal personnage féminin, d'une extrême sensualité et à la grande force de caractère, est divinement incarné par Susan Hayward .

"La maison des étrangers"(1949) de Joseph Mankiewicz . Une oeuvre beaucoup trop méconnue.

On retrouve aussi Richard Conte, acteur qui figurera bien plus tard au générique du Parrain de Françis Ford Coppola. Un Coppola qui de toute évidence s'est fortement inspiré de ce film pour sa célèbre trilogie. 

Les Monetti sont des Corleone d'avant l'heure.

Un patriarche qui sous une bonhomie apparente s’avère odieux. Un banquier qui prend quelques libertés avec la loi. 4 fils dont le chouchou qui a tous les droits, le frustré qui n'attend que son tour, le type qui se mouille pas trop et qui reste à distance, et l'inévitable idiot du clan.   

Un film avec 3 ou 4 scènes qui restent en mémoire. L'opéra italien, des dialogues étincelants, la narration en flashback (l'une des spécialités de Mankiewicz), des personnages forts, et une direction d'acteurs parfaite. 

Si vous voulez en savoir plus..

http://shangols.canalblog.com/archives/2011/06/12/21378273.html

 

« Mon mari est mort heureux. — Non, votre mari a été heureux de mourir. »


 


 

Rédigé par fatizo.over-blog.com

Publié dans #Cinéma, #Mankiewicz

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rosemar 05/06/2016 10:20

Je ne me souviens pas d'avoir vu ce film : tout le charme du noir et blanc et des acteurs qui incarnent merveilleusement leurs rôles. J'aime, aussi, les décors somptueux, on se croirait dans un vieux château, avec des tableaux, des rideaux chatoyants, des vieux meubles....

Bises du sud

fatizo 05/06/2016 11:27

Un film rare en effet. Je ne l'avais jamais vu non plus, mais il est vraiment très original pour l'époque je trouve. Et puis quels acteurs, avec un E. G Robinson, plutôt habitué aux seconds rôles, qui est ici éblouissant.
A propos de Mankiewitcz, il faut aussi citée Cléopatre. Mais le réalisateur reniera ce film qui a été amputé de moitié au montage contre sa volonté.
https://www.youtube.com/watch?v=h-IxtDdeL7Y
Bises et belle journée Rosemar

ALEA JACTA EST 05/06/2016 07:36

Je ne connaissais pas du tout ce film précurseur.Rien que pour le jeu d' acteurs, ce film vaut le déplacement.Les histoires de clans familiaux sont une source intarissable pour la littérature et pour le cinéma.Les histoires de patriarche également ( comment ne pas penser à Shakespeare, et son ROI LEAR, mais aussi à de nombreux westerns comme la série Bonanza, ou tout simplement la série DALLAS plus récente, ...).
Bien repéré Richard Conte, jeune et fringant qui composera plus tard un terrible Barzini qui sera un adversaire redoutable et perifide du parrain.
Hors-sujet: je viens de repasser brièvement l' histoire du Roi Lear, et je viens de me rendre compte que la fin du parrain nº3 en est directement inspiré.
Bon dimanche l' ami

fatizo 05/06/2016 11:13

J' n'avais jamais vu ce film non plus. Un film original pour l'époque.
Je ne m'attendais pas à voir un film aussi bon vu qu'il n'est jamais cité dans les meilleurs films de Mankiewitcz.
Les grands films se servent bien souvent dans les grandes œuvres du passé, de la mythologie ou de l'histoire, afin d'y puiser des éléments qui réussiront à émouvoir et faire réfléchir le spectateur.
Ah Bonanza et toutes ces séries en forme de western que je regardai quand j'étais môme .
https://www.youtube.com/watch?v=MqAfyOJvMEs

https://www.youtube.com/watch?v=Pg3HcxYcbog

Bon dimanche l'ami.

L. Hatem 05/06/2016 02:30

Your husband was happy to die...
MDR !
Tu dois parler anglais couramment grâce aux films

fatizo 05/06/2016 10:33

Oh non L Hatem.
Peut-être que ce que j'en ai plus appris grâce à la musique et au cinéma qu'à l'école, mais hélas,je reste très médiocre en la matière.
Bon dimanche l'ami.